Oui, ce chapitre est plus court que d'habitude, comme le dernier, d'ailleurs. Mais c'est parce que, à la base, la Sixième Année Partie II, et la Sixième Année Partie III n'en formaient qu'un. J'étais en retard dans mon délai, je n'avais traduit que la première moitié du chapitre, donc je l'ai posté avant, voili voilou.
(Désolée par avance pour les fautes qui peuvent traîner)
Et merci aux reviewers du dernier chapitre (et d'ailleurs ceux des chapitres précédents), c'est grâce à vous que les auteurs/traducteurs continuent d'écrire sans relâche. Je vous fait un énoooorme bisou !
J'en fait un aussi à tous mes lecteurs quels qu'ils soient, reviewers ou pas. Merci de supporter mes retards de délai nombreux et énormes, et pourtant de revenir toujours aussi nombreux, si ce n'est plus dès que je poste un chapitre. Vous m'êtes d'une grande aide également.
Bref, trêve de blabla, place à la lecture !
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« Comment allons-nous nous débrouiller ? » Demanda Hermione à Drago en lui passant l'invitation de Slughorn pour la réception de Noël.
Il jura. « On manque de temps, Hermione. »
« Je ne sais pas comment on va s'en sortir, » soupira-t-elle. Elle était fatiguée. Si fatiguée. Entre les devoirs, les cours particuliers de Potions et la réparation de l'armoire, elle était débordée. « Si je ne viens pas avec toi, les autres seront suspicieux. Si je ne viens pas tout court, les autres seront suspicieux. Mais nous devons trouver un moyen de réparer cette foutue armoire. »
« Je me porterais pâle, » proposa-t-il. « Et tu iras à la réception, mais seulement pour un petit moment, puis nous nous retrouvera dans la Salle sur Demande. »
« D'accord. » Hermione croisa les bras sur la table et posa sa tête dessus.
« Hey. » Drago lui caressa le dos. « Tu vas bien ? »
« Je suis juste fatiguée, » répondit-elle sans lever la tête. « Il faut vraiment réparer cette armoire puis tout ira bien. J'en suis sûre. Si seulement je pouvais juste le tuer maintenant. T'crois que ça marcherait ? Moi toute seule. Je suis si fatiguée. J'aimerais juste en finir. »
« Si on le faisait nous-même, on aurait besoin d'un plan de secours, pour partir d'ici, » observa Drago en jouant avec ses cheveux. « Mais si le plan de l'armoire échouait… Eh bien, il vaut mieux essayer de le tuer nous-même plutôt que revenir la tête basse et la queue entre les deux jambes. » Il la fit se lever, pour finalement la traîner sur un des canapés. « Repose-toi, Hermione. Cela paraîtrait plus simple si tu n'étais pas si fatiguée. »
Elle ferma les yeux et se blottit contre lui. « Je devrais être en train de travailler, » dit-elle doucement, mais elle se laissa porter par la fatigue et les battements réguliers du cœur de Drago contre son oreille, pour finalement s'endormir.
Greg, assis sur un fauteuil non loin, soupira. « Cette mission vous draine votre énergie. »
« On n'a pas tellement le choix. » Drago haussa les épaules, et ferma les yeux. « T'es prêt faire la garde cet après-midi, après qu'elle se soit réveillée ? »
« Je dois vraiment me déguiser en une fille une nouvelle fois ? » Grogna-t-il en se levant. « Je déteste ça. »
« Mais tu es si mignon, en fille, » se moqua Drago avec un petit sourire, les yeux toujours fermés.
« Va te faire foutre, » s'exclama son ami en riant. « Je dois aller faire mes devoirs. Prévient-moi quand elle se réveille. »
« T'inquiètes, » dit Drago, somnolent. « T'inquiètes, mec. »
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Daphné et Hermione décidèrent qu'elle devait absolument parler à Luna.
« Dis-moi que tu utilises un charme contraceptif. S'il te plaît, » s'écria Hermione alors que Luna, assise sur son lit, jouait avec sa baguette.
Daphné feuilletait les pages d'un livre Moldu. « Luna ? » Demanda-t-elle. « Pourquoi certaines pages sont marquées et pas d'autres ? »
« Tant que les (nollywhatsits) sont près de mon utérus, tout ira bien, » répondit simplement Luna.
