Bonne lecture à tous, et n'oubliez pas de poster une petite review si ça vous a plu !
Et encore merci à tous ceux qui ont déjà reviewé, favorisé, followé ! (Mon franglais est magnifique)
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Quand le nouveau trimestre commença, ils apprirent avec joie par le biais d'un papier accroché dans leur Salle Commune que tous les élèves ayant au moins 17 ans avant le 31 Août pouvaient prendre des leçons de Transplanage. Hermione ne savait pas si elle arrivera à concilier les cours, les devoirs, l'Armoire et les leçons de Transplanage, mais cela pourrait lui rajouter une nouvelle carte dans son jeu si elle devait tuer Dumbledore elle-même.
Elle s'y inscrivit, ignorant le fait qu'elle devrait partager ses cours avec Weasley et Potter.
Enfin, ils étaient déjà dans son cours de Potion, ce qui la rendait folle. Comment était-ce possible que Potter réussisse toutes ses potions comme par magie, alors qu'elle passait des heures avec Rogue à travailler là-dessus sans pouvoir le battre une seule fois.
Le soir après que Slughorn leur ai demandé de créer un antidote à une potion, elle retourna dans son dortoir et pleura toute la nuit, désespérée. Le professeur leur avait demandé ce qu'était la Troisième Loi de Golpalott, et évidemment, elle connaissait la réponse. La Troisième Loi de Golpalott établit que l'antidote d'un poison composé doit être égal à plus que la somme des antidotes de chacun de ses composants. Slughorn l'avait félicité, avait accordé dix points à Serpentard, et avait repris son monologue passionné sur la confection d'un antidote.
Cela avait était clair que personne ne l'avait écouté à par elle, et elle s'était dit qu'enfin, elle pourrait battre Potter et montrer à Slughorn qu'elle n'était pas qu'une simple encyclopédie sur patte, mais aussi une potionniste de talent. A la fin du cours, elle avait créé un antidote tout simplement brillant. Elle n'avait qu'une hâte, entendre les félicitations de son Professeur et voir l'expression déconfite sur le visage d'Harry.
Certes, elle n'avait pas eu le temps de le finir, mais ses progrès étaient excellents et elle savait que cela marcherait. Elle en était absolument certaine.
Merlin seul savait à quel point elle avait hâte.
Peut-être que Rogue lui en parlerait, et lui dirait qu'il est fière d'elle. Qu'elle n'était et ne serai jamais une perte de temps.
Quand le moment fut venu, Slughorn vint inspecter le contenu des chaudrons. En passant devant sa table, il lui offrit un sourire, l'air satisfait. Il grimaça ensuite devant le résultat à l'odeur putride de Weasley, puis arriva devant Potter, qui n'avait rien fait.
Hermione jubilait. C'était son moment. Mais à la place des réprimandes auxquelles elle s'attendait, Slughorn éclata de rire et montra ce que Potter tenait dans la main. « Quelle audace ! » S'exclama-t-il entre deux rires. « Un bézoard fera certainement l'affaire, mon garçon ! » Puis il se tourna pour s'adresser à la classe entière. « Ceci n'aurait pu venir que de l'esprit d'un vrai potionniste. C'est intuitif. Instinctif. Exactement comme votre mère, mon garçon. » Il donna une tape dans le dos de Potter. « Dix points pour Gryffondor ! »
C'était officiel. Le peu de compassion et de pitié qu'elle avait pu ressentir pour Potter les années précédentes venait d'être réduit à néant.
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« Putain, mais qu'est-ce que t'as foutu, encore ? » Siffla Hermione à Drago, qui ouvrit la bouche. « Oh, n'essaye même pas de dire que tu n'as rien à voir dans cette affaire. Ronald Weasley ? Empoisonné ? Mais par Merlin, ça va pas la tête ? Ce con est à l'Infirmerie et… Mais qu'est-ce qui t'a pris ? »
Drago s'affala sur une chaise, la peau grise et des cernes sous ses yeux. Ils n'avaient pas avancé sur la réparation de l'Armoire, ils étaient fatigués et de mauvaise humeur. « J'essayai juste d'en finir, » se justifia-t-il. « J'avais donné la bouteille à cet imbécile de Slughorn avant Noël et il était supposé la donner à Dumbledore, pas la partager avec un élève ! »
« Est-ce que tu apprécies particulièrement les plans qui reposent sur des personnes extérieures à notre cause ou bien ? » S'écria Hermione. « D'abord le collier, puis ça. Arrête, juste arrête avec toute cette merde. On répare l'Armoire. Ils s'introduisent dans la Tour. On tue ce vieil homme puis on part d'ici en vitesse. C'est un plan simple et efficace. »
« Peut-être sur le papier, mais pas en pratique, Hermione ! Va réparer l'Armoire si tu es si intelligente et logique que ça, » répliqua Drago.
« Très bien, c'est ce que je vais faire. Vincent ! » Appela-t-elle. Le garçon, qui avait essayé de se faire oublier, soupira.
« Fait chiez, je dois encore me transformer en fille ? » Dit-il. Hermione le regarda avec insistance, pour finalement lui tendre une fiole de Polynectar.
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Quand le prochain match de Quidditch arriva, Weasley était toujours à l'Infirmerie. Drago s'éclipsa discrètement, Greg et Vincent à ses talons, dans le but de travailler encore une fois sur l'Armoire. La promesse d'Hermione sur le fait qu'elle tuera de ses propres mains et sans renfort Dumbledore s'il le fallait n'était pas à prendre à la légère, et cela effrayait Drago. Après tout, elle avait de grandes chances de ne pas s'en sortir, ce qui voulait dire qu'il devait absolument réparer l'Armoire, et donc ne pas aller au match.
