Enfance

Parfois, dans ces rares moments où il n'est pas préoccupé par la satisfaction immédiate de ses basses pulsions, Plagg observe Adrien et l'encourage à se défaire du joug paternel pour assouvir ses propres pulsions. Mais toutes ces velléités de rébellion ne valent pas grand-chose face au pouvoir de Gabriel Agreste sur les choses conjugué à l'inertie de l'amour qu'il revendique dans le cœur de son fils.

C'est une tactique qui n'a pas d'âge (ou plutôt, elle a l'âge de l'humanité) que de choisir des enfants comme porteurs : leur manque de liberté est plus que compensé par leur malléabilité.

Dans le cas d'Adrien, son manque de liberté est même la cause de sa malléabilité. Supporterait-il aussi bien la nuisance d'un kwami si égoïste s'il pouvait choisir une autre compagnie ? Aurait-il sauté sur l'occasion avec autant d'enthousiasme s'il pouvait simplement sortir de chez lui selon son désir ? Non. Adrien est un si bon porteur exactement parce qu'il est un enfant qui a connu plus d'isolation et négligence que de bonheur.

Et le manque de maturité ! Une aubaine pour les aiguiller, pour les façonner selon les besoins du monde. Oh, Ladybug, combien de responsabilités endosseras-tu sans même te demander si elles devraient vraiment reposer sur tes épaules ? Dans tout son cynisme, Plagg a décidé que les besoins du monde ne valaient pas une bonne meule de camembert. Et encore moins de tels tuteurs sur des enfants.

Adrien aura déjà assez à faire pour arracher son avenir des mains de son père.