Ahhh, plus qu'une semaine de cours ! Enfin, y'a le bac, mais c'est qu'une formalité… (lol). Bonne chance à tous ceux qui ont commencé les révisions, et bonne lecture !
(Oui, je sais, j'ai un jour de retard. Sorry not sorry ^^)
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« Remet ton pantalon correctement ! » Ordonna Drago à Vincent dans le couloir. « On dirait un sac. »
« Ta gueule, » marmonna Vincent, qui s'exécuta malgré tout sous les rires de Greg.
« Enfin, t'était vraiment obligé de la dépuceler maintenant ? » Demanda Drago avec exaspération. « On a d'autres choses à faire. »
« Tout au long de ta vie, » dit solennellement Vincent. « Tu devrais t'arrêter et sentir le doux parfum des roses quand tu en a l'occasion. »
« Et… Qu'est-ce que ça veut dire ? » S'enquit Greg. « Et quel est le rapport avec toi en train de coucher avec la petite sœur de Daphné, le tout dans un placard ? »
« Ça veut dire qu'il ne voulait pas passer sa chance de faire l'amour, » répondit Drago avec un rire méprisant. « Mais bon, t'aurais quand même pu attendre jusqu'à la fin de la bataille. »
« J'avais peur qu'elle change d'avis, » expliqua Vincent. « On fait quoi, maintenant ? Quelque chose de rapide, de préférence. »
« Pendant que tu étais occupé à laisser Astoria jouer avec ton joujou, » commença Drago. « Luna nous a révélé que Potter était après le diadème de Serdaigle. Il est allé dans leur Salle Commune pour découvrir à quoi cela ressemblait. Je ne sais pas si je veux savoir pourquoi il est sorti de sa tanière pour récupérer ce truc, mais ce qui est sûr c'est qu'on va le trouver avant lui. »
« Euh… Mais ce diadème, il n'est pas censé être perdu ? » Demanda Greg en s'arrêtant pour réfléchir, et Drago l'imita avec irritation.
« Potter pense qu'il est dans la Salle des Objets Perdus, » dit Drago.
« Où ça ? » Intervint Vincent, confus.
« Par Merlin, qu'est-ce que vous pouvez être cons parfois. C'est l'endroit où j'ai passé la plupart de ma Sixième Année pour réparer cette putain d'Armoire, imbéciles. »
Vincent grogna. « Tu m'as vraiment arraché de ce placard pour aller dans une pièce remplie de merdes et y chercher ce diadème à la con, alors que ledit objet est perdu depuis… Depuis combien de temps, Greg ? »
« Depuis que Poudlard a été créé, » répondit Drago avec un soupir. « Et on n'a pas vraiment besoin de le retrouver. On a juste besoin de poursuivre l'autre con à travers la Salle puis le forcer à retourner dans la Grande Salle où le Seigneur des Ténèbres pourra le tuer. Ensuite, tu pourras retourner fricoter avec ta petite copine. »
« Je serais un héros de guerre, » dit Vincent en bombant le torse. « Les filles aiment ça. D'ailleurs, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle porte un string rose. »
Greg le regarda, bouche bée. « Rose ? » Répéta-t-il. « Astoria ? T'es sûr que t'a couché avec la bonne personne ? »
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Drago et ses amis arrivèrent devant la Salle sur Demande seulement quelques minutes avant Harry Potter. Quand ce dernier pénétra dans la pièce, Drago, Greg et Vincent s'étaient assis sur le haut d'une commode en bois près de l'entrée.
« Tu cherches quelque chose, Potter ? » Demanda Drago. « Moi, je connaît qui est à ta recherche. » Il examina ses ongles, comme s'il s'ennuyait. « Je dois avouer que c'est un bon endroit pour chercher des choses disparues, mais, sérieusement Potter ? Le Diadème Perdu de Serdaigle ? Ce n'est pas un peu comme chercher le Graal ? »
« Va te faire, Malefoy, » dit Potter en brandissant sa baguette. « Je sais très bien que tu n'oseras jamais me tuer à cause de ton petit Maître adoré, alors à moins d'avoir décidé de lui désobéir, tu restes en retrait et me laisse chercher. »
Vincent fronça les sourcils mais Drago leva la main en guise de défense. « On est juste ici pour le spectacle. Ne t'occupe pas de nous. Nous n'avons pas prévu de te blesser, pas même de faire un bleu sur ta jolie peau. »
Potter le fusilla du regard puis commença à farfouiller la pièce à la recherche du diadème.