« Luna ! » Hermione s'en arrachait presque les cheveux. « Tu ne peux pas faire de Blaise un père à seize ans ! Pas Blaise ! »
« Il ferait tomber le bébé sur la tête ou un truc du genre, » rajouta Daphné. Elle montra une page du livre. « Ça n'a même pas l'air confortable. »
« C'est pour ça qu'il y a une croix sur la page, » expliqua Luna. « Je ne veux pas refaire celle-ci. »
« Parce que vous l'avez fait ? » Hermione prit le livre des mains de Daphné et observa le dessin. « Putain. Blaise et bien plus souple que je ne l'imaginais. » Elle regarda Luna. « Toi aussi, d'ailleurs. »
« C'est grâce au yoga, » dit-elle, les yeux ailleurs. Daphné ne réagit pas. « C'est un type de gymnastique que les Moldus pratiquent. Très spirituel. »
Daphné reprit le livre et observa le titre. « Oui, le but du Kama Sutra est sur l'approfondissement de soi, après tout, » dit-elle ironiquement. (NDT : J'ai honte, mais cette blague m'a fait rire. Si vous ne la comprenez pas, eh bien…)
Hermione soupira. « Tu ne peux pas te reposer seulement sur les (Nollywhatsits) ! Rien de m'imaginer Blaise en tant que père… Cette perspective est horrible. »
« Il aurait 17 ans, » observa platement Luna.
« Quoi ?! » Cette fois, c'était le tour de Daphné de s'arracher les cheveux.
« Bah, si on compte le temps de gestation, le temps que j'accouche il aurait 17 ans. »
« Tu la tiens, » dit Hermione, « Et je lance le sort. »
« Mais je l'ai déjà lancé, » révéla Luna.
« Mais… Tu as dit que… les (nollywhatsits.)… »
« Les charmes contraceptifs sont connus pour les attirer, » rit Luna.
Hermione lui lança un oreiller en pleine tête. « Tu m'as fait super peur ! » S'exclama-t-elle, soulagée.
« T'as vraiment fait celle-ci ? » Daphné lui montra une autre page, qui n'était pas ornée d'une croix. « Montre-moi ce que c'est le yoga, exactement. »
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« Où est Vincent ? » Demanda Drago alors qu'ils se dirigeaient vers la Salle sur Demande.
« En retenue, » marmonna Greg.
« Oh, pour l'amour de…. » Hermione lança un regard exaspéré à Greg. « Tu ne peux pas l'empêcher de faire toutes ces conneries, de temps en temps ? »
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Hermione marchait en direction du bureau de Slughorn pour la réception de Noël. Elle ne savait pas s'il avait lancé un sortilège ou non, mais la pièce paraissait un peu plus grande que celle de Rogue, ce qui la mit mal à l'aise. Il avait accroché des tentures sur les murs et le plafond, ce qui donnait tout de même une apparence cosy à la pièce. Enfin, cela ressemblait toujours à une pièce décorée par quelqu'un possédant plus d'argent que de goût. En plus des élèves du 'club de Slug ', il en avait invité d'autres, dont certains assez notables, et avait convaincu les elfes de préparer et servir les amuse-bouche et autres rafraichissement.
La seule réception où Hermione avait participé depuis son entrée dans le monde des sorciers fut organisée par Narcissa Malefoy, qui préférait un style simple mais élégant. Malheureusement, cet avis n'avait pas l'air d'être partagé par Slughorn.
Elle cligna des yeux plusieurs fois à la vue d'un vampire qui s'était rapproché ostensiblement d'un des invités mais ne l'avait pas abordé. Harry était là, évidemment, Parvati Patil au bras. « Potter, » salua-t-elle avec résignation quand elle les vit se diriger vers elle. « Parvati, tu es magnifique, » lui dit Hermione, et la jeune fille la complimenta en retour. « J'aimerais tellement pouvoir porter un sari, » soupira Hermione, et son interlocutrice lui sourit en guise de remerciement.
« Granger, » dit Potter, la voix presque courtoise. « Où est ton petit Serpentard ? »
« Il est malade, » répondit Hermione. « Pourquoi, tu t'inquiètes pour lui ? »
« Bien sûr que non, » répliqua-t-il, et ils se fusillèrent mutuellement du regard jusqu'à ce Parvati commença à trépigner. Potter lui offrit enfin son bras et lui proposa qu'ils aillent se servir un verre de punch. Mais avant qu'ils puissent s'échapper, Slughorn fondit sur lui, Rogue derrière lui. « Je dois vous accorder cela, Severus. Je n'ai jamais vu un enfant aussi doué en Potion que celui-ci. »
Rogue fixa du regard Slughorn, à la fois dédaigneux et perplexe. « Etes-vous en train de parler de Potter ? » Demanda-t-il, passé un moment, complétement incrédule.
