Bonjour (ou bonsoir) tout le monde ! J'ai laissé le bout de chapitre que j'ai posté il y a une semaine ou deux, comme vous pouvez le voir. Je suis désolée s'il y a quelques fautes d'orthographes ou des formulations un peu lourdes. Bonne lecture !
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C'était partout dans les journaux. L'évasion. Hermione lut le portrait des recherchés et vit ce qu'Azkaban leur avait infligé. Elle s'inquiéta.
Ces personnes n'étaient pas stables.
Elle se renseigna sur les crimes commis par les évadés, et elle put presque entendre la voix de Jedusor dans sa tête. 'En toute honnêteté, nous sommes violents et radicaux.'
Bellatrix Lestrange, la femme qui fut placée en seconde position par rapport à Hermione, la regarda à travers le papier. La prison avait détruit la beauté de son visage, mais elle restait tout de même fascinante. On aurait dit qu'elle voulait détruire toute personne regardant son portrait dans le journal. Elle paraissait complétement folle, pensa Hermione, qui savait dorénavant pourquoi Neville Londubat s'était autant énervé contre Drago quand ce dernier avait mentionné ses parents.
On avait torturé ses parents jusqu'à ce qu'ils deviennent fous.
Elle aurait été contrariée également, à sa place.
Elle se demanda ce que cela faisait de savoir que les quasi-meurtriers de ses parents étaient dehors, libres.
Elle tendit le journal à Théo et jeta un coup d'œil aux Professeurs, assis à la Grande Table. Ces derniers arboraient tous des expressions sombres ou encore énervées.
Elle tripota son collier et s'inquiéta une nouvelle fois.
Toute la journée, ils prétendirent s'intéresser à des choses d'adolescents, et chez les Serpentards, un avertissement se répandait : Pour une fois dans leur vie, il fallait rester discret et silencieux. Luna étudiait leurs expressions et dit, « Donc ça se passe comme ça, maintenant. » Quand Blaise se tendit, la Serdaigle demanda à Hermione si cette dernière aimait le collier que Blaise lui avait offert.
Luna a choisi son camp, pensa Hermione.
Ombrage parut beaucoup plus brusque et sèche que d'habitude en classe. Encore une fois, elle leur ordonna de lire leur livre de manière silencieuse. Hermione se demanda comment ce crapaud allait continuer de prétendre qu'ils n'auraient jamais besoin de se défendre contre la Magie Noire alors que dix dangereux criminels s'étaient échappés d'une supposée prison haute sécurité.
L'AD se retrouva une nouvelle fois, et les participants profitèrent tous d'une volonté renouvelée. Même Pansy voulu apprendre à se défendre correctement. « Je pensais que ces personnes étaient de notre côté, » dit Hermione à Théo. « Pourquoi tout le monde est - ? »
« Rien qu'en te basant sur la photo, aimerais-tu être toute seule dans une pièce avec Rabastan ? » Demanda Théo, et quand Hermione frissonna de terreur à cette idée, ce dernier reprit, « Moi non plus. »
« Pourquoi il les a fait évadés ? » Demanda-t-elle et il soupira.
« Tu ne peux pas vraiment laisser tes suppôts en prison. La loyauté, ça va dans les deux sens. »
Elle acquiesça.
Elle était occupée à couper des ingrédients en cour particulier de Potion quand elle surprit le regard de Rogue sur son collier.
Bien sûr.
Bien sûr qu'il pouvait voir la véritable apparence du collier.
« Alors, » intervint son professeur, « Vous avez choisi votre camp. »
Elle s'essuya les mains, et rangea le pendentif dans sa robe. « Depuis mes premiers jours dans cette école, vous êtes-vous déjà posez cette question ? »
« Pour vous ? » Il soupira. « Non. Jamais. »
Elle traversa la pièce pour prendre un outil rangé dans le bureau de Rogue. Ce dernier ouvrit la bouche, mais avant que le flot de critiques puisse s'échapper, elle prit la parole : « Il sait. »
Le professeur ferma la bouche et la regarda, un peu intrigué.
« Jedusor sait, » répéta-t-elle. « Il sait que vous êtes un espion de Dumbledore. »
« Vous trahissez déjà votre maître ? » Ironisa l'homme.
« Non, j'essaye de sauver une vie, plutôt, » répliqua-t-elle.
Rogue s'affaissa pour un moment bref, puis se redressa et les mots s'échappèrent de sa bouche si rapidement qu'Hermione n'aurait pas compris ses paroles s'il n'avait pas cette diction parfaite. « Il a tué Lily. Vous l'a-t-il dit avant d'accrocher cette jolie petite chaîne autour de votre cou ? Probablement pas. Il a tué tant de personnes, et après tous, une de plus ou une de moins, qu'est-ce que cela changerai ? Je lui demandé le l'épargner, je l'ai même supplié. Mais elle s'est mise sur son chemin quand il est venu tuer ce con de Potter, et à ce moment-là, c'était perdu. »
Rogue regarda Hermione, les yeux remplis d'amertume. « Elle était née-Moldue, voyez-vous, et pas la magnifique petite contradiction que vous êtes, avec votre répartition à Serpentard et vos connections chez les Malefoys. Non, elle était une Gryffondor d'A jusqu'à Z, elle était brillante, et il l'a tué. J'ai supplié Dumbledore de la protéger, et je me suis même vendu à l'Ordre du Phénix pour assurer sa sécurité. J'ai promis d'espionner pour leur compte en échange de sa protection. »
Quand Rogue s'arrêta, il respira un grand coup. « Il ne savait pas, n'est-ce pas ? »
« Non. »
« Cela fait quatorze années que vous enseignez, » dit Hermione. « A un poste que vous ne voulez même pas. » Elle s'approcha. « Vous avez vendu votre vie, et vous n'avez rien reçu en retour. »
« Il m'a permis de ne pas allez à Azkaban, » contesta Rogue.
« Le père de Greg est resté libre, et sans l'aide de Dumbledore. Et pareil pour le père de Drago, de Théo, de Vincent. Dumbledore n'a rien fait pour vous, » insista Hermione.