« Surveille-là, » avait-il demandé à Blaise en sortant de la Salle Commune. « J'aimerais tester quelques petits trucs, et sans elle. »
« D'accord, » acquiesça son ami. Il tendit ensuite un pull à Hermione et lui dit, « Comme au bon vieux temps : Toi, moi, et un match de Quidditch. »
« Où est Drago ? » Demanda-t-elle, déjà suspicieuse.
« L'Armoire, » répondit-il simplement. « Et je suis supposé t'empêcher d'être dans ses pattes. »
Elle soupira. « Et où est Luna ? »
« Tu me croirais si je te disais qu'on lui a demandé de commenter le match ? » Révéla Blaise devant le regard incrédule de son amie. « Je te jure. »
« Tant qu'elle ne parle pas de nollywhatsits ou des trucs dans le genre, » marmonna Hermione.
« Des nolly quoi ? » Demanda Blaise alors qu'ils essayaient de se trouver des places.
« Comme si tu ne le savais pas. »
« La semaine dernière Ginny Weasley est entrée en collision avec Smith, » disait Luna. « Et le voilà avec le Souaffle. Je me demande si elle lui rentrée dedans exprès ? Après tout, il agissait de manière grossière. D'après vous, est-il en train de regretter son impolitesse maintenant qu'il joue ? Oh, regardez, il vient de perdre le Souaffle. Le karma, sûrement… Et un joueur de l'équipe de Poufsouffle rattrape le Souaffle ! Il a renversé son jus de citrouille ce matin, au petit déjeuner. C'est quoi son nom déjà ? Quelque chose dans le genre de Bibble ou Babble ou… »
« C'est Cadwallader ! » Siffla McGonagall.
« Professeur McGonagall a dit que son nom était Cadwallader, elle doit sûrement avoir raison. Pourtant, Bibble lui allait si bien… »
« Elle est incroyable, » murmura Hermione à Blaise, qui se contenta de sourire. « Non, vraiment, » insista la jeune fille. « C'est le meilleur commentaire sportif que j'ai jamais entendu. »
« Harry Potter a l'air d'être en pleine dispute avec son Gardien. Au cas où vous ne le saviez pas, ce n'est pas son Gardien habituel, car Ron Weasley est toujours à l'infirmerie après avoir bu du vin empoisonné, ce qu'il n'aurait pas dû faire car il est encore mineur, donc c'est de sa faute. Je me demande pourquoi Harry Potter est en train de se disputer avec son Gardien. Peut-être que c'est un subterfuge pour distraire l'autre Attrapeur ? Est-ce que l'un de vous a remarqué que le nuage juste au-dessus des buts ressemble à un blaireau volant ? C'est à mon avis soit un signe en faveur de l'équipe de Poufsouffle, soit une simple coïncidence. Enfin, c'est assez agréable à regarder et ce blaireau à l'air bien plus serein que Zacharia Smith, qui pour l'instant n'a pas su garder le Souaffle pendant plus d'une minute d'affilée, ce qui me mène à me demander s'il possède une once de talent en lui. Peut-être qu'il souffre de la maladie du perdant.
« Poufsouffle mène le match avec soixante-quatorze points en sa faveur ! » Hurla McGonagall.
« C'est un joli nombre. Mais ce n'est pas un nombre premier, malheureusement, » continua Luna, complètement calme. « Il y était presque, après tout il possède deux facteurs additionnels. Oh, regardez, le Gardien de Gryffondor a dans ses mains la batte d'un des Batteurs. C'est intéressant. »
Et elle avait raison Le Gardien s'en servit d'ailleurs pour éjecter un Cognard en direction d'Harry Potter.
Hermione serra les dents et détourna la tête, ratant la chute vertigineuse du garçon.
« Tu dois vraiment devenir moins sensible devant ce genre de choses, » lui dit Blaise.
« Je déteste le Quidditch. » Hermione secoua la tête, un peu embarrassée.
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Greg regardait sa dissertation, presque en larmes. « Je déteste l'école, » marmonna-t-il en poussant le parchemin à l'autre bout de la table. « On sait tous ce que je vais faire de ma vie plus tard. Un indice ? Je n'écrirai pas de dissertation. »
« Laisse-moi jetez un coup d'œil, » dit Hermione en tirant la feuille vers elle. Elle le lut, puis soupira. « Tu as de bonnes idées, » le réconforta-t-elle. « Mais tu ne les formule pas correctement. Donne-moi un parchemin vierge. »
Il s'exécuta, et l'observa en train de recopier sa dissertation, reconnaissant.
« Merci beaucoup, Hermione, » dit-il. « Merlin, je t'aime parfois. »
« Ne répète pas ça devant Millie, » blagua-t-elle. « Ou Drago. »
« Qu'est-ce qu'il ne faut pas répéter devant Drago ? » Demanda l'intéressé en entrant dans la pièce. Il s'assit derrière elle et lui embrassa l'épaule.
Elle envoya balader la main aventureuse de son copain et grogna. « Fait attention, toi. »
« Quand-est-ce que tu auras finit ? » Demanda-t-il en soupirant. « Il me faut une pause. »
Elle lui jeta un coup d'œil et lui répondit, « Je serais toute à toi quand j'aurai finit de recopier ce devoir pour Greg. »
Drago lui sourit puis lança un clin d'œil à Greg.