« Oui, bien sûr, qui d'autre ? » Répondit-il, parfaitement sérieux. Il sourit ensuite à Harry, qui ne désirait rien de plus que s'échapper de l'emprise de son professeur.
Rogue jeta un coup d'œil à Hermione, aussi tendu qu'un bâton, puis à Potter. « Harry Potter ? » Répéta-t-il. « Voyez-vous, Horace, je trouve cela fascinant. Il n'a jamais fait preuve de talent durant ces 5 dernières années dans cette discipline. »
« C'est dans son sang, Severus. Peut-être qu'il ne s'est jamais poussé au meilleur de lui-même jusqu'à ce qu'il ne soit confronté à un niveau A.S.P.I.C, » répliqua Slughorn. « Il me rappelle sa mère. Ah, Lily Potter. Elle était très talentueuse. Personne, même pas vous, Severus, ne pouvait - »
« Vraiment ? » L'interrompit Rogue, les yeux toujours rivés sur Harry.
Hermione regarda son mentor, puis son rival, et sourit. Elle ne savait pas exactement ce qu'il pensait, mais quand Rogue arborait cette tête, cela voulait dire qu'il était en train de résoudre un problème, et pas un simple. Pourtant, après un moment, il détourna les yeux et son visage reprit cette expression ennuyée qui lui était particulière. Il s'excusa, puis partit. Hermione, pressée, présenta ses propres excuses à son tour : Son petit-ami ne se sentait pas bien, elle avait peur de couvrir le même virus, mais avait tenu à venir pour le remercier pour l'invitation.
En apprenant qu'elle était peut-être malade, Slughorn recula d'un pas et accepta avec hâte ses excuses. Potter fronça les sourcils, mais ne dit rien.
Elle n'avait pas atteint le bout du couloir quand Rogue, qui était derrière elle, l'attrapa par l'oreille, la traîna dans la classe la plus proche et claqua la porte. Drago était là également, adossé contre un mur.
« Pouvez-me dire ce qu'il se trame ? » Dit leur professeur, la voix tendue. « Vous êtes aussi discret qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Le collier, c'était stupide. Maladroit. Vous ne pouvez pas vous permettre de faire des erreurs. Si vous êtes renvoyés - »
« Le collier n'était pas mon idée, » se défendit Hermione. « Et nous n'allons pas être renvoyés. »
« Drago a déjà été accusé - »
« Par qui ? » Le coupa une nouvelle fois Hermione. « Potter ? C'est un avis subjectif, et tout le monde le sait. Personne ne va prendre ces accusations sérieusement, et puis en plus, Drago était en retenue avec McGonagall ce jour-là. »
Rogue secoua la tête, mais ne protesta pas. Hermione le fusilla du regard puis recula d'un pas, choquée, quand il essaya de s'introduire dans son esprit à l'aide de la Legilimancie. « Ça ne marchera pas, » dit-elle.
« Non, » dit-il doucement. « Je ne vois rien. Vous avez bénéficié des cours du meilleur, après tout. » Il se frotta le front. « Vous avez besoin de mon aide ? »
« Je… Je ne crois pas, » chuchota Hermione. Elle se triturait les doigts, nerveuse. « Professeur, vous savez que je ne peux pas vous faire confiance pour ceci. »
Il mit la main sous le menton de la jeune fille et lui leva la tête. Avant qu'il ne puisse parler, un léger bruit retentit derrière la porte, et Drago la désigna d'un coup de tête, un doigt posé sur ses lèvres. Le professeur fronça les sourcils, et lança un sortilège inconnu des deux adolescents. Assurdiato, mémorisa rapidement Hermione.
Finalement, Rogue soupira et l'embrasse sur le front très délicatement. Drago se figea, un peu choqué, et même Hermione ne bougea pas. « Vous pouvez me faire confiance, mon enfant, » dit-il.
« Mais… Lily, » murmura-t-elle.
« Est morte, » finit Rogue. « Mais pas vous. Et j'aimerais que vous le restiez. »
Mais Hermione ne changea pas d'avis. « Même. C'est notre devoir. J'ai besoin que Lui me fasse confiance. »
Ce fut au tour de Rogue de se figer.
