Le prochain chapitre sera posté le 18 mai.

Bonne lecture !

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Tom Jedusor, le Seigneur des Ténèbres, et Severus Rogue observaient Drago et Hermione, qui s'amusaient et se s'embrassait dans le jardin. Drago lança sur la jeune fille une poignée de feuilles, et elle rit en ripostant gentiment.

« Jamais on ne devinerais qu'elle a tué un homme, » dit Rogue, la voix neutre. « Vous l'avez transformé en une arme impressionnante et dangereuse. »

« C'est une sacrée jeune fille, » admit son interlocuteur. « Et elle n'a pas tué qu'une personne, mais trois. Enfin, si l'on considère Fenrir Greyback comme un Homme. »

« Un loup-garou n'est pas digne d'être considéré comme un Homme, » rétorqua dédaigneusement le professeur.

Jedusor haussa les épaules.

Rogue examinait une cicatrice située sur son pouce. « Je me suis coupé, » expliqua-t-il d'une voix tranquille. « C'est le problème avec les couteaux. Si vous désirez qu'ils accomplissent leur tâche correctement, il faut aiguiser leur lame avec attention et patience. Mais si on ne fait pas attention, si on relâche notre emprise sur le manche, que ce soit pour une petite seconde, ils se retournent contre nous. »

« C'est vrai, » dit distraitement Jedusor, toujours occupé à regarder les adolescents.

« Hermione est facile à contrôler, » continua Rogue. « Ce qui lui importe, c'est que le monde fasse preuve de justice. Elle veut faire ses preuves, mais ses origines planeront au-dessus d'elle toute sa vie, comme un fantôme de son passé. Elle est attachée aux personnes qu'elle aime C'est intelligent de votre part, de Marquer Drago aussi jeune Elle restera toujours aux côtés de ce garçon, et il restera toujours à vos côtés. Elle ferait n'importe quoi pour lui. Elle l'aime depuis qu'elle a onze ans, après tout. »

Quand Rogue acheva sa tirade, les jeunes adolescents arrivèrent en courant sur la terrasse. Ils saluèrent Jedusor, et Hermione s'approcha de son professeur de Potion pour l'enlacer. Il se raidit sous son étreinte et murmura, « Je vous ai déjà demandé de ne pas faire ça, » et elle l'embrassa sur la joue.

« Et je vous écoute presque tout le temps, » répliqua-t-elle alors que Drago, qui roulait des yeux, attrapa sa main et la mena dans le Manoir.

Jedusor regarda Rogue pendant un moment avant de dire, « J'aimerais parler de quelques changements durables qui s'effectueront à Poudlard cette année, maintenant qu'on vous a nommé Directeur. »

« Bien sûr, mon Seigneur. »

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« Vous obéis-t-elle, malgré le fait que vous ne l'avez pas obtenue par la manière… Comment dire, habituelle ? » Demanda Narcissa à Tom Jedusor, qui observait la Baguette de Sureau.

« Evidemment, » lui assura-t-il. « Bien que cette baguette ait un passé sanglant derrière elle, elle peut tout à fait changer d'allégeance de cette manière. »

« Vous êtes sûr ? » Insista-t-elle.

Jedusor sourit. « Je l'ai essayé sur une famille de Moldus. Je puis vous l'assurer, cette baguette est… extraordinaire et m'appartient pleinement. »

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Hermione s'assit à la table du diner, et sourit poliment à Yaxley, chaleureusement à Rowle, et adressa un magnifique sourire à Flint. Drago s'assit quant à lui en face d'elle, alors que Narcissa s'excusait platement pour le nombre inégal d'hommes et femmes présents à table. « Tom avait tant d'invité aujourd'hui, cela paraissait plus simple de vous faire manger avant. »

« Je te l'assure, Narcissa, personne n'ira se plaindre de ta table à La Gazette, » rit Lucius, qui venait d'entrer dans la pièce.

Hermione, surprise, se leva et se jeta dans ses bras. Officieusement, elle savait qu'il s'était échappé d'Azkaban avec les autres prisonniers, mais la date de son retour au Manoir avait été gardée secrète, pour raisons évidentes.

« C'est bon te de te revoir aussi, ma chère, » dit Lucius en répondant à son étreinte. « Assis toi, avant que Drago ne me provoque en duel en ton nom. »

« Comme s'il oserais, » répliqua Hermione en lui souriant.

« Ne jamais sous-estimer le pouvoir de l'amour, » éluda-t-il en s'asseyant à côté de sa femme. Tom Jedusor, qui était entré un peu après lui, s'installa au bout de table.

Drago dut se faire violence pour ne pas se jeter dans ses bras à son tour. A la place, il lui adressa un hochement de tête. Lucius était pâle, encore plus que d'habitude. Il était maigre, et des cernes noirs encerclaient ses yeux clairs, mais il paraissait raisonnablement sain d'esprit, malgré un an passé à Azkaban.

« Comment sont… ? » Demanda Hermione, qui n'était pas très certaine si elle était autorisée à poser des questions sur les autres détenus.

« Ils sont tous chez eux, » répondit Jedusor, qui se servait un verre de vin. La bouteille passa de mains en mains à travers la table, jusqu'à ce que tout le monde fût servi. « Buvons en l'honneur de cette excellente année qui s'annonce devant nous, qui nous offrira la mort de Potter, la soumission du Ministère, un beau mariage et évidemment, le retour de tous nos combattants, sains et saufs.

Tout le monde, sans exception, levèrent leurs verres vers Jedusor.

« Un mariage ? » Demanda Rowle après avoir bu une gorgée. « Devrais-je vous souhaiter - »

« Ce n'est pas mon mariage, » l'interrompit Voldemort, amusé.

« Techniquement parlant, ils ne sont même pas encore fiancés, » remarqua Narcissa en souriant.