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Potter arriva en retard au cours de Défense Contre les Forces du Mal. Hermione s'était rapproché de Drago, qui était en train de tracer des petits cercles sur la jambe de la jeune fille à l'aide de son pouce, quand le retardataire rentra dans la pièce. Rogue, lui, ramassait les dissertations sur les Détraqueurs.
« J'ose espérer que ces devoirs sont meilleurs que ceux sur l'Imperium, » disait Rogue, qui remarqua ensuite Potter. « Quel bonté de votre part de vous joindre à nous, M. Potter. Dix points en moins pour Gryffondor. Ne connaissez-vous pas le principe de ponctualité ? Maintenant, ouvrez vos livres page – Qu'est-ce qu'il y a, M. Finnigan ? »
« Monsieur, pourriez-vous expliquer la différence entre un fantôme et un Inferius ? » Demanda-t-il. « Il y avait un article dans le journal là-dessus et il - »
« Non, Finnigan. Comme je le disais, allez page - »
« Mais j'ai entendu dire que - »
« Si vous aviez lu l'article, M. Finnegan, vous auriez appris que ce n'était pas à propos des Inferi mais plutôt à propos d'un voleur sans aucune morale appelé Mondingus Fletcher. »
Potter était en train de marmonner quelque chose à Weasley, et Hermione était occupée à repousser la main baladeuse de Drago, qui remontait de plus en plus sur sa jambe. Elle lui lança un regard noir et s'éloigna quelque peu. « M. Malefoy, veuillez rangez vos mains, » siffla Rogue. « M. Potter, auriez-vous quelque chose à dire ? Partagez le fruit de votre pensée avec la classe. Peut-être êtes-vous capable de répondre à la question de M. Finnigan ? M. Malefoy, dernier avertissement, je vous préviens. »
Drago soupira et retira sa main de la jambe d'Hermione. Il roula des yeux, l'air ennuyé et attendit la réponse de Potter.
« Eh bien… » Commença Harry. « On peut voir à travers un fantôme. »
Rogue roula dramatiquement des yeux à son tour. « Six ans d'éducation magique, et vous me dites qu'on peut voir à travers un fantôme. On peut voir la connaissance déborder de votre cerveau. Il fut une époque où je croyais perdre mon temps ici, à passer mes semaines à éduquer la future génération de sorcier, mais vous, en arrivant ici, m'avez complètement rassuré. »
Hermione étouffa un rire.
« Aucun problème, Monsieur, » dit Potter.
« Votre capacité à reconnaître du sarcasme n'est égale qu'à votre savoir sur les Inferi, M. Potter, à ce que je vois. Continuez votre explication, je vous prie. »
Son interlocuteur le fusilla du regard. « Les Inferi possèdent un corps solide, » dit Harry.
Rogue fronçait les sourcils quand Parvati Patil intervint, les yeux écarquillés d'horreur. « Est-ce que… Est-ce que Celui-Dont-On-ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom utilise des Inferi ? »
« Oui, Miss Patil Dans le passé, le Seigneur des Ténèbres a réanimé les corps morts de ses ennemis pour en créer, ce qui est la définition d'un Inferi, Potter. »
« C'pas comme si on avait besoin de connaître la définition de quelque chose pour le battre, » marmonna Weasley.
« C'est donc probable qu'il réutilisera cette méthode dans le futur, » reprit Rogue. « Quant à vous M. Weasley, l'importance que vous loué à la connaissance nous est précieuse et nous impressionne. Maintenant, s'il vous plaît, ouvre votre livre page 212 et lisez le chapitre sur le sortilège Doloris. »
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Hermione lança un coup d'œil vers les sœurs Montgomery, qui avaient un air misérable.
« Qu'est ce qui leur est arrivé ? » Demanda-t-elle.
Théo soupira et changea son sac de cours d'épaule. « Tu n'es pas au courant ? Leur petit frère, qui n'avait que cinq ans, a été tué. Leurs parents ne voulaient pas coopérer, et les personnes qui ont été envoyées pour les convaincre se sont… emportées. »
Hermione arrêta de marcher et Théo se tourna vers elle. « Qui ? »
« Comment ? »
« Qui sont ceux qui se sont assez emportées au point de tuer un enfant ? » La voix de la jeune fille était calme, et quelqu'un qui ne la connaissait pas dirait qu'elle avait l'air désintéressée par l'affaire.
Mais Théo la connaissait très bien et il frissonna. « Tu ne peux pas - »
« Je ne t'ai pas demandé ce que je ne pouvais pas faire, je t'ai demandé qui a tué ce petit garçon. »
Il déglutit, nerveux. « Fenrir Greyback. Un loup - »
« - Garou, je sais. » Hermione se remit à marcher. « Merci, Théo. »
Il courut pour la rattraper, et tout ce qu'il pouvait penser, c'était 'merde'.
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Cela commença quand Hermione remarqua Professeur Rogue, qui aidait Drago à marcher en direction de l'infirmerie. L'homme la vit à son tour et prit la parole avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit devant les vêtements maculés du jeune homme. « Il va bien. Miss Granger, écoutez-moi, il ira bien. »
Pourtant, Drago n'arrivait même pas à tenir debout il ne pouvait encore moins aller à l'infirmerie tout seul. Il leva la tête une seconde pour la regarder et se força à sourire. « J'vais bien, 'mione, » dit-il, mais rien que le fait de parler semblait l'avoir épuisé. Elle courut les quelques mètres qui la séparait de lui et sortit sa baguette, prête à attaquer celui qui avait fait ça.