« Laissez-lui chercher sa couronne ou je sais pas quoi, » leur avait ordonné Théo. « ET laissez-lui la détruire s'il le peut. Cela lui donnera un sentiment de sécurité. C'est à ce moment-là que vous l'attirerez dans le couloir nos forces ne seront pas loin, prêtes à le capturer. »
Drago s'allongea tranquillement en attendant que le Gryffondor trouve le diadème. Greg essaya de composer une expression détendue, ce qu'il fit très bien. Vincent, au contraire, désirait partir. « Pourquoi on peut pas juste le tuer, » ronchonna-t-il en l'observant fouiller la pièce. « Pourquoi on se tape toujours les trucs les plus ennuyants et difficiles ? »
« Parce qu'on ne peut pas, » dit Drago. « Parce qu'on le fait à ma façon, ce qui implique de ne pas avoir un putain de Mage Noir à ma recherche. »
Greg éclata de rire.
« C'est si ennuyant, » se plaignit une nouvelle fois Vincent. « C'est si difficile que ça de trouver un truc aussi con qu'une couronne ? »
« Imbécile, ce 'truc' a été perdu il y a des siècles de cela. « Bien sûr que ça va être difficile de le trouver, mais regarde-donc qui le fait pour nous. »
« Va te faire foutre, Malefoy ! » Purent-ils entendre de l'autre bout de la pièce.
« Je ne pense qu'Hermione serait d'accord avec ça, » ironisa Drago.
« Je n'essayerais pas de faire ça, à ta place, Potter ! » S'écria Greg.
« C'est parce que tu es intelligent, » dit Drago en riant. Puis il ajouta, « Je crois que notre Elu préféré a trouvé sa tiare. »
C'est à ce moment-là que tout parti en cacahuète.
Sous l'ordre de Vincent, des flammes s'échappèrent de sa baguette magique, le tout pour attirer Potter vers la sortie. Drago jura devant la connerie de son ami et essaya de conjurer le sort en laissant jaillir de l'eau de sa propre baguette, mais Vincent en avait trop fait et la pièce se remplit rapidement de Feudeymon. Potter sortit en trombe de la Salle sur Demanda et, en un dernier geste désespéré, jeta le diadème dans le feu rugissant. Un cri horrible retentit, comme si les morts essayaient de s'échapper de l'enfer via le feu. Drago poussa Greg en dehors de la pièce et se retourna pour faire de même avec Vincent mais le pauvre garçon, paniqué, avait voulu attraper le diadème et avait ensuite été littéralement avalé par les flammes.
Drago ne raconta jamais à Hermione la cause véritable de la mort de Vincent et, alors que les années passaient, le Serpentard continua à en faire des cauchemars vivides et terrifiants.
Il se recula de la porte. « On s'occupera de ça plus tard, » siffla-t-il à Greg. « Maintenant, il faut attirer l'autre imbécile plus bas dans le château. »
« Pourquoi faut-il toujours que ce soit si difficile avec lui ? » S'exclama Greg, qui avait du mal à ne pas pleurer.
« Reprends-toi ! » Ordonna Drago en refoulant son propre chagrin. « J'ai dit qu'on s'en occupera plus tard. »
Greg déglutit difficilement puis acquiesça. Ils poursuivirent Potter à travers les innombrables couloirs, le forçant à descendre les différents étages. Leur adversaire, qui ne réalisait pas ce qui l'attendait, fit exactement ce qu'ils voulaient et se jeta dans la gueule du loup.
Leur objectif accompli, Drago et Greg s'adossèrent contre un mur puis s'assirent par terre. « Vince, merde ! » S'exclama Greg, qui se laissa emporter par sa tristesse.
« Je ne sais pas quel était l'intérêt de ce putain de diadème, » dit Drago. « Mais j'espère que cela valait une vie. »
Ils se turent, perdus dans leur chagrin, jusqu'à ce que Greg, en s'essuyant le nez à l'aide de sa manche, dise, « Je hais ce Potter. »
« Moi aussi, » acquiesça Drago.