Jedusor lança un regard ennuyé à Drago. « Il va falloir arranger ça, alors. Le mariage prendra place directement après votre remise de diplôme. Quant à ton élection en tant que Ministre, prêt à guérir les blessures de cette nation au côté de ton épouse Née-Moldue, elle se passera après votre lune de miel. » Il se tourna vers Hermione. « Avoir un gamin sera indispensable. Le peuple semble aimer les bébés. »

« Je présume que vous préfèreriez que nous attendons assez longtemps après le mariage, pour éviter quelques embarrassantes rumeurs ? » Blagua Hermione, et Jedusor sourit. Drago se mit à rougir de manière incontrôlée.

« Oh, je vous fais confiance pour ce genre de choses, » dit-il.

« En général, les statistiques en terme 'd'accidents', dirons-nous, sont bien plus bas que ceux des autres Maisons de Poudlard, » expliqua Narcissa, qui observait les elfes remplir les assiettes. « Les élèves de Serpentard arrivent très bien à lancer un charme contraceptif, contrairement aux autres Maisons. »

A présent, le visage de Drago s'agrémentait d'un rouge qui pouvait rivaliser avec la couleur de cheveux des Weasley.

« Maintenant que tu as finit l'école, Marcus, avez-vous commencez, toi et tes parents, à réfléchir à ton futur ? » Demanda Narcissa, qui essayait de changer de sujet pour soulager son fils.

« Mon père m'a suggéré Pansy Parkinson, » répondit le jeune Mangemort, et Narcissa tapa des mains pour montrer son contentement.

« Un excellent choix ! » S'exclama-t-elle. « Vous appréciez-vous ? »

Marcus se dandina dans sa chaise et jeta un regard à Drago, qui était toujours embarrassé de la dernière discussion, puis marmonna, « Elle a l'air de ne pas me détester. »

« Tu vises haut, dit donc, » ironisa Yaxley.

« Oh, Lysandre, » dit Narcissa. « C'est pratiquement un mariage arrangé. Ils n'ont pas forcément besoin de s'aimer. D'après ce que j'ai vu, Miss Parkinson a l'air d'être une jeune fille très pragmatique et logique. Je suis sûre qu'elle supportera le travail de Marcus, peu importe ce qu'il se passe. »

« Pourrions-nous détourner notre attention de la vie amoureuse de M. Flint, aussi intéressante soit-elle, pendant une minute ? » Intervint Jedusor. « J'aimerais féliciter notre cher Yaxley pour sa promotion en tant que directeur du Département de la Justice Magique, facilitée par l'élimination de Rufus Scrimgeour. »

Yaxley leur offrit un sourire sans saveur.

« Je ne savais pas que vous étiez débarrassé de Scrimgeour avec succès, » dit Hermione en plantant sa fourchette dans son escalope.

Jedusor soupira en entendant Hermione. « Et ce n'est qu'une question de jours avant que le Ministère ne tombe directement dans nos mains. J'apprécie de voir mes alliés en place, prêts à prendre le pouvoir en un rien de temps. Une longue transition ne ferait qu'empirer les choses. »

« Ce sont d'excellentes nouvelles, » insista la jeune fille.

« Severus reprendra Poudlard, évidemment. Il est bien plus familier avec cet endroit que la plupart d'entre nous. »

« Vous lui faites confiance, mon Seigneur ? » Demanda Hermione.

Jedusor lui sourit. « J'ai un grand sens de persuasion. Je le contrôle, » expliqua-t-il. « Je crois qu'il a parfaitement compris que l'autre camp n'est pas un cocon rempli d'amour comme il l'avait un jour, peut-être, espéré. »

« Miss Granger, » dit Yaxley, qui coupait sa viande à l'aide d'un rapide sortilège. « Je voulais vous demander votre opinion sur l'Etude des Moldus. Vous êtes ce qui se rapproche de plus à un Moldu de toutes les personnes à qui j'ai parlé dans ma vie, donc j'imaginais que votre avis serait peut-être intéressant. »

Hermione regarda Jedusor, qui l'autorisa à répondre d'un haussement de sourcil. « C'est une perte de temps. »

Narcissa laissa échapper un rire, et Drago soupira. Il avait déjà entendu ce discours de la part d'Hermione, et plus d'une fois.

« Continuez, » l'encouragea Jedusor, qui lui tendit un exemplaire de La Gazette du Sorcier. « Et laissez-moi savoir que ce vous penser de ceci également. »

Hermione lut rapidement l'article. C'était un enthousiaste pamphlet sur la défense des Nés-Moldus, écrit par le professeur d'Etude des Moldus. Elle soupira, et posa le journal. « Puis-je être complètement honnête, Monsieur ? » Demanda-t-elle à Jedusor.

« Toujours, ma chère, » répondit-il.

« Je ne connais pas très bien Professeur Burbage, » commença-t-elle. « Et, évidemment, je suis d'accord avec la plupart de ses arguments, que la discrimination des Nés-Moldus reste un problème persistant dans notre société qui doit être résolu, mais, euh, elle écrit mal et son cours ne va pas avancer les choses. »

« Pourquoi cela ? » Interrogea Jedusor en jouant avec son couteau.

« Eh bien, son cours présente les Moldus comme s'ils étaient des extraterrestres ou encore des grands singes intelligents. Il est rempli de sujets diverses et inintéressants et… Je veux dire, est-ce que la plupart des sorciers ont besoin d'aller dans le monde Moldu ? Je ne vois pas l'intérêt de cette classe. A quoi cela va servir aux sorciers de savoir acheter des biscuits à Leclerc ou Géant Casino ? C'est stupide. C'est si… impérialiste, et ce cours instruit aux élèves la même mentalité qu'avaient les colonisateurs d'il y a quelques siècles. » Elle avait chuchoté cette dernière phrase, embarrassée, et Jedusor rit.

« C'est surtout un examen facile, » ajouta Drago. « C'est pourquoi beaucoup de personnes choisissent cette option. »

« Nous avons donc deux questions sans réponses, » dit Jedusor. « Savoir si l'Etude des Moldus est une classe nécessaire - »

« Ce qui n'est pas le cas, » l'interrompit Hermione

« - Et que faire des Nés-Moldus en général. »

Hermione leva un sourcil, ce qu'il remarqua.