« Qu'avez-vous dû faire pour qu'il ne vous fasse que partiellement confiance ? » Demanda la jeune fille.
« Des choses horribles, » admit Rogue. « Des choses que je n'aimerais pas que vous faites. »
« Mais je vais tout de même faire celle-ci, » dit-elle.
« Alors il faut que vous soyez plus discrets, » insista leur professeur en se reculant. « Vous avez déjà été suivie ce soir en quittant la réception, par moi et cette autre personne. Retournez dans vos dortoirs, maintenant. » Puis il annula le charme lancé sur la personne qui les espionnait, et continua, la voix forte. « Je suis très déçu par votre comportement. Vous feriez mieux de retourner dans vos chambres – Et des chambres séparées – tout de suite. Non, Miss Granger, vous ne pouvez pas retourner à la réception, vous y avez déjà passé suffisamment de temps. Quant à vous, Drago Malefoy, que dirait votre père s'il était au courant de votre comportement ? »
Il les attrapa par le bras, ouvrit la porte et les jeta dehors, Drago en premier.
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Noël arriva, et Hermione partit dîner chez les Malefoys une nouvelle fois. Bella les accueillit à la porte, et ne manqua pas de jeter un regard dédaigneux à Hermione en guise de salut. « Mon neveu, » dit-elle après avoir embrassé le jeune garçon sur les deux joues. « Je vois que tu ne t'es toujours pas débarrassé de cette chose. »
« Je suis très content de te voir aussi, ma tante, » répliqua Drago. « Ça t'arrive de te brosser les cheveux, de temps en temps ? »
Narcissa les salua à son tour en les embrassant. « Théo arrivera dans pas longtemps, » dit-elle. « Mais Daphné passera les vacances avec sa famille. »
« Peut-être que sa famille a préféré qu'elle ne soit pas associé à une telle ordure, » cracha Bella, les yeux rivés sur Hermione.
« Putain de conne, » marmonna Drago dans sa barbe, avant de demander, un grand sourire aux lèvres. « Ton mari va-t-il nous offrir le plaisir de sa compagnie, cette semaine, tante Bella ? »
« Rodolphus est déjà ici, » répondit Narcissa à la place de sa sœur. « Lui et Rabastan sont en réunion avec le Seigneur des Ténèbres mais vous le verrez ce soir. »
« J'ai hâte, » dit Drago.
« Nous sommes ses plus fidèles partisans, » intervint Bella, les yeux brillants (de folie).
« Je suis sûre qu'il apprécie tes nombreux sacrifices, » ironisa Hermione. « Drago, pourrais-tu m'accompagner dans notre petit salon ? J'aimerais lire un peu avant le dîner ta mère m'a dit qu'elle avait mis de côté certaines choses qui pourraient nous faciliter la tâche pour notre petit projet. »
« Bien sûr. » Il lui offrit son bras et ils se dirigèrent vers leurs appartements.
Une fois la porte fermée, Hermione s'affala dans un fauteuil et grogna. « Cette femme va me rendre folle. »
« Le dîner va être génial, » se plaignit Drago, qui avait relevé sa manche et regardait sa Marque. « Je crois que je préfère encore Potter et Weasley à Bella et son mari… »
Puis ils feuilletèrent des livres et proposèrent des solutions pour l'Armoire jusqu'à ce que Théo arrive. Il ouvrit la porte, la claqua derrière lui et regarda ses amis, les yeux écarquillés.
« Je crois que je viens de rencontrer Rabastan, » dit-il. « Il essayait d'attraper une mouche ou un truc dans le genre dans le couloir. Avec sa bouche. »
« Et il l'a eu ? » Demanda Drago sans lever les yeux de son livre.
« C'est ça le pire : Il n'y avait pas de mouche ! » Continua Théo. « A côté de lui, ta tante paraît presque rationnelle, mec. »
« Bah putain ! » S'exclama Hermione en refermant son livre avec force. « Et ces personnes passent pour les 'plus loyaux' dans ce mouvement ? Ça ne m'étonne pas que vous ayez été battus la première fois. »
« Hey ! » Théo leva ses mains en guise de protestation. « J'étais un bébé quand notre camp a perdu. Tu ne peux pas m'en vouloir. »
« Je vais faire genre que c'est Azkaban qui les a rendu comme ça, » marmonna Hermione. « C'est plus sympa de dire ça plutôt que d'admettre qu'il devait leurs manquer quelques cases bien avant qu'ils passent leurs vacances avec les Détraqueurs. »
Elle se leva, commença à s'étirer quand Théo l'interrompit en lui faisant un câlin. « Comment tu fais pour tenir avec… ces personnes ? » Demanda-t-il.