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« Harry Potter. » Lord Voldemort s'approcha de l'adolescent qui avait été attiré dans la pièce. « Si je peux me permettre, tu as eu de meilleurs jours. »
« Toi aussi, » répliqua Potter en observant son interlocuteur avec dégoût. « Je préférais le masque que tu portais dans le Manoir Malefoy, pendant les vacances de Pâques. »
Lord Voldemort haussa les épaules. « Il faut bien donner ce que le peuple désire, quand tu es dans la politique. Mais j'ai peur que ton Ordre du Phénix me préfère avec cette apparence. C'est bien plus facile de tuer quelqu'un après l'avoir déshumaniser. » Il sourit. « Evidemment, que quelqu'un soit déshumaniser ou pas, cela ne va pas m'arrêter. »
« C'est parce que tu es un monstre, » dit Potter. « Le monstre. »
« Si tu veux, » fit-il. « Nous t'attendions, tu sais. J'aimerais t'offrir l'honneur d'un duel. »
Potter fronça les sourcils. « C'est quoi le piège ? »
« Il n'y en a pas, » rétorqua Voldemort. « J'essaye de te tuer et tu essayes de me tuer et le gagnant du duel décide de l'issue de la guerre. Si tu perds, ton camp devra se soumettre devant moi. Si je perds, mes Mangemorts poseront leurs baguettes et capituleront. »
« Cela me paraît - » Commença Harry, interrompu par Ronald Weasley – qui ne l'avait accompagné ni dans la tour de Serdaigle, ni dans la Salle sur Demande – qui lança un sort en direction de Lord Voldemort.
Peut-être qu'il avait espéré pouvoir abattre le Seigneur des Ténèbres quand il ne faisait pas attention. Peut-être qu'il désirait être, pour une fois, le héros. Mais cela ne comptais pas. Une fois le premier sort lancé, cela se répercuta sur toutes les personnes présentes dans la pièce, et une autre baguette fut dégainée, puis cinq, puis vingt, et rapidement, tout le monde avait sorti son arme et attaquait son adversaire.
Hermione visa Fred Weasley. « Tu n'aurais pas dû t'en prendre à Drago, » sa voix inaudible dans le vacarme de la bataille. « Tu n'aurais jamais dû faire ça. »
Fred se tourna vers elle et brandi sa baguette. Les sourcils froncés, il voulut la mettre à terre. C'était un bon sortilège bien qu'il ce soit le genre de personne majoritairement préoccupée par quelle blague il fera le lendemain, c'était un bon sorcier, qui avait réussi à modifier des sortilèges, à la base inoffensif, en de dangereuses armes. Mais, une fois Hermione lancée, c'était impossible de l'arrêter, et elle le tua de sang-froid. Elle était meilleure que lui.
L'Ordre refusait de tuer ses adversaires. La plupart d'entre eux étaient de très bons sorciers et étaient très créatifs avec leurs maléfices, mais cela ne comptait pas devant leurs opposants, qui eux, cherchaient à gagner, et donc à tuer.
Par exemple, Percy Weasley transforma Pius Thicknesse en un oursin de mer, et Hermione étouffa un rire en l'observant se métamorphoser peu à peu en un simple crustacé.
Lord Voldemort soupira en remarquant quelqu'un écraser accidentellement ce qu'avait été le Ministre de la Magie. « Je voulais qu'il vive encore quelques lois, » se plaignit le Seigneur des Ténèbres à Lucius Malefoy. « Maintenant, nous allons devoir en trouver un autre. »
« Je m'occuperais de ce problème, mon Seigneur, » proposa Lucius, et Voldemort acquiesça.
« C'est ça, » dit-il, toujours aussi placide alors qu'une bataille faisait rage autour de lui. Des membres de l'Ordre voulurent s'en prendre à lui, à chaque fois par deux ou trois, mais Voldemort les envoya voltiger dans les airs d'un petit coup de baguette, comme s'il se débarrassait d'une simple mouche. Yaxley, lui, laissa pour mort au sol Lee Jordan, et Graham Montague et Cassius Warrington s'attaquèrent à Hagrid. Le demi-géant, malgré sa force et son courage, ne parvenait pas à prendre le dessus. Luna, quant à elle, se percha sur un rebord de fenêtre, offrant une cible facile. Malgré tout, elle put dévier chaque attaque à son égard grâce à un bouclier de Magie Noire assez difficile à produire dont elle avait appris la méthode il y avait seulement quelques heures.
