Hello tout le monde, me voici de retour avec un nouveau chapitre ! Pour ceux qui ont demandé, il reste 6 chapitres plus un prologue, la sixième année est composée de trois chapitres et la septième année de quatre chapitres.

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Hermione ne resta pas chez elle, cet été. Elle déposa juste la plupart de ses affaires et resta avec ses parents pour quelques jours. « J'ai des recherches importantes en Potions à faire, » mentit-elle aisément, « Et les Malefoys possèdent un laboratoire. C'est grave si je passe l'été chez eux ? »

« Rappelles-moi ce que sont les Potions ? » Demanda son père.

« En gros, c'est de la chimie, » expliqua-t-elle. « Mélangée à un soupçon de pharmacologie. »

« De la science, quoi, » approuva-t-il, quelque peu fier. « Amuses-toi bien, ma chérie. »

« Sois polie avec Mme. Malefoy ! » Lui ordonna sa mère.

C'était dans la poche.

« C'est un peu bizarre que cela ne gênent pas tes parents que tu restes presque toutes les vacances avec moi, » dit Drago. La jeune fille haussa les épaules.

« Ben, ils n'ont jamais vraiment été le type parents-poule, même quand j'étais petite. Ils étaient tous les deux très occupés à cause du boulot. Maintenant, ils sont totalement d'accords que je bosse mes cours pendant tout l'été. Si j'étais une Moldue, ils m'auraient envoyé dans un camp d'été pour petit génie, je parie. Donc… »

« C'est quand même bizarre. »

Le jeune garçon, depuis qu'il savait que son père était enfermé à Azkaban, partageait son temps entre éclats de rage, Hermione, et silences total. « On les aura, » lui avait promis Hermione. « On les aura tous. »

Le Manoir des Malefoys était un peu moins confortable que les années précédentes: Tom Jedusor était là la plupart du temps, entouré par ses Mangemorts encore libres, et réfléchissait sur la prochaine stratégie qu'ils devraient adopter. Ce qui voulait dire qu'Hermione ne le vit pas beaucoup, au début elle ne pouvait décider si c'était plutôt un soulagement ou une déception. Le Seigneur était peut-être effrayant, c'est vrai, mais il en restait néanmoins très charismatique. (NDT : Vraiment, Hermione ? Tu trouves que cette tête d'œuf est charismatique ?) La jeune fille ne se demandait désormais plus comment cet homme avait réussi à créer un réseau de personnes prêtes à aller en prison pour lui, ou même mourir pour lui.

Quand il vous parlait, il donnait également l'impression que vous étiez la plus intéressante, la plus intelligente personne qu'il n'ait jamais rencontrée. Un soir, après le dîner, il se tourna vers Hermione et la regarda avec son demi-sourire habituel, puis lui dit : « Vous ais-je raconter que Dumbledore a secouru Dolores Ombrage ? »

Hermione posa son verre de vin et se prépara à répondre. « Non, » dit-elle, souriante. « C'est très décevant de la part du Directeur. »

Jedusor rit, et Bellatrix Lestrange, à l'autre bout de la table, fusilla Hermione du regard. « C'est vrai. Bien que, d'après les rumeurs, elle a été traumatisée, et reste la plupart du temps couchée dans son lit, sans parler. »

« Je suppose que c'est mieux que rien, » répliqua Hermione. « Bien que, je dois l'admettre, j'espérais qu'elle ne s'en sorte pas. »

« Voici une nouvelle leçon à apprendre, Miss Granger, » suggéra Voldemort. « Peu importe à quel point vos plans pour éliminer quelqu'un sont réfléchis - Et le vôtre était un bon plan effectivement, laisser Potter faire votre sale boulot sans même qu'il ne s'en rende compte était brillant - si vous voulez vraiment qu'une certaine personne meurt, il faut la tuer soi-même. »

Hermione inclina la tête, et vit Drago, qui les observait tous les deux parler comme s'il regardait un match de tennis. « Et si on délégue la tâche à une tierce personne ? »

« Qu'à vous a-t-elle fait ? » Interrompit Bellatrix. Jedusor lui lança un regard ennuyé.

Hermione regarda son interlocuteur et obtint sa tacite autorisation de parler. « Elle avait quelques problèmes avec le sang de mes ancêtres, » expliqua Hermione. « Et… Comment dire… Il y a eu une légère altercation entre nous au sujet d'une Plume Sanglante. » Elle essuya la bouche et remercia d'un regard l'elfe qui lui avait apporté son assiette. « J'avais juste quelques problèmes avec son attitude envers moi. »

« J'ai hâte de voir à quel point je peux vous transformer en une arme meurtrière, » dit Voldemort.

« Ce serait un privilège d'obéir à vos demandes, » lui répondit Hermione, les yeux pourtant toujours posés sur Bellatrix. « Néanmoins, j'espère que vous ne découragez pas mes initiatives. »

« Ne vous inquiétez pas pour ça, » rétorqua Jedusor. Il prit une fourchette et la planta dans sa part de gâteau. « Pour me faire vraiment plaisir, il va falloir apprendre à anticiper mes désirs. Lire entre les lignes, en résumé. Si vous cherchez des exemples, suivez celui de Narcissa, pas celui de Peter. » Il leva les yeux de son gâteau et la regarda. « Mais gardez bien en tête que moi seul a le pouvoir de tuer Potter. »

Bellatrix laissa échapper un petit gloussement, et elle dut subir un nouveau regard ennuyé de la part de son Maître.