Hermione, surprise, ne répondit pas tout de suite. « Je ne sais pas, » admit-elle. « Bella m'insulte déjà entre deux caresses pour le Seigneur. Je ne veux même pas penser à son mari. »
« Des mouches, » dit Théo en secouant la tête, toujours incrédule. « Des mouches invisibles. »
Le repas fut tendu. Tom Jedusor s'était placé au bout de la table et bavardait tranquillement avec Hermione et Narcissa, ignorant une Bella qui s'énervait de plus en plus au fur et à mesure que le temps passait. Quant à Théo et Drago, ils s'assirent au milieu de la table, un faux sourire collé au visage. Rodolphus et Rabastan baragouinaient à l'autre bout de la table et s'amusaient à attraper des choses inexistantes.
Azkaban avaient rendu leurs manières presque inexistantes. Au moins, Bellatrix utilisait toujours un couteau et une fourchette.
Jedusor leur jeta un coup d'œil juste une fois, puis frotta son front avec un air résigné pour finalement les ignorer durant le reste du repas.
Alors qu'Hermione demandait au Seigneur des précisions sur un maléfice, (qui pulvérisait les poumons et le cœur de la victime), Bellatrix la coupa soudainement et lui cracha, agressive, « Tout le monde s'en moque de tes questions, Sang-De-Bourbe. »
Son Maître se tourna vers elle, qui se mit à se lisser les plumes, fière de ses paroles, jusqu'à ce qu'elle remarqua le regard de Jedusor. « Bella. Arrête. » Son intonation était froide, et sans appel, aussi coupante que le fil d'un couteau.
Hermione dissimula un petit sourire, alors que Théo et Drago, qui étaient déjà nerveux, se tendirent encore plus. Narcissa, elle, bu une gorgée de vin et observait la scène avec une lueur d'amusement dans les yeux.
Les deux autres Lestranges, quant à eux, ne remarquèrent même pas ce qui se passait.
« J-Je suis la plus loyale, » bégaya-t-elle. « Vraiment, mon Seigneur. »
« Approche-toi, Bella, » l'invita Jedusor. Dès qu'elle fut assez proche de lui, il l'attrapa par la gorge puis la força à se mettre à genoux. « Je réalise que tu as été en prison pendant longtemps et cela a dû être difficile de se rappeler de l'étiquette dans une cellule aussi crasseuse que tes cheveux, mais nous sommes en train de manger, dans le monde civilisé, donc j'exige que tu te comportes correctement. »
Bella avait du mal à respirer. Jedusor continua de l'observer, impassible, pour finalement la jeter au sol. « Je ne suis pas intéressé par ta loyauté, Bella. Je veux que tu me ramène des nouveaux adeptes. Que tu infiltres le Ministère. Fait quelque chose d'utile, pour une fois. Ne reste pas assise ici si c'est pour insulter Miss Granger et vanter ton indéfectible fidélité. »
« Mais justement, elle n'a rien fait… » Gémit-elle. « Elle n'a rien fait, elle ne vous a rien apporté ! C'est juste une stupide écolière. »
Jedusor se tourna vers sa protégée, toujours aussi froid. « Alors. Qu'est-ce que tu as fait ? »
Hermione déglutit et prit la parole. « Nous sommes en train de réparer l'Armoire, mon Seigneur, pour que vous puissiez introduire vos Mangemorts au château et - »
« Vous voyez ! » S'écria Bellatrix, triomphante. « Elle n'a rien fait ! »
« - Et si nous ne sommes pas capable de la réparer, je le ferai moi-même, sans personne pour me couvrir, même si je ne serai surement pas capable de m'échapper, » continua Hermione.
« Comment ? » Demanda Jedusor.
