Après quelques temps d'absence, me revoilà avec le tout dernier chapitre ! Je sais, je suis en retard. Mais avec le bac, je n'ai pas vraiment eu de temps pour moi. Enfin bref, j'espère vraiment que vos examens se sont bien passés, et que vous avez eu de super bonnes notes ! Et s'il vous plaît, annonce importante tout à la fin, dans la dernière note d'auteure ! Bonne lecture, et désolée pour les fautes d'orthographes et de grammaire !
Ce fut un plaisir de vous avoir fait découvrir cette fiction.
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La remise des diplômes fut étrange. Hermione avait passé ses examens, rit avec ses amis, évité les regards accusateurs de Ginny Weasley et des autres, et profité du printemps. Les fleurs écloraient petit à petit au fur et à mesure que le temps s'adoucissait, le soleil réchauffait leur peau engourdie par un hiver rude, et ils attendaient patiemment que ce chapitre de leur vie se ferme pour en laisser place à un nouveau.
« Tu es prête ? » Lui demanda Drago une après-midi, assis aux berges du lac.
« Pour quoi ? » S'enquit Hermione en l'observant avec une pointe de jalousie devant son adresse effectué un magnifique ricochet à la surface de l'eau.
« Le mariage, » répondit-il. « La politique. »
« On n'a fait que de la politique depuis qu'Il est revenu, » dit-elle en haussant les épaules. « Nous avons vécus des années sous l'ombre de la politique. »
« Et le mariage, alors ? » Réitéra Drago.
« L'amour, » éluda simplement Hermione. « L'amitié. »
Il acquiesça. « C'est vrai qu'avec ça, on peut tous conquérir. Ginny Weasley nous l'a d'ailleurs plusieurs fois répété. »
Hermione retint un rire moqueur. « On voit comment ça a terminé pour eux. »
« Et surtout pour Potter, » remarqua Drago avec son sourire de serpent.
Les jours passèrent ainsi à folle allure, jusqu'à ce qu'ils soient tous alignés, prêt à monter sur la scène et recevoir leur diplôme les déclarants sorciers et sorcières devant les yeux de leurs parents, prêt à partir de Poudlard, qui avait été leur maison pendant sept longues années, et être lâchés dans le monde réel.
Un garçon de Serdaigle était le major de leur promotion cette année, et relisait assidument ses notes où était écrit son discours. « Je suis étonné que cela ne soit pas toi, » l'avait taquiné Drago. « Petite flemmarde. »
« J'ai été légèrement occupée ces deux dernières années, si je me souviens bien, » se défendit-elle en souriant.
Le discours était ennuyant et pas une pointe originale, et Hermione ne l'écouta pas. Elle préféra observer le public. Les parents de Drago étaient là. Rogue était sur le côté, et attendait de lui remettre en main propre ce papier si symbolique, qui la libérait de ces sept années d'école. Ses propres parents étaient absents. « Restez en Australie, » leur avait suggéré Hermione. « Pourquoi revenir en Grande-Bretagne, où il pleut tout le temps, alors que vous pouvez profiter du soleil et de la plage ? »
Un léger Imperius avait fini par les convaincre que c'était leur meilleure option.
Elle ne faisait pas tellement confiance à Jedusor quand il s'agissait de la dernière chose qui la liait au monde Moldu, c'est-à-dire ses parents. Ils ne la verront pas recevoir son diplôme. Ils ne la verront pas se marier. Ils devront se contenter de la plage et de ses cartes de Noël, et rien d'autre.
Enfin, Neville devra prendre la Marque. Tout le monde doit faire des sacrifices.
Elle s'assura d'appeler Narcissa 'Maman' devant Jedusor, puis se corrigea en feignant d'être embarrassé.
Tom Jedusor se contenta de sourire et de boire une gorgée de son verre de vin.
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Narcissa Malefoy avait organisé un énorme bal pour tous les nouveaux diplômés de Poudlard. Y aller ou pas était devenu le sujet de débat favori des élèves du château. « Ce sont des Mangemorts, » sifflait Ginny Weasley à tous ceux qui voulaient bien lui prêter oreille. « Ce sont nos ennemis. »
« Tu n'as pas été invitée de toute façon, » répliqua Lavande Brown en caressant du doigt son propre carton d'invitation. « Donc, à moins que tu te fasse inviter par un garçon de Septième Année – ce qui a peu de chance de se produire – ou les Serpentards, tu n'y mettra même pas le pied. »
« Je pourrais très bien y aller si je le désirais, » s'offusqua la rouquine mais Lavande laissa échapper un léger rire, et marmonna quelque chose à propos de la crédulité de certaines personnes.
Tous les Serpentards avaient été invités, évidemment. Les garçons assez âgés allaient se faire Marquer le lendemain du bal, pour qu'il puisse profiter de leur dernier jour de liberté avant de se lier à tout jamais au Seigneur des Ténèbres. Neville Londubat venait également. Il avait publiquement retourné sa veste et, malgré les trois Beuglantes envoyées par sa grand-mère lui spécifiant qu'elle ne lui parlerait plus jamais et qu'il avait déshonoré ses parents, il n'avait pas changé d'avis.
« Je suis assez grand pour prendre mes propres décisions, » avait-il finalement répliqué face aux nombreuses insultes de la part de Ginny Weasley lors du petit déjeuner. « Je ne suis pas bête, Ginevra, et je vois très bien ce que tu veux faire. Arrête de vouloir me faire culpabiliser. Cela ne te mènera à rien de bon. »
« Sale traître, » avait-elle craché. Le jeune garçon avait réagi rapidement en versant sur la tête de la jeune fille un pichet entier de jus de citrouille.
Elle avait arrêté de lui parler après cet incident.
Les Poufsouffles avaient décidé de suivre la voie d'Hannah Abbot. Elle était la cavalière de Neville pour le bal, et puis cette Maison avait tendance à ne penser que le meilleur de tout le monde. Les Serdaigles, eux, ne changèrent pas d'avis et restèrent neutres. Ce bal n'était pas qu'un simple bal c'était aussi un endroit où tout le monde pouvait se faire de nouveaux alliés.
C'était la façon officieuse des élèves d'annoncer leur loyauté pour le nouveau régime.
C'était donc pourquoi les Gryffondors, en tant que groupe, ne savaient pas quoi faire. C'était l'un des leurs qui avaient dirigé la rébellion. C'était leur amis, leur camarade, qui s'était battu contre Jedusor, le Seigneur des Ténèbres, Lord Voldemort. Ils avaient l'impression de trahir Harry Potter et l'Ordre du Phénix.
Mais ne pas y aller était comme peindre une cible dans leur dos.
Si Hermione remarqua Neville trembler dans les bras d'Hannah, elle ne dit rien. Elle savait parfaitement qu'endurer la haine de ceux qui avait été ses amis pendant tant d'années était difficile mais cela allait malheureusement empirer.
Le printemps laissa ainsi sa place à l'été et tout le monde retourna chez eux, lâchés dans la jungle de la vie.
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Graham Montague envoya des fleurs, des chocolats et autres friandises, accompagnées de lettres demandant que Ginevra Weasley l'accompagne au bal.
Elle avait tout renvoyé. Sous forme de cendres.
« Merlin seul sait à quel point je l'adore, » soupira Graham à Théo. « Un jour ou l'autre, je vais me marier avec elle. »
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L'enterrement de Vincent fut très dur. A part Astoria, qui s'était donné en spectacle en pleurant bruyamment, le cimetière était rempli de personnes graves et respectueuses.
« Je serai en deuil toute ma vie, » jura Astoria en observant la mise en terre du cercueil. « Je vais porter du noir toute ma vie. »
« Ça va pas changer grand-chose, » marmonna Daphné en la fusillant du regard.
Chacun leur tour, ils s'approchèrent pour jeter une poignée de terre par-dessus le cercueil, vide. Les circonstances de la mort de Vincent ne leur avaient laissé aucun corps à enterrer. « Vincent était mon ami, » dit Hermione quand il fut temps pour elle de rendre un hommage. « Il était loyal, courageux, et gentil. Il est mort en l'honneur d'un monde meilleur. Sa mort ne sera pas vaine, je le jure. » Elle descendit de la petite estrade et Drago la prit dans ses bras et essuya ses larmes.
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« Maman, » commença Drago. « Pourrais-tu me passer la clé du coffre de Tante Bella, à Gringott ? J'aimerais trouver un truc bien parmi les bijoux des Blacks pour le 'quelque chose de vieux' d'Hermione pour le mariage.
Elle s'exécuta. Il se prépara ensuite pour sortir, et taquina Hermione à propos des choses hideuses qu'il pouvait lui ramener devant les yeux indulgents de son père. Les gobelins le laissèrent rentrer sans problème et il observa les piles d'objets amassées dans la pièce. Puis il ordonna au gobelin qui l'accompagnait s'il pouvait partir. « Cela risque de prendre un certain temps, » expliqua-t-il en attrapant une hideuse tiare cachée sous un tas de gallions.
Le gobelin lança un rapide coup d'œil à l'objet et haussa les épaules. « Comme vous voulez, » dit-il et il sortit en fermant la porte derrière lui.
Il lui fallut une bonne quinzaine de minutes pour trouver la coupe d'Helga Poufsouffle. Il déplaça ensuite un tapis, une pile d'or et ce qui semblait être un œuf de Fabergé (1) pour libérer de la place sur le sol de pierre, puis sortit de sa poche une fiole magiquement renforcée. Il enleva ainsi le bouchon et versa le venin du Basilic dans la coupe et recula d'un pas. La coupe commença à fumer, puis lui murmura des choses horribles.
Vraiment horribles.
Vincent est mort par ta faute, chuchotait-elle.
Elle ne t'aime pas, reprit la coupe. Elle aime Jedusor. Elle l'a toujours aimé plus qu'elle ne t'aime. Il est plus puissant, plus attirant. Tu n'es qu'un pion.
Tu ne peux pas faire confiance à Théo.
Il ferma les yeux et attendit que le venin détruise l'horcruxe. Puis, la main tremblante, fit léviter des tas et tas d'or pour recouvrir et cacher la trace noire sur le sol, seule preuve que quelque chose s'était passé ici.
« Et de cinq, » murmura-t-il. « Accio collier ! »
Des dizaines de colliers sortirent de leur cachette et se dirigèrent vers lui. Il les observa tous jusqu'à ce qu'il en un qui lui convenait.
Il attendit ensuite le retour du gobelin et essaye d'oublier les murmures mensongers qu'il venait d'entendre.
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Hermione et Drago ouvrirent le bal en dansant ensemble puis Drago l'observa danser avec Mangemorts et autres garçons.
« Eh bien, » dit Neville à la jeune fille. « Ceci peut aller sur la liste des choses que je n'aurais jamais penser faire. »
Hermione, après, fit la conversation avec tout le monde, admira les robes et bijoux portés par les filles, et découvrit ce que les anciens élèves allaient faire maintenant qu'ils avaient fini l'école : Voyager, travailler au Ministère, faire des stages, des formations… Elle sourit et félicita tous ses anciens camarades, jusqu'à ce que Pansy l'emmène dans un petit salon.
« Oh, allez Hermione. Comment tu fais pour paraître si intéressée devant tout ce qu'on te dit ? Tu vas me dire que t'es contente de savoir que cette Serdaigle avec les cheveux poisseux va essayer de trouver un remède pour je-ne-sais quelle maladie ? » Demanda la jeune fille avec un petit sourire en coin. « Marcus et Drago sont en train de parler d'un procès quelconque en cours au Magenmagot et en plus je nous ai dégoté une flasque de liqueur de chocolat. Tu pourras reprendre ce que tu faisais plus tard. »
« Doonne, » s'exclama Hermione en tendant la main. « Il faut tout partager avec ses amis. » Elle retira ses chaussures d'un coup de pied dans le vide et massa ses mollets.
« T'es une Poufsouffle toi maintenant ? » Se moqua Pansy en haussant un sourcil.
« J'espère pas, » marmonna Hermione après avoir bu une gorgée. « C'est bon cette merde. » Elle s'affala dans son siège.
Après un silence confortable, Hermione demanda, « T'es heureuse avec Marcus ? »
Pansy tritura son bracelet au poignet, ne sachant pas quoi répondre. « C'est un homme bien, » répondit-elle finalement. « Je l'apprécie beaucoup. » Elle prit une gorgée de sa boisson à son tour, puis jeta un coup d'œil à la jeune fille en face d'elle, inquiète. « J'ai peur que les sacrifices qu'ils ont dû pour être Marqués ne compteront pas bientôt. »
Hermione la regarda. « La loyauté compte toujours, » la rassura-t-elle. « La confiance aussi. »
« Tu sais, » dit Pansy en avalant la dernière goutte de son verre. « Tu peux faire confiance à Marcus et à moi. Nous ne sommes plus des écolières se disputant pour un simple garçon. On est dans le même camp. »
« Les enjeux sont plus grand maintenant, » acquiesça Hermione.
« Exactement. Mais les récompenses sont toutes aussi grandes, » lui rappela Pansy. « Allez, retournons-y avant que quelqu'un ne parte à ta recherche. »
Hermione soupira. « C'est vrai que j'ai encore cette impression que quelqu'un me surveille ces jours-ci, » admit-elle.
Pansy lui tint la porte du petit salon et l'invita à sortir. « On surveille tes arrières, t'inquiètes pas pour ça. »
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Ceux qui avaient été sélectionnés parmi les nouvellement diplômés furent Marqués le lendemain.
Hermione accompagna avec Luna, Millie et Hannah et restèrent silencieuses en entendant les cris déchirer l'air.
« C'est horrible, » murmura Hermione. « Je ne comprends pas pourquoi ils doivent souffrir de cette façon. »
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Drago tendit à Hermione des feuilles noircies par l'encre. « Là où les choses sont cachées, » dit-il doucement.
« Une cave ? » S'exclama Hermione après avoir lu ce qui y était écrit. « Je ne m'y attendais pas du tout. »
« C'est près de l'orphelinat où il a grandi, » expliqua Drago et elle acquiesça.
« C'est toi - ? » Commença-t-elle mais il secoua la tête.
« Je dois aller rencontrer certaines personnes au Ministère qui vont me briefer quant au rôle de Ministre. Je ne pourrai pas partir. Théo le fera. »
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Neville, Blaise et Greg étaient assis à côté de la piscine du Manoir Malefoy, un verre de jus de fruit à la main.
« Je vais être malade, » marmonna Neville en regardant la Marque sur son bras. Ils étaient tous pâles et faibles. Jedusor était rapidement parti après avoir Marqué les garçons, sûrement pour préparer les rendez-vous de Drago. Narcissa avait multiplié les sorties publiques pour le jeune couple et Hermione avait souri et rit aux blagues de tous les journalistes, sans jamais lâcher le bras de Drago. Elle était la jolie fiancée Née-Moldue, la It Girl du moment, et rien d'autre.
« Les Malefoys ont toujours été adorables avec moi, » avait-elle dit de nombreuses et de nombreuses fois. « On me parle de discrimination envers les sang-mêlé, les Nés-Moldus et les Moldus mais je n'en ai jamais subit moi-même. Ils sont comme ma deuxième famille, et ce depuis mes 11 ans je ferais tout pour eux. »
« Je me souviens quand Drago a été Marqué, » dit Hermione, pensive. « Cela a tout changé. »
Blaise bu une gorgée de son verre. « J'en ai bien l'impression, Principessa. »
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Yaxley escorta Drago jusqu'au Magenmagot pour signer les derniers papiers le proclamant Ministre de la Magie. Parmi eux, trois personnes avaient objecté contre cette nomination mais elles avaient mystérieusement disparut. Après ça, tout le monde fut d'accord pour élire un garçon de dix-sept ans au poste de Ministre.
Drago fit un petit discours où il exprima sa gratitude et à quel point il se sentait honoré mais qu'il espérait qu'ils lui permettraient de les appeler s'il avait besoin de conseils. « Si votre sagesse était une lumière, celle du soleil paraîtrait bien pâle comparé à la vôtre, et je ne suis pas assez arrogant pour me considérer plus qu'une simple bougie dans cet océan de lumière. »
« Au moins il sait qu'il n'est qu'une facade, une marionnette, » murmura un des membres du Magenmagot à son voisin. « Imaginez si ce monstre avait décidé d'élire à ce poste un de ses partisans les plus bêtes ? »
Hermione était resté assise dans le box réservé aux visiteurs après qu'il fut libéré pour la journée ils posèrent ensemble dans le grand Atrium devant les caméras. « Je suis si fière de lui, » dit-elle en souriant pour la énième fois. « Drago est ce qu'il y a de plus important au monde à mes yeux. »
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« Théo ne pourras pas venir pour quelques jours, » annonça Drago pendant le dîner. « Il est, euh, malade. »
« Pourquoi donc ? » Demanda Narcissa, l'air inquiet.
Tom Jedusor, l'air irrité, déplia sa serviette et la posa sur ses genoux, puis regarda le jeune garçon avec insistance, jusqu'à ce qu'il réponde. « Je l'ai défié d'aller manger dans un restaurant Moldu. »
« Drago, » siffla Hermione, embarrassée et énervée en même temps. « Tu as douze ans, ou quoi ? Pourquoi faire ça ? »
« Je ne pensais pas qu'il allait faire une intoxication alimentaire, » se défendit Drago.
Jedusor et Narcissa roulèrent des yeux et soupirèrent. « Les garçons, » dit le Seigneur des Ténèbres, amusé. « Je suppose que vous avez tous deux appris la leçon maintenant. »
« On dirait, » marmonna Drago.
« Il va bien ? » Demanda Lucius.
« Oui, oui, » répondit son fils. « Enfin, il se sent faible et mal et il ne me fera surement plus jamais confiance quand il faudra lui recommander un restaurant. Il va rester au lit pendant quelques jours mais il est chez lui et un elfe de maison qui le connaît depuis son enfance va s'occuper de lui. » Un petit sourire apparut au coin de ses lèvres. « De toute manière il va m'en vouloir pas à cause de la mauvaise nourriture mais plutôt à cause du fait que je l'ai, je cite, 'abandonné aux mains d'un simple elfe de maison'. »
« De tous les restaurants qui existent, pourquoi en choisir un Moldu ? Tu y avais déjà mangé ? » S'enquit Hermione.
Drago lui lança un regard dégouté. « Je ne mange pas dans les restaurants Moldus, » dit-il avec une grimace, ce qui déclencha le rire de Jedusor.
Quand Hermione entra dans sa chambre, elle trouva sur sa coiffeuse une fiole vide accompagnée d'un bout de parchemin où on pouvait y lire, tout simplement '6'. Elle glissa ladite fiole dans sa trousse de toilette et brula le parchemin d'un coup de baguette.
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« Alors, ma chère, qu'aimerais-tu avoir en tant que cadeau de mariage ? » Jedusor, assit dans son fauteuil en cuir, faisait face à Hermione.
« Vous allez trouver cela ridicule, » dit-elle, les joues rougissantes.
« Mais non, voyons. C'est le devoir d'un père d'être compréhensif et indulgent de temps en temps, » sourit Jedusor. « Qu'est-ce que ton cœur désire ? »
Hermione se mordit la lèvre inférieure. « L'Epée de Gryffondor, » dit-elle rapidement. « J'aimerais l'accrocher sur un mur de la même manière qu'on accroche une tête de cerf. »
« Ou plutôt comme une tête de lion ? » Demanda-t-il, amusé.
Elle lui sourit. « C'est ça, » acquiesça-t-elle. « Qu'on puisse voir l'ampleur de leur défaite. Un jour, je voudrais que je Ginny Weasley la voit, sans qu'elle ne me crache des insultes au visage. » Puis elle marmonna dans sa barbe, « Je vais lui montrer ce qu'une 'pute au service des Mangemorts' peut faire. »
Jedusor éclata de rire. « Je demanderai à Rogue de l'envoyer depuis l'école, » dit-il. « Tu m'as, après tout, offert une magnifique baguette et tu m'as débarrassé de Dumbledore. Je pense que tu mérites ce cadeau. »
« Je n'ai aussi pas tué Potter malgré ses innombrables provocations, » lui rappela-t-elle.
Il rit une nouvelle fois avec ravissement. « Si seulement tous mes partisans étaient aussi loyaux et obéissants que toi, ma chère, sans mentionner ton intelligence. Je suppose que tu veux la vraie épée, pas la copie que Rogue a dans son bureau ? »
Elle regarda le sol quelques secondes, puis releva la tête. « Cela coule de source. »
« Ainsi soit-il. »
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Narcissa Malefoy refusa absolument toute les robes de mariages courtes, malgré tous les magazines de mode Moldu que Daphné et Hermione lui montrait avec patience. « Il faut qu'elle soit longue et élégante, » ordonna Narcissa. « Qu'elle rappelle autant ton héritage Moldu que les robes de mariages sorcières traditionnelles. »
« Et pourquoi pas une robe qui ressemble à celle que Lady Diana portait ? » Proposa Hermione.
Narcissa laissa échapper un petit rire moqueur. « Tu veux ressembler à une boule de taffetas géante ? Contrairement à toi, j'ai vu le collier horriblement voyant que Drago a trouvé aux fin fonds du coffre de Bella pour ton quelque chose de vieux. Si tu ne portes pas une robe simple et élégante, tu auras l'air ridicule et je refuse que ma belle-fille ai l'air ridicule le jour de son mariage, me suis-je bien fait comprendre ?
Hermione savait quelles batailles il lui fallait perdre elle laissa Narcissa choisir la robe, la décoration du jardin, l'arrivée de la mariée… Elle laissa Narcissa tout organiser.
A part pour un tout petit détail.
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« Tu n'es pas obligé de tuer le serpent toi-même, » répéta Hermione pour ce qui semblait être la dix-septième fois. « On doit tuer ce monstre, et le terme est faible. Si on considère que la prophétie est vraie, tu es la dernière personne qui peut le faire. »
« Et dire qu'il te considère comme sa fille, » dit Neville en jaugeant le poids de l'épée dans ses mains devant la jeune femme habillée d'une élégante robe blanche.
« Eh ouais, » murmura Hermione en tournant sur elle-même pour mieux observer la robe.
« Il n'a pas vraiment tué ton père, n'est-ce pas ? » Demanda Neville, soudainement inquiet.
« Il a laissé Lucius passé un an enfermé à Azkaban, » répondit Hermione. « Il a torturé Drago – il vous a tous torturé – en tatouant sa Marque. Et, comme tu l'as surement deviné, il n'hésiterait même pas à égorgé mon vrai père si cela le permettait d'obtenir ce qu'il désire. » Elle glissa un faux bézoard dans une des poches qu'elle avait magiquement ajouté à la robe. « Etant donné les circonstances, un parricide semble adapté à la situation. »
« Hermione Granger, du côté des gentils depuis toutes ces années, » soupira Neville mais elle roula des yeux. « Je veux quand même tuer le serpent. Cela semble… normal. »
« Comme tu veux. » Hermione se tourna vers le miroir et réajusta les boucles d'oreilles de diamants dans ses oreilles. « Tue le serpent lorsque qu'il m'accompagnera à l'autel. Tu as le Polynectar ? »
Neville sortit une petite flasque de sa poche avec un petit sourire. « Il contient le cheveu d'un simple serveur quelconque. »
« Bien. Rempli son verre de vin empoisonné pendant la réception, et ensuite c'est à moi d'agir. Fait en sorte de ne tuer aucun invité, mais s'il le faut, n'hésite pas. »
Neville se tourna pour partir. « Et, Neville, » ajouta-t-elle avant qu'il ne passe le pas de la porte. « Merci. »
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« Tu es magnifique, ma chère, » la complimenta Jedusor avant de ne l'accompagner à l'autel. Elle s'efforça à remplir son esprit de pensées sur le mariage, à quel point elle était aimait Drago et à quel point elle était nerveuse à propos de cette journée. Jedusor lui sourit. « Il ne faut pas être nerveuse, Miss Granger, tout va très bien se passer. Après ce jour, Drago et toi seront les maîtres de ce monde. »
« On dirait bien, » dit-elle, l'air toujours nerveuse.
« Sous mes ordres, évidemment, » ajouta-t-il.
« Enfin, » remarqua-t-elle en inspirant profondément. « Aujourd'hui, on ne cherche pas à être les maîtres du monde, mais plutôt à se marier. »
« Dumbledore disait bien que l'amour était la force la plus puissante au monde, ou quelque chose dans le même genre. »
Hermione le dévisagea, incrédule au début, puis laissa échapper un rire. « Oui, et je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer à quel point cet amour l'a si bien protégé lorsqu'il est tombé de la Tour d'Astronomie. »
Jedusor lui sourit. « Tu vois, tu n'es plus nerveuse maintenant. »
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Quand Hermione rejoignit l'autel, elle regarda à sa droite et vit Blaise Zabini se glisser dans un siège aux côtés de Luna. Il lui sourit et acquiesça discrètement. Elle se tourna pour regarder Drago et glissa ses mains dans les siennes. « Je t'aime », dit-il silencieusement.
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Les toasts commencèrent lors de la réception. Au Malefoys, disaient les invités. A la nouvelle génération. A Hermione. A Drago.
Un simple serveur quelconque remplit le verre de vin de Tom Jedusor.
Hermione se leva de son siège et leva son verre en l'honneur de Tom Jedusor. « A l'homme qui rendu tout ceci possible, » dit-elle, et il lui sourit puis avala une gorgée de son verre.
Il commença à tousser seulement quelques secondes après cela et les personnes assises près de lui se tournèrent en sa direction, un peu inquiets. « Que se passe-t-il ? » S'écria Hermione en voyant le visage de Jedusor devenir bleu.
« Poison ? Ou seulement une fausse route ? » Intervint Drago et Hermione se précipita vers Jedusor pour essayer de le faire recracher ce qu'il avait avalé.
« Est-ce que quelqu'un aurait un - ? » Cria-t-elle, hystérique.
« Bézoard, bien sûr, » acheva Drago. « Je vais le chercher. » Il se mit à courir en direction du Manoir, ne pouvant transplaner à cause des différentes protections installées autour du domaine. Les invités détournèrent leur attention du jeune marié pour revenir à la jeune mariée, agenouillée sur le sol et des larmes coulant sur son visage.
« Dépêche-toi, » cria-t-elle.
Drago fut de retour rapidement, si rapidement, mais pas assez pour que la petite pierre qu'ils firent avaler au Seigneur des Ténèbres ne puisse faire effet. Hermione pleura, penchée sur le corps sans vie de Tom Jedusor sous les expressions choquées des personnes présentes dans le jardin, qui ne remarquèrent pas Drago subtiliser discrètement la Baguette de Sureau.
Un photographe de la Gazette du Sorcier enregistra ce moment qui deviendra le lendemain la une du journal : Le tout nouveau Ministre et sa toute nouvelle femme, penché par-dessus le corps du pas-si-immortel-que-ça Voldemort.
Narcissa accompagna sa belle-fille dans le Manoir, et lui fit boire un petit sédatif pour l'aider à dormir. Lucius, très pale, ordonna au staff d'enlever le corps puis de servir le repas. « Je crois, » dit-il, « que vu les circonstances… Nous allons sauter le bal et passer directement au repas. »
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Quand Drago retourna dans sa suite – leur suite maintenant – Hermione avait enfilé pas la tenue de nuit qui avait été prévue pour la consommation du mariage mais un vieux bas de pyjama et un de ses tee-shirts.
« Tu vas bien ? » Demanda-t-il.
« Je l'aimais, » admit-elle. « Je veux dire… Il t'a torturé. Et je sais qu'il était une des personnes les plus dangereuses de ce monde et pourtant, je l'aimais et je voulais tant lui faire plaisir. » Elle pleurait, remarqua Drago. Depuis plusieurs heures, sûrement, vu le nombre de mouchoirs empilés sur le sol.
« Je sais, » lui dit-il très doucement. « Quand il me félicitait, c'était comme si un dieu venait de me sourire. »
« Pourquoi je suis si triste alors que c'est moi qui fais ça ? » Murmura-t-elle. « Pourquoi je me sens si mal ? »
Drago l'attira dans ses bras et lui chuchota pendant plusieurs minutes dans l'oreille à quel point il l'aimait, qu'elle avait fait ce qu'il fallait faire, que le monde se portera mieux sans Tom Jedusor pour le parcourir, et qu'ils continueront à faire ce qui était prévu. « On va juste abandonner la partie sur le meurtre de dizaines de personnes innocentes, » dit-il, « et la totale indifférence pour l'être humain, peu importe son sang. »
« Combien de personne ais-je tué ? Je suis pourrie jusqu'à la moelle. »
« Tu es parfaite, » la rassura Drago. « Personne ne peut tuer le monstre sans finir les mains tachées de sang. » Il fit une pause. « Qu'as-tu fait du faux bézoard ? »
« Je l'ai détruit, » répondit-elle après avoir retenu un sanglot. « Personne ne s'est approché avec un pour le sauver donc je n'ai pas eu faire l'échange. »
« Tout ce travail pour apprendre à le faire discrètement, partit en fumé, » ironisa Drago.
« Au moins je vais pouvoir jouer avec des cartes, » dit-elle avec un petit sourire, mais toujours en pleurant.
Drago sortit la Baguette de Sureau. « Je me demande qui est maintenant le maître de cette baguette, » s'interrogea-t-il. « Je l'ai pris, mais c'est toi qui a organisé le meurtre, et c'est Neville qui l'a vraiment fait. C'est un mystère. »
« Garde-là, » suggéra Hermione. « Et la Marque ? »
« Elle commence déjà à disparaître, » répondit Drago avec un léger sourire en montrant son bras. « Je voulais l'avoir, mais je dois admettre, je ne suis pas triste de la voir partir. »
« Ah, ma petite marionnette de Ministre préférée, » dit-elle en se blottissant contre lui.
« Le plus jeune Ministère de la Magie qui ai jamais existé, » corrigea-t-il. « Et mon imbécile de femme. »
« Tout ce que je fais, » acquiesça-t-elle, « C'est nourrir les enfants dans le besoin et autres charités. »
« Et occasionnellement, il t'arrive de tuer un Mage Noir pour le plaisir, » la taquina Drago. Il posa la Baguette de Sureau sur la table de chevet et glissa ses mains sous le tee-shirt d'Hermione pour les poser sur son ventre. « Cela ne te dérange pas que tu ne seras jamais reconnue en tant que celle qui a sauvé le monde Sorciers ? Que l'histoire ne retiendra seulement le fait qu'il est mort en s'étouffant ? »
« Parfois, » avoua-t-elle. « Un petit peu. »
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Quand Drago et Hermione eut finit leur lune de miel, ils retournèrent au très joli appartement qu'ils avaient choisi d'habiter. Sur la table du séjour, était posé un bouquet de lys.
« Que dit la carte ? » Demanda Drago depuis leur chambre, qui posait leurs bagages.
Quand il revint dans la pièce principale, elle lui tendit le carton silencieusement.
Merci.
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« Tu es éblouissante, » s'exclama Hermione en observant la robe de mariée vintage de Daphné, qui avait réussi à convaincre sa mère que, malgré le fait que ce soit une robe courte, elle restait élégante à cause de son style. Elle avait vraiment voulu une robe courte, et basée sur la façon par laquelle Théo avait admiré ses jambes mises en valeur par les talons hauts, celui lui allait très bien.
« Merci, » dit Daphné, une flute de champagne à la main. « Allez, c'est le moment de la réception. En espérant que personne ne s'étouffera jusqu'à en mourir, cette fois-ci. »
Hermione roula des yeux avant de lui demander où est-ce qu'ils avaient prévu d'aller pour leur lune de miel. Son amie répondit par une longue description de toutes les plages qu'ils allaient visiter à travers le monde pour les deux prochaines semaines. « Et le mieux, » conclut Daphné avec un sourire malicieux, « C'est qu'on aura plus à cacher le fait que nous ne sommes que des lapins en chaleur depuis une bonne année. »
« Vous avez prévu d'avoir un bébé dans les mois à venir ? » S'enquit Hermione.
Daphné fit la grimace. « J'ai plutôt prévu de faire les magasins dans toutes les boutiques de lingerie de Paris pour toute l'année qui arrive, » répondit-elle. « J'ai cru comprendre que les bébés t'empêchent de dormir, et j'aime dormir. »
Hermione rit et libéra Daphné pour qu'elle puisse retourner à son mariage. Celle-ci lui promit que quand ils reviendront de leur lune de miel, elle la trouverait et qu'elles profiteraient d'une journée shopping entre fille. « Et tu dois m'aider au Ministère, » lui rappela Hermione.
« A ton service, » dit Daphné avec un petit rire. Hermione leva un sourcil et son amie ajouta, la voix plus basse, « Et ce pour toujours. Ce que tu as fait… il n'y aucun moyen de te rembourser, si tu vois ce que je veux dire. »
Hermione déglutit difficilement et Daphné la prit dans ses bras. « Pas que cette garce le saura un jour, » dit-elle en fusillant du regard Ginny Weasley, qui était assise au bar accompagné de Graham Montague. « Comment l'a-t-il convaincu de venir, au fait ? »
Hermione tourna la tête pour regarder la rouquine puis haussa les épaules. « Peut-être qu'il a campé à son pas de porte jusqu'à ce qu'elle dise oui ? Je n'ai jamais compris ce qu'il lui trouvait. »
« On va devoir aller à leur mariage, » dit sombrement Daphné. « Et elle va sûrement donner des noms bizarres à leurs enfants comme 'Albus Ronald' ou 'Harold Sirius' et ils vont sûrement se retrouver ensemble à Poudlard avec nos enfants. Et merde, imagine s'ils se mettent à sortir ensemble ? J'ai besoin d'un autre verre. »
« Un jour, Hermione, » commença Narcissa en s'approchant d'elle, « Je vais devoir te demander pourquoi j'ai trouvé le cadavre pourrissant d'un très gros serpent dans ma cave. »
Hermione lui lança un regard innocent. « Je n'en ai absolument aucun idée. Il a dû mourir là-bas. »
« En considérant le fait que sa tête a été coupée proprement, j'en doute, » dit Narcissa en prenant une gorgée de champagne. Elle se pencha et embrassa Hermione sur les deux joues. « Je vois Andromeda au loin, j'aimerais lui dire bonjour. Te verrais-je demain à la réunion du Conseil ? »
« Bien sûr, » répondit Hermione. « J'amène Pansy Flint avec moi, si c'est acceptable. »
« La femme de Marcus ? » Répéta Narcissa. « Naturellement. »
Hermione observa Narcissa marcher vers sa sœur, s'arrêtant en chemin pour saluer les pères de Théo et Greg avant qu'elle ne la rejoigne. « Tu t'es bien débrouillé, » la félicita Théo qui venait d'arriver derrière elle.
« Tu devrais être en train de danser avec ta femme, » lui reprocha gentiment Hermione. « Si Daphné croit que je te monopolise, elle me forcera à visiter un entrepôt de tissus à Paris avec elle ou un truc dans le genre. Elle m'a déjà menacé. »
« Tu vas devoir l'accompagner de toute façon, que tu me monopolise ou pas, » dit Théo avec un large sourire, et Hermione bouda jusqu'à ce qu'elle remarque qui était derrière Théo. Voyant son regard, le jeune homme se tourna pour tomber nez à nez avec Remus Lupin et Nymphadora Tonks.
« Hermione ! » S'exclama Tonks. « Je n'ai pas encore la chance de te parler. » Puis, elle remarqua le regard étrange de Théo et ajouta, « Tu vas bien ? Le mariage te fait si peur que ça ? »
« Pourquoi ne va-t-on pas trouver Daphné ? » Suggéra si rapidement Hermione que cela en devenait impoli.
« Il va bien ? » Demanda Lupin.
« C'est juste les nerfs, je pense, » répondit Hermione.
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Drago tenait Hermione peut-être un peu trop près de lui lorsqu'ils dansaient, mais à part Ginny Weasley qui leur avait lancé un regard dédaigneux en les voyant, personne n'avait osé faire de remarques. Après tout, ils n'avaient pas pu danser à leur propre mariage.
« T'ai-je déjà dit à quel point tu es magnifique ce soir ? » Demanda Drago avec un sourire charmeur.
Hermione le regarda dans les yeux, l'air malicieux. « Non, par contre je me souviens très bien quand tu m'as dit que je ressemblais à une trainée, » dit-elle, et il ronchonna. Des années après cet incident et elle continuait à le taquiner là-dessus.
Il toucha distraitement du pouce le bracelet en jade qu'elle voulait continuer à porter. « Tu peux l'enlever maintenant, » avait-il dit quand il avait remarqué qu'elle portait la bague et le bracelet, mais elle avait haussé les épaules.
« Tu es magnifique, » répéta-t-il, « Mais peut-être que plus tard dans la soirée tu décideras de te découvrir un peu ? »
Elle écarquilla les yeux et il approcha sa bouche de son oreille. « Je serais ton esclave pour toujours si tu portais une nouvelle fois l'ensemble en satin vert. »
« Je suis en train de le porter, » murmura-t-elle dans son oreille à son tour.
« Tu es très, très méchante, » dit-il mais son sourire racontait une autre histoire.
« Elle est peut-être méchante, » intervint Lucius Malefoy en tapant l'épaule de son fils. « Mais j'ai plus d'autorité et c'est à mon tour. »
« Plus d'autorité ? » Répéta Drago. « Je suis le Ministre de la Magie. »
« Et c'est moi qui ai changé tes couches. Va prendre un verre de punch. »
Hermione se recula d'un pas, et observa Drago, qui se dirigeait vers le bar, essayer de camoufler son érection. Il y rejoint Greg, et se plaignirent tous les deux à quel point c'était injuste que leurs pères aient volé leurs petites-amies vu que celui de Greg dansait avec Millie.
Hermione et Lucius dansèrent en silence pendant un moment jusqu'à ce qu'il dise, « Il y a des jours où je suis plutôt soulagé de ne pas avoir été un parent violent. »
Hermione cligna des yeux quelques fois. « Comment ? »
« Tu es gentille, » dit simplement Lucius. « Comment vont tes parents ? »
« Ça va, » répondit-elle. « Ils profitent du soleil et de la plage. Je vais sûrement avoir du mal à les convaincre de revenir ici, même si c'est pour rencontrer leurs petits-enfants. »
Les yeux de Lucius s'écarquillèrent. « Es-tu - ? »
« Non ! » Le coupa-t-elle. « Je parlais d'hypothétiques petits-enfants. Je ne crois pas… Pas tout de suite. Je n'en ai pas envie. »
Lucius expira, et s'il était déçu, il ne le montra pas. « J'ai bien aimé tes parents quand je les ai rencontré. S'ils reviennent en Grande-Bretagne, nous les inviteront à dîner. »
« Je suis sûre que cela leur plairait, » dit Hermione. Ils se séparèrent, la chanson étant finie.
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« Euh… Salut Astoria, » dit Greg, essayant de tenir d'une main deux verres et de la nourriture pour pouvoir saluer proprement la jeune femme. Il n'y arriva pas, mais au moins il avait essayé.
« Greg, » salua-t-elle en hochant la tête, un peu gênée. Elle n'était pas habillée en noir, pour une fois, et Michael Corner, qui avait tendu la main, l'accompagnait.
« Greg Goyle, n'est-ce-pas ? » Demanda-t-il. « Je ne crois pas qu'on ait vraiment été présentés.
Greg sera la main de l'homme devant lui et le présenta à Millie. « As-tu déjà rencontré ma femme ? » S'enquit-il. Il ressentait toujours le même sentiment de satisfaction de l'appeler comme ça, et le livre que Luna avait donné à Mille ? Il ne s'en lasserait jamais.
« Je ne crois pas, non, » dit Michael en lui faisant un léger baisemain. « Je m'en serait sûrement souvenu si j'avais rencontré une femme aussi belle que toi. »
« Comment vous êtes-vous rencontré ? » Demanda Millie à Astoria, curieuse.
« Je l'ai trouvé en train de composer des vers, » expliqua Michael.
« Il a demandé à lire un de mes poèmes, » ajouta Astoria.
« Et elle écrit très bien, » dit-il. « Vraiment. »
« C'est vrai ? » S'enquit Greg, puis, réalisant que c'était impoli, ajouta, « Mais ce n'est pas à moi de juger. »
« C'est plutôt brillant, » lui assura Michael. « Elle aborde le symbolisme et la tristesse qu'elle a subi de manière très simple et délibérément étrange. En utilisant cette grammaire primitive, elle surpasse les et dépasse les oreilles sophistiquées des spectateurs et les force à lire une forme de terreur brute et pure. »
Greg dévisagea Michael.
« C'est incroyable, » dit Millie pour casser le silence qui s'était installé. « Je suis si heureuse que tu as pu… J'avais si peur que… »
« C'est encore difficile, » dit brièvement Astoria. « Michael a été très compréhensif. »
Greg remarqua le collier de perles bleues – des saphirs apparemment – autour du cou d'Astoria mais ne dit rien.
« J'aimerais aller féliciter Théo, » dit Michael. « Ce fut un plaisir. Greg, Millie. »
Après que le couple se soit éloigné, Greg se tourna vers Millie et siffla, « C'était quoi ce baratin sur sa poésie ? Parce que j'ai lu quelque uns de ses poèmes et c'est vraiment nul. »
Millie retint un rire moqueur. « Je crois que ce qu'il voulait dire, c'était, 'Je te fais des compliments bidons parce que je veux coucher avec toi'. »
« Ah, c'est bien plus logique soudainement. »
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« Où sont Blaise et Luna ? » Demanda Hermione à Pansy. Les deux filles avaient décidé de s'asseoir quelques minutes pour reprendre leur souffle après plusieurs danses. Hermione avait depuis longtemps retiré ses chaussures et elle se massait un pied, appuyé sur un mur.
« Tu ne veux pas savoir, » marmonna Pansy, qui indiqua d'un mouvement de doigt à Marcus de venir. Ce dernier était alors en pleine conversation avec Drago.
Hermione la dévisagea, un sourcil levé.
« Je les ai trouvé en train de faire quelque chose de… compliqué… dans le salon du premier étage. »
Hermione frissonna.
« Elle est très souple, » ajouta Pansy.
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« Vous parliez de quoi, toi et Marcus ? » Demanda plus tard Hermione pendant que Drago l'aidait à enlever son collier. Elle le posa dans la boîte à bijoux, et il put y voir le collier offert par Voldemort à Hermione.
« Tu l'as gardé, » observa-t-il.
Elle haussa les épaules, embarrassée et sur sa défensive en même temps. « Je l'ai chéri pendant un certain temps, » se justifia-t-elle, « Et il m'a bien gardé en vie l'année dernière. »
« Je peux toujours voir la Marque, » dit Drago en touchant le bijou du bout des doigts. « Mais la magie a disparu. Ce n'est plus une protection. »
Hermione ferma la boîte. « Donc, » reprit-elle. « Toi et Marcus ? »
« C'est lui qui va s'occuper des audiences sur la libération des membres de l'Ordre. On veut s'assurer que personne ne veuille comploter contre nous, maintenant que le grand méchant loup n'est plus là. »
Hermione haussa un sourcil.
« Le grand méchant loup connu du grand public, » rectifia Drago. « Bien que tu n'es pas vraiment un sociopathe complètement taré. Vous n'êtes pas dans la même catégorie. »
« C'est vrai, » admit-elle.
Il se pencha et commença à l'embrasser sur la nuque. Une mèche de cheveux s'était échappée de son chignon et chatouille le nez de Drago, ce qui le fit éternuer. Hermione éclata de rire et posa ses mains sur les deux côtés de son visage, et l'embrassa à son tour. « Je tellement amoureuse de toi, » murmura-t-elle.
Il posa son front contre le sien. « Moi aussi, » dit-il. Elle secoua la tête et se recula en rigolant. « Je veux dire que je t'aime aussi. Je t'aime depuis mes onze ans. »
Hermione commençait à s'énerver avec la fermeture de sa robe. « Et maintenant il n'y aucun elfe pour nous déranger, donc… »
Drago sourit largement et l'entraîna sur le lit pour le reste de la nuit.
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« Comme Blaise le dit si bien, à Principessa, » dit Théo en levant son verre de vin, assit sur canapé.
Daphné et Drago firent de même, et Hermione roula des yeux.
« C'est notre monde maintenant, » dit Drago juste avant d'avaler son verre d'une traite.
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- QUELQUES TEMPS PLUS TARD -
Hermione caressa l'écorce d'un des arbres sous les yeux de Neville. Il venait juste de planter le septième arbre du cercle, un if, et s'était relevé pour s'essuyer les mains. Hermione, avec le budget presque illimité des Malefoys, avait sélectionné six autres spécimens et les avait fait planter en un cercle parfait sur les terres de Poudlard.
Certains des arbres, comme un sureau, avaient nécessité plusieurs charmes assez compliqués pour garder leur environnement idéal.
« Tu ne pouvais pas choisir des arbres faits pour ce climat, » ironisa Neville. « Il fallait que tu rende ce job compliqué. »
Hermione éclata de rire, et admira les arbres fraîchement plantés : Un if, un sureau, un duo d'arbres qui se rencontraient et s'entremêlaient, un autre arbre qui tournait sur lui-même, un frêne, et un magnifique noyer.
« Hannah et moi aimerions nommer notre première fille après toi, » dit Neville en l'observant marcher autour du cercle.
« Ne fais pas ça, » dit-elle doucement. « Ce que j'ai fait… On ne devrait pas le célébrer. Cela devrait être oublié. »
« Alors pourquoi des arbres ? » Demanda-t-il.
« Cela représente ma pénitence, » répondit-elle. « Mes remords. »
Neville sortit sa baguette et grava 'FL + AB' sur l'écorce du noyer, puis entoura les lettres d'un cœur.
« Neville ! » S'exclama Hermione, quelque peu choquée. « Tu – tu viens de défigurer un arbre ! »
« Je crois que, pour une fois, c'est parfait, » dit-il en secouant la tête. « Cet arbre est maintenant destiné à être couvert de messages. »
Hermione retraça le cœur du bout de ses doigts. « Des messages d'amour et d'amitié. »
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- ENCORE PLUS TARD -
« Tout ça c'est de ta faute, » hurla Hermione à Drago, qui enlevait des yeux de la jeune fille ses cheveux trempés par la sueur.
« Poussez, Mme. Malefoy, » ordonna la médicomage.
« Dites-moi encore une fois de pousser, sale garce, et je vous pousse par la fenêtre, » répliqua Hermione.
« Ça c'est ma femme ! » Dit Drago avec un sourire. « Tu pourras la tuer dès que ton accouchement sera finit, je te le promets. »
« Menteur, » s'écria Hermione en lui prenant la main. Elle la serra le plus fort possible et il laissa échapper un gémissement. « On verra le jour où tu pousseras une pastèque de ton vagin, t'osera plus jamais me mentir après ça. »
« Le peuple ne serait pas très content d'apprendre que la femme du Ministre s'amuse à tuer le personnel médical, » lui dit Drago. « Et si tu poussais une nouvelle fois, ma puce ? »
« Arrête d'utiliser des surnoms affectueuuuuux, » lâcha Hermione en obéissant malgré tout. « Je vais te tuer, espèce de bâtard. »
« Mais non, » dit-il en lui passant un gant de toilette sur le visage. « Tu ne laisses personne toucher un cheveux de ma tête. »
« C'est vrai, » admit Hermione. « Mais je ferai peut-être une exception pour moi-même. »
« Pas d'exceptions, » répliqua Drago. « En plus, si tu me tue, ça va contrarier mes parents, qui sont actuellement dans la salle d'attente, et cela dérangera même peut-être Rogue. »
« Severus est là ? » Demanda Hermione après avoir poussé une nouvelle fois.
« Tu crois vraiment qu'il manquerait la chance de voir son filleul le plus rapidement possible après la naissance ? Il est là. Il a demandé à tes parents des renseignements sur les antidouleurs Moldus et a engueulé les employés sur la médiocrité de leurs potions. »
« Evidemment, » marmonna Hermione. Drago gémit une nouvelle fois de douleur à cause de sa main broyée par la poigne de sa femme.
« Vous voyez, le bébé arrive. Vous vous débrouillez très bien, Mme. Malefoy, » la félicita la médicomage.
« Je déteste ces femmes de la haute, » chuchota une infirmière à sa collègue en nettoyant le bébé. « Elles se pensent trop supérieures aux autres pour pousser. Je pari qu'elle n'a jamais dû prendre une seule décision plus importante que de choisir entre du poulet ou du poisson à un gala. »
« Elle n'est rien d'autre qu'une femme au foyer sans véritables responsabilités, » dit l'autre infirmière. « Peu importe qui est leur mari. Aucune de ces femmes n'a du se salir les mains dans leur vie, elles ne font que déléguer le travail à un autre. »
THE END.
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Bon, bah voilà. C'est là fin. Je n'ai peut-être pas respecté mon objectif premier, qui était de poster ce chapitre le 2 juin, mais tant pis. Traduire cette fiction fut vraiment un travail gratifiant, grâce à vos nombreuses reviews et vos petits mots d'encouragements. Ces 1 ans et 1 mois furent vraiment supers.
Votre traductrice dévouée,
Axelle.