« Vous deux, vous me faites peur, » dit Drago à Hermione une fois de retour dans leur salon. « Je n'arrives pas à deviner ce qu'il veut de toi. »

« La même chose qu'il veut pour nous, » expliqua Théo. « De l'obéissance. Il lui a juste mis autour du cou une laisse plus grande que la nôtre. » Lui et Daphné était collées l'un contre l'autre, comme toujours. « Toi et moi, mec, on sera des soldats. Ceux de l'élite, peut-être, mais rien de plus. Tu seras Ministre de la Magie un jour, et je serais ton loyal assistant, et on fera ce qu'il exige de nous. C'est l'inconvénient d'être immortel Tu dois trouver des marionnettes qui agiront au grand jour à ta place, pour éviter de faire peur au peuple et déclencher une révolution. Hermione sera - »

« Ta femme, » l'interrompit Hermione. « Juste ta femme, Drago. Une inoffensive maîtresse de maison, qui soutiendra des causes basiques comme nourrir les enfants pauvres. » Elle sourit à Daphné qui lui sourit en retour, mais plus faiblement. Son amie n'était pas aussi à l'aise qu'elle pour ces trucs de haute société, étrangement.

« Il aimerait nous tatouer la Marque cette été, » les informa Drago.

« Tous les deux ? » S'étonna Hermione, et le jeune homme acquiesça.

« J'ai peur, j'appréhende ce moment, » admit-il. « Il paraît que ça fait mal et… Enfin, je veux recevoir la Marque. » Le ton de sa voix se fit plus ferme. « Je la désire depuis des années et maintenant que Père est… Il faut… Potter doit payer. Tous comme ses amis, d'ailleurs. »

« Tout ira bien, » le rassura-t-elle en lui serrant la main. « Je serais là. »

Il tourna ses yeux sur le coup d'Hermione et toucha son collier. « Pourquoi tu as le droit à des bijoux et moi à une cicatrice ? » Se plaint-il et elle sourit.

« Peut-être qu'il m'apprécie plus ? » Blagua-t-elle.

« Ou peut-être que cela veut dire le contraire, » intervint Bellatrix, près de la porte. « Il ne veut probablement apposer sa M arque sur une sang-de-bourbe. »

Drago serra les poings, mais Hermione n'offrit à la sorcière qu'un sourire sarcastique. « Tu peux continuer, Tante Bella, si ça te fait du bien de dire tout ça. »

« Saleté, » répliqua Bellatrix. Puis elle aboya en direction de Drago, « Il te demande. Sans la fille. »

« La fille, comme tu dis, a un nom, » siffla le jeune garçon. Sa tante haussa les épaules, indifférente.

« Tu ferais une bonne messagère, Bella, » se moqua Hermione juste avant que son ainée ne referme violemment la porte.

« Je suis curieux, » dit Théo. « T'aimes jouer avec le feu ou bien ? Parce que cette femme - »

« Est folle à lier, » le coupa la jeune fille. « Je sais. »

« Drago a raison, » reprit Théo en secouant la tête, désemparé. « Tu fais vraiment peur, parfois. »

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Un après-midi, Jedusor appela tout le monde. Après quelques minutes de discours, il passa un livre à Hermione. « Spelles Moste Fowle ? » Lut-elle, intriguée.

« Travaillez les dans le jardin, » éluda-t-il. « J'ai entendu dire que vous avez créé un groupe d'étude, l'année dernière, pour vous préparer pour vos examens ? »

Hermione hocha de la tête, affirmative.

« C'est temps d'approfondir les connaissances que vous avez abordé. »

« Y'a-t-il au moins un sort non bannis par le Ministère ? » Demanda Hermione et feuilletant rapidement le pavé.

« C'est possible, je ne sais pas vraiment, » révéla-t-il. « Je ne m'occupe pas vraiment des interdictions du Ministère. Perte de temps inutile. » Il haussa les épaules. « J'ose espérer que vous maitriserez toutes ces incantations avant la rentrée, Hermione. Ne me décevez pas. »

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Quand Drago et Théo reçurent la Marque, ils crièrent à l'unisson, créant un écho lugubre. Daphné et Hermione étaient assises en compagnie de Bellatrix et de Narcissa dans le boudoir de cette dernière. Malheureusement, Jedusor n'avait pas pris la peine de lancer un Silencio sur les deux jeunes garçons.

Recevoir la Marque, apparemment, était très douloureux et pas du tout rapide.

Narcissa était assise, les mains posées sur les accoudoirs de son fauteuil, et seules ses jointures blanches témoignaient de son humeur anxieuse. Hermione et Daphné, quant à elles, essayaient de se changer l'esprit en jouant à un jeu d'échec, mais leurs mains tremblantes les trahissaient. Seulement Bellatrix semblait complétement détendue, et s'était même mise à rire à l'entente des premiers cris de douleur.

« Leur premier sacrifice pour le Seigneur, » dit-elle entre deux gloussements hystériques. « Je ne peux imaginer à quel point tu dois être fière, Cissa. Ton fils s'est montré digne de notre Maître ! »

Un gémissement sonore parvint jusqu'aux oreilles de Narcissa, qui se tendit encore plus. « Pourquoi t'inquiètes-tu, Cissa ? » S'étonna Bellatrix. « Le garçon l'a demandé. Lui, au moins, est impatient de montrer son potentiel ! Ce sont des cris de dévotion, ma sœur. Pas des cris de douleur. »

« Sors d'ici, » ordonna Narcissa, la voix la plus calme possible.

« Tu débloques, chère Cissa. Vraiment. Tu n'es pas digne de - »

« Si tu ne sors pas tout de suite, je te jetterais dehors moi-même, » l'interrompit Narcissa. Son interlocutrice réagit enfin, et se dirigea vers la porte.

« Comme tu veux, Cissa. Réjouis-toi que ton fils - »

« Maintenant ! »

Dès que la porte fut fermée, Hermione s'empressa de prendre la main de Narcissa pour la rassurer.