« Pas toi, ma chère. Tes… semblables. »

« Ils ne sont pas mes semblables, » dit Hermione. « Je ne comprends pas pourquoi tout le monde pense automatiquement qu'ils me sont précieux. La dernière fois que j'ai parlé à un Né-Moldu c'était avec… » Elle s'arrêta pour réfléchir.

« Colin Crivey, » répondit Drago après un moment. Elle le regarda d'un air ahuri. « Le gamin avec l'appareil photo, » précisa-t-il.

« Ah oui, » se rappela la jeune fille. « Un gamin avec un appareil photo voulait prendre une photo de moi pour un projet ou quelque chose dans le genre et il s'est énervé quand j'ai refusé. Apparemment, sous prétexte qu'on était tous les deux Nés-Moldus, je lui devais une photo. » Elle secoua la tête. « Enfin, ça ne veut pas dire que je pense que vous devriez aller dehors et tuer tous les Nés-Moldus comme la dernière fois. »

« Cela m'était utile la dernière fois, » expliqua-t-il en lui souriant. « J'avais besoin de rassembler le peuple autour d'un problème pour faire ce que j'avais à faire et atteindre l'immortalité. »

« Et cette fois-ci ? » Insista-t-elle, et elle eut du mal à continuer de le regarder les yeux dans les yeux. Son instinct de survie lui criait de détourner les yeux, mais elle ne l'écouta pas.

« Cette fois-ci, seul le pouvoir m'intéresse, » répondit-il. « Et c'est difficile de garder le pouvoir quand le régime que tu appliques est trop oppressif pour le peuple. J'aime penser que j'apprends de mes erreurs. Ne dit pas-t-on que la définition de folie est de continuer de faire la même chose continuellement ? » Il se tourna vers Yaxley. « Ce qui veut dire pas d'attaques massives, compris ? »

L'intéressé sourit calmement et bu une gorgée de vin. « Je vis pour vous servir, mon Seigneur. »

Hermione essaya de cacher son soupir de soulagement.

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« Mme. Malefoy, » dit Hermione en trébuchant sur les mots. « Je voulais vous dire à quel point j'étais désolée pour votre sœur et que - »

Narcissa la coupa brusquement. « Elle ne souffre plus, maintenant. »

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« Ils déplaceront Potter ce samedi à la tombée de la nuit, » dit Rogue à Jedusor, qui était assis dans un fauteuil de la bibliothèque, qui était officieusement devenu sont 'trône'. Depuis qu'il utilisait ce fauteuil, plus personne n'osait s'y asseoir.

« Où ont-ils prévus de le cacher ? » Demanda-t-il.

« Dans la maison d'un des membres de l'Ordre, » répondit Rogue. « Cette maison aurait apparemment été protégée au maximum. Je pense que nous ne serons pas capables de le capturer quand il sera entré dans ce bâtiment. Idéalement, il faudrait l'abattre pendant son transfert. »

« Ils n'ont pas demandé de l'aide aux Aurors ? »

« Ils ont l'impression que nous avons infiltré le Ministère, » expliqua Rogue.

« Quelle intelligence, » ironisa Jedusor. « Tant de temps pour s'en rendre compte. »

« Effectivement. Ils ne vont normalement pas utiliser le réseau de cheminées et le Transplanage, de peur que ces moyens de transports soient surveillés. »

« Je reste tout de même très étonné de voir que ces personnes, que je considère généralement comme des idiots, ont découverts ceci. »

Rogue haussa les épaules. « Comme dit le proverbe, une horloge cassée a raison au moins deux fois par jour, » dit-il, et Jedusor s'autorisa à sourire.

« Je suis content de savoir qu'ils ont prévus de le déplacer à travers les airs. Il sera vulnérable. » Jedusor se mordit la lèvre et détourna son regarde de Rogue. « Mais je veux tout de même m'occuper de lui moi-même. En se basant sur la prophétie, il y a certaines choses inévitables à accomplir pour gagner cette guerre. »

« Comme vous le désirez, mon Maître. »

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Tom Jedusor proposa à Hermione si elle voulait faire partie de l'équipe qui irait attaquer Potter. Il rit quand les lèvres de la jeune fille s'étirèrent en un sourire froid.

« J'ai entendu dire que tu as eu un faible pour le garçon, » dit Jedusor. « Foyer Moldu abusif et ce genre de chose. »

« Il a attaqué Drago avec sectrumsempra, » répondit Hermione, et il acquiesça. Il savait que cela lui suffirait. Mais il préféra la prévenir une nouvelle fois avant de la laisser participer à un raid pour tuer Potter.

« J'ai apprécié le fait que tu ne l'as pas tué directement, » révéla-t-il, elle lui lança un regard coupable.

« Rogue m'avait pris ma baguette donc je n'ai rien pu faire, à part lui mettre une claque. »

Jedusor rit et posa une main sur l'épaule de la jeune fille. « Fait en sorte de trouver une robe de sorcier noire et couvrante, et un masque. Cet accoutrement est normalement réservé aux Mangemorts mais il faudrait éviter qu'on te reconnaisse. Et puis, après ce que tu as fait à la tour d'astronomie, tu mérites une récompense. »

« Mon Maître est très aimable, » dit Hermione, « Mais votre estime est la seule récompense que je désire. » Elle s'arrêta, puis ajouta, « Bien que… »

« Qui y'a-t-il, ma chère ? »

« Je sais que Potter, évidemment, est destiné à mourir de vos mains, mais s'il arrivait que j'envoie un maléfice sur d'autres membres de l'Ordre… »

« Cela ne serait pas dérangeant du tout. »

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Rogue arrêta Hermione avant qu'elle ne quitte le manoir. « Vous ais-je dit que j'ai découvert comment Potter a atteint ce soudain niveau d'excellence en Potion ? »

Elle retint son souffle.