« Mais il n'a pas tué Lily, » dit Rogue. « Il n'y a aucun camp pour moi, mon enfant. »
« Ne pas avoir de camp, c'est mieux que d'espionner pour le compte de Dumbledore, » protesta-t-elle.
Rogue inspira profondément et ferma les yeux pour une petite minute. Quand il les rouvrit, il articula, « Je n'arrive pas à comprendre pourquoi vous me donnez une leçon sur la politique que je devrais adopter, Miss Granger, alors que vous devriez être en train de travailler votre potion. Je veux qu'elle soit parfaite.
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Harry Potter donna une interview à La Gazette du Sorcier, où il acheva l'exploit d'être presque rationnel en annonçant la revenue du Seigneur des Ténèbres. Hermione lut l'article pendant le petit-déjeuner, et lança un coup d'œil à la table des Gryffondors, qui félicitaient le garçon. Il dut ressentir son regard, car il se tourna vers elle avec un grand sourire. Weasley suivit le regard de son ami et sourit à la jeune fille, l'air très satisfait.
« Il croit vraiment que ce qu'il a dit va changer les choses ? » S'exclama Hermione en jetant le journal avec frustration.
Il avait donné des noms il accusait ces personnes d'être ou d'avoir été des Mangemorts.
Enfin, il avait raison, admit-elle. Ces personnes étaient des Mangemorts.
Dès le début de la journée, Greg et Vincent commencèrent à hésiter entre frapper tous ceux qui les regardaient comme si ils allaient lancer un Impardonnable à tout moment, et aller se cacher dans leur chambre. Théo était replié sur lui-même, et Drago était crispé de la tête au pied, et Hermione sentait qu'il se retenait de pleurer de rage. Ce n'était pas juste de la part de Potter de tourner toute l'école contre eux.
Même les professeurs étaient contents du 'succès' de Potter, et ils le chouchoutaient encore plus que d'habitude.
Elle pouvait sentir son sang pulser dans ses veines à chaque fois que quelqu'un lançait des regards à ses amis. Ils n'étaient pas des Mangemorts Ils étaient juste des élèves que ces connards avaient connus depuis leur 11 ans. Drago était parfois méchant avec les plus jeunes que lui, c'est vrai, mais Théo n'avait jamais fait de mal à une mouche, et pourtant elles voyaient les autres étudiants s'écarter de lui dans les couloirs, comme s'il était contagieux, violent, ou même dangereux. Quand le dîner arriva, elle était si énervée qu'elle en tremblait.
« Je les déteste, tous autant qu'ils sont, » siffla-t-elle quand ils rentrèrent dans leur Salle Commune. « Je les déteste, » répéta-t-elle. Elle entourait Drago de ses bras, qui avait la tête caché dans ses cheveux, après une longue journée passée à prétendre qu'il n'entendait pas ses camarades chuchoter à son passage. Théo avait sorti une bouteille de Whisky Pur Feu de nulle part, et commença à se bourrer la gueule en compagnie de Greg et Vincent Daphné n'essaya même pas de les arrêter.
« Sert m'en un verre, » dit Hermione à la surprise générale, et Théo obéit avec plaisir.
« Je. Les. Déteste. Tous, » murmura-t-elle entre ses dents. « J'espère qu'ils mourront tous dans d'atroces souffrances. »
Elle avala son verre cul-sec.
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Au moins, l'AD marchait bien, et ils abandonnèrent la liste des choses qu'on pouvait leur demander le jour des B.U.S.E.s pour étudier les Patronus.
Pas tout le monde ne réussit à en créer un, mais le lapin de Luna mit du baume au cœur aux Serpentards, qui en avaient bien besoin.
« Pourquoi mon Patronus est une loutre ? « Demanda Drago pour la cinquième fois consécutive, tout en l'observant se promener dans la salle avant de disparaître.
« Parce que c'est mignon ? » Suggéra Hermione, et il fit la grimace.
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« On ne peut simplement pas autoriser les élèves à faire des interview comme ça. » Hermione s'arrêta dans le couloir en entendant l'horrible voix de crapaud qui avait prononcé ses mots. « En particulier celles qui vont à l'encontre des déclarations du Ministère. »
Elle se cacha derrière un mur et écouta. Elle entendit les voix d'Ombrage, de McGonagall et… Fudge ? Le Ministre de la Magie était là ?
« C'est fini, » dit Fudge, l'air content. « Vous êtes allé trop loin cette fois-ci, Dumbledore. »
« Qu'ai-je fait ? » Demanda le directeur avec humour.
« Vous avez perdu le contrôle de votre école, voilà ce que vous avez fait ! » s'exclama Fudge. « Vous avez autorisé Harry Potter de dire aux citoyens et par la même occasion au monde, que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour. Il a donné des noms ! Ceux de citoyens de renoms qui ont été déclaré innocent après la guerre ! »
« Mais Il est de retour, Cornelius, » se défendit Dumbledore, et Hermione se demanda qu'est-ce qu'ils faisaient dans un couloir, où ils pouvaient être vus et entendus par n'importe qui passant par là.
« IL N'EST PAS DE RETOUR ! » Hurla le Ministre, et Hermione se mit à triturer son collier.
« Avez-vous prévu de m'arrêter parce que j'ai déclaré la vérité, Cornelius ? » Demanda Dumbledore. « A-t-on vraiment besoin d'en arriver à là ? »
« C'est une violation du décret… » Ombrage commença à fouiller dans la pile de dossiers qu'elle transportait pour trouver l'exacte nouvelle loi que Dumbledore avait enfreint.
« C'est bon, Dolores, » l'interrompit le Directeur. « Je suis sûre que vous la trouverez. »
« Vous essayez de déstabiliser le Ministère, » reprit Fudge, encore en colère.
« Oui, » acquiesça pensivement Dumbledore. « On peut dire ça. »
L'expression de Fudge passa de la colère à la surprise. « Vous l'avez écrit ? Dites-moi que vous l'avez notifié. »
« Oui, Monsieur. Je l'ai mot à mot, » répondit un assistant.