« Tour ira bien, Madame, » dit-elle. « Leurs pères – dont votre mari - l'ont enduré également et ils vont parfaitement bien. On les soignera si il faut, quand ce sera finit. Je suis désolée que votre sœur - »

« Elle n'est pas ma sœur, » la coupa-t-elle. « Ma sœur est morte à Azkaban. Cette chose… Elle possède peut-être son apparence physique, mais elle n'est plus qu'un miroir cassé reflétant ce qu'elle a été un jour. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. »

Un autre cri déchirant retentit, et elles sursautèrent.

« Combien de temps cela va-t-il durer ?! » S'écria finalement Daphné. « C'est horrible ! »

« Encore quelques heures, probablement, » se désola Narcissa.

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Quand Drago émergea, il tourna précautionneusement sa tête, et remarqua avec bonheur que la douleur était partie. « Hermione, » croassa-t-il, et la jeune fille, qui était assise sur un fauteuil à côté de son lit, se réveilla brusquement. Elle le fixa pendant quelques secondes, puis se jeta à ses côtés. Elle entreprit de prendre sa main, mais hésita de peur de lui faire mal. Drago réagit rapidement, et attrapa sa main.

« Je suis resté évanoui combien de temps ? » Demanda-t-il, la voix plus claire.

« Quelques jours, » répondit-t-elle.

Drago écarquilla les yeux. « Quelques jours ?! » Répéta-t-il, choqué. Il regarda sa table de chevet, envahie par plusieurs potions et ce qui semblait être une bassine remplie de vomis.

Hermione serra ses doigts. « Tu as l'air d'aller mieux. » Elle lui sourit tendrement. « Tu es un Mangemort, maintenant. Félicitations. »

Il la regarda pendant une minute sans rien dire, cherchant un signe de sarcasme ou d'amertume, mais ne trouva rien de tel. « Tu m'apprécie toujours ? » Demanda-t-il hésitant.

Elle s'assit sur le bout du lit, et retourna le bras du jeune garçon pour rendre visible la Marque. Elle l'observa un moment, tout comme lui. Elle traça les contours à l'aide de ses doigts, et Drago se sentit durcir au contact de la jeune fille. Il se mit à penser désespérément au Quidditch et à l'Histoire de la Magie. Il était si concentré qu'il failli rater les mots d'Hermione.

Des mots si importants, qu'il ne se serait jamais pardonné s'il les avait ratés.

« Je t'aime, Drago Malefoy, » dit-elle doucement. « Je t'aimerais pour toujours, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Ne doute jamais, au grand jamais, de l'amour que je te porte.

« Moi aussi, je t'aime. Pour toujours et à jamais. »

Elle cassa l'intensité de ce moment en ajoutant, « Je suis contente que tu ait survécu. Jedusor m'a expliqué hier soir que certaines personnes en sont mortes. »

Drago frémit. « Qu'est-ce que tu as répondu ? »

Hermione lui sourit et un nouveau frisson le parcouru. La relation entre elle et Voldemort lui donnait envie de se cacher quelque part et d'y rester pour toujours. « J'ai suggéré qu'il choisisse mieux ses potentiels serviteurs pour éviter ces désagréments. »

« Ah oui quand même. Et donc ? »

« Ben, il a ri, et ta tante Bella m'a regardé comme d'habitude : Comme si elle avait envie de me couper en petits morceaux. »

Drago se redressa, et réalisa avec effroi qu'ils étaient dans sa chambre. « Hermione, tu n'as pas le droit d'être ici ! » L'urgea-t-il. « Tu dois partir d'ici avant que… Bordel de merde ! Tu… Les gens vont croire que…Il faut que - »

« Ne sois pas ridicule. »

Confus, le jeune garçon essaya de trouver l'origine de la voix.

C'était Narcissa, cachée dans un coin de la pièce. « Elle a été chaperonnée chaque fois qu'elle est rentrée ici. »

« Oh. » Drago, soulagé, soupira.

Sa mère se leva et vint lui embrasser délicatement le front. « Je pense que, après plusieurs jours au lit, tu aimerais bien te doucher. Vient, Hermione. »

En se levant, le collier d'Hermione attira son attention. Le pendentif représentait une parfaite copie de la Marque. « Je peux le voir ! » S'écria-t-il avec étonnement.

Il sentait même l'espèce d'avertissement enfermé dans le pendentif. Tous ceux qui le voyaient devinaient aisément qu'Hermione était intouchable. Voilà pourquoi Bella ne l'avait pas déjà tuée.

« Evidemment, » dit Hermione. « Tu es un Mangemort, désormais. »

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Le lendemain matin, pendant le petit-déjeuner, Drago et Théo boudèrent leur repas, de peur de le régurgiter quelques heures après. Jedusor questionna Hermione sur les progrès qu'elle avait faits pour Spelles Moste Fowle, qui répondit tranquillement. Voldemort lui sourit, l'air content. « Et dire que je voulais vous tuer, au départ. »

« Une possibilité que vous devriez gardez en tête, » marmonna Bellatrix.

« Excuse-moi, Bella, douterais-tu de moi ? » Demanda Jedusor comme si de rien n'était.

« Je n'oserais pas ! Personne n'a été aussi fidèle que moi, mon Maître. Je suis votre plus loyal, votre plus - »

« Oui, c'est ça, » l'interrompit-t-il, ennuyé. « Malheureusement, tu n'es pas la plus efficace, Bella. A cause du fiasco au Ministère, je commence à croire que si je veux un serviteur loyal et indéfectible, alors je n'aurais qu'à prendre un chien. »

« Si Lucius - »

« Arrête de vouloir blâmer tes erreurs sur les autres, » continua Jedusor. « L'attaque du Ministère fut un désastre total et j'ai donc décidé d'empêcher Potter de ressentir mes émotions fortes, ou encore d'entrer dans mes pensées. Je suis venu à la conclusion qu'attaquer le garçon avant la disparition de la protection de sa mère était inutile. Lily Potter l'a trop bien protégé. »

« Mais votre magie est plus puissante que la sienne, mon Maître, je - »

Jedusor soupira.