Car ce n'était évidemment pas un accident.
Une main était placée dans celle de Drago et l'autre tenait toujours la baguette, malgré les avertissements de Rogue. « Je ne peux pas vous laissez faire ça, Miss Granger, » chuchota-t-il tendrement. « Il vous tuerait. » Il lui prit finalement sa baguette des mains.
« Potter ! » S'exclama-t-elle simplement. « Je vais le tuer ! »
« Non ! » S'écria son professeur à son tour, mais c'était trop tard. Elle courrait dans le couloir en direction des toilettes. Le sol était inondé d'une eau teintée de rouge, Potter en son centre, la baguette toujours dégainée. Il était immobile, et fixait le sol, l'air choqué.
« Qu'est-ce que tu as fait ? » Demanda-t-elle, et quand il ne répondit pas elle se jeta sur lui de toutes ses forces. Elle attrapa ses bras, et secoua le corps du jeune garçon avec frénésie. « QU'EST-CE QUE TU AS FAIT ?! » Hurla-t-elle une nouvelle fois. Elle pouvait sentir l'eau s'imprégner dans ses chaussures et tremper ses chaussettes, l'eau qui avait été diluée par le sang de Drago et qui s'écoulait par les grilles d'évacuations dans de minuscules tourbillons roses et rouges. Son interlocuteur ne répondit toujours pas.
Elle lui mit une claque monumentale. « Sale petit con de merde, » murmura-t-elle. « Qu'est-ce que tu as fait ? »
« Je…Je ne savais pas, » marmonna-t-il. « Je ne voulais pas… Il y avait tant de sang, Granger. J'ai cru… Mais il ira bien. » Potter semblait reprendre du poil de la bête. Sa voix se fit plus ferme. « Rogue… J'ai bien cru qu'il allait lancer le sortilège Doloris sur moi. Je l'ai moi-même… Je ne savais pas, Granger, tu dois me croire ! Je n'aurais jamais osé… je ne l'aurais jamais fait si j'avais su… »
Elle voulut prendre sa baguette, mais ne la trouva pas.
« Si je pouvais, je te tuerais, Potter. Je le ferais tout de suite. Au diable Ses ordres et au diable ce que je suis censée faire et… Tu ne rends pas compte à quel point tu es chanceux que Rogue m'ai pris ma baguette. »
Elle ferma les yeux une fraction de seconde, et son pendentif révéla sous les yeux ébahis de son ennemi sa véritable forme. « Est-ce que tu sais ce que c'est ? » Demanda-t-elle, les yeux à présent ouverts.
« Granger ? » Dit-il, la voix horrifiée. « Toi ? »
« Oh, oui. »
« Mais ils te détestent ! » S'écria Potter, comme si c'était un argument valable. « Ils sont maléfiques, Granger. »
Elle observa l'eau teintée de sang s'écoulée par terre et répondit, « Vraiment ? C'est pourtant toi qui viens de presque tuer quelqu'un ! Et tu oses me dire qu'Il est le méchant de l'histoire ? Je vais te dire, Potter, ce que je vois. » Elle s'approcha d'un pas vers le jeune garçon, qui recula d'un pas à son tour, jusqu'à ce qu'il soit aculé contre un évier. « Tu vois des monstres. Je vois un parti politique rejeté par la société. Je vois des personnes envoyées à Azkaban sans procès au préalable, condamnées à devenir folles sous l'emprise des Détraqueurs. Je pensais que tu serais un petit peu plus compatissant, après Sirius Black, mais apparemment non. Je vois des personnes discriminées à cause de leur Maison d'appartenance. Je vois des Aurors attaquant les dites personnes sans impunité, sans remords. Et sais-tu ce que je vois de ton côté ? Les supposés 'gentils' ? »
Harry secoua la tête et dit, « Ils ont tué des personnes innocentes, Granger. Ils kidnappent et torturent des - »
« Et ton camp, par contre, c'est le pays des arcs-en-ciel, c'est ça ? Ne me fait pas rire. Ne sois pas si naïf, merde ! Ils m'ont dit que Bellatrix Lestrange fut un jour une brillante femme. Maintenant, ce n'est plus qu'une coquille vide, à peine capable d'enfiler deux pensées cohérentes consécutives. Son mari a été réduit à une merde. Ce n'est pas un crime, peut-être ? »
« Ils ont torturés des personnes jusqu'à ce qu'elles en deviennent folles, » murmura Potter. « Granger… »
« Ton camp, » continua-t-elle implacablement, « M'a dit de rester à ma place. Il m'a dit de ne pas avoir d'attentes. Ton camp triche, ment et vole. La seule raison pour laquelle ils ne sont pas dans les rues en train de tuer des innocents, c'est parce qu'ils sont au pouvoir. Ce ne sont pas des héros, imbécile. Ils ne sont pas nobles. Ils sont juste au pouvoir. »
« C'est vrai, on n'est pas parfaits, » concéda Potter, qui effleura la Marque du doigt. « Mais Granger, ceci n'est pas la réponse ! » Sa main tremblait. « Tu n'es pas obligé de - »
« Mais je le veux, » le coupa-t-elle. Il déglutit difficilement devant son regard noir. « Ton camp n'a fait de toi qu'un pion. Bientôt, on va t'envoyer combattre un sorcier bien plus puissant que tu ne le seras jamais. C'est comme si on t'avait demandé d'aller éteindre le soleil avec un pauvre seau d'eau ! Ton seul espoir, c'est que tu es le seul qui puisse le tuer tu es son talon d'Achille. C'est pour cette raison que tu as été chouchouté depuis toutes ces années. Dumbledore a fait de toi son animal de compagnie. »
« Es-tu en train de me proposer de me sauver ? » Cracha-t-il, visiblement touché par la dernière réplique d'Hermione. « Tu vas me dire, 'Viens dans mon cap, Potter, je te protégerais' ? »
Hermione recula de quelques pas et rit. « Je ne crois pas, non. Tu as blessé Drago, je te signale. Je préfèrerais plutôt te tenir à terre pendant que le Seigneur des Ténèbres t'égorge d'un seul coup de baguette. Si seulement il m'accordait ce plaisir. Peut-être qu'il sera d'accord. Il m'aime bien, vois-tu ? »
« Miss Granger. » Rogue se tenait debout dans l'encadrement de la porte, et elle recula une nouvelle fois. « M. Malefoy vous demande à l'Infirmerie. »
« Donnez-moi ma baguette, » ordonna-t-elle mais son professeur l'ignora.