« Il trichait, » continua Rogue, la voix dénuée de tous sentiments. « Il avait trouvé un livre comportant des notes manuscrites d'un ancien élève donnant des trucs et astuces sur la fabrication des Potions. »

Hermione fronça les sourcils. « Donc tout ce temps il - »

« Exactement, » la coupa Rogue.

« Ce n'est pas juste, » s'exclama impatiemment la jeune fille.

« Ne faites pas l'idiote, » la réprimanda son professeur. « Si je vous demandais pourquoi vous devriez mélanger votre potion dans le sens des aiguilles d'une montre sous une pleine lune, même si le livre vous certifie l'inverse, sauriez-vous pourquoi ? »

« Evidemment, » répondit Hermione.

« Eh bien, Potter ne savait pas. Il ne faisait que suivre les instructions. »

Seulement Rogue, s'amusa Hermione, pouvait condamner ceux qui 'suivaient les instructions'.

« Vous, mon enfant, avez appris quelque chose. »

« Professeur Slughorn, » commença-t-elle mais Rogue l'arrêta.

« Horace ne s'est pas arrangé en vieillissant. » Il s'arrêta. « Je suis fière de vous. »

Elle n'en croyait pas ses oreilles.

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Ils attendirent, cachés dans le ciel au-dessus de la maison des Dursley, que l'Ordre du Phénix fasse évacuer Harry Potter. Hermione dut retenir une expression de dégout quand les Dursley partirent en trombe de la maison.

« Redis-moi en quoi les Moldus sont aussi précieux que les sorciers, » dit Adrien Pucey, accroché à son balais.

« Ferme-là, » marmonna-t-elle.

« Je croyais que tu détestais voler, » remarqua-t-il. « Pourquoi tu es là de toute façon ? »

« C'est une sorte de récompense, » expliqua Hermione. « De voir tomber Potter. »

« Et où est Drago ? Je ne dis pas ça pour te vexer, mais il est bien meilleur sur un balais que toi et en plus, c'est un Mangemort. »

Hermione soupira. « Drago est resté au Manoir pour s'assurer que je suis seulement ici pour voir mourir Potter, et pas pour vous empêcher de le tuer. »

Adrian la regarda, confus. « En gros, il sert d'otage. Si je ne me comporte pas correctement… » Clarifia-t-elle. « Son boulot, c'est de m'empêcher de laisser mon 'faible' pour Potter prendre le dessus et ruiner cette mission. »

« Oh. »

« Mais ça n'arrivera pas, » ajouta-t-elle rapidement.

La mission prit une tournure bien plus compliquée quand sept Harry Potter sortirent de la petite maison. Hermione dût l'admettre, c'était une brillante idée. Ils devaient maintenant identifier le vrai des faux, et rapidement.

« Merde, » jura Pucey. « Putain de bordel de merde ! »

« Pourquoi tuer un pauvre garçon de dix-sept ans doit être si compliqué ? » S'exclama Hermione, qui essayait d'étudier les sept individus de loin.

Un d'eux était en train de monter dans le sidecar d'une moto, conduite par Hagrid, le garde-chasse et professeur de Soins aux Créatures Magiques de Poudlard, qui tenait dans ses mains une cage d'hiboux. « Celui-ci, » murmura-t-elle en attrapant le bras d'Adrian pour attirer son attention.

« Ça m'étonnerait, » dit-il en secouant la tête. « Potter a beaucoup de défaut, mais il sait très bien voler. C'est un de ceux sur les balais. »

Hermione s'avança un peu, essayant de trouver un moyen pour prouver sa théorie que celui-ci était le vrai Potter. Alors que les sept Harry Potter s'élevaient dans les airs, répartis sur cinq balais, un Sombral et une moto, les Mangemorts les encerclèrent et se mirent à attaquer les membres de l'Ordre qu'ils savaient, évidemment, ne pas être Potter.

La moto continua son chemin et Hermione la suivit. Elle lança un maléfice sur la chouette, qui s'effondra sur le sol de sa cage. « Hedwige ! » S'écria-t-il. « Pas toi, Hedwige ! »

« Je t'ai trouvé, » murmura Hermione avec un petit sourire, ses soupçons confirmés.

Les sept Potter et leurs gardiens s'étaient dispersés, et Hermione savait qu'elle ne volait pas assez bien pour suivre toute seule la moto, mais elle attrapa Rowle, qui lui était un bon voleur. « C'est celui dans la moto, » siffla-t-elle, et l'homme acquiesça.

Elle resta derrière, puis sentit le Seigneur des Ténèbres s'élever derrière elle. Contrairement aux autres, il ne volait pas sur un balai – ou une moto – mais planait.

Alors que le reste des Mangemorts portaient un masque, il avait transformé son visage en celui d'un monstre, pâle et serpentin. C'était une vue terrifiante.

« La moto ! » Haleta-t-elle. « C'est elle, mon Seigneur. »

Il s'arrêta pour lui caresser le visage. « Ma chère enfant, » dit-il, la voix sifflante. « Encore une fois, tu dépasses toutes mes attentes. Maintenant, va t'amuser avec les autres Potter. »

Elle suivit un des Potter, le plus lent, accompagné par Remus Lupin. Elle se demanda qui se cachait derrière ce doublon en lançant maléfice après maléfice sur lui. Il ou elle savait clairement mieux voler qu'elle, car il tournoyait et plongeait brusquement pour éviter chacun de ses maléfices. Malheureusement pour lui, elle réussit à le toucher à l'oreille.

C'était le meilleure qu'elle pouvait faire sur un balais, s'était-elle dit, alors elle se posa sur le sol et transplana au Manoir Malefoy, où Narcissa l'accueillit avec un câlin et prévint Drago de l'arrivée de la jeune fille.

Hermione se débarrassa de la robe et du masque qu'elle tendit à un elfe, qui disparut avec. Drago arriva en courant et se jeta sur elle, et la palpa de partout pour vérifier qu'elle ne s'était pas blessée. « Tu vas bien ? » Demanda-t-il.