« Bella, ta dévotion est vraiment… adorable. Mais si tu pouvais essayer d'être réaliste, comme les autres, ce serait bien mieux. Dire le contraire de faits établis juste pour me flatter ne nous aide pas du tout. Ton raisonnement n'est pas loyal, mais idiot. »

« Il n'est rien comparé à vous, » protesta Lestrange une nouvelle fois.

« Bella, laisse-nous tranquille, » dit-il. Mais elle ne bougea pas, jusqu'à ce qu'il la regarde, énervé. « Dois-je vraiment me répéter ? »

Bellatrix lança un fusilla Hermione du regard, comme si tout était de sa faute, et partit en trombe de la pièce.

« Sait-t-on quand est son anniversaire ? » Intervint la jeune fille.

« Le 31 juillet, pourquoi ? » Questionna-t-il, curieux.

« Donc, vous le tuerez le premier août, » observa-t-elle en haussant les épaules. « Quand la protection sera expirée. Avez-vous un livre à me recommander sur ce genre de protection ? C'est très impressionnant et j'aimerais savoir si on peut la reproduire sans passer par la case 'mort'. »

« Je demanderais à Narcissa de t'en passer un La librairie des Malefoys est très désorganisée. »

« Bien sûr, » dit Narcissa, souriante. Elle s'assit sur le siège qu'occupait quelques minutes auparavant sa sœur. « Qu'avez-vous fait pour contrarier Bella ? Je l'ai croisée dans le couloir et elle était en train de s'arracher les cheveux. »

« Je lui ai simplement fait comprendre qu'elle était pénible, » expliqua Jedusor.

« Elle s'en ai toujours moqué, » répliqua Narcissa, une tasse de thé à la main. « Les enfants, savez-vous que vous recevrez vos résultats des B.U.S.E.s aujourd'hui ? »

Hermione écarquilla les yeux, puis jura doucement. « Je sais que j'ai foiré les Runes, » dit-elle. « Cette traduction. Et l'Astronomie fut horrible, avec cette vieille femme qui a essayé de… Et puis il y a l'évanouissement de Potter en Histoire de la Magie… Et… »

« Sérieusement, Hermione ? » Ronchonna Théo. « Tu peux te taire ? Tu n'es pas la seule à être nerveuse, tu sais. »

« Mais… Je sais que je les ai tous raté ! » Elle secoua la tête, désespérée.

« Qu'est-ce qu'il se passera si on a vraiment tout raté ? » Demanda Daphné, étrangement pâle.

« Tu auras un rendez-vous avec Rogue où il te parlera des options qui te reste, » révéla Hermione avec horreur. « Je lui ai demandé, à la fin du dernier trimestre. »

Narcissa et Jedusor échangèrent un regard amusé. « Je suis sûr que, peu importe vos résultats, vous aurez une longue et belle vie, » dit Narcissa. « Evidemment, j'espère qu'ils seront tout de même respectables. »

« Allez attendre autre part, » leur ordonna Jedusor. « Votre stress est presque aussi ennuyant que Bella. »

Les adolescents se levèrent et se dirigèrent dans une autre pièce au son du rire de Narcissa et Voldemort.

Quand les hiboux arrivèrent, Hermione refusa d'ouvrir son enveloppe. Daphné fut capable de l'ouvrir, bien qu'elle resta figée devant pendant quelques minutes, silencieuse. Théo grogna simplement, « Ca ne peut pas être pire que recevoir la marque, » et ouvrit la sienne d'un geste vif.

« Comment j'ai pu recevoir qu'un Effort Exceptionnel en Divination ? » S'écria finalement Daphné. « J'ai tous fait correctement, sans exception ! »

« Huit B.U.S.E.s, » souffla Drago, soulagé. « Et un 'Optimal' en Potion et Défense. »

Théo vola la lettre d'Hermione de ses mains. Elle était toujours fermée, et il s'empressa de l'ouvrir pour elle. « Pourquoi tu n'as eu qu'un Effort Exceptionnel en Runes ? »

Elle répondit avec une petite voix, « C'est à cause de cette traduction. Je savais que je l'avais raté. »

Théo roula des yeux et lui rendit son enveloppe. « Toi… Petit con ! » S'exclama-t-elle en lisant les résultats du jeune garçon. « J'ai eu un 'Optimal' en Runes, pas un 'Effort Exceptionnel' ! Alors que tu savais pertinemment que j'étais très angoissée de savoir mes résultats pour cette matière ! Je reprends chaque compliment que je t'ai fait depuis qu'on se connait. »

Il lui sourit, un peu fier, et lui répondit, « Parce que tu m'as déjà complimenté ? Je ne savais pas. »

Drago vint derrière son épaule et jeta un coup d'œil à la lettre de sa petite-amie. « Merlin, Hermione. Neuf Optimal. Je savais que tu étais une intello, mais pas à ce point. »

Elle plia la lettre et la replaça dans l'enveloppe, et Drago l'observa, pensif. « Tu n'es pas déçue, quand même ? » Demanda-t-il finalement. Elle fit non de la tête, et il la prit dans ses bras et la serra fort.

« Donc… C'est parti pour les A.S.P.I.C.s, alors… » Dit Daphné, l'air soulagée et effrayée à la fois.

« Allons-nous baigner, » leur proposa Théo. « L'échéance fatidique s'approche, après tout. Autant en profiter. »

Drago ne comprenait visiblement rien. « Quoi ? »

« Il veut dire que l'été est bientôt finit, et qu'on va devoir retourner à l'école et supporter tous ces petits cons, » lui expliqua Hermione. « Donc allons-nous baigner. »

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Ils étaient dans le magasin de Madame Guipure en train d'essayer de nouvelles robes pour la nouvelle année scolaire, quand ils eurent le déplaisir de voir Potter. Drago à ce moment-là, faisait prendre ses mesures par la gérante.

