Calembour & Flirt
Chat Noir esquive l'attaque dévastatrice du vilain du jour d'une gracieuse glissade suivie d'une pirouette avec effet, ponctuant le mouvement d'un bon jeu de mot et d'un mot doux à l'attention de sa partenaire. La routine.
L'auto-proclamé Démolisseur (« en voilà un qui va casser la baraque ») a en guise de poing des marteaux-piqueurs, qui non content d'être démesurés, sont également aiguisés comme des rasoirs. Ils pénètrent dans le bitume comme dans du beurre, alors imaginez ce qu'une baffe pourrait faire à un adolescent, même protégé par une combinaison magique ! Et cela c'est encore sans compter toutes les autres victimes potentielles, ces civils pour lesquels les deux super-héros s'exposent bravement.
Au milieu de ces dangers, Chat Noir plaisante et flirte. Il a pourtant conscience de la gravité de la situation, ou, à tout le moins, il croit avec sincérité en avoir raisonnablement conscience, et c'est un choix délibéré de sa part que de rejeter le sérieux sobre et étouffant qu'aucun dirait est demandé par les circonstances.
Il aime être un héros, tout comme il aime plaisanter, tout comme il aime Ladybug. Ce n'est pas du Papillon et de ses actes terroristes qu'il acceptera des contraintes, pas alors qu'il peut finalement se défaire des chaînes qui entravent son alter-ego civil.
En tant que super-héros, il est libre.
C'est grisant, et peu importe ce qu'en pense sa Lady, il ne compte pas y renoncer.