Hermione lui montra le pendentif. « Il l'a vu, mon Seigneur, après l'incident avec Ombrage. Il l'a vu pour ce qu'il était vraiment. »
« Intéressant. »
« J'irai le voir dans son bureau, pour lui dire que j'ai réalisé mes erreurs et le supplier de me cacher. J'endormirais sa méfiance. Et quand il s'y attendra le moins, le stupéfixerai, et ensuite le tuerai. »
« Il lira ton esprit, imbécile, » cria Bella, toujours sur le sol. « Il saura que tu mens. »
Hermione fronça les sourcils, et but un peu de son verre de vin. « Non, il n'y arrivera pas. J'ai eu la chance d'apprendre l'Occlumencie avec les meilleurs Legilimens que le monde aie jamais connu. Dumbledore sera peut-être suspicieux, mais j'ai travaillé dur pour que mes défenses paraissent comme naturelles, et pas magiques. »
« Menteuse ! » Parla pour la première fois Rabastan.
« Non, » démentit Jedusor, amusé. « Elle ne serait pas capable de lire les pensées d'un jeune garçon excité de 15 ans, mais elle étrangement très forte à bloquer l'entrée de son esprit. »
Drago tiqua à la mention du garçon de 15 ans, mais ne dit rien.
« Donc, » résuma Jedusor en se tournant vers Hermione. « Tu mourrais pour moi si cela te permettra de se débarrasser de Dumbledore ? »
« Je ne préfèrerais pas, » répondit Hermione en forçant un sourire. « Mais j'accomplirais la tâche que vous nous avez assigné à Drago et moi, peut-importe le prix. »
« Je mourrais pour vous, moi aussi ! » Bella en pleurait presque.
« Je suis sûr que tu en auras la chance, et bientôt, » la rassura Jedusor. « N'est-ce pas, Hermione ? »
« Si c'est la volonté de mon Seigneur, » murmura Hermione. »
« Pas avant que tu n'aies la chance de tuer pour moi. » Il leva son verre de vin en l'air, et Narcissa le remplit sans rien dire. « Il vaut mieux faire les choses dans l'ordre. Qu'est-ce que tu en pense, Narcissa ? »
« Je n'oserais jamais vous contredire, » répondit Narcissa en posant la bouteille. « Lève-toi, Bella, avant que les elfes te confondent pour de la saleté et te jettent dans le vide-ordure. »
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Jedusor lut le rapport que Bellatrix lui avait apporté, son mari et son frère derrière elle. Etait-ce trop demandé pour eux de faire preuve d'un minimum de compétence ? Il ne demandait pas du génie, juste des compétences basiques.
Il lança un coup d'œil à la femme en face de lui, qui n'attendait que des félicitations de sa part. Il se résigna intérieurement, convaincu que personne ne serait prêt à la recruter, même pour servir de la glace.
En parlant de glace…
« Tu m'as ramené un gérant de magasin de glace et un fabriquant de baguettes ? » Demanda-t-il. « Et des renseignements comme quoi le Ministère avait effectué une série de fausses arrestations ? »
« Oui, mon Seigneur, » répondit-elle, l'air très fière d'elle.
« Bella, » soupira-t-il. « Tu étais si… efficace. Si logique. » Il ferma les yeux. « D'après toi, qu'est-ce que je suis en train d'essayer de faire ? J'aimerais que tu réfléchisses très fort et que tu restes concentrée. »
« Vous… vous voulez que je tues des Moldus, mon Seigneur ? »
Tom Jedusor se retint de l'étrangler. Ça n'avait pas marché la première fois, après tout.
« Mais tuer des Moldus ne m'avances à rien ! C'est vrai, c'est un hobby très amusant et agréable, mais cela ne m'aideras pas à gagner la guerre ! Ô, toi stupide femme. Même si tuer des Moldus était mon objectif principal, comment crois-tu qu'un putain de gérant de restaurant m'aiderai ? »
« Je… je ne sais pas, mon Seigneur. »
« Je vais te reformuler ceci, ma chère. » Il la regarda et se demanda comment et quand Hermione la tuera. « Je veux du pouvoir. Je veux que Dumbledore meure, car il est mon seul adversaire à ma hauteur. Je veux vivre, je veux donc par conséquence que Potter meurt car il est la seule personne, d'après la prophétie, qui peut me tuer. Il est le garçon qui est né du 'ciel'. Est-ce que tu me comprends ? »
« Mais je croyais que ses parents étaient la Sang-de-Bourbe Lily Potter et le Traître à son sang James Potter, » intervint Rabastan. Leur Maître inspira profondément.