« Aie ! » Grogna-t-il. « Faites attention quand vous mettez ces épingles ! »

Hermione, qui avait subi plusieurs piqures également, compatit.

« Non, les enfants, je ne peux pas vous laissez vous balader ici tout seul, » disait Narcissa quand Potter et Weasley entrèrent.

« Sérieusement, Maman ? » Se plaignit Drago. « Je n'ai plus six ans. Je suis parfaitement capable de faire mes emplettes sans toi. Hermione sera avec moi et m'empêchera de m'attirer des problèmes. » Il remarqua les deux garçons à l'entrée et siffla, « Et si tu te demandais d'où vient cette odeur répugnante, un traitre à son sang vient d'entrer. »

Madame Guipure intervint, outrée. « Il n'y a pas besoin de dire ça. » Elle vit que les deux Gryffondors avaient dégainé leur baguette et la pointait sur Drago. « Et pas de baguette dans ma boutique. »

« Vous choisissez toujours la violence en réponse à tout, vous, n'est-ce-pas ? » Se moqua Hermione. « Est-ce que vous pourriez réagir de manière différente, de temps en temps ? » Elle se tourna vers Drago et baissa la voix, mais pas assez pour que les deux concernés l'entendent. « Je pense qu'il ont peut-être un problème de self-control, un peu comme les enfants de 2 ans. »

« Ça suffit, » dit Madame Guipure. « Mme. Malefoy, s'il-vous-plaît… »

Narcissa apparut de derrière une allée de vêtements, et regarda les deux antagonistes avec dédain.

« Rangez vos baguettes. Si vous attaquez mon fils une nouvelle fois, je ferais en sorte que ce soit la dernière chose que vous aurez accomplie. » Elle jeta un regard amusé en direction d'Hermione. « En supposant qu'il reste quelque chose de vous après que cette jeune fille ici présente aura fini. »

« Vraiment ? » Cracha Potter, qui regarda la mère de Drago droit dans les yeux. « Et vous allez demander à quelques potes Mangemorts de le faire pour vous ? »

Hermione s'interposa entre les deux antagonistes, alors que Madame Guipure couina à la mention des Mangemorts. « Tic-tac, Potter. Ta protection va s'évaporer, un jour. »

Potter ne rangea pas sa baguette et la tint toujours tendue vers Narcissa et Hermione. « Vous pensez être en sécurité parce que vous êtes le chouchou de Dumbledore, » murmura Narcissa. « Mais il ne sera pas toujours présent. »

Harry s'amusa à regarder partout, comme s'il cherchait quelque chose. « Mince alors, il n'est pas là. Allez-y, attaquez-moi. Je pari qu'ils pourront vous trouver un petite double-cellule très sympathique pour vous et le Mangemort qui vous sert de mari, à Azkaban. »

« Je te défend de parler à ma mère de cette façon, » siffla Drago en s'avançant vers Potter.

Narcissa posa la main sur l'épaule de son fils. « Ce n'est pas grave, Drago, » dit-elle. « Je pense que Potter rejoindra ce très cher Sirius bien avant que je ne retrouve Lucius. »

Harry serra sa baguette d'un air énervé.

« Tu veux vraiment faire ça, Potter ? » Chuchota Hermione. « Tu veux vraiment blesser quelqu'un juste parce que tu n'aimes pas la manière dont elle te parle ? Même Dumbledore ne pourrait rien faire pour toi, si tu l'attaque. »

Narcissa regardait Potter, tranquille.

« Je ne crois pas vouloir ces robes, maintenant, » dit Drago en arrachant les vêtements qu'il avait essayés.

« Je te comprends, » acquiesça Narcissa. « Maintenant que nous savons qui fait ses courses ici, je crois que nous serons mieux servit ailleurs. »

Elle et Hermione sortirent et Drago les suivit, et fit en sorte de rentrer dans Weasley en passant.

Une fois dehors, Narcissa inspira profondément. « Je crois que je me prendrais bien un verre de vin avant de continuer cette séance shopping. Allez-y, vous deux, et allez acheter vos petits trucs illicites. Drago, pas de bagues. Ton père serait dévasté de savoir qu'il n'a pas pu être avec toi pour ça. »

« Oui, Maman, » répondit Drago, les yeux toujours fixés sur le magasin de Madame Guipure.

« On se retrouve au restaurant. Hermione, empêche-le de faire des bêtises. »

« Bien sûr, » dit Hermione en souriant. « Vous pouvez compter sur moi. »

Narcissa se pencha et l'embrasse délicatement sur la joue. « Je sais, ma chère. Maintenant, filez. Cela ne me prend pas énormément de temps pour boire un verre de vin, donc dépêchez-vous. »

Une fois Narcissa assez loin, Hermione regarda Drago et demanda, « Barjow et Beurk ? » Il acquiesça, et vérifia en marchant que personne ne les suivait.

Une fois dans le magasin, Hermione montra du doigt une armoire et dit, « Nous voulons ça. »

M. Barjow la regarda et répondit, la voix huileuse. « C'est cassée, mais peut-être que nous pouvons vous rediriger vers - »

« Et nous la voulons réparée, » ajouta Drago.

« Si je savais comment la réparer, M. Malefoy, je puis vous assurer qu'elle le serait. Mais on ne peut réparer seulement une armoire à disparaître. Laissez-moi - »

Drago releva sa manche, et M. Barjow déglutit difficilement. Hermione s'appuya contre le comptoir et dit, « Nous la voulons réparée, nous voulons que vous la gardiez ici, à l'abri, et nous voulons que vous nous faites parvenir n'importe quelle information sur comment la réparer.

« Mais, comme je l'ai dit… » Balbutia le vendeur, « On ne peut pas juste réparer une armoire à disparaître.