« Nous allons vous amenez au Ministère, remplir la paperasse au petit matin, et vous serez enfermé dans votre petite cellule d'Azkaban dès midi. » La voix du Ministre dégoulinait de satisfaction et, malgré le fait qu'Hermione n'aimait pas particulièrement Dumbledore, elle ne put cautionner un des pires abus de justice du monde sorcier.
Le vieil homme soupira. « Pauvre homme. Croyez-vous vraiment que je vais vous accompagner sans protester ? »
« Je vous demande pardon ?! » Hoqueta Ombrage. « Vous ne pouvez tous simplement pas résister ! C'est un ordre du Ministère ! »
« Je pense que c'est exactement ce que je vais faire, pourtant, chère Dolores. » Le ton qu'il avait adopté ressemblait à celui qu'une personne quelconque peut utiliser pour décliner une invitation pour une simple fête. « Je pourrais très bien m'évader d'Azkaban, évidemment - Cela semble comme une manœuvre assez facile à exécuter, ces temps-ci - mais ce me serait très désagréable. C'est bien plus simple de partir maintenant et m'épargner ces soucis inutiles. »
Un gros 'BOUM' retentit, et la jeune fille vit Dumbledore marcher tranquillement, comme si de rien n'était. Il s'arrêta quelques secondes, la regarda et dit, « Je suis désolé de voir ça, Miss Granger. » Puis il continua son chemin.
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Drago lut l'invitation du Professeur Ombrage avec effroi. 'Venez avec des personnes de confiance' pouvait-on y lire. 'Et de bonnes familles.'
« Je suppose que je suis exclue tout de suite, alors, » dit Hermione.
« Je viens d'une bonne famille, » fit Pansy, l'air fier. Théo lui lança un coussin à la figure, et elle rajouta, « Hey, ça veut pas dire que je ne pense pas qu'elle est une grosse vache inutile. »
« On doit tout faire pour que cette connasse nous les lâche, » intervint Cassius Warrington, un Septième Année. « Il ne faut pas qu'elle découvre notre petit club. »
« Ta mère a dit qu'il fallait jouer le jeux, » dit Théo à Drago.
Cassius, pendant un instant, parut surpris de savoir qu'ils en avaient parlé avec Narcissa, mais réagit rapidement : « Si Madame Malefoy a dit de jouer le jeu, alors on doit jouer le jeu. » Il leva la voix. « Y'a-t-il des volontaires pour s'occuper de la connasse ? »
Blaise secoua la tête. « Je déteste cette femme. Il n'y a aucun moyen que je puisse lui lécher le cul. »
« Moi non plus, » admit Daphné.
« Je me porte volontaire, » dit Greg. Dix minutes plus tard, Vincent, Théo, Pansy, Millie, Cassius et Graham Montague furent sélectionnés, et ils accompagnèrent Drago.
« Surtout, reste calme, » murmurait Théo. « Peu importe ce qu'elle dit, lèche-lui le cul comme tu ne l'a jamais fait avant. »
« Euh… Tu parles à moi ou à toi-même ? » Demanda Drago.
« Les deux. »
Quand ils entrèrent, ils la découvrirent assise derrière son bureau, les mains jointes. Pansy réussit à ne pas lui arracher son horrible gilet rose - Il y avait une limite à la tolérance de la jeune fille pour ces choses-là, voyons - et elle échangea un regard avec Millie, qui semblait tout aussi dégoutée.
Quelques heures après, Pansy dirait à Daphné, « J'espère vraiment que quand je serai aussi vieille, je ne perde pas autant de fashion sens. Merlin. Ce rose. Et tous ces chatons… Il n'y a pas de mots pour décrire tout ça. »
Mais là, comme tous les autres, elle était dans le bureau d'Ombrage, toute souriante, désespérée par le fait que cette vieille dame faisait confiance à des enfants de Mangemorts.
« Je suis heureuse de vous dire que quelques changements vont être opérés, ici, à Poudlard, » dit Ombrage avec sa voix de petite fille. « Des changements excitants ! Et j'aimerais que vous soyez en première ligne pour les exécuter. »
Elle s'arrête comme si elle attendait une réponse et Théo bondit sur l'occasion : « Nous sommes honorés, M'dame. »
Elle lui sourit comme quelqu'un pourrait sourire à son animal de compagnie : De manière dédaigneuse. Théo s'était souvent demandé si cette femme avait déjà parlé à de vrais adolescents avant son entrée dans l'école, car elle leur parlait toujours comme si elle avait des caniches en face d'elle. « J'ai besoin d'élèves loyaux envers le Ministère, » reprit-elle, « et cette école semble abondamment remplie de personnes croyant mot pour mot ce que dit Harry Potter. » Elle les regarda et ajouta, « 'Abondamment' veut dire - »
« Nous savons ce que veut dire 'abondamment', Professeure, » dit Millie, un peu offensée.
Ombrage la regarda d'un air ennuyé. « Ne m'interrompt pas, mon enfant, veux-tu ? 'Abondamment' veut dire 'rempli de manière importante, ennuyante', et c'est exactement l'adjectif que j'utiliserais pour décrire Potter. » Elle sourit une nouvelle fois. « Puis-je vous croire sur parole que vous resterez loyaux envers le Ministère ? Je sais que je peux vous faire confiance, M. Malefoy. Votre père est un très bon exemple et un très bon atout pour le Ministère. »
« Notre loyauté est immédiate et n'a pas de défaut, » dit Théo.