Seulement Luna pouvait penser qu'une bataille était un endroit judicieux pour apprendre de nouveaux sortilèges, pensa Hermione.
Elle remarqua également Neville Londubat dans un coin de la pièce, seul. Il ne s'était pas déclaré 'neutre' comme la Maison Serdaigle, et pourtant ne prenait pas part au combat. C'était intéressant.
Malgré l'absence de Neville et de Serdaigle, l'Ordre se débrouillait pas mal. Professeur Trelawney s'était placé sur un des balcons et lançait des boules de cristal sur chaque Mangemort qui osait s'approcher d'elle. Augustus Rookwood, un homme qu'Hermione n'avait jamais vraiment rencontré mais qu'elle reconnut, en fut le parfait exemple. Professeur Flitwick mena un combat impressionnant contre Antonin Dolohov, et le Mangemort, après avoir reçu en pleine poitrine un éclair de magie, tomba à terre et ne se releva pas.
Hermione, qui avait tourné la tête pour éviter un maléfice, put voir Drago s'extirper de la pièce en compagnie de Greg. Il était couvert de suie et elle remarqua qu'il avait l'air d'être bouleversé, ou tout du moins contrarié, pour une raison qui l'échappait. Elle fit un pas en sa direction, mais il secoua la tête. Peu importait ce qui le dérangeait, il ne voulait pas qu'elle vienne. Elle lui sourit puis hocha la tête, et retourna à sa précédente occupation.
Daphné était face à face avec Molly Weasley, et avait apparemment du mal à prendre le dessus. Hermione accourut vers elle le plus rapidement qu'elle put à travers le champ de bataille, et en se faisant, faillit glisser dans une flaque de sang. Elle et Daphné, malgré leur supériorité numérique, n'arrivaient pas à retourner la situation et Molly commençait à gagner du terrain. Hermione n'arrivait pas à croire à quel point cette femme pouvait être vicieuse elle commença à comprendre de qui Fred et George Weasley avait hérité leurs talents. Molly Weasley envoya les deux jeunes filles baladé au sol. Sort après sort, elles n'arrivèrent plus à se protéger et à riposter, et elles durent dépenser toute leur énergie dans des boucliers magiques, jusqu'à ce qu'elles furent épuisées. Molly, voyant la victoire arriver, leva sa baguette pour lancer son dernier maléfice, fatal.
Soudain, Hermione entendit la voix de Narcissa Malefoy de derrière elle.
« Pas ma fille, sale garce ! » S'écria-t-elle, et un éclair vert rencontra la poitrine de Molly Weasley. Hermione, tremblante de fatigue, baissa sa baguette et observa le visage choqué et horrifié de son adversaire, qui tomba ensuite au sol.
Hermione se tourna et se jeta dans les bras de Narcissa Malefoy, tout comme Daphné, et les deux adolescentes pleurèrent, soulagées. « C'est bon, » murmura Narcissa. « Elle était un de leur meilleur atout. Vous vous êtes très bien débrouillées, vraiment. Je suis fière de vous deux. Elle s'est battue dans la précédente guerre, et c'est incroyable que vous ayez pu la retenir aussi longtemps. Elle avait tellement plus d'expérience que vous, et vous vous êtes merveilleusement bien battues. »
Hermione se redressa, et après avoir déglutit difficilement, dit « Merci beaucoup. »
« Quand tu veux, ma chère, » lui sourit Narcissa en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.
Autour d'elle, la bataille continuait et Hermione observa Ronald Weasley se faire tuer à l'aide d'un Avada Kedavra de la part de Théo.
« Il n'y aura pas beaucoup de Weasley survivants à la fin de cette bataille, » remarqua-t-elle en prenant la main de Daphné. »
« Ils ont parié sur le mauvais cheval, » murmura la jeune fille, nerveuse.
« Venez à moi ! » Entendit Hermione. La voix qui s'était exprimée était riche et profonde. Elle vit les membres de l'Ordre restant se rassembler autour d'un grand homme. « Nous devons protéger Potter ! »
« C'est Royal, » expliqua Hermione à Narcissa. « On l'a déjà entendu dans Poterveille, l'émission radiophonique. Je ne connais pas son nom mais je pourrais reconnaître cette voix entre mille. »
Narcissa embrassa son front et lui dit, « Excuse-moi, mais je dois aller communiquer son identité secrète au Seigneur des Ténèbres. »
Après qu'elle fut partie, Hermione se tourna vers Daphné. « Je suppose que tu ne veux pas reprendre le combat tout de suite - »
« Seulement si tu le veux, » l'interrompit Daphné, et d'un commun accord, coururent en direction du mur pour se réfugier.