« Allez retrouver votre promis, je vous dis, » insista-t-il. « Je vous rendrai votre baguette quand votre self-control sera revenu. »
Potter écarquilla les yeux à l'entente du mot 'promis'. « Peu importe ce qu'ils te disent, Granger. Aucun Mangemorts ne te laissera te marier avec lui. Tu es - »
« Pas assez bien pour lui, je sais, McGonagall a également partager cette information avec moi. Bizarrement, les seules personnes qui m'ont dit ça sont supposées être 'les gentils'. » Hermione donnait l'impression qu'elle voulait lui cracher dessus, mais n'en fit rien. Elle adressa un hochement de tête respectueux à l'encontre de Rogue, lança une dernière fois un regard noir à Potter, et sortit de la pièce.
Une fois la porte fermée derrière elle, elle se mit à courir en direction de l'Infirmerie, ses pas laissant des traces mouillées sur le sol.
Quand elle atteint sa destination, elle vit Drago installé dans un lit, l'air plus pâle que d'habitude. Une pléthore de fioles était posée sur sa table de nuit, et il lui sourit en la voyant. Elle se jeta dans ses bras.
« Dis-moi que tu n'as pas tué cet imbécile, » dit-il avec un sourire.
« Rogue détient toujours ma baguette, » ronchonna-t-elle en guise de 'non'.
« Merci Merlin, » dit-il. « Je n'osais pas imaginer ce qui se serait passé si tu l'avais tué. »
Soudainement, toute l'adrénaline accumulée pendant sa discussion avec Potter disparue, et elle commença à trembler. « J'ai eu si peur. J'ai cru qu'il t'avait tué. »
« Je t'ai dit que j'allais bien, » répéta-t-il en lui caressant les cheveux. « Je suis un petit peu faible, certes, et j'aurais peut-être des cicatrices, mais Rogue m'a soigné directement et Madame Pomfresh m'a passé de l'essence de dictame. »
Elle se redressa et réalisa l'état de ses chaussures, détrempées. Elle lui prit la main et murmura, « L'Armoire est réparée. J'ai déjà envoyé des objets et des petits animaux. J'étais en train de te chercher pour te le dire quand… Enfin bref. On a réussi. »
Le sourire du jeune garçon s'agrandit.
« Et le Felix est prêt, » rajouta-t-elle.
« Quand ? »
« Bientôt, » répondit-elle. « J'aimerais d'abord parler à Rogue. »
Drago acquiesça et elle toucha son T-shirt. « Personne ne t'a passé un vêtement sec ? »
« Non, et je n'ai pas voulu enlever celui-ci à cause - »
« Oui, c'est vrai, » dit-elle. « Je vais demander à Théo de t'amener des vêtements secs. » Elle se leva et se dirigea vers la sortie.
« Hermione ? » Dit Drago.
« Oui ? »
« Je t'aime. »
« Je t'aime aussi, » répondit-t-elle en lui souriant tendrement. « Je vais chercher tes affaires. »
« Merci. »
Elle resta là à le regarder pendant quelques secondes avant qu'il ne dise, « Merci, je veux dire. Par rapport à… »
Elle lui sourit une nouvelle fois, mais cette fois-ci d'un petit sourire amusé. « Mais c'est un plaisir. Prendre soin de toi est une de mes spécialités. »
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« Il a reçu des heures de colles ? » La voix d'Hermione était forte. Vincent déglutit et lança un coup d'œil à Daphné, qui triturait son pull.
« Et il n'a plus le droit de jouer au Quidditch, » dit-elle.
Hermione leva la tête de ses devoirs et regarda Daphné, puis Vincent, puis Théo. « Attendez, il a presque tué un élève et c'est ça sa punition ? J'espère que j'ai mal entendu.
« Non, tu as bien entendu, » répondit Théo, la voix sombre.