« Nous possédons l'autre armoire, espèce d'idiot, » cracha Drago. « C'est pour ça que nous voulons celle-ci réparée. »

« Bien-bien sûr. Si… Si vous avez l'autre il y a quelques choses que je peux essayer… »

« On prendra ce collier également, » le coupa Drago en désignant l'objet convoité.

« Drago, » siffla Hermione. « On en a déjà parlé, ça ne va pas marcher. »

« Et je crois toujours que tu as tort, » répliqua-t-il.

« Très bien, » capitula-t-elle. « Mais si ça ne marche pas - et ça ne va pas marcher - tu me devras un massage des pieds. »

« Et qu'est-ce que je gagne, si j'ai raison ? » Demanda Drago avec un regard quelque peu lubrique. Elle roula des yeux.

« C'est ça, rêves, » rit-elle. « Allons retrouver ta mère. »

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Une fois dans le train, Hermione et Drago se rendirent compte qu'ils étaient trop nombreux pour tous tenir dans un compartiment.

Hermione, contente de revoir tous ses amis, s'assit, souriante. Drago se coucha à côté d'elle, et posa sa tête sur ses genoux. Elle commença à passer ses doigts dans les cheveux incroyablement doux, comme toujours, du jeune garçon.

Greg s'assit en face d'eux avec Vincent qui avait sorti un comics et se perdait dans les aventures d'un quelconque super-héros.

Millie se faufila à côté de Greg, et Blaise retira les pieds de Drago de la banquette et s'assit, content de lui. Il attira Luna sur ses genoux, et resta silencieux. Théo soupira en voyant le compartiment rempli et dit, « On va trouver un autre endroit. Je vous aime bien, mais pas assez pour m'asseoir sur vos genoux »

Daphné, qui était avec lui, rit puis demanda à Drago pourquoi il n'était pas avec les autres préfets.

« J'ai d'autres choses à faire, cette année, » répondit-il nonchalamment. Daphné lança un regard plein de sous-entendus à Hermione, qui gloussa.

« Il aimerait bien, » dit Hermione. « On se retrouve à l'école, Daph ? »

« Bien sûr ! » Théo et elle fermèrent la porte et partirent à la recherche de places libres.

A peine vingt minutes après le départ de Théo et Daphné, la porte se rouvrit pour laisser apparaître une Troisième Année, qui tendit un parchemin à Blaise avant que Drago puisse lui crier dessus. « Je… Je suis supposée te donner ça… »

Il prit le parchemin tendu et la remercia. La jeune fille se précipita vers la sortie, un peu intimidée, et trébucha sur quelque chose. Une fois la messagère partie, Blaise lut la missive et grogna, l'air ennuyé.

« Ca dit quoi ? » Demanda Drago.

« C'est une invitation, » répondit Greg à la place de son ami. « Pourquoi vouloir manger avec un professeur ? »

« Pour le pouvoir, » observa doucement Hermione. « Ce prof veut se faire des connections, je pari. »

« Mais pourquoi Blaise ? » Insista Greg. « Pourquoi pas Drago ? »

« Je sais très bien que je ne suis pas aussi proche de la Royauté Sorcière que l'est Sa Majesté ici présente, » se moqua Blaise, « Mais ma mère est très connue. »

« C'est vrai ? » S'exclama Greg une nouvelle fois.

« Mais oui, Greg, » soupira Hermione. « Elora Zabini est une célébrité. »

Il le regarda, les yeux écarquillés.

« Ne sois pas tant impressionné, » dit Blaise avec un petit rire. « Ses seuls talents, c'est d'être belle et sournoise. »

« Comme toi, non ? » Suggéra Luna, et il lui mordilla le cou, joueur.

« Elle a la très fâcheuse habitude de se marier avec de très riches hommes qui, inévitablement et tragiquement, développent une maladie mortelle peu après la cérémonie, » reprit Blaise. « Et ce n'est pas vraiment mon genre de faire ça. »

« Découvre ce qu'il manigance, » dit Hermione quand Blaise se leva pour y aller.

Il lui souffla un baiser. « Evidemment, principessa. »

Quand il revint, la porte de leur compartiment s'était coincée et ne voulait pas se fermer complètement. Blaise ronchonna, et alors qu'il la fermait répétitivement avec force sur ce qu'il la coinçait, la porte se rebella et s'ouvrit d'un seul coup, projetant Blaise sur Greg.

Luna se leva et réussit enfin à la fermer, pendant que Drago observait la porte comme s'il avait vu un fantôme, l'air suspicieux.

« Comment c'était ? » Demanda Hermione, curieuse, et Blaise secoua la tête.

« Cet homme est un lèche-botte vivant. » Il la regarda et sourit. « Je lui ai parlé de toi. Je lui ai dit que tu étais la sorcière la plus intelligente de notre promotion. Que tu étais la première Née-Moldue répartie à Serpentard depuis plusieurs siècles. Je lui ai même dit que tu aidais Rogue en Potion. Je pense que tu vas recevoir une invitation, la prochaine fois. »

« Pourquoi tu as fait ça ? » Se plaint Hermione, qui soupira lourdement.

« Hey, » dit Blaise en se réinstallant à sa place. « Si je dois supporter tout ça, alors toi aussi. Tu as échappé à la Brigade Inquisitoriale, l'année dernière - »

« Tout comme toi, » remarqua-t-elle.

« - Donc maintenant c'est à ton tour. »

« Qui était présent ? » Intervint enfin Drago.

« Potter, évidemment, » commença Blaise, « McLaggen - »

« C'est normal, son père est un gros poisson du Ministère, » admit Drago.

« - Belby, de Serdaigle - »

« Lui ? » Millie fronça le nez.

« - et enfin Londubat et la fille Weasley. »

« Londubat ? Mais qu'est-ce qu'il foutait là ? » S'écria Hermione, confuse.

