Reviews :
Salut titietrominet. Il ne faut pas forcément se forcer à reviewer, mais c'est vrai que ça fait toujours plaisir. Ah, retenir le nom de tous les personnages. T'inquiètes, j'ai aussi du mal (et heureusement que j'ai une fiche pour chacun, sinon certain disparaîtrait en route). Les Jumeaux et Yukimichi, mettre Mahoutokoro à feu *no spoil*. Pour ta demande, regarde un peu plus bas.
Привет komrade Zeidra. Casser le quatrième mur... C'est vrai que c'est quelque chose que j'aime beaucoup faire. Mea culpa. Mais j'aime ça. Quant au running gag, il va disparaître petit à petit je pense. Par contre, je confirme, la première mouture, tu l'avais vraiment survolée, parce que ce chapitre introductif est très semblable (je t'enverrais les deux si tu veux comparer). Tu n'es pas le seul à trouver les différents personnages difficiles à identifier. Mais, eh, il y a le wiki. Qu'il faut que j'aille compléter. Mais il est là ton bébé quand même. до свидания
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Notes d'en-têtes :
Style Shoin : il s'agit du style de bâtiment traditionnel japonais tels qu'on se les représente le plus souvent. Un sol recouvert de tatami (des matelas de paille de riz tressée d'environ 2m2), une charpente en bois entourant des murs fins avec des fusuma (des portes coulissantes en bois et papier peints) ou des shōji (la même chose plus fine en bois et papier de riz).
Sociétés magique et sorcière : au Japon, il y a beaucoup plus de créatures magiques intelligentes que dans la majorité des autres pays. Au moins autant que de sorciers. Celles-ci ont établi une société propre, séparée de celle des sorciers. Ainsi, l'archipel du Japon a, non pas deux, mais trois sociétés, chacune organisée différemment. La société sorcière est féodale : un shogun a tous les pouvoirs, mais les chefs des différents clans forment une assemblée conseilleuse à prendre en compte. La société magique est une démocratie : les membres de chaque espèces élisent un ou plusieurs représentants pour une assemblée, complétée par les chefs des différentes guildes.
Kitsunebi : petites créatures ressemblant à de petites lucioles, qui, plutôt que de produire de la lumière, engendre une petite aura de feu. Littéralement, leur nom signifie « feu de Kitsune », car cet insecte préfère les endroits chauds, qu'affectionnent aussi les Kitsune. Les créatures magiques japonaises les attrapent souvent pour illuminer leur maison, tandis que les enfants les poursuivent plus pour s'amuser. Les sorciers les craignent depuis les anciens conflits entre sorciers et créatures.
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Voilà le chapitre, maintenant :
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Chapitre 2 : Démonstration et Amitiés
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En descendant par la passerelle, le groupe de première année découvrit un vaste parc. Sur une grande pelouse se dressaient de nombreux arbres de différentes essences. À leurs pieds coulaient de petits ruisseaux, s'élargissant en bassins et étangs. Une grande rivière faisait le tour du parc, rejoignant chaque cours d'eau.
Sous la surface, se déplaçait une multitude de tâches colorés et lumineuses. Lorsque l'une d'elle s'approchait de l'air, les enfants pouvaient voir qu'il s'agissait de petits poissons irisés aux longues nageoires. De temps en temps, un des animaux sortait brusquement de l'eau et s'envolait gracieusement, avant de replonger plus loin. Heureusement, la passerelle était assez haute, et aucun poisson ne percuta les élèves.
Mais ce qui frappa le plus les jeunes élèves, c'était le grand château, de style Shoin, qui trônait au centre du parc, comme un perle dans un écrin. Les derniers étages étaient fractionnés en une multitude de petites tourelles, reliées entre elles par de fins ponts. Juste en face d'eux, les enfants pouvaient voir trois tours, dont la base était masquée par la végétation.
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Au pied de la passerelle attendait un couple d'adultes. La femme, plutôt petite, avec de long cheveux brun feu, portait un long kimono d'un brun clair avec un obi crème. Elle dégageait une sensation de grand calme. L'homme, très grand et assez large d'épaule, portait un kimono court du même brun et un hakama crème.
Étrangement, alors qu'aucun élève n'était descendu du navire, une enfant se tenait déjà à côté d'eux.
- Les premières années, par ici, appela la femme d'une voix douce.