« Alors… Quand il a fait apparaître un Patronus devant des Moldus, il doit passer devant le Magenmagot au grand complet, et cette fois-ci il a presque commis un meurtre, et il ne reçoit que des heures de colles ? »
« Je jure, Hermione, si tu nous dis 'ce n'est pas juste' je te frappe, » dit Théo. « ET pas doucement. Il est le petit toutou de Dumbledore. Il est - »
« Intouchable, je sais. » Elle posa sa plume, souffla sur l'encre encore fraîche de sa dissertation, et rangea ses affaires. « Je dois aller parler à Professeur Rogue. On se voit plus tard ! »
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Rogue l'observa mettre en bouteille le Felix Felicis, et attendit qu'elle dise quelque chose à propos des retenues, de Potter, de Drago. Ce qu'elle ne fit pas. Il dut admettre qu'il était impressionné : Six ans passé à Serpentard et autant d'étés passés chez Narcissa lui avaient forgé le caractère. La jeune fille n'étalait plus sur la table toutes ses cartes directement, elle ne levait plus la main en l'air en cours comme si sa vie en dépendait, elle ne demandait plus pourquoi les choses étaient injustes.
Elle ne laissait même pas apparaître le fait qu'elle voulait peut-être des félicitations pour avoir préparé une potion très difficile, alors qu'il savait qu'elle en mourrait d'envie. Il se demanda comment sera-t-elle dans une dizaine d'année.
« L'Armoire est réparée, » dit-elle finalement. « Nous allons appliquer le plan dans pas longtemps. Vous avez prévu de rester ici ou de venir avec nous ? »
« Il m'a demandé de m'impliquer, » répondit-il. « Il veut que je protège l'âme de Drago et que je fasse le sale boulot moi-même. »
« Je ne m'y attendais pas, » admit la jeune fille. « C'est beaucoup demandé de votre part. »
« On vous l'a demandé également, » répliqua Rogue.
« On m'a demandé de faire mes preuves d'une manière assez dramatique en tuant un homme qui ne représente rien pour moi, alors que vous on vous a demandé d'assassiner un homme qui, en théorie, a été votre ami et bouclier durant des années. » Elle ne le regardait pas et il se demanda si elle en était vraiment capable. Il avait lui-même déjà tué sa part de personnes autrefois, et il n'aimait pas l'idée de voir une jeune fille de seize ans, en particulier celle-ci, récupérer ce fardeau.
« Je pensais que cette idée vous aurez plus. Protéger Drago. »
« Le protéger de quoi ? Commettre un meurtre ? » Hermione leva la tête et le regarda, les yeux amusés à sa grande surprise. « Mais il a déjà tué quelqu'un. Lui et Théo se sont occupés des deux frères Lestrange pendant les vacances de Noël. »
« Cela s'apparente plutôt à mettre à terre un chien enragé, si vous voulez mon avis. »
« Enfin. J'aurai d'autres choses à m'occuper pendant que notre petit plan sera en route. »
« Est-ce que j'ai envie de savoir en quoi consiste ces choses ? »
Elle lui sourit. « Je ne pense pas. »
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« On est prêt ? » Lui demanda Drago.
Elle hocha la tête, les yeux fixés sur la petite fiole dans sa main.
« Finalement, on en n'a pas eu besoin, » remarqua-t-il.
« Cela ne nous tuera pas d'en boire un peu avant… Tu sais. C'est tout le contraire. » Elle ferma les yeux quelques secondes. « Peux-tu demander qu'on nous envoie l'équipe de Fenrir Greyback ? »
« Fenrir Greyback ? » S'exclama Drago. « Le loup-garou ? »
« Oui, celui-là même. »
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Ils distribuèrent le Felix dans la Salle Commune. Hermione en avait préparé assez pour tout le monde.
« Tu ne vas pas en garder pour les personnes qui vont… ? » Demanda une jeune fille de Première Année.
Hermione lui sourit et s'agenouilla pour lui parler. « Votre sécurité m'importe bien plus que celle d'un groupe de sorciers adultes et entraînés. Ils sont censés être talentueux Ils n'ont pas besoin de chance. »
« C'est surtout que tu ne veux pas qu'ils soient chanceux, » marmonna Théo.
L'adolescente haussa les épaules. « Des accidents peuvent arriver pendant ce genre de choses. Je ne fais qu'assurer mes arrières. »
« Restez ici, » ordonna Drago. « Tout le monde. Aucune exception. Vous avez tous des devoirs à faire ce soir. »
« En fait, » intervint Blaise. « On a prévu un tournoi d'échec. » Il désigna de la main un papier accroché au panneau d'affichage. « Personne n'ira nulle part. Bien que quelqu'un ici présent risque de recevoir une retenue pour avoir dormi en dehors de sa Salle Commune. »
« Personne ne me remarquera, » sourit Luna.
« J'ai peur, » dit un garçon de Deuxième Année, et ses amis hochèrent la tête.
« Tout ira bien, » lui promit Hermione. « Cela fera peut-être du bruit, mais tant que tu restes ici, tu iras bien. Drago et moi ne seront pas peut-être de retour tout de suite, mais cela signifie juste qu'on sera chez nous. »
« Sois prudente, » dit Théo en l'enlaçant.
« Ne t'inquiètes pas, » le rassura-t-elle. « Nous serons couchés sur un transat près de la piscine des Malefoy avant que tu ne puisse dire 'ouf'. »
« Tu es prête ? » Demanda Drago. Il portait un sac à dos, rempli de choses allant de Poudre d'Obscurité Instantanée du Pérou à une Main de la Gloire. Il appréciait toujours autant les plans compliqués et Hermione ne l'avait pas arrêté.
« Allons-y, » dit-elle.
Ils laissèrent entrer les Mangemorts. Hermione salua Bellatrix avec respect, à sa grande surprise. « Allons-voir si tu as vraiment les tripes pour ça, petite Sang-de-Bourbe, » dit-elle avec un rire dérangé.