« Oui, » répondit-elle.

« Tu vole comme de la merde, » marmonna-t-il. « Je me suis rongé les sangs tout le temps. »

« Je ne suis pas toi, » s'exclama Hermione, ennuyée. « Je ne suis pas du genre à aller voler pour le plaisir, mais je peux voler. Pourquoi tout le monde pense que je vole mal sous prétexte que je ne suis pas un joueur de Quidditch ? »

« Comment cela s'est passé ? » Demanda Narcissa.

« Je ne sais pas trop, » admit la jeune fille. « Je n'arrivais pas à suivre les plus rapides, donc je suis revenue en arrière et j'ai touché un membre de l'Ordre au hasard. »

« Et donc ? »

« Je ne l'ai pas touché au point qu'il en meurt, mais je suis assez fière de moi, » répondit Hermione avec un grand sourire, et Drago rit.

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Ils n'avaient pas réussi à abattre Potter. Le Seigneur des Ténèbres avait fait tomber Fol-Œil mais, à part la blessure qu'Hermione avait infligée à un des faux Potter, personne n'avait été touché.

« Tu as blessé le mauvais, » lui dit Théo en sortant d'une réunion avec Jedusor.

« Comment ? » Demanda Hermione, confuse.

« Tu as touché George Weasley. C'était l'autre – Fred – qui s'en était pris à Drago l'année dernière. »

Hermione rit. « Ben, je n'arrive déjà pas à les différencier quand ils ont leur propre apparence, alors quand ils sont Potter… »

« Maintenant tu peux ! » S'exclama Théo avec un sourire, et leurs rires redoublèrent.

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Heureusement pour eux, même avec Potter encore vivant, leur plan pour prendre le contrôle du Ministère se déroulait sans problème. Yaxley réussit à soumettre Pius Thicknesse par le biais de l'Imperium et, avec son aide, ils infiltrèrent totalement le Ministère.

Rufus Scrimgeour, par contre, refusait de révéler la localisation d'Harry Potter, même sous torture. Hermione ne pouvait pas assister à ces séances elle se contentait de servir le thé à la poignée de Mangemorts qui revenaient, et ne posait pas de question. Thicknesse devient rapidement Ministre : C'était gagné.

« Bien que, » dit Jedusor pendant que Hermione lui tendait une tasse de thé accompagnée de biscuits. « Je serais plus rassuré quand Drago sera Ministre. Travailler avec les personnes sous l'emprise de l'Imperium est fatiguant Il faut toujours être très précis quand on leur donne des instructions. »

« Je m'efforcerai de vous assister au mieux que je le peux, mon Seigneur. »

Les Mangemorts se répartirent le travail et visitèrent toutes les maisons connues des membres de l'Ordre du Phénix et les interrogèrent dans le but de trouver le garçon. Ils brulèrent la maison d'un dénommé Dedalus Diggle et ruinèrent le mariage chez les Weasley, mais cela ne les avança à rien.

C'était comme si le garçon s'était évaporé.

Et on pouvait dire la même chose de Ronald Weasley.

« Nous sommes juste très inquiets, » avait dit Thicknesse pendant une conférence de presse. « Nous avons de bonnes raisons de croire qu'Harry Potter était là quand l'estimé Albus Dumbledore fut tué et, enfin, le fait qu'il refuse de venir et de faire une déposition ne l'arrange pas, n'est-ce pas ? A ce moment précis, il est notre suspect principal dans cette affaire de meurtre tous citoyens devraient le considérer armé et dangereux. Si vous le voyez, n'essayez pas de l'attraper vous-même. Alertez plutôt le Ministère. »

Cassius Warrington fut assigné à la direction de La Gazette des Sorciers et le journal commença, sans la moindre hésitation, à imprimer ce qu'on lui disait d'imprimer.

Le coup d'état fut silencieux, fluide, et presque sans défaut. Le peuple se chuchotait à l'oreille de l'un l'autre que la politique du Ministère avait sûrement changée, mais n'osait rien dire à voix haute.

« Bien sûr, » disait le peuple, « Les Mangemorts ne sont que les Chevaliers de Walburgis (1) avec un nouveau nom. »

Certes, certaines personnes murmuraient, « Je n'ai jamais apprécié leur avis sur la domination des Sang-Purs, il n'y a rien de mal à être un sang-mêlé. » Mais quand il n'y avait aucun signe évident d'oppression, le peuple se détendait, la vie continuait, alors que le pouvoir s'accumulait de plus en plus dans les mains d'un homme qui n'en avait jamais assez.

Le fait que seul les familles de sang-purs qui étaient dans son camp ne pouvait profiter des avantages de la nouvelles politique du Ministère prouvait que le sang n'était pas le plus important, que c'était juste une histoire de camp. Après tout, les Weasleys étaient des sang-purs, les Macmillans étaient des sang-purs, et pourtant ils ne profitaient d'aucun avantage. Cela montrait que tout le monde pouvait joindre les rangs de Voldemort.

« Regarde cette petite Née-Moldue, » se disait le peuple. « Elle sort bien avec l'héritier Malefoy. »

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Poudlard devint obligatoire Désormais, tous les sorciers et sorcières de Grande-Bretagne ne pouvaient plus inscrire leurs enfants à Durmstrang ou Beauxbatons. Jedusor voulait contrôler toute leur éducation. « Laissez-moi contrôler leur passé et leur éducation, » avait-il expliqué en buvant une tasse de thé. « Et je contrôlerai le futur. »

A la grande déception d'Hermione, Jedusor décida d'imposer l'Etude des Moldus aux Premières et Secondes années, où ils apprendraient que les Moldus étaient retardés comparé aux sorciers. Les Nés-Moldus devront aussi participer à une classe leur apprenant les coutumes sorcières, de la Première à la Cinquième année, et seront 'encouragés' à visiter une famille sorcière durant les vacances. Jedusor voulait que les liens des Nés-Moldus avec leurs familles et le monde Moldu soient coupés.