« Bien, mon cher. Avant que je vous explique les détails, j'aimerais vous parler d'une chose ou deux. Je sais que la plupart d'entre vous êtes amis avec des personnes… en dessous de vous, si vous voyez ce que je veux dire. Parfois, le Choixpeau commet une erreur, mais je sais que vous savez différencier un bon sang d'un mauvais. »
Greg fronça les sourcils. « Etes-vous en train de dire - »
Vincent lui écrasa le pied. Violemment. « Bien sûr, Madame. »
« M. Malefoy, je sais que votre famille peut être très indulgente envers les… moins chanceux, » continua Ombrage, « Mais je suis certaine que votre mère a fait attention à ce que certaines personnes restes conscientes de leur position. »
Drago sourit difficilement, et l'imagina morte sous ses yeux. « Je puis vous l'assurer, Professeure, que Miss Granger connaît sa position. Ma famille fut très claire sur ce point. »
« Je suis heureuse de l'entendre. » Ombrage se lécha presque les babines en entendant cette information. « Laissez-moi vous parler de la Brigade Inquisitoriale que j'aimerais former… »
Une fois retournés dans leur Salle Commune, Théo poussa un peu Drago. « Elle connaît sa place ? » Dit-il.
« Oh, tu peux parler toi, avec ton 'Notre loyauté est immédiate et n'a pas de défaut', » rétorqua Drago.
Son ami haussa les épaules. « Je n'ai pas menti, techniquement parlant. Si elle n'arrive pas à être plus intelligente que des mineurs, elle ne devrait pas créer un groupe destiné à oppresser les élèves qu'elle n'apprécie pas. »
« Je la hais à un point, vous n'imaginez même pas, » murmura Greg.
« Oh, si je peux très bien l'imaginer Greg, crois-moi, » dit Drago en secouant la tête. « Enfin, je vais pouvoir enlever des points à Weasley, donc c'est cool d'un côté. Où est Hermione ? »
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Dès le lendemain matin, toute l'école fut au courant qu'Ombrage était la nouvelle Directrice, tout comme le fait que le bureau du Directeur refusait de s'ouvrir pour elle.
« Je parie qu'elle avait vraiment hâte de s'asseoir dans son bureau, » dit vicieusement Parvati Patil en marchant dans la cour, accompagnée d'Harry Potter, Ron Weasley et Ernie MacMillan. « Elle est stupide, complètement folle, et ce n'est qu'une - »
« Je ne finirais pas cette phrase, si j'étais toi, » s'exclama Drago, qui passait à côté d'elle. Vincent et Greg étaient derrière lui, un rictus sur leur visage. Parvati fronça les sourcils.
« Oh, regardez, c'est les mini-Mangemorts, » se moqua-t-elle.
« Oh, regardez, je crois que je vais enlevez quelques points aux Gryffondors et aux Poufsouffles, » rétorqua le jeune Serpentard.
« Arrêtes de faire l'idiot, Malefoy, » dit sèchement Ernie. « Les préfets ne peuvent pas retirer de points. »
« Ernie, voyons, tu n'es pas au courant ? » dit sarcastiquement Drago. « Les préfets ne peuvent pas le faire, c'est vrai, mais les membres de la Brigade Inquisitoriale, eux, en ont le droit. »
« La quoi ? » Demanda Parvati, et Drago pointa du doigt l'insigne accrochée sur son uniforme, juste en dessous de son insigne de préfet. Hermione avait soupiré quand elle l'a vu pour la première fois, dans leur Salle Commune, et avait marmonné quelque chose de pas très poli sur le moyen-âge et les abus de pouvoirs. Mais Drago, depuis qu'il l'avait reçue, avait attendu avec impatience l'occasion de retirer des points à tous ceux qui s'étaient moqué des 'mini-Mangemorts'. Cette occasion était arrivée.
« C'est un petit groupe d'élèves sélectionnés avec soin, » expliqua-t-il. « Choisis personnellement par notre nouvelle Directrice. Elle sait que nous lui sommes loyaux, vois-tu. Malheureusement, on ne peut pas dire la même chose de toi. Enfin, les membres de la Brigade Inquisitoriale ont le pouvoir de retirer des points à n'importe quel élève, donc, réfléchissons… Cinq points en moins pour toi, Patil, pour avoir insulté la Directrice. MacMillan, je t'en retire cinq également, pour m'avoir contredit. Quand à toi, Potter, je t'en enlève cinq pour tous ces mensonges que tu as dit dans le journal. Oh, Weasley, regarde ça. Tu as mal mis ton tee-shirt. Cela te coûtera cinq points. Et puis… ah oui ! J'ai failli oublier. Tu es un traître à ton sang, rouquin, donc dix autres points en moins pour la peine. »
Weasley dégaina sa baguette, mais Parvati l'empêcha d'en faire plus.
« Enfin une Gryffondor avec un minimum d'intelligence, » dit Drago en souriant mesquinement avant de partir, Greg et Vincent à ses talons.
Une fois qu'ils se furent asses éloignés, ils se mirent à rire le plus doucement possible. « Bande de cons, » dit Greg. « Tu l'as entendue ? Elle a osé nous appeler 'mini-Mangemorts'. Cette pute. »
Le reste de la journée fut aussi plaisant que le matin, car les jumeaux Weasley allumèrent un tas de feux d'artifices. Non seulement eurent-il le plaisir de voir les feux d'artifices en forme de dragons et de chauves-souris mettre le foutoir, mais en plus ils purent se moquer discrètement d'Ombrage qui essayait avec difficulté de contenir ce chaos sans l'aide des autres professeurs, qui soudainement ne savaient plus comment utiliser une baguette magique.
« C'était une journée vraiment géniale, » dit Vincent une fois retournés dans leurs quartiers.
« Où est Montague ? » Demanda Théo et Drago haussa les épaules.
« Peut-être qu'il s'amuse avec une fille impressionnée par son gros, euh, badge ? » Suggéra-t-il.
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Le lendemain soir, Drago apparut dans la Salle Commune l'air très satisfait de lui-même.
« Qu'est-ce que tu as fait, encore ? » Demanda Hermione en levant ses yeux de ses devoirs. Le niveau de satisfaction que le jeune garçon arborait n'était jamais bon avec lui, et Hermione pouvait parier qu'il avait fait quelque chose à Potter.