Hermione fut contente de voir que la requête de Drago avait été honorée quand Fenrir Greyback sortit de l'Armoire. Il la renifla et lécha ses babines. Les jumeaux Carrow, Gibbon, Rowle et Yaxley le suivirent. Cette équipe était relativement bonne mais ce n'était pas le meilleur. Ce n'était pas Lucius Malefoy.
Evidemment, il était toujours à Azkaban. Et il y sera sûrement jusqu'à ce que Drago et elle Lui fasse plaisir.
« Laissez nous y aller d'abord, s'il vous plait, » dit Hermione.
« Mais bien sûr, » répondit Bellatrix avec un sourire mauvais.
Ils firent apparaître la Marque des Ténèbres dans le ciel au-dessus de la Tour d'Astronomie, et attendirent que Dumbledore apparaisse. Quand il arriva, il avait l'air fatigué et drainé de ses forces, et Hermione sourit, heureuse de voir la chance de son côté. L'homme sortit sa baguette mais hésita brièvement, et la jeune fille profita de cette fenêtre de tir. « Expelliarmus, » murmura-t-elle, et elle attrapa la baguette qui avait été projetée dans les airs.
« Eh bien, » commença Dumbledore. « Miss Granger. Je ne puis vous dire à quel point je suis triste de voir ici ce soir. Qui donc est avec vous ? »
« Je suis là, » intervint Drago. « Vous croyiez que j'allais la laissez faire ça toute seule ? »
« Non, » admit Dumbledore. « Voir votre amitié se développer fut un plaisir. Je ne m'attendais pas à ce que les Malefoys acceptent cette amitié, comprenez-vous. Cela me donne de l'espoir pour le futur. »
« Il y a également plusieurs Mangemorts dans le château, » reprit Hermione. « Les renforts, voyez-vous. »
« Impressionnant, » les félicita le Directeur. « Le vieil homme que je suis aimerait savoir comment vous les avez fait entrer. »
« Nous avons réparé une Armoire à Disparaître, et tout ça sous votre nez, » expliqua Drago.
Un 'bang' impressionnant retentit, suivit par un cri retentissant.
« Une idée intelligente, » concéda Dumbledore. « Mais je me demande où sont-ils, à ce moment même. »
« Nous avons demandé de nous laisser une avance, » dit Hermione. « Bien que, si j'en crois les bruits que nous avons entendu, ils ont rencontré des petits problèmes. Ils ont dû le chercher, je paris. J'ai remarqué que l'ancienne génération avait quelques petits problèmes de gestion de colère. »
A leur plus grande surprise, le Directeur rit.
Ils lui lancèrent un regard interloqué.
« Eh bien, eh bien ! Continuez ! » Les invita-t-il. « Vous avez un travail à accomplir. Faites, je vous en prie. » Quand ils hésitèrent, il ajouta, « J'ai bien peur que vos renforts se soient heurtés à plus fort qu'eux. Etes-vous effrayés d'agir sans eux ? »
Hermione se tourna et regarda la porte. Quand aucun des deux n'esquissa un geste, Dumbledore reprit, « Vous n'êtes pas des assassins. »
« Vraiment ? » Dit Hermione, ignorant les paroles du vieil homme, qui leur expliquait comment rejeter les Mangemorts et qu'il pouvait les protéger. « Est-ce trop demander qu'ils suivent les ordres ? J'ai dit, 'Laissez-nous y aller en premier'. Pas 'tuez tous ce qui bouge'. »
Drago fronça les sourcils. « Tu l'as demandé à deux personnes complètement folles. Tu t'attendais à quoi ? »
« J'avais surtout une raison de le faire, » marmonna-t-elle. « Mais j'espérais tout de même un minimum de compétence. »
Drago rit. « Tu vas devoir attendre qu'ils prennent le dessus, j'en ai peur. »
« Pourquoi y-a-t-il deux balais ici ? » Demanda Hermione, qui marchait à travers la pièce pendant que Dumbledore s'appuyait sur la rambarde comme s'il n'arrivait pas à tenir debout tout seul. « Ou est-elle ? »
« Je suis là ! » Intervint Bellatrix, Fenrir et les autres derrière elle.
Dumbledore sembla étonné de voir le loup-garou. « Drago, je suis très surpris, » dit-il. « Inviter cet individu dans une école protégeant tes amis et camarades de classes. »
« C'est Hermione qui l'a demandé, » marmonna-t-il.
« Pourrait-on agir, maintenant ? » Siffla Bellatrix. « Ou peut-être que la petite Sang-De-Bourbe a trop peur d'en finir ? »
« Ton langage, Bellatrix, » la réprimanda le Directeur.
Rogue entra dans la pièce en trombe. « Mais qu'est-ce qu'il se passe, ici ? » Demanda-t-il, et Hermione s'approcha de Dumbledore et lui chuchota quelque chose dans l'oreille.
Il ferma les yeux et soupira. « Est-ce supposé me rassurer, mon enfant ? »
« J'ai peur que c'est le meilleur que je puisse vous proposer, » dit-elle.
« Severus, » dit le vieil homme en ouvrant les yeux.
L'intéressé secoua la tête. « Je ne peux rien y faire, » se résigna-t-il.
Hermione leva sa baguette en direction du Directeur et un jet de lumière verte s'en échappa. L'homme tomba de la tour d'Astronomie.