Sagement, les plus jeunes se rassemblèrent autour des deux professeurs, tandis que leurs aînés se dirigeait tranquillement vers le château. En tout, les premières années devaient être une quinzaine.
- Bien, continua le professeur. Nous sommes les professeurs Mori et Matsuyama, dit-il en désignant sa collègue puis lui-même, sous-directeurs de Mahoutokoro et responsable des premières années. Pendant que nous rejoindrons le château, vous allez apprendre quelques règles de Mahoutokoro.
Le couple commença à se diriger tranquillement vers le château, suivit par les élèves.
- Bien, commença la professeure Mori. D'abord, sachez que vous devez toujours être dans votre dortoir à 20h30. La seul exception possible est le soir de vos cours d'astronomie. Sachez que ce domaine est la demeure de nombreux Yōkais, qui nous aident à gérer l'école. Ils ont une totale liberté pour punir les contrevenants.
Un halètement collectif suivit ces paroles. Les jeunes sorciers connaissaient bien la réputation des membres de la société magique, et de ses règles, tellement plus simples, et plus dures, que celle de son homologue sorcière.
Tandis que la professeure parlait, le groupe s'était rapproché du château, et ils arrivaient du côté des trois tours.
- Une autre règle de Mahoutokoro, poursuivit le professeur Matsuyama, est que vous ne passerez jamais sous Ō-Sakura.
Exactement lorsqu'il finit sa phrase, et sur un timing bien trop précis pour ne pas avoir était calculé, le groupe déboucha dans une galerie entourant une vaste cour de gravier blanc. Au milieu, entouré d'un gazon ras, trônait un grand cerisier. Ses larges branches s'arrêtaient précisément à la limite du gazon, plusieurs mètres loin du tronc. Elles étaient couvertes de fines feuilles d'un vert sombres, et de délicates fleurs d'un rose très pâle, presque blanc.
Ō-Sakura.
Entre ses branches voletaient de nombreuses petites flammes d'un bleu froid.
- Des kitsunebi, souffla Kobayakawa à Ōkubo.
Au même moment, les flammèches s'éloignèrent d'Ō-Sakura, pour se diriger vers les enfants.
Craintivement, ceux-ci resserrèrent les rangs. Yukimichi s'amusait beaucoup de la réaction de ses camarades. Le domaine de sa famille était illuminée par ces inoffensives créatures de feu.
Mais tous ses condisciple ne réagissaient pas peureusement. La fillette qui était déjà avec les professeurs Mori et Matsuyama ; et qui ressemblait assez à Seigi, pensa le jeune Iga ; touchait délicatement les petits brandons lorsque ceux-ci s'approchaient d'elle. Les jumeaux Akashi, qui étaient restés jusque là plutôt renfermés, souriaient calmement, entourés d'une nué de flammèches.
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Rapidement, cependant, le groupe fut entraîner par les deux professeurs vers le château, au grand soulagement de la plupart des élèves.
Les enseignants les menèrent devant un shōji à double battant, devant lequel ils ôtèrent tranquillement leurs chaussures, aussitôt imités par les élèves.
Le couloir dans lequel ils s'engagèrent était lui aussi illuminé par les petites flammes bleutées.
Les jeunes enfants se tenaient serrés en deux petites files craintives, avançant rapidement derrière le professeure Mori, tandis que le professeur Matsuyama poussait les retardataires à avancer. Il dût même hausser la voix face à Kobayakawa Sayo, qui attendait devant la porte. Elle rejoignit cependant le groupe, l'air très satisfaite.
Après quelques minutes de marche, pendant lesquelles le groupe passa devant de nombreux shōjis que les professeurs désignèrent comme des salles de classes – tel celles de métamorphose, de japonais, ou de technologie, seule Ōkubo sembla comprendre cet étrange mot – ils arrivèrent devant une haute porte coulissante à double battants, au travers de laquelle se faisait entendre un brouhaha de conversations.
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Dans la salle où ils rentrèrent, neuf groupes de petites tables étaient disposées.
Si le premier était vide, les huit autres étaient combles. Sur ceux-ci, sept étaient occupés par des élèves, de plus en plus vieux à mesure qu'on se rapprochait de la dernière.
La neuvième table était celle des professeurs. En son centre siégeaient un couple assez âgé. La femme portait l'uniforme des professeurs, un kimono long brun aux galons roses et ors. Ses cheveux d'un blanc très pur étaient relevés en un strict chignon retenu par deux aiguilles. Elle avait un visage ridé mais encore sévère, et éclairé par des yeux noisettes pétillants de joie.