« J'ai découvert quelque chose, » dit-il. « Deux choses, en fait. »
« Qui sont.. ? »
« Ils ont trouvé Montague. Il était dans les toilettes du quatrième étage, complètement confus et perdu. »
« C'est étrange. » Hermione posa sa plume. « A-t-il dit comment il est atterris là ? »
Drago fit non de la tête. « Mais ce n'est pas le meilleur. » Il semblait vraiment, vraiment content. « Le meilleur, c'est que quand je suis allé voir Rogue pour lui dire que les autres professeurs avaient besoins de lui pour Montague, Potter était là, et apparemment il prend des cours de rattrapage de potion. Des cours de rattrapage ! Tu te rends compte ? »
Hermione le regarda et leva les yeux au ciel. « C'est faux. »
« Bien sûr que non ! » protesta son petit-ami. « J'étais là. Rogue m' a dit qu'il prenait des cours de rattrapage. »
« Alors il t'a menti. » Elle soupira. « Drago, je suis dans ce labo presque tous le temps. Je connais le programme, le matériel utilisé par chaque classe. Je corrige la moitié de ses devoirs, pour tout te dire. Potter ne prend pas de cours de rattrapage. Est-ce qu'il y avait au moins un chaudron de sorti ? »
Drago réfléchit pendant quelques instants puis se renfrogna. « Non, il n'y en n'avais pas, » admit-il. « Mais Rogue m'a dit que - »
Il croisa le regard d'Hermione et arrêta de parler. « Alors qu'est-ce qu'ils faisaient là-bas, putain ? »
« Très bonne question. »
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Les jumeaux Wesley réussirent à faire apparaître un marécage dans un couloir. Drago et la Brigade Inquisitoriale firent semblant de vouloir attraper les deux fautifs, mais ces derniers lancèrent un accio sur leur balais et s'échappèrent.
« Le sortilège lancé est impressionnant, » admit Hermione. « Ce sont des petits trous du cul, mais ils savent utiliser une baguette.
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La Brigade Inquisitoriale fut attaquée à plusieurs reprises. Graham Montague était toujours à l'infirmerie et ne se rétablissait pas. Personne ne savait vraiment ce qui lui était arrivé. Quelqu'un lança un sort à Cassius Warrington, et on aurait dit que sa peau s'était transformée en cornflakes. Une ramure était apparue sur la tête de Pansy.
« Lécher le cul à cette vache devient de plus en plus risqué jour après jour, » dit Théo à Hermione. « Dit-moi qu'on a un plan de secours. »
Hermione observait les parents de Montague, qui venaient d'arrivé l'air très énervés. « Je dois aller parler à quelqu'un. »
« Je… Quoi ? »
Mais la jeune fille était déjà partie. Elle trouva Potter, qui frottait sa cicatrice en grimaçant, dans la cour avec Weasley.
« Qu'est-ce que vous avez fait à Montague ? » Demanda-t-elle.
« Pourquoi ça t'intéresse ? » Répondit agressivement Weasley. « Il s'en remettra. »
« Tant que cela crée de nouveaux problèmes pour Ombrage, » dit Potter, l'air satisfait.
Hermione dégaina sa baguette et la dirigea sur le cou de Potter. « Tu m'en dois une, Potter, tu te rappelles ? Dis-moi ce que vous et votre bande de cons qui vous servent d'amis avez fait, que je puisse le dire à Pomfresh. »
Weasley sortit sa propre baguette mais Hermione lui rit au nez. « Tu crois vraiment pouvoir me lancer un sort avant que je ne détruise votre petit super héros ici présent ? Sérieusement ? »
Potter lui lança un regard noir, la bouche hermétiquement fermée. Mais quand la jeune fille articula 'Sirius', son regard se fit inquiet, et il cracha enfin le morceau. « Il a essayé de retirer des points à Fred et George, donc ils l'ont poussé dans une Armoire à Disparaître défectueuse. »
Hermione recula, et les regarda, une expression de dégout profond sur son visage. « Et vous n'avez rien dit ? Mais c'est quoi votre putain de problème, merde ?! »
« Ils nous retirait des points, » se défendit Weasley, et elle le fusilla du regard.
« Donc, vous avez pensé que c'était normal de l'enfermer dans une armoire magique, qui plus est cassée ? C'est vraiment dangereux, il aurait pu mourir. Juste pour des points. Qui sait comment il a pu sortir. Votre notion du bien et du mal est vraiment dangereuse. »
« Mais on s'en moque ! » aboya Weasley, les bras croisés. « C'est de sa faute, il n'aurait pas dû essayer de retirer des points pour de la merde. Et en plus, on a rien fait. C'était Fred et George. »
Hermione leur tourna le dos et repartit en direction du château. « Où est-ce que tu vas ? » Cria Potter.
« Je vais dire à Pomfresh ce qui s'est passé. » Elle se retourna. « Juste pour des points. Vous êtes une belle bande de connards. »
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Les B.U.S.E.s s'approchaient de plus en plus, et personne n'avait le temps de faire des bêtises. Hermione réussit même à mettre Greg et Vincent au boulot, et elle travaillait avec Théo sur les Runes et l'Arithmancie jusqu'à tard dans la nuit, et ce n'était pas rare que Drago la trouve en pleine nuit assoupie sur un canapé de la Salle Commune. Dans ces cas-là, il la réveillait et attendait qu'elle aille se coucher dans sa chambre avant de revenir dans son dortoir. Ce dernier bossait beaucoup lui aussi, car son père lui avait clairement dit qu'il devait obtenir des notes excellentes.
Il essaya d'embêter Potter en disant dès que le Gryffondor était près de lui que la plupart des examinateurs étaient des vieux amis de la famille, mais il ne mordait pas à l'hameçon.
Quand les dates d'examens précises furent révélées, il laissa Hermione lui créer son propre emploi du temps pour les révisions, qu'il suivit avec soin.
« On recevra les résultats en Juillet, » dit-il pendant une pause, où il en profita pour la bécoter à tout va. « Tout ce qu'on a à faire, c'est attendre que les examens passent tranquillement, puis on pourra rentrer chez nous et rien foutre de tout l'été. »
Hermione ne répondit pas, trop occupée à réciter ses leçons dans sa tête.