« Mais j'aime mes parents, » protesta Hermione quand elle apprit l'existence de cette nouvelle mesure. Elle était assise à ses côtés, chargée d'apporter d'autres rouleaux de parchemins. Diriger un empire était un travail nécessitant beaucoup de paperasse.

« C'est vrai, » admit l'homme sans même lever les yeux de son parchemin. « Mais tu les aimes depuis le Manoir Malefoy. Ils ne font pas partis de ton monde, et ne le seront jamais. Tu ne pourras même pas les inviter pour ta remise de diplôme, Hermione. Et ils ne seront pas présents à ton mariage non plus. » Il leva les yeux et la regarda, insistant. « N'est-ce pas ? »

« Je suis sûre que Narcissa s'occupera de la liste d'invité, » dit Hermione, un peu troublée. « Je réalise que ce travail revient normalement à la famille de la mariée mais - »

« Exactement, » la coupa-t-il. « Va t'amuser avec Drago avant que vous ne devez revenir à l'école. Et prévient Montague que je veux le voir. »

« Comme vous le souhaitez, » dit-elle, puis s'arrêta. « Mon Seigneur ? »

« Oui ? » Demanda-t-il assez impatiemment.

« Pourrais-je vous poser quelques questions sur le fonctionnement de l'héritage chez les sang-purs ? »

Jedusor allait lui dire de déranger Narcissa, mais il se ravisa. « Je suis toujours ravi de t'aider à découvrir notre monde, Hermione, » dit-il.

« Sirius Black est mort sans héritier, » commença-t-elle. « Et j'ai entendu Potter se plaindre qu'un homme nommé Fletcher s'amusait à 'piquer' les affaires de Sirius, affaires qu'apparemment Potter pense avoir hérité. »

« Cela m'étonnerait, » répondit-il. « La plupart des biens de sang-purs sont importants. Tu ne peux pas les donner à n'importe qui après ta mort. »

« Mais s'il le pouvait, est-ce que cela ferait de Potter le propriétaire de la maison d'enfance de Sirius ? »

Jedusor sourit. « Oui, Miss Granger. Les conversations avec toi sont toujours si édifiantes. Maintenant, file ! »

La jeune fille s'exécuta.

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« Montague, » dit Jedusor quand le jeune Mangemort entra dans la pièce. « Obtient-moi l'adresse de la maison de Walburga Black et installe-y une patrouille. » Il le regarda. « Il a des chances que tu ne la vois pas. Je m'attends à ce qu'elle soit protégée par un sortilège de Fidelitas, mais je veux qu'elle soit surveillée vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept à l'endroit où elle devrait être. Je pense tenir une piste sur l'endroit où se tapit Potter. »

Jedusor détourna son attention de Montague pour l'exemplaire du jour de La Gazette posé sur son bureau, et quelque chose qu'il lut le fit siffler de colère.

« Montague, » répéta-t-il en désignant une photo du journal. « Avant que tu ne partes, pourrait-tu identifier cette femme pour moi ? »

L'intéressé se déplaça hâtivement pour examiner la photo. « Hum, d'après la légende c'est Dolores Ombrage, monsieur, » dit-il.

« Merci, Montague. Tu m'a été d'une grande aide, » le remercia Jedusor.

Puis Graham Montague fila.

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Hermione n'avait pas eu l'intention d'écouter aux portes, vraiment, mais elle ne put s'empêcher d'entendre Narcissa Malefoy qui, à son grand étonnement, avait levé la voix.

Narcissa était sûrement la seule personne au monde qui osait lever la voix devant Tom Jedusor.

« Vous voulez que j'invite cette femme chez moi ? » S'était-elle écriée, l'air mécontent. « Elle a voulu forcé Hermione à utiliser une plume à sang, et l'idée d'étendre mon hospitalité jusqu'à cette femme me révulse. »

« Techniquement parlant, l'hospitalité ne démarre uniquement lorsque l'on s'assoit autour de la table, » répliqua Jedusor, amusé. « Vous êtes sûrement capable de ravaler votre haine juste pour le temps d'une discussion. »

« Cette femme est une honte, » marmonna-t-elle. « Elle est bornée, remplie de préjugés, étroite d'esprit - »

« Un peu comme votre sœur ? » La coupa-t-il.

« Ma défunte sœur, » le corrigea Narcissa, agacée. « Les temps ont changés. Walburga et son genre ont disparu - »

« Et ce n'était pas trop tôt. La voix de cette femme était si stridente. »

Narcissa rit. « Mais elle vous était sans faille, et assez généreuse. »

Hermione pouvait l'entendre grogner. « Elle me prenait malgré tout pour un personnage crée de toute pièce. Heureusement, elle avait peur de moi. C'est la seule raison pour laquelle elle se comportait si poliment devant moi. »

La peur de se faire attraper eu finalement raison d'Hermione, et elle se remit à marcher jusqu'au petit salon qui, de manière officieuse, était réservé aux adolescents. « Quelque chose ne va pas ? » S'enquit-il en la voyant arriver.

Elle se jeta sur un grand canapé et dit, « Non. Je suis juste fatiguée et je crois que ta mère s'apprête à recevoir des invités, encore. »

Drago soupira.

Hermione, évidemment, avait raison. « Habillez-vous correctement, » les prévient Narcissa quand le jour J approcha. Elle lança un regard à Daphné, qui avait acquiescé Rappeler les détails de l'étiquette à Hermione était devenu son boulot, tout comme Théo était devenu une sorte de confident et de conseiller politique pour Drago. Les Malefoys étaient des aristocrates, et deviendront aux yeux du public les dirigeants du monde sorcier pour la durée du règne du Seigneur des Ténèbres. Les Notts, quant à eux, seront – bien qu'ils l'étaient déjà – les personnes auxquelles ils pourront faire confiance dans ce monde remplit d'ennemis potentiels.