Bellatrix commença à rire, choquée. « Tu l'as fait ! » croassa-t-elle. « Tu l'as vraiment fait ! » Elle s'approcha de la jeune fille et l'embrassa sur la joue. « Bienvenue dans la famille, jeune fille. »
Hermione recula et dit, la voix basse. « Vu comment tu traites ta famille, Bellatrix, je ne sais pas si je dois m'en réjouir. J'avais eu du mal à sauver SiriusBlack quand j'avais treize ans pour Drago et tu l'as tué.
« C'était un traitre à son sang, » se justifia la femme avec indifférence. Ce fut la dernière qu'elle prononça, car Hermione leva sa baguette une nouvelle fois, et lança un autre Avada, cette fois-ci dirigé sur Bellatrix.
« Oups ! » S'exclama-t-elle en penchant la tête sur le côté, alors que les Mangemorts la regardaient. « Quelles erreurs on peut faire, dans le feu de l'action, n'est-ce pas ? Est-ce qu'il y'a d'autres pertes ? »
« Rowle a touché Gibbon, » dit Alecto Carrow.
Hermione regarda Rowle avec un regard compatissant. « Une bataille peut être si déroutante… Mais l'objectif principal a été accompli Dumbledore est mort. On devrait peut-être sortir avant que les autorités arrivent, non ? »
Rowle lui sourit et dit, « Je passe en premier.
« Je prends l'arrière-garde, » proposa Rogue. « Il faut garder les enfants en vie pour qu'ils puissent faire le compte-rendu au Seigneur. »
. . . . . . . . . . . .
Jedusor était assis sur un fauteuil de cuir dans la librairie des Malefoys, ses Mangemorts debout autour de lui. « Donc, » commença-t-il. « Est-ce que Poudlard est en plein deuil ? »
Hermione tomba à genoux devant lui, suivit par Drago. « Oui, mon Maître. »
« Comment l'as-tu tué ? » Demanda-t-il, la voix neutre.
« Avada Kedavra, mon Seigneur, » dit-elle, et il hocha la tête.
« Un classique, » approuva-t-il. « Mais m'as-tu apporté une preuve ? »
Hermione déglutit difficilement. « Je n'ai pas pu vous apporter le corps, mon Seigneur. Il est tombé de la Tour d'Astronomie et… Mais je vous ai apporté sa baguette. »
Jedusor se tendit. « Tu m'as apporté la baguette d'Albus Dumbledore ? » Répéta-t-il.
« Oui, mon Maître, » confirma Hermione, confuse.
« Comment l'as-tu obtenue ? »
« Expelliarmus, » révéla-t-elle en rougissant. « Simple - »
« Mais efficace. » Jedusor prit la baguette qu'elle lui tendait avec prudence. « Et tu me l'offre de ta propre gré ? »
« Oui, Monsieur ? » Son intonation était interrogative, alors il reposa la question.
« Tu me donnes la baguette d'Albus Dumbledore, une baguette que tu as récupéré de force, de ta propre volonté ? »
« Oui, mon Seigneur. »
Il sourit. « Relève-toi, mon enfant. » Elle s'exécuta, et l'homme se leva et, très formellement, lui embrassa les deux joues. « Sache que tu es ma partisante favorite. » Il se rassit et la regarda. « C'est dommage que tu me serve en tant que femme de Drago et pas en tant que Mangemort, mais ainsi soit-il. Dorénavant, je te considérerai comme ma fille. » Il se tourna vers Drago et lui dit, « Tu as de la chance que je sois aussi vieux. »
« Je… Oui, mon Maître. »
« Partez, maintenant. »
« Mon Seigneur, » dit Hermione, « Il y a autre chose. »
« Plus que ceci ? » Demanda-t-il en montrant la baguette.
« J'ai… j'ai bien peur que… Dans le feu de l'action, j'ai… Tué quelque uns de vos Mangemorts, » expliqua Hermione, la tête baissée.
« Combien d'entre eux ? »
Elle déglutit difficilement une nouvelle fois. « Bellatrix. Fenrir Greyback - »
« Il n'était pas un Mangemort, » dit Jedusor en balayant le problème d'un coup de main. « C'est tout ? »
« Oui, Monsieur. »
« Je te laisserai l'annoncer à Narcissa c'était sa sœur, après tout. » Il s'arrêta et la regarda. « Hermione ? »
Elle leva la tête.
« Bien joué, » la félicita Tom Jedusor.
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Sixième Année bouclée ! Traduire ce chapitre m'a donné du fil à retordre, et des frissons dans le dos. Brr. La dernière scène est très flippante, à mon avis.
Enfin bref, la Septième Année est divisée en quatre (longs) chapitres, puis un épilogue. Mon but serait de poster le dernier chapitre un an exactement après avoir posté le premier chapitre de cette histoire, c'est-à-dire le 2 juin. L'idéal serait donc que je poste toutes les semaines et demi, ou toutes les deux semaines. Ça va être un petit challenge, au vu du bac qui approche.
Merci encore à tous ceux qui ont reviewés mon dernier chapitre : Belleyne (guest), Math'L, L (guest), Loupa4, Rose-Eliade, Zeinab3397, Swangranger, Guibe, Athna-10 ! Mais s'il vous plait, si vous êtes un guest, laissez une adresse mail pour que je puisse vous contacter ! Ne pas pouvoir répondre à vos question me frustre à un point, vous ne savez même pas. M'enfin, vous avez sûrement du trouver la réponse à vos questions dans ce chapitre.
Special thanks à ceux qui postent une review chapitre après chapitre, comme Math'L, Rose-Eliade, Loupa4, et bien d'autres.