« Weasley fille ? » Répéta Millie. « Pourquoi elle ? »

« Elle est jolie, » observa Luna.

« Mais pas aussi jolie que toi, » la complimenta Blaise.

Drago, renfrogné et mécontent, grommelait, « Peut-être qu'il ne savait pas que j'étais dans le train. Je suis sûr qu'une fois arrivés à l'école - »

« Je ne penses pas, mec, » le coupa Blaise. « Il a parlé du père de Théo, et dès que j'ai mentionné qu'il avait été arrêté, il n'avait pas l'air très content. Je crois qu'il ne veut avoir aucun lien avec des Mangemorts. »

« Mais… » Dit Hermione, interrompue par Drago.

« On s'en moque de ce que cet homme peut penser de moi, » s'exclama-t-il. « La roue est en train de tourner, et bientôt, peut-importe quelles notes tu obtiens aux B.U.S.E.s ou aux A.S.P.I.C.s, l'important ce sera les - »

« Ce sera les relations, et la loyauté, » le coupa à son tour Hermione. Tous ceux qui refuseront de s'associer avec… Vous savez…. Se trouveront rejetés de la société, ou même tués. »

Quand le train fut presque arrivé à Poudlard, ils se levèrent et récupérèrent leurs valises. Il y eut un petit cri de surprise presque inaudible quand Greg laissa tomber la sienne par terre, et Hermione ainsi que Drago échangèrent un regard mais ne dirent rien. Une fois le train à quai, Greg ouvrit avec force la porte de leur compartiment et força le passage pour permettre à Millie de sortir tranquillement du train. Blaise, Luna et Vincent profitèrent du chemin crée par Greg et sortirent eux aussi. Hermione, avant de partir, regarda Drago et lui dit, « Fait attention. »

Il hocha la tête et répondit, « On se voit au château. »

Elle sortit et l'observa baisser le store de la fenêtre avec un air diabolique.

. . . . . . . . . . . . . .

Quand Drago apparut enfin au Festin, Hermione haussa les sourcils d'un air interrogateur et il lui sourit en guise de réponse. Elle se dressa sur la pointe des pieds et lui fit un petit bisou sur le nez.

« Vous dégoulinez d'amour vous deux, ç'est écœurant, » marmonna Pansy, un peu joueuse.

« Désolée, Pans, » s'excusa Hermione en posant sa tête sur l'épaule de Drago.

« Apparemment le nouveau professeur de Défense est un homme, » dit Daphné en pointant Slughorn à l'aide de sa fourchette. « Je suis pas mécontente du départ d'Ombrage. »

Comme chaque année, la chanson du Choixpeau parlait de l'importance de la solidarité entre Maisons face à l'ennemi commun comme chaque année, les Serpentards l'ignorèrent. Après tout, la majorité de l'école les considérait comme l'ennemi commun aux dernières nouvelles. Puis Potter arriva en retard, trainé par Rogue et couvert de sang. Greg, pas dupe, lança un regard à Drago et dit, « Qu'est-ce que tu as fait, encore ? »

« Je lui ai cassé le nez, » révéla posément Drago. Ils rirent.

Vincent tourna la tête, et surprit une jeune fille bien trop maquillée en train de le regarder. « Daphné, » siffla-t-il, « C'est ta petite sœur ? »

Daphné soupira. « Oui, » dit-elle. « Surtout, ne soutient pas son regard. Ca l'encouragerait. »

« Pourquoi est-ce qu'elle me fixe du regard ? » Demanda Vincent, nerveux.

« Lord Voldemort est de retour, » disait Dumbledore. Il parla quelques instants des différentes mesures de sécurité mises en place, et qu'ils devaient maintenant suivre les règles avec attention. La Grande Salle se tue, rassurée.

« Rien de mieux qu'une menace pour justifier la suppression de nos quelques libertés, » marmonna Hermione. Drago, lui, ignorait le discours et ne trouva rien de mieux à faire que jouer avec sa fourchette.

Quand la position de Slughorn en tant que professeur de Potion fut révélée, Hermione regarda Rogue et lui sourit, contente pour lui. Malheureusement, pas tout le monde n'avait l'air d'être de son avis, car Potter laissa échapper un 'Non !' haut et fort.

« Il ne connait pas les bonnes manières, lui, » observa Théo.

« Et il n'a aucun sens commun, » rajouta Hermione. « Tu te souviens de l'année dernière avec Ombrage ? C'est comme si son but était de s'attirer comme ennemi toute les personnes avec du pouvoir, puis s'en plaindre. »

« Aucun self-control, » acquiesça Théo.

Hermione lui sourit. « Les faiblesses sont faites pour être exploitées. »

« Exactement. »

Le premier cours de Défense Contre les Forces du Mal pouvait être poliment décrit comme intéressant. Cette fois-ci, professeur Rogue n'interdit pas Hermione de s'asseoir à côté de Drago, bien qu'il lui lança un regard lourd de sens. Il avait accroché aux murs des images et dessins horribles, et avait baissé les rideaux. La pièce, qui était autrefois inondée par le soleil, le rose et les chatons, était maintenant sombre et morose.

Hermione pensa à Tom Jedusor, l'incarnation de la Magie Noire, assis dans la lumineuse salle à manger de Narcissa, et dut réprimer un sourire, puis elle se mit à fouiller dans son sac.

« Je ne crois pas vous avoir demandé de sortir votre livre, Miss Granger, » dit Rogue de sa voix traînante, et elle rangea son manuel le plus rapidement possible.