S'il n'était pas immortel, il serait déjà mort d'une crise cardiaque causée par la connerie de certains de ses adeptes. Il fallait absolument Marquer la prochaine génération, et rapidement. Il ne pouvait tout simplement pas travailler avec ces personnes plus longtemps. Être méchant, ou immoral c'était une chose. Il n'avait rien contre ceci. Mais il ne pouvait pas supporter la stupidité.
C'était vraiment trop demandé ? Narcissa n'avait aucun problème à comprendre ses attentes. Hermione aussi, d'ailleurs, alors qu'elle n'était qu'une simple adolescente. Même le fils de Nott, dont le sang se glaçait à chaque fois qu'ils étaient dans la même pièce, avait l'air de suivre.
D'ailleurs, il se rappela qu'il devait absolument faire évader ses serviteurs d'Azkaban avant qu'ils ne deviennent aussi cons que ces idiots en face de lui. Au moins, les Détraqueurs avaient abandonné la prison, donc il y avait encore de l'espoir pour Malefoy et Nott.
« Oui, Rabastan, James et Lily Potter sont ses parents, » répondit finalement Jedusor. « Et dès que la Protection du garçon s'évaporera, je le tuerai, et je renverserai le Ministère. »
Il réfléchit quelques minutes.
« Enfin, peut-être que nous renverserons d'abord le Ministère, » ria-il. « Mais j'ai d'abord besoin que Dumbledore disparaisse. Je ferais de ton neveu Ministre, avec sa Née-Moldue de petite-amie qu'il chérie particulièrement et - »
Il s'arrêta en entendant le petit rire étouffé de son interlocutrice.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » Demanda-t-il, la voix courtoise.
« Ils ne sont pas mariés, » éructa-t-elle.
Tom Jedusor haussa les épaules. « Un détail insignifiant, qui sera facilement comblé à la fin de leur scolarité. » Il lui sourit méchamment. « Peut-être que tu pourras être la demoiselle d'honneur ? »
« Je préférerais mourir, » marmonna-t-elle.
« C'est une option plausible, » approuva Jedusor.
« Vous ne pouvez pas le laissez se marier avec cette Sang-de-Bourbe ! » Siffla Bellatrix.
« J'ai hâte de voir comment tu m'en empêcheras, » répliqua-t-il. « Même les familles les plus anciennes, les plus puissantes, peuvent s'affaiblir. Mais rien qu'un grain de sable peut changer ça. Tout du moins, cela convaincra l'opinion publique que notre parti est compréhensif et accueillant. »
« Mais… Nous ne sommes pas compréhensif, » protesta Bella.
Si elle survivait les mois à venir, il se rappela de ne jamais la charger de la propagande ou des relations publiques.
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Les esprits de Rabastan et Rodulphus Lestrange partageaient leur temps entre des moments de cohérence, et des moments de folie. Quand ils étaient incohérents, ils se contentaient de chasser des insectes imaginaires ou tremblaient incontrolablement. Malheureusement, quand ils étaient rationnels, ils étaient pires. Le collier d'Hermione les empêchait peut-être de tuer ou torturer Hermione, mais cela ne les gardait pas de l'insulter à longueur de temps. Quand ils la voyaient dans les couloirs, ils l'arrosaient d'insultes aussi grossières les unes que les autres. Ils commencèrent avec quelques 'Sang-de-Bourbe' par-ci, par-là, et quand ils se rendirent compte que personne ne les avait réprimandés, ils parlaient de ce qu'ils avaient prévu de faire dès que Jedusor retirera sa protection. Le Seigneur observait leurs échanges en silence, et attendait de voir comment cela allait tourner.
Les Lestranges étaient créatifs, et détaillaient particulièrement bien leurs menaces. Les premiers jours, ils firent preuve d'assez de jugeote pour ne pas la menacer devant Drago ou Théo. Hermione, elle, se contentait de serrer les dents et d'ignorer les deux hommes.
Puis, un jour, Drago et Théo surprirent Rabastan et Rodulphus. Ils avaient arrêtés Hermione, et listaient les différentes choses qu'ils pouvaient faire à sa petite bouche de Sang-de-Bourbe pour qu'elle apprenne sa place. Drago s'énervait de seconde en seconde, tout comme Théo, qui murmura : « On ne peut pas juste les tuer, enfin pas sans la permission du Seigneur. »
Hermione coupa finalement la tirade en disant, « Vous m'ennuyez. Trouvez de nouvelles insultes et dégagez de mon chemin. » Drago entendit une porte claquer, et il échangea un regard avec son ami.