Le premier examen était Sortilèges, et quand Hermione essaya d'en parler en sortant de la salle, Théo mit sa main devant sa bouche pour la faire taire et dit, « Arrêtes. Je t'en supplie. » Le reste des examens se déroula à peu près de la même manière : Ils travaillaient, passaient l'épreuve, et enfin essayaient d'empêcher Hermione d'en parler.
« Pourquoi tu veux toujours en parler ? » Demanda finalement Daphné.
« Parce que ça me rassure, » révéla Hermione, anxieuse.
Le seul examen qu'ils apprécièrent fut la partie pratique de D.C.F.M. : « C'était génial, » dit Greg. « Cette vieille chauve-souris me regardait avec ses petits yeux vicieux et attendait que je me rate, mais j'ai tous réussi. » Il enlaça Hermione, soulagé. « Mon père va être si fier. » Hermione et Drago, en plus d'avoir parfaitement lancé les sortilèges demandés, firent apparaître leur Patronus, et la jeune fille observa avec délectation une Ombrage furieuse et fulminante. Prend ça, grosse vache, avait-elle pensé.
Hermione sortit de son examen de Runes toute énervée. D'après elle, elle avait complètement raté sa traduction. Théo leva les yeux au ciel, désespéré, puis regarda Drago et lui dit discrètement, « Je vais me cacher. Salut. » Hermione après un examen, c'était déjà fatiguant, mais une Hermione qui pensait qu'elle avait raté son examen était une Hermione à éviter.
L'astronomie se déroula mal pour tout le monde, étant donné qu'à la fin, Ombrage essaya de capturer Hagrid, et son homme de main, aussi bête que sa patronne, stupéfixia McGonagall.
« Mais qu'elle est con, » murmura Hermione. « Je le jure, je vais la… » Mais elle s'arrêta soudainement de parler, car elle réalisa qu'après une semaine et demi où à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche, c'était pour dire tous ce qu'elle avait écrit mot pour mot, les autres avaient besoin de silence.
L'épreuve d'Histoire de la Magie fut aussi interrompue, cette fois par Potter qui était tombé par terre, déclarant que sa cicatrice lui faisait un mal de chien. Hermione lui lança un regard noir. Comme si elle avait besoin qu'on la déconcentre.
Elle était en train de marcher avec Drago, soulagée que les examens fussent enfin finis, quand Warrington surgit devant eux, tout essoufflé. « Ombrage, » lâcha-t-il. « Un truc comme quoi elle a trouvé Potter dans son bureau. Elle a besoin de nous pour surveiller les alentours. »
Drago soupira, manifestement très exaspéré de ne pas pouvoir passer une soirée tranquille avec sa petite-amie, quand cette dernière leva les yeux au ciel. « Vas-y, je te suis. » Il courut aux côtés de Warrington, et elle les observa, eux et la Brigade, attraper Ginny et Ronald Weasley, tout comme Neville Londubat. Ils les emmenèrent de force dans le bureau de la vieille pie, Hermione derrière eux.
« Bien, bien, bien, » commença Ombrage. « Vous vouliez absolument parler à quelqu'un. Qui était-ce ? Dumbledore ? Cela ne peut pas être McGonagall : J'ai entendu dire qu'elle n'était plus en état de parler à quiconque. »
Cette réflexion déclencha un rire nerveux de la part de Drago, et Potter le fusilla du regard.
« Dites-moi ! » Ordonna-t-elle.
« Les personnes auxquelles je parle ne sont pas vos affaires, » répondit effrontément Potter.
« Très bien. Vous ne voulez pas être coopératif, je suis donc dans l'obligation de vous forcer à parler, » dit-elle de sa voix la plus démoniaque. « Drago, allez me chercher le professeur Rogue. »
Le jeune garçon se dirigea avec plaisir vers la sortie. Hermione étudia du regard Professeur Ombrage tout en triturant son collier. On pouvait entendre les mouches voler. Les bras de Vincent étaient si serrés autour du fragile corps de Neville qu'il en suffoquait Ginny était fermement tenue par Millie, et quant à Ron, il était affalé sur le tapis, sa lèvre inférieure en sang. Ombrage ne s'en formalisa pas outre mesure, au contraire. Un petit sourire diabolique s'était installé sur son visage de crapaud.
« J'ai besoin de plus de Veritaserum, » aboya-t-elle dès qu'elle vit apparaître les cheveux graisseux du professeur de Potion.
Son interlocuteur la regardait avec son petit rictus habituel. « Je vous ai donné mon dernier flacon pour que vous puissiez interroger Potter la dernière fois Je vous ai dit que 3 grosses gouttes seraient suffisantes. Ne savez-vous donc pas suivre quelques simples instructions, Dolores ? »
Hermione dirigea son regard vers Potter, quelque peu choquée. Le Veritaserum était censée être une substance très contrôlée, et c'était illégal de l'utiliser sur des mineurs sans la présence d'un parent.
« Pouvez-vous en refaire ? » Demanda Ombrage de sa voix la plus doucereuse. Tellement doucereuse qu'elle en devint ridicule, et la jeune fille dut se retenir de rire.
« Absolument, » assura Rogue. « Miss Granger, combien faut-il de temps pour confectionner cette potion ? »
« Un cycle de lune, Monsieur, » répondit-elle avec plaisir, et il acquiesça.
« Très bien, Miss Granger. » Son rictus s'agrandi. « Un cycle de la lune dure à peu près un mois, au cas où vous ne le saviez pas, Dolores. Mais pour votre défense, je ne pense pas que vous avez vu cette potion durant votre scolarité, car c'est d'un niveau A.S.P.I.C. Miss Granger est une incroyable élève, avec un niveau bien plus élevé qu'il n'est demandé en Cinquième Année. Je vous conseillerais donc d'écouter à la lettre ce qu'elle dit. »
« Mais il faut que j'interroge Potter, » protesta Ombrage, qui avait totalement ignoré les louanges du professeur envers Hermione. « Je l'ai attrapé en train de parler à quelqu'un ne faisant pas partie de cette école, et j'ai besoin de savoir qui était cette personne ! »
Rogue haussa les épaules. « Comme je viens de vous le dire, vous avez consommé tout mon stock de Veritaserum. A moins que vous ne souhaitiez empoisonner Potter - ce à quoi je vous aiderais bien volontiers - je ne peux pas vous aider. »
Rogue esquissa un pas vers la sortie, et Potter s'exclama, « Il a pris Patmol ! Il a emmené Patmol là où la chose est cachée ! »
Rogue se tourna vers Ombrage, imperturbable. « Lui avez-vous déjà fait ingérer une potion de Babillage ? »
« Donc ce qu'il a dit ne vous évoque rien ? » Le pressa Ombrage en ignorant la question de son collègue.