« Vous avez eu, au cours des années, 5 différents professeurs de Défense, » commença-t-il en arpentant la salle de long en large. « Et le niveau s'est dégradé d'année en année. Je suis choqué de voir qu'autant de personnes ont obtenu leurs B.U.S.E.s. Enfin, peu importe. Vous n'êtes pas obliger de venir, si vous voulez 'séchez les cours', je vous en prie, faites cela nous fera le plus grand plaisir. »

La plupart des élèves présents dans la salle étaient bouches bée. « La Magie Noire, » reprit-il, « n'est pas aussi simple qu'il n'y parait. Ce n'est pas simplement des créatures ou des sortilèges. La Magie Noire est fluide, dynamique, en changement constant, et indestructible. Tout comme le jour a besoin de la nuit, la Magie Blanche a besoin de la Magie Noire. Et plus important, vous devez accepter le fait que les Ténèbres font partit de vous. »

Potter souffla et voulu prendre la parole, mais Rogue l'ignora et se remit à parler.

« Par conséquent, si vous voulez combattre les Ténèbres, vous devez vous adapter, et devenir aussi vif qu'elles le sont. Vous devez être créatif, inventif. » Il respira profondément et revint derrière son bureau. « Nous aborderons tout d'abord les Sortilèges Informulés. Vous n'avez évidemment jamais abordé ce sujet. Quelqu'un peut-il me dire ses avantages ? »

Hermione leva la main, et Rogue soupira.

« Pourquoi votre main est toujours la seule levée, Miss Granger ? » Il observa la salle, et personne n'avait l'air de savoir la réponse. « Très bien. Soyez brève, Miss Granger. Contrairement à d'autres professeurs, je ne suis pas impressionné par vos explications si précises. »

« Vu que votre adversaire ne sait pas quel sort vous allez lancer, vous avez un avantage de quelques secondes. »

« Cité presque mot pour mot du Sortilèges et Enchantements, Niveau 6, » commenta Rogue. « C'est juste, mais cela montre exactement votre mode de pensée conservateur, qui fera votre perte sur un champ de bataille. En magie, vous n'avez pas besoin de toujours suivre les règles. Vous êtes une sorcière, Miss Granger. Créer vos propres règles. »

Elle rougit, et Drago ricana. Elle lui donna un coup de coude dans les côtes pour qu'il arrête, et il lui lança un regard noir teinté d'amusement.

« Tous les sorciers n'en sont pas capables, bien sûr, » dit Rogue en regardant Potter. « C'est une question de concentration et de force mentale dont certains manquent singulièrement. Mettez-vous par deux, et essayez de lancer un maléfice sur votre partenaire. » Il s'arrêta, et personne ne bougea. « Ce serait mieux si vous commenciez avant la fin du cours. »

Tout le monde se leva, et Hermione se mit en face de Drago. Rogue ne savait pas - ou peut être que si – que presque tous les Serpentards savaient très bien se défendre, et il fallut seulement dix minutes pour contrer le maléfice de Drago. « Tu triche, » s'exclama-t-elle avec un grand sourire. « Tu ne dois pas du tout prononcer l'incantation, et pas juste la marmonner. »

« Pfff. Essaye, toi. »

Rogue observait Weasley et Potter, qui avaient du mal à lancer leurs sortilèges informulés. Weasley, évidemment, ne réussissait pas du tout et Rogue l'arrêta « Vous êtes pathétique, Weasley. Laissez-moi vous montrer. »

Il incanta, et Potter, par reflexe, s'écria « Protego ! » La classe entière s'interrompit et Rogue, qui avait projeté contre un bureau par la force du Bouclier, dit, la voix basse, « Vous vous souvenez qu'il faut pratiquer les Sortilèges Informulés, Potter ? »

« Oui, » répondit Harry.

« Oui, monsieur. »

« Vous n'avez pas besoin de m'appeler 'monsieur, professeur, » répliqua Potter.

Hermione recula de quelques pas, choquée. Même elle, la préférée de Rouge, n'aurait jamais osé lui parler de cette manière. Drago, lui, était ravi de la tournure des évènements, et attendait la réponse de Rogue.

« Je vous verrai en retenue. »

Potter l'observa d'un mauvais œil, mais Hermione pensait qu'il s'en était tiré à bon compte.

« Quant à vous, Miss Granger, » continua Rogue, « Je vous verrai tous les jeudi soirs, pour travailler les potions. »

« Oui, monsieur. »

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Les garçons Serpentards de Sixième Année s'assirent dans le dortoir de Drago. Théo et Drago montrèrent leur Marque et, quand Greg demanda à quel point ça faisait mal, Théo devint aussi blanc qu'un linge et Drago donnait l'impression qu'il allait vomir.

« Si mal que ça ? » S'exclama Blaise.

« Encore pire. »

Personne ne dit rien pendant quelques instants. Puis, Vincent, désireux de changer de sujet, sortit un tas de magazine de sa malle. « Comme ça été demandé, » dit-il. « Des magazines Moldus.

Drago prit le premier de la pile et le feuilleta. « Les photos ne bougent pas, ça fait bizarre, » dit-il.

Théo en prit un également et lut le titre. « Men's World. Vincent, tu es un homme bien. »

Greg tendit un magazine à Blaise, qui le refusa.

« Trop chic pour des magazines ? » Se moqua Drago et Blaise rigola.

« Est-ce que tu as vu Luna ? » Demanda-t-il. « Je n'ai pas besoin de magazines pour me faire plaisir, j'ai Luna pour ça. »

Ils le fixèrent du regard et il sourit une nouvelle fois. « Désolée pour vous les mecs, qui ont des petites amies qui - »

« Fait attention à ce que tu vas dire, » le prévint Théo.

« Ce sont des super filles, vraiment. Elles suivent avec attention les règles des Sang-Purs, se préservent pour le mariage. Adorable. Super cool. Mais Luna me va très bien, merci. »

Les quatre garçons le fusillèrent du regard, envieux. Greg brisa finalement le silence. « Je prendrais celui-ci, » dit-il en désignant un exemplaire de Mayfair.

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Chapitre 14 terminé ! Enfin ! J'espère qu'il vous a plu.

Review, s'il vous plait ?