« Juste pour un petit moment, pour reprendre notre souffle, » suggéra Hermione. Blaise leur jeta un coup d'œil puis appela Greg, qui semblait aussi secoué que Drago.
« Reprends-toi, » lui siffla Blaise. « Et aide moi à les protéger. »
Greg se ressaisit et les deux garçons se placèrent devant Hermione et Daphné. Hermione, malgré le fait qu'elle détestait sa lâcheté, se laissa faire. Ils regardèrent un groupe de Mangemorts, Drago et Théo parmi eux, traverser la pièce et se couvrant l'un l'autre, dans le but de s'approcher le plus possible du petit groupe de membre de l'Ordre restant. « Qu'est-ce qu'ils sont en train de faire ? » S'enquit Hermione.
« Ils veulent abattre leur leader, je crois. »
« Royal, » acquiesça Hermione.
Malgré quelques pertes, les Mangemorts purent le tuer assez facilement. Ce fut le moment où Lord Voldemort décida qu'il était temps que les choses avancent.
« Harry Potter, » annonça-t-il, sa voix remplissant la pièce. « Je t'ai offert l'honneur d'un combat singulier, et ceci est ta réponse ? Tu as laissé tes amis et tes alliés mourir seulement pour te protéger ? Arrête d'essayer de te dérober à ton destin et affronte-moi. »
« Il a raison. »
Hermione fut stupéfaite d'entre la voix de Potter, bien que bien sûr, cette guerre ne pouvait s'achever seulement après que l'un des deux meure. Le premier était un puissant Mage Noir qui avait passé la plus grosse partie de sa vie à étudier la magie le second, lui, était un garçon de dix-sept ans qui savait voler et tricher en potion, et avait réussi à créer un Patronus très jeune.
Elle se demanda comment Albus Dumbledore en était venu à la conclusion que cela aurait pu marcher. Pensait-il vraiment que le Seigneur des Ténèbres, qui avait conquis la mort elle-même, pouvait se faire tuer par un simple adolescent comme Potter ? »
En tous cas, il avait certainement convaincu Potter qu'il le pouvait. Elle se demande, brièvement, comment cela se serait déroulé si il avait eu de meilleurs amis. A sa place, elle n'aurait jamais choisi Ronald Weasley pour l'aider à gagner une guerre ou renverser le gouvernement en place.
Pas que c'était ce qu'elle avait prévu de faire.
Elle était heureuse de sa situation actuelle.
« Il a raison, » répéta Harry Potter en faisant quelques pas en avant. « Je dois le faire. La prophétie – celle que ce fou voulait écouter – nous annoncé que c'était à moi de le faire. Je suis la seule personne pouvant le tuer. » Il brandit sa baguette. « Et je le tuerais. »
Le silence se fit. Tout le monde s'écarta des deux hommes. Lord Voldemort fit une petite révérence pour saluer son adversaire, mais celui-ci ne retourna pas la courtoisie.
« Malpoli, va, » marmonna Blaise.
« N'as-tu donc aucun remord, Tom ? » S'exclama Harry. « C'est la seule chose qui peut te sauver. C'est la chose permettant à ton âme de revenir en une seule pièce.
Voldemort ne répondit pas. A la place, il soupira, et pointa la Baguette de Sureau de direction d'Harry. « Avada Kedavra, » dit-il.
Harry Potter tomba au sol, bouché bée.
Lord Voldemort se tourna vers Narcissa, qui s'approcha et s'agenouilla gracieusement au côté du corps. Après quelques secondes, elle se redressa et confirma, « Il est mort, mon Seigneur. »
Ce dernier haussa les épaules. « On ne peut jamais être trop prudent. » Une fois que Narcissa se fut écartée, il incanta et le corps de l'Elu prit feu. Hermione recula devant la soudaine source de chaleur mais, quelques secondes après, les flammes s'évanouirent. Au sol, il n'y avait plus désormais qu'une pile de cendre.
« Enfin ! » S'exclama Lord Voldemort. « Maintenant que nous nous sommes occupés de ce problème, c'est temps pour vous de décider si oui ou non vous désirez baissez vos baguettes et vivre dans un monde où je suis puissant et immortel. » Hermione tomba immédiatement sur ses genoux, tout comme les autres Mangemorts et les Serpentards. Elle leva la tête vers le camp adverse et les observa cogiter.
« Vous avez une autre option, évidemment. C'est mourir. »
Neville Londubat s'avança puis s'agenouilla à son tour.
Minerva McGonagall laissa échapper un petit cri. Hermione remarqua une vieille femme s'effondrer au côté d'Arthur Weasley.
« Et qui est tu ? » S'enquit Lord Voldemort, et Hermione fronça les sourcils. C'était du cinéma. Elle n'était pas sûre de comment elle le savait, mais c'était bien trop beau pour être vrai.
« Neville Londubat, » dit l'intéressé.
« Je suis surpris de te voir rejoindre mon camp, » dit Voldemort. « Tes parents, après tout, ont une manière différente de voir les choses, tout comme ta grand-mère. »
« Votre camp est efficace, » expliqua Neville. « Vos alliés ont fait des choses que je voulais faites. »
« C'est une vision pragmatique, » commenta Voldemort. « Il y a-t-il quelqu'un désirant se porter garant pour ce jeune homme ? »
« Moi, mon Seigneur, » intervint Théo en se levant.
Cela avait définitivement été prévu, pensa Hermione. Elle dévisagea Daphné, qui lui rendit un regard un peu coupable.
« Vient, » l'invita le Seigneur des Ténèbres, et Neville marcha jusqu'à la hauteur de Théo.
« Traître ! » S'écria une voix de l'autre bout de la pièce.
Lord Voldemort ignora ce cri du cœur. « Yaxley, sois aimable et confisque leurs baguette. Ils pourront formuler une demande pour la récupérer plus tard, ce que nous accepterons peut-être. Entre temps, ils peuvent se débrouiller sans baguettes. » Puis son masque disparut et laissa apparaître sa véritable apparence. « Rogue, c'est endroit est en désordre total. Fait-le nettoyer. »
« Bien sûr, mon Seigneur. »
« N'hésite pas à obliger les vaincus à se mettre au travail, » ajouta Tom Jedusor en observant Yaxley prendre leur baguette. « Ils seront forcés à travailler sans magie, évidemment, mais je pense que le travail manuel est un bon moyen pour purifier leur âme. »
Rogue acquiesça.
« Narcissa, » reprit Jedusor en se tournant vers la matriarche. « Je déteste m'imposer, mais cela te dérangerait-il de m'accueillir pour le dîner ? »
« Ce serait un plaisir, mon Seigneur, » dit-elle.
Rogue, un peu irrité, commença tout d'abord à renvoyer les professeurs dans leurs appartements. Il ordonna ensuite aux élèves encore présents d'aller chercher du matériel de ménage et déplacer les corps dans une morgue de fortune. Ce fut à ce moment-là que Drago trouva Hermione.
Elle se jeta dans ses bras et tint fort. La guerre, la vraie, n'était pas du tout comme elle se l'était imaginé. A côté, la bataille de la Tour d'Astronomie, c'était rien du tout. Drago était couvert de suie et de cendre, il avait l'air épuisé. Elle pouvait sentir de la fumée émanant de ses vêtements, et elle se demanda, horrifiée, ce qu'il avait pu faire quand il n'était pas ici.
« Je vais bien, » la rassura-t-il en caressant ses cheveux. « Je te raconterais tout plus tard, mais Hermione, je vais bien. »
Elle acquiesça et renifla. Au bout de quelques minutes, il a repoussa délicatement, et avant qu'elle ne puisse comprendre ce qu'il se passa, il se mit sur un genou et sortit une petite boite de sa poche. (NDT : ooooooooooh c'est meugnon)
Hermione regarda autour d'elle, paniquée. Théo avait posé son bras sur les épaules de Daphné et observait tranquillement la scène, comme s'il savait ce que Drago avait prévu de faire dès le début. 'Du cinéma', chuchota une petite voix dans son esprit. 'Il te fait sa demande en public exprès'. Elle jeta un coup d'œil à Tom Jedusor, qui attendant sa réponse, un petit sourire aux lèvres, avant de reporter son attention sur Drago.
« Je t'adore, » commença-t-il. « Je traverserais un bâtiment en feu, j'irais en enfer et reviendrais pour toi. M'offrirais-tu l'honneur, la joie infinie, de devenir ma femme ? »
Les lèvres d'Hermione s'étirèrent en un grand sourire, et compta mentalement jusqu'à dix. Finalement, après que Drago semblait un peu moins fier et un peu plus nerveux, elle dit, « Bien sûr. »
Il expira puis se leva, et mit la bague au doigt d'Hermione. « Merlin, » s'exclama-t-elle en observant ladite bague. Deux gros diamants entourait un plus petit et le tout brillait d'un éclat incroyable. Il n'avait pas trouvé ce bijou chez un bijoutier habituel.
« Un bijou de famille, » murmura-t-il. « Elle appartenait à ma grande-tante Dorea. »
« C'est magnifique, » dit-elle en levant sa main à la hauteur de son visage.
« Presque aussi beau que la femme qui le porte, » sourit-il. Elle l'embrassa ensuite, sans tenir compte des autres personnes présentes. Il lui répétait, « Je t'aime, Hermione, plus que ma propre vie. Je t'aime, je t'aime, je t'aime. » Il la ré-embrassa une nouvelle fois, cette fois-ci avec plus d'intensité.
« Tu n'es qu'une trainée, » entendit-elle. « La trainée des Mangemorts. »
« Occupez-vous en, » ordonna Tom Jedusor indifféremment. Il y eut des exclamations étouffées de la part d'une certaine Gryffondor aux cheveux flamboyants, qui fut emmenée en dehors de la pièce.
Plus tard, Graham Montague rira de cette jeune fille qui n'avait pas cessé de lui craché dessus, même quand il l'avait jeté dans sa Salle Commune. « Comme un chat sauvage, » dira-t-il. « Aussi belle que le feu. »
« Qui peut te brûler férocement, » marmonnera Théo mais Montague fit le sourd.
Mais ceci, évidemment, est une autre histoire.
Dans cette histoire, après que Ginny Weasley fut partie, Tom Jedusor sourit à sa presque-fille, qui était blottit contre la poitrine de son nouvellement fiancé. « Il était temps. Narcissa, ne va pas les déranger Je suis sûr qu'ils aimeraient rester tranquilles. »
Des rires éclatèrent dans la salle et Hermione rougit jusqu'aux oreilles.
« Ne rate pas le sort de contraception, Hermione, » ironisa Jedusor. « Où je serais très déçu. » Il s'adressa ensuite à l'assemblée. « Certains d'entre vous devront décider d'une date pour recevoir la Marque. Greg. Blaise. Vincent. Où est Vincent ? »
« Il n'a pas survécu, » dit brièvement Greg, sombre. Au fond du groupe des Serpentards, on put entendre soudainement de puissants sanglots.
« C'est malheureux, » dit Jedusor. « Mais c'est la vie. Où la mort, dans ce cas-là. Neville Londubat, il faudra que tu trouves une date également pour la Marque.
Neville pâlît, et éructa, « Comme vous voulez. »
Jedusor lui sourit. « Tu as entendu parler, j'en suis sûr, de l'adage qui nous explique que, quand on dîne avec le diable, il faut se munir d'une longue cuillère ? »
« Je n'ai pu en trouver qu'une petite, » marmonna Neville.
« Assure-toi de prévoir ton Marquage aux alentours du mariage, » continua Jedusor. « Je pense que tu préféreras être en pleine forme pour apprécier la célébration. Narcissa ? Je crois qu'il est temps d'aller manger. Tuer mon ennemi de toujours m'a donné faim. J'espère que tu as de la tarte. »
. . . . . . . . . .
Théo et Hermione était assis sur l'herbe près du lac et profitaient du soleil Théo révisait son Arithmancie et Hermione était occupée par un livre également. « Qu'est-ce que tu lis ? » S'enquit-il, curieux. « Je pensais que tu serais en train de réviser pour les A.S.P.I.C.s au bord de l'hystérie. »
Hermione rit. « Tu sais, » dit-elle, « Après avoir dû supporter une année entière avec les Carrows, les cours particuliers de Potions, et une véritable guerre, je trouve ça maintenant étrange de m'inquiéter autant pour des examens. Je crois que je vais juste apprécier cette autobiographie de Catherine de Médicis au lieu de m'exciter pour rien. »
Théo rit à son tour. « J'ai enfin réussi à te faire relativiser, » sourit-il. « Et tout ce qu'il m'a fallu, c'est une petite guerre de rien du tout et un changement de gouvernement. »
Hermione s'accouda sur le sol et posa son livre. « Ce n'est pas comme on ne sait pas à quoi je dois m'attendre pour mon futur. Peu importe mes résultats aux examens, je resterais la charmante femme du Ministre de la Magie. »
Théo ricana.
« Combien y a-t-il eu de victimes finalement de notre côté ? » Demanda Hermione.
« Les Carrows, » répondit Théo, « Et Vincent. »
Ils ne parlèrent pas pendant un moment.
« Tu considérais Pius Thicknesse comme l'un des nôtres ? » Demanda-t-il, et devant le regard Blaisé d'Hermione, il rajouta, « Alors à part Dolohov, c'est tout. »
« Dolohov n'a pas survécu ? » Dit Hermione. « Je ne savais pas que les boules de cristal pouvait être aussi mortelles on devrait envoyer à cette Trelawney une note de remerciement. »
Il lui sourit. « Pour tout te dire, j'ai peut-être été un petit peu brutal quand j'ai déplacé son corps et j'ai peut-être brisé sa nuque au passage. »
« Oups ! » S'exclama Hermione.
« Une autre personne de l'ancienne garde est morte, » dit-il doucement. « Bientôt, cela sera seulement nous et les nôtres. »
Il y eu un nouveau silence, un long cette fois-ci. Hermione tourna la page de son livre, puis une autre, avant de dire, au ralenti, « Tu savais que la prophétie pouvais s'appliquer autant à Potter qu'à Neville ? »
« Je l'avais remarqué, » acquiesça Théo. « Et bientôt il sera Marqué. »
« Ce n'est pas une cicatrice à proprement parler mais ça peut marcher. »
« Qu'est-ce que tu sais à propos des horcruxes ? » S'enquit Théo.
« La bague, » répondit Hermione. « Le journal. Le pendentif. La coupe. Le serpent. Le diadème. Potter. »
« Dumbledore s'est occupé de la bague, » révéla Théo. « Je m'en suis assuré avec Neville. »
« Le journal a été détruit pendant notre Deuxième Année, » dit Hermione. « Et Potter est mort.
« Vincent a détruit le diadème. »
« C'était quelqu'un de bien, » murmura Hermione.
« Plus qu'il ne le savait, » dit Théo, les yeux baissés. « Quatre de moins. Plus que trois. » Il la regarda. « On en parle à Drago ? »
Hermione hocha la tête. « On aura besoin de lui pour trouver la coupe. »
« Ce sera incroyablement dangereux. »
« Tu veux laisser un sociopathe immortel diriger le monde ? »
« Un sociopathe immortel qui te fait confiance. »
« Je suis si digne de confiance, n'est-ce pas ? » Ironisa Hermione. « J'ai tué Dumbledore, conduit Potter à sa mort, et je suis resté loyal tout au long de ces années. Je lui ai même offert la Baguette de Sureau. Qui ne me croirait pas ? » Elle soupira. « Quand il sera mort, je pleurai comme une bonne fille le devra lors de son enterrement pendant que Drago fera un joli discours à propos de la perte d'un grand homme révolutionnaire qui a été incompris la plupart de sa vie. »
« Et personne ne saura la vérité. »
« Le mot 'héros' n'est qu'un autre synonyme de 'cible', et ces étiquettes ne font plaisirs qu'aux Gryffondors et aux idiots, » sourit-elle. « Mais une fois notre devoir accompli, le monde sera à nous. »
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Voilà, voilà. Il reste un chapitre où, comme vous l'avez sûrement compris, Hermione et compagnie essayeront de tuer Voldy. J'espère que ce chapitre vous a plu, et que vous n'êtes pas trop déçu du déroulement des actions. Pour éviter les questions, oui, Harry est vraiment mort. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas ! je ne sais pas encore quand je posterais le prochain chapitre, sûrement dans une semaine. Merci beaucoup pour toutes vos reviews !