Le professeur de Potion ne répondit rien, se tourna vers Vincent, soupira et dit, « Crabbe, si vous ne desserrez pas votre prise, ce garçon mourra surement asphyxié dans vos bras, et vous n'imaginez même pas la tonne de paperasse que je devrais remplir. » Il salua d'un hochement de tête Ombrage, et partit.
Ombrage regarda Potter, et on pouvait voir ses veines du visage presque palpiter de rage. « Très bien, » dit-elle. « Vous ne me laissez aucun choix. Je vais devoir utiliser le Sortilège Doloris. »
« Ce n'est pas légal, » intervint Hermione, la voix basse.
« C'est pour le bien du Ministère, » répliqua la vieille dame, presque haletante. Drago se rapprocha imperceptiblement d'Hermione.
« Ce n'est pas juste, » reprit la jeune fille, la voix maintenant plus forte. « Le Ministère n'aimerait pas vous voir enfreindre la loi. »
« Ce que Cornelius ignore ne peut pas lui porter tort, » rétorqua une nouvelle fois Ombrage, qui sortit sa baguette d'un mouvement brusque. « J'ai envoyé les Détraqueurs l'été dernier pour donner au Ministre une chance de te renvoyer. Une chance qu'il fut heureux de prendre, d'ailleurs. »
« C'est vous qui les avez envoyé ? » S'écria Potter, la bouche assez grande ouverte pour pouvoir gober des mouches.
« Il fallait bien que quelqu'un fasse quelque chose. Ils parlaient tous, se plaignaient que vous parliez trop. Il fallait vous faire taire. Personne n'était prêt à agir. Mais je l'étais, moi, et je le suis toujours. »
« Mais vous n'avez pas besoin d'enfreindre la loi, c'est ce que j'essaye de vous dire, » dit très fort Hermione. Drago, en entendant ces mots, fronça les sourcils, interloqué. « Je sais à qui il parlait. »
« Qui ? A qui parlait-il ?! » S'exclama Ombrage, l'air aussi impatiente qu'une gamine le jour de Noël.
« Comment tu le sais ? » Demanda Greg, curieux, et Vincent lui écrasa le pied. Violemment.
« Je ne comprends pas du tout pourquoi il pensait que cela marcherait, » éluda Hermione en pointant du doigt la cheminée. « Mais il sait où est Dumbledore, n'est-ce pas Potter ? »
Harry regarda Hermione. « Comment l'as-tu appris ? »
« Je t'ai entendu en parler à ton petit rouquin inutile, » dit négligemment Hermione. « Honnêtement, vous êtes aussi discret qu'un cachalot échoué sur la plage. »
« Où ? Dites-moi où ! » Cria une nouvelle fois la Professeure.
« Je ne connais pas l'endroit exact, » commença Hermione en regardant Potter, qui articula 'Forêt Interdite'. « Mais je sais qu'ils savent où il se cache. Il était blessé quand il s'est échappé du château, alors ils s'occupent de lui, en lui amenant des potions et des trucs dans le genre. »
« Il… ne va pas bien ? » Les yeux du crapaud brillaient de plaisir.
Hermione acquiesça. « En se basant sur les potions qu'ils ont volées - Vous vous rappelez que je travaille pour le Professeur Rogue, n'est-ce-pas ? - Il est à peine conscient. Bien sûr, Potter n'est pas très bon en Potion alors - »
Ombrage la coupa. « Dites-moi ou il est au lieu de blablater, sale… chère enfant. »
« Quelque part dans la Forêt Interdite, » répondit Hermione en haussant les épaules. « Vous devrez les emmenez avec vous pour trouver le bon endroit, malheureusement. »
Ombrage lui tapota la tête - « Comme si j'étais son petit chien, » se plaindrait plus tard Hermione à Théo - et se tourna vers le Gryffondor.
« Vous allez me montrer le chemin. Tout de suite. » Elle fit signe à Ginny, Neville et Ron de la suivre également. Alors que la petite troupe sortait de la pièce, Potter murmura un rapide 'Merci' envers Hermione.
Une fois Ombrage hors de portée, Drago se tourna vers sa petite-amie et dit, « Je pensais que tu n'avais plus un faible pour Potter. Si c'est le cas, c'était quoi ce bordel ? »
« C'était ma petite revanche, » expliqua Hermione. « Vu qu'elle a essayé de me faire utiliser une Plume Sanglante. Elle voulait faire sa maligne avec sa petite plume ? Bam. Dans ta face, connasse. »
« Mais… »
« Ecoute, » dit Hermione, presque exaspérée. « Qui sont les deux sorciers qui accompagnent sans cesse leur ami demi-géant dans cette forêt ? »
« Euh… Bah Potter et Weasley, » répondit Drago. « Mais je ne te suis toujours pas. »
« Pourquoi la forêt est interdite, d'après toi ? »
« Il y a des araignées géantes, » intervint Warrington, l'air amusé.
« Des centaures, » proposa Théo.
« Ou encore des licornes, » fit Greg avec un ton rêveur. Les autres le regardèrent, perdus. « Quoi ? » Se défendit-il. « Elles… Elles peuvent vous empaler avec leur corne et elles sont plutôt capricieuses. »
« Exactement, » reprit Hermione. « Qui veut parier que nos petits Gryffondors, ceux qui connaissent si bien la forêt, vont l'attirer dans un piège et puis s'enfuir retrouver la personne qu'ils ont appelés ? »
« Parfois, » dit Drago, « Tu sais que tu fais putain de peur ? »
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« Monsieur ? » Hermione triturait ses cheveux, nerveuse, et Rogue la regardait, plus ennuyé qu'autre chose.