Dix minutes après, ils étaient devant leur Maître.
« Laissez-moi les tuer, » supplia Drago. « Ils sont presque fous et - »
« Ils sont complétement fous, oui, » marmonna Théo.
« - et ils ne sont que des poids morts. »
Jedusor tapota des doigts sur la table et observa les deux garçons devant lui. « Très bien. Il était temps que vous preniez une initiative, vous deux. Par contre, ne tâchez pas les tapis de Narcissa. »
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Le dernier petit-déjeuner avant leur retour à l'école fut garni d'un large buffet rempli de nourriture, et Hermione observa la pièce, confuse. Le fait qu'Hermione n'avait rien demandé à propos de la disparition soudaine des deux frères Lestranges intriguait Théo, et il se souvint que Drago arborait un sourire un peu béat le lendemain de la mort des deux Mangemorts. Hermione avait apparemment découvert qu'ils les avaient tués et avait trouvé un moyen de remercier Drago, ce qu'il avait l'air d'avoir particulièrement apprécié.
Les adolescents découvrirent la raison du buffet quand Marcus Flint entra, un peu déboussolé. Il prit une assiette où il se servit seulement un toast, qu'il n'avala même pas.
Hermione le regarda et demanda, la voix hésitante. « Marcus ? Tu es…. »
Il acquiesça.
« Je peux voir ? » Dit-elle et il remonta sa manche rapidement. Elle regarda la Marque. « Félicitations. Je me souviens de l'état de Drago après l'avoir eu. Tu veux que je t'apporte quelque chose ? »
Il secoua la tête. « Ca… ça ne fait plus vraiment mal » expliqua-t-il. « C'est juste… Ça a pris plus de temps que je ne le pensais. »
Elle se leva et lui fit un bisou sur la joue. A ce moment-là, il remarqua le collier d'Hermione. « Putain, » dit-il.
Quand Adrien Pucey entra, elle lui ordonna de s'asseoir. « Je vais te préparer une assiette, » lui proposa-t-elle. Il blanchit un peu, et elle le rassura : « Juste des toasts, je le promets. »
« Merci, Hermione, » marmonna-t-il.
« Vous êtes combien ? » Demanda-t-elle alors qu'elle posait une assiette en face de lui. « Tu veux du thé ? »
« S'il te plait, » dit-il. « Juste quatre, je crois. »
Elle allait demander qui était les deux autres quand Cassius Warrington et Graham Montague entrèrent dans la pièce, tous deux pâles. A sa grande surprise, Montague la prit dans ses bras, sans se soucier de son bras fraîchement Marqué. « Je n'ai pas eu la possibilité de te remercier, » dit-il. « J'ai parlé à Drago, mais pas à toi. Pomfresh m'a expliqué que tu es rentrée en trombe dans l'infirmerie pour lui donner l'antidote. Si tu n'avais pas été là, je serais peut-être en train de croupir dans mon coin à St-Mangouste. »
Elle lui rendit son étreinte. « Ces connards de Weasleys, » se désola-t-elle. « N'importe qui aurait eu l'intelligence de dire ce qu'ils avaient fait. Et après ils disent que c'est nous les méchants ? Bon asseyez-vous, je vais vous prendre une assiette. »
« Tu n'es pas obligée de faire ça, » dit Cassius en se dirigeant vers le buffet, mais il se rassit rapidement en voyant le regard d'Hermione.
« Je ne m'y habituerais pas, à ta place, » ria-elle, « Mais le jour même après avoir été Marqué ? Je crois que vous avez le droit à un peu de repos. »
Drago, qui venait d'entrer, posa son bras sur ses épaules. « Je l'écouterais, si j'étais vous. Elle peut être effrayante, parfois. »
Quand ils furent tous assis et servis, elle leva son verre de jus de citrouille et porta un toast : « A la nouvelle génération, qui accomplira ce que nos aînés n'ont pas réussi ! »
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Youf. Le chapitre est fi-nit. Il m'a donné du fil à retordre, celui-là. Il était long ! Enfin bref. J'espère sincèrement qu'il vous a plu. Il ne reste que 5 chapitres (qui vont être plutôt long eux aussi). Je pense n'en publier qu'une moitié à la fois, pour essayer de garder un rythme régulier. Anyway, vous aurez le prochain chapitre pendant les vacances (dans une semaine pour moi).
Review, svp ? *yeux de cocker*