Quand Hermione, la main posée sur le bras de Drago, entra dans la salle de bal, elle reconnut beaucoup de personnes. Elle était la seule touche de couleur dans cette pièce, alors que sa robe était d'un vert-bouteille profond. Elle compta le nombre d'invité présents dans la salle et un sourire apparut doucement sur ses lèvres rehaussées d'une délicate touche de rose. Quand Drago le remarqua, il fronça les sourcils, confus.

« Est-ce que j'ai envie de savoir ce qui te rend si joyeuse ? » Demanda-t-il.

« Ceci n'est pas une réception, » répondit-elle doucement. « Ça ne s'en rapproche même pas. Compte le nombre de personnes. »

Drago s'exécuta rapidement : trois femmes et un peu plus d'une douzaine d'hommes, tous Mangemorts. « Et en quoi est-ce une bonne chose ? »

« Tu verras, » éluda-t-elle alors que Marcus Flint s'approchait pour lui faire un léger baisemain.

Puis il se redressa et regarda Drago. « Je mourrai sûrement en me désolant du fait que tu aies eu l'injuste chance de l'avoir dans ta promotion, » dit-il galamment, et Drago sourit, quelque peu fier, en la dirigeant vers un des sièges près d'une des colonnes. A tout moment, il resta derrière elle et ils bavardèrent tranquillement avec leurs camarades d'école présents dans la pièce, une de ses mains posée sur l'épaule de la jeune fille.

Ladite main se tendit quand il vit arriver Tom Jedusor, qui souriait. « Je vois, Miss Granger, que mes Mangemorts sont déjà en train de vous entourer. »

Elle lui sourit en retour et répliqua gentiment, « Vous avez invité tant d'excellentes personnes, comment aurais-je pu résister à leurs flatteries ? »

Il rit. « Me pardonnerais-tu si j'emprunte un de vos amis ? J'ai besoin de parler à M. Flint en priver. »

« Je vous pardonnerais n'importe quoi, » répondit-elle. « Tant que vous me le renvoyez un verre de punch à la main. »

Tom Jedusor lui prit la main et lui déposa un délicat baiser sur le bout des doigts. « Je ne peux rien te refuser, ma chère. »

Puis il se tourna vers Flint et, avec un mouvement de tête, lui indiqua qu'il devait le suivre. Alors que les deux hommes s'éloignaient Drago soupira, soulagé, et Graham Montague demanda, la voix tremblante. « Tu lui parles toujours comme ça ? »

Drago marmonna quelque chose dans sa barbe et Hermione expliqua, « Il est actuellement de bonne humeur, ce qui veut dire qu'il désire se faire traiter comme n'importe quel aristocrate. »

« Et quand il est de mauvaise humeur ? »

« Alors j'évite de grimacer ou de trop ramper devant ses ordres ça l'énerve. »

Drago et Graham échangèrent des regards. « Soudainement, je ne t'envie plus tant que ça, » dit-il. « Je suis bien content comme ça. »

Drago remarqua qu'Hermione avait les yeux braqués sur la porte. « Tu sais quelque chose, » fit-il. « Et cela me rend nerveux quand tu sais quelque chose. » Ce fut le moment où Lucius Malefoy pénétra dans la pièce, Dolores Ombrage à son bras.

« Toujours le rose ? » S'exclama Adrian Pucey, qui regardait la femme avec un mélange d'amusement et de dégout.

« Techniquement, une robe rose est toujours considérée comme une tenue correcte, » rit Hermione. « Je ne suis pas en noir, après tout. »

Il haussa les sourcils, et ils observèrent l'intruse parader à travers la pièce, clairement ravie d'avoir été invitée à la réception, puis minauder en direction de Lucius Malefoy et de Tom Jedusor. Le regard de Lucius rencontra celui de son fils, qui hocha la tête avant d'offrir son bras à Hermione.

« Nous sommes demandés, » dit-il simplement.

Elle accepta son bras avec plaisir et ils se déplacèrent pour rejoindre Jedusor, Narcissa, Lucius et Nott senior.

« Je ne crois pas que vous ayez déjà rencontré ma femme, » dit Lucius, sans vraiment présenter Ombrage à Narcissa.

Dolores Ombrage se dépêcha de flatter son hôtesse. « Je vous admire depuis de nombreuses années, Mme. Malefoy. »

Narcissa l'observa et remarqua, la voix calme. « Quel joli collier, Miss Ombrage. Dois-je vous souhaiter mes meilleurs vœux pour votre futur bonheur ? »

Tom Jedusor faillit recracher son vin de surprise.

Ombrage tritura son pendentif et répondit, « Oh, non. C'est un bijou de famille. » Elle lança un regard à Hermione mais s'interdit de lui adresser plus qu'un rictus dédaigneux. Drago se raidit, mais ne dit rien.

« C'est effectivement un bijou de famille, » admit Jedusor. « Néanmoins, je pense qu'il y a confusion à propos de la famille à laquelle ceci appartient. » Puis il s'adressa à Hermione. « Qu'en penses-tu, ma chère ? »

« C'est très joli, mon Seigneur, » dit-elle.

« Tu l'aimerais ? »

Hermione détourna son regard pour le placer sur le pendentif accroché au cou d'Ombrage, et dissimula un frisson. « Vous générosité me flatte énormément, mon Seigneur, mais je préfère le collier que vous m'avez déjà offert. »

« J'ai cru t'avoir entendu dire qu'il était 'nul' ? » La taquina-t-il avec un sourire complice.