« Quoi ? »
« Je voulais vous demander… » Marmonna-t-elle.
« Dites ce que vous avez à dire, avant que je ne meurs de vieillesse. »
« Pourquoi-je-n'ai-pas-été-élue-préfète ? »
Il fronça les sourcils. « Vous avez comme option Runes et Arithmancie, et en plus c'était l'année de vos B.U.S.E.s. Je vous ai déjà dit que surchargez mes élèves jusqu'à que dépression nerveuse s'en suive n'était pas mon genre. L'emploi du temps de Miss Parkinson n'arrive même pas à la cheville du votre, elle a donc le temps d'errer dans les couloirs tranquillement. »
« Ah, c'était ça… » Hermione se détendit.
« Dites-moi, vous ne pensiez vraiment pas que c'était une histoire de sang, n'est-ce pas ? » Demanda Rogue avec un soupir, et quand il vit l'expression coupable de la jeune fille, il montra la porte du doigt : « Sortez avant que vous ne trouvez un nouveau moyen de m'insulter, Miss Granger. »
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Ils apprirent la nouvelle dans la Salle Commune par la bouche de Théo. « Il y a eu un… incident, » expliqua-t-il à Hermione. « Appelle les autres. »
Elle courut dans le dortoir des garçons.
« Comme je le disais, il y eu un incident. Un combat, plus précisément. Au Ministère. »
Drago entoura Hermione de ses bras, un peu effrayé par la suite. Théo était sombre, et il reprit son explication. Daphné attrapa la main du jeune garçon, Millie prit celle de Greg, et Hermione fit de même avec Vincent et Drago.
Potter était allé au Ministère, guidé par la vision que le Seigneur des Ténèbres lui avait envoyé. Mais son arrivée était prévue depuis le début. Cela faisait partie du plan.
Il était supposé récupérer une prophétie, celle qui a fait de lui l'Elu. Le Seigneur des Ténèbres voulait l'écouter dans son intégralité.
Beaucoup de gens étaient venus. Les Mangemorts récemment échappé d'Azkaban. Leurs pères. Et le Seigneur des Ténèbres en personne. Mais cela n'avait servi à rien : Potter avait détruit la prophétie, Dumbledore était venu, et les Mangemorts avaient perdus, submergés. « Ils sont tous enfermés à Azkaban. »
« C'est… C'est de ma faute, » dit Hermione, coupable. « Je les ai libérés de l'emprise d'Ombrage. »
« Non ! » Assura Théo. « Il voulait que Potter vienne, tu n'as fait que ce qu'Il souhaitait. »
Mais ce n'était pas tout. Théo se tourna vers Drago, l'air désolé. « Ton cousin, Sirius, celui qu'Hermione a sauvé il y a deux ans. »
« Oui… ? »
« Ta tante Bella l'a tué. »
« Mais… » Drago semblait confus. « Il faisait partie de la famille, c'est ce que Maman a dit. Comment a-t-elle pu ? »
« Je la tuerais, » dit soudainement Hermione. « Je les tuerais tous. Tous ceux qui… Ton père et Sirius… Ils mourront. Je le jure. »
« Pas tous ! » s'exclama Théo. Elle le regarda, interloquée, et vit ses yeux, remplis de fureur, comme elle. « Tu devras m'en garder quelques-uns. »
Ils virent Potter une dernière fois avant la fin de l'année scolaire. Il était, pour une fois, tous seul.
« Tu es mort, » dit Drago, et Potter rit.
« C'est ça, » répondit-il simplement.
« C'est juste une question de temps, crois-moi, » promit Hermione en prenant la main de Drago. « Encore d'autres personnes envoyées en prison sans procès. Je pensais que tu serais contre ça, après Sirius. Mais apparemment, tu penses que les Mangemorts n'ont aucun droit.
« Ils n'en méritent pas, » répliqua Harry avec un regard noir.
« Les Détraqueurs ont abandonné Azkaban, » rétorqua Hermione, la voix basse. « Ils seront dehors rapidement. »
« Tu n'as pas à rester de leur côté, » dit Potter, à la plus grande surprise de la jeune fille. « Ils ne font pas partie de ta famille, Granger. Tu n'es pas méchante, pas comme eux. Pas comme lui. » Potter montra Drago. « Tu pourrais juste… Partir. »
« Ils font partie de ma famille, » contra Hermione. « Et tu viens juste d'envoyer un membre de ma famille en prison sans procès, et ce n'est pas juste. »
« Oh là là, je tremble, » se moqua-t-il. « C'est vrai que par rapport à Voldemort, tu es si dangereuse. »
Potter s'attendait à ce qu'elle réagisse à l'entente du nom comme la plupart des gens le ferait, mais cela la laissa de marbre.
« Fais très attention, Harry Potter, » répéta Hermione. « Un jour, la protection que ta mère t'a donné à sa mort aura disparue, et je t'attendrai au tournant. On le fera tous. »
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Re-coucou ! J'espère que ce chapitre vous a plu. Personnellement, je trouve que nos petits héros ont bien grandis en l'espace d'un chapitre, et j'aime ça.
Je remercie tous ceux qui m'ont laissé une review au dernier chapitre ! Cela me fait, comme toujours, très plaisir et me donne envie de continuer. N'hésitez pas à faire une critique (si elle est constructive, évidemment), je suis ouverte à tout !
Pendant les vacances, c'est-à-dire dans deux semaines pour moi, je vais rééditer les chapitres posté, à cause des fautes d'orthographes et des formulations parfois lourdes. Donc, peut-être que vous aurez un chapitre pendant les vacances, mais ce n'est pas sûr, car en plus je vais me faire opérer bientôt :/
Bonne chance pour ceux qui ont encore des examens (blancs ou pas) à passer ! Faites pas comme moi, passez pas votre temps à regarder des séries, révisez à la place !
Une petite review, svp ?