L'homme portait un kimono court brun et un hakama de la même couleur, tout deux galonnés de roses et ors. Les vêtements donnaient l'impression de risquer de craquer à tout moment, alors que le vieil homme était assez maigre. Il était chauve, mais de fines et très longues moustaches encadraient un menton en pointe. Son visage était taillé à la serpe, et son nez aquilin semblait avoir été cassés de nombreuses fois.
Autour du couple directorial étaient attablés une quinzaine d'adultes, sans doute les professeurs.
Les enfants s'installèrent à leur place, et les voix décrurent.
Yukimichi se plaça bien de façon à tourner le dos à l'abr... *ça recommence* à Takeshi.
Dès que tout le monde fut assis et que les derniers bruits ce soient tus (ceux-ci étant dans le genre : Yuuuuuuukiiiiii ! Pourquoi tu me tournes le dos ?), le directeur commença :
- Bien. Pour ceux qui ne nous connaîtraient pas, nous sommes les directeurs de Mahoutokoro, Matsuyama Hiroshi et Mori Yoshiko. Nous souhaitons ici la bienvenue à nos premières années.
Il s'arrêta, et les années supérieures applaudirent joyeusement, tandis que les jeunes nouveaux rougissaient dans un bel ensemble. À l'annonce des noms des directeurs, Yukimichi tiqua. Il s'agissaient des mêmes que ceux de leurs responsables d'année.
- Nous souhaitons aussi un bon retour à nos anciens élèves, en espérant que ces vacances les aient assagi.
En disant cela, il regarda les tables des quatrièmes années, un sourire en coin sur le visage.
Les élèves devaient se retenir pour ne pas éclater de rire. Les applaudissements furent tout aussi retentissant que pour l'accueil des premières années.
Le directeur recula d'un pas, et laissa sa place à la femme.
- Comme l'a dit mon collègue, bienvenue pour une nouvelle et studieuse année. Nos concierges nous font vous dire que les fournitures du Weasley & Weasley venant d'ouvrir à Kōsadōro sont prohibés. Selon eux. Ils nous demandent aussi de rappeler à tous les élèves, et certains devraient commencer à le retenir (nouveau coup d'œil aux quatrièmes années), qu'il est strictement interdit de sortir du domaine. À moins que vous ne désiriez mourir dans d'atroces souffrances. Ces notes moins joyeuses étant terminées, bon appétit.
Et les directeurs s'assirent tandis que devant chaque élève apparaissait un couvert complet, et que les tables se couvraient de mets.
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Lors du repas, Ōkami, Tora, et Yukimichi rencontrèrent les autres élèves qu'ils n'avaient pas croisés sur le navire. Et les présentations ne se firent pas forcément sans peine.
Ce fut Masao qui leur présenta le premier. Enfin, la première.
Il s'agissait en effet de sa cousine Asobibi Ryūko, qu'il avait perdu durant le trajet, avant de la retrouver en sortant du navire. L'air de famille entre les deux enfants était assez frappant. Ils avaient les mêmes cheveux auburn, et d'identiques yeux orangés. Et une similaire passion pour le feu. Du coup, quand ils sortirent tranquillement une série de pétards et autres petites fusées de leurs bourses, le trio s'écarta précipitamment.
C'est dans le mouvement que les jumeaux manquèrent de percuter deux inconnus. Les deux enfants, un garçon et une fille, étaient plongés dans une telle discussion qu'ils remarquèrent à peine l'arrivée des trois garçons sur la table qu'ils occupaient.
La fille, plutôt petite, avait un visage aux traits fin, encadré par de long cheveux argentés, et mangé par de grands yeux bleus glace.
- Regardes, je vais te montrer, dit-elle à son camarade.
Celui-ci avait un visage pointu, avec une peau très pâle, une tignasse ébène qui semblait rétive à toute tentative de coiffure, et fixait de ses yeux noirs le centre de la table.
Curieux, Ōkami, Tora et Yukimichi portèrent aussi le regard sur le centre du meuble.
Et dans un léger chatoiement, un petit pinson apparu. L'apparition voleta et sautilla sous les yeux stupéfaits de Tora, Ōkami, et Yukimichi, jusqu'à