Dolores en resta bouche bée. « Vous ne laissez certainement pas cette petite sang-de-bourbe vous parler comme ? Critiquer un cadeau que vous avez daigné lui offrir ? »

Tom Jedusor passa une main possessive à travers les cheveux de la jeune fille (eurk). « Hermione ne m'a jamais déçu, » commença-t-il. « Intelligente. Loyale. Discrète. Le Choixpeau savait parfaitement ce qu'il faisait en la plaçant dans notre Maison. » Il dévisagea Ombrage. « Par contre, je crois que votre répartition était plutôt l'objet d'une étrange plaisanterie. Une plaisanterie loin d'être drôle, d'ailleurs. »

Ombrage se tendit et balaya la pièce du regard. Les autres invités s'étaient progressivement rapprochés du petit groupe jusqu'à former un cercle autour d'eux. Lucius Malefoy avait lâché son bras pour prendre celui de Narcissa.

« J'espère que vous savez, historiquement parlant, que les Serpentards n'ont jamais, jamais tourné leur dos aux leurs, » expliqua-t-elle, sa voix portant dans toute la salle. « J'ai toujours voulu vous demander ce qui vous est passé par la tête en forçant ma future bru, une Serpentard, à utiliser une plume à sang. »

« C'est une Née-Moldue, » protesta Ombrage. Thorfinn rit à sa faible justification, d'un rire grave et menaçant. Graham Montague donnait l'impression qu'il était prêt à joyeusement la charcuter maintenant, tout de suite. Même Yaxley paraissait fatigué devant le raisonnement d'Ombrage.

« Elle est une Serpentard, » la corrigea Jedusor. « Et vous portez le pendentif de ma mère. »

Les doigts d'Ombrage s'accrochèrent désespérément audit pendentif.

« Ou l'avez-vous obtenu ? » S'enquit-il. « Parce que je suis presque sûr que ce n'est pas un bijou de famille. En tous cas, pas de votre famille. »

« Je… je l'ai confisqué à un homme qui essayait de le vendre, » murmura Ombrage. « Je crois que son nom était Mondingus quelque chose. »

« Fletcher, » précisa Hermione. Jedusor la regarda et elle haussa gracieusement des épaules. « J'ai entendu Potter se plaindre un jour qu'un homme nommé Mondingus Fletcher volait les affaires de Sirius Black pour les revendre. Je crois vous l'avoir mentionné, et vraiment, combien peut-il y avoir de Mondingus en Grande-Bretagne ? »

Jedusor se tourna vers Flint et ordonna, « Découvre comment il l'a obtenu puis tue-le. » L'intéressé acquiesça et se dirigea vers la sortie, Graham Montague à ses pieds. Jedusor tendit la main et Ombrage le fixa de ses yeux écarquillés et déglutit difficilement.

« Il veut que vous lui rendez le pendentif de sa mère, » expliqua Hermione en adoptant le ton utilisé pour parler à un enfant.

Ombrage lui lança un regard mauvais, mais ne bougea pas.

« Je vous recommanderais de faire ce qu'il vous demande, » ajouta Hermione.

Ombrage s'exécuta finalement et faillit faire tomber le collier en le posant dans le creux de la main tendue. Il referma ses doigts dessus et sourit avant de le ranger dans une des poches de sa robe. Puis il en profita pour sortir sa baguette et la dirigea sur Ombrage.

« Mais j'ai fait ce que je vous ai demandé, » protesta-t-elle en faisant un pas en arrière. « Je suis de votre côté ! » Continua-t-elle, et sa voix se transforma en un murmure suppliant. « Je désire vous aider dans votre quête pour débarrasser notre monde de la vermine comme elle, » elle pointa du doigt Hermione. « Les Moldus et les sang-de-bourbes ne sont que des saletés, ils - »

Ignorant les suppliques de la femme, Jedusor se tourna vers Narcissa et lui dit, une touche d'irritation dans la voix, « C'est comme si Walburga était de retour parmi nous. »

Narcissa soupira. « Je vous ai pourtant dit que je ne voulais pas l'inviter mais vous avez insisté. Vous auriez tout simplement pu envoyer quelqu'un la tuer dans son appartement et prendre le collier mais non, il fallait faire ça de manière dramatique. »

Ombrage continuait à insulter les Moldus et les Nés-Moldus, le degré de ses insultes augmentant de seconde en seconde, et Jedusor dit, amusé, « J'apprécie juste tant votre hospitalité, ma chère Narcissa, que je ne puis résister à la possibilité d'une réception organisée par vos soins. »

Un elfe apparut dans la salle et fit un petit geste, nerveux.

« Le dîner est prêt, Tom, donc si vous pouviez juste la tuer, nous serions ainsi assis dans un rien de temps, » dit Narcissa.

« Bien sûr. » Puis il coupa les protestations de plus en plus acharnées d'Ombrage par un rapide Avada.

« J'apprécie le fait que vous ne venez pas de salir le sol, » avoua Narcissa en les dirigeant vers la salle à manger. « Le sang est très difficile à nettoyer sans abîmer le bois du parquet. »

« C'est normal, ma chère, » dit Jedusor. « M. Pucey, allez chercher un verre de punch pour Miss Granger avant de vous asseoir. J'ai bien peur que je lui ai promis de demander à M. Flint de lui en prendre un, mais j'ai dû l'envoyer quelque part. »

Adrian Pucey acquiesça et, avec un regard un peu étrange en direction de la jeune fille, s'exécuta.

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(1) Le terme 'Chevalier de Walburgis' était utilisé pour désigner les partisans de Voldemort, avant que le terme 'Mangemort' n'apparaisse. En anglais, cela donne 'The Knights of Walburgis', 'Knight' étant un jeu de mot pour 'night' (= nuit en anglais), qui désigne la nuit du 30 avril au 1er mai. Pour plus d'informations, référez-vous à la page suivante: www . encyclopedie-hp wizards / death_eaters . php

Première partie de la septième et dernière année finiiit ! J'ai beaucoup apprécié la dernière scène. Je ne supporte pas Ombrage. Qu'elle meurt maintenant me ravie à un point... ! Enfin bref, j'espère que ce chapitre vous aura plu, et je posterai le prochain le 5 mai si normalement tout va bien ! Les 3 derniers chapitres, quant à eux, seront respectivement postés le 18 mai, le 29 mai, et le dernier le 2 juin comme promis !