Porte-bonheur
Avant de devenir Chat Noir, Adrien n'a jamais accordé beaucoup de crédit au concept de la chance. Pour son père, c'est une hérésie : seul le travail porte ses fruits, la chance n'est que l'excuse des paresseux et des couards. Même si elle était moins catégorique, sa mère a toujours dit qu'il faut mieux croire en soi-même qu'en la chance. Enfant exemplaire, Adrien a intériorisé ces points de vue.
Puis il a reçu un miraculous. Et rencontré Ladybug.
La chance de sa vie.
Il n'a pas travaillé pour et il n'y a rien en lui qui le rend plus adéquat qu'un autre à protéger Paris ; pourtant, il est là, à courir sur les toits en compagnie de la fille la plus phénoménale de l'univers, à éviter les victimes des akumas avec quelques saltos, à être un héros. À être libre.
Les chats noirs sont censés être de mauvais présages, mais, visiblement, la fortune des coccinelles est la plus forte.
Alors quand Marinette lui donne son porte-bonheur… il y croit. Adrien est désormais entouré de chance et il pense que la roue du destin a bel et bien tourné depuis la disparition de sa mère.
Plagg dit que ce sont des sottises. Plagg sait que ce sont des sottises.
Les coccinelles portent bonheur, mais même elles sont impuissantes à protéger les chats noirs de la malchance. Ce n'est pas les quelques perles de Marinette qui changeront les choses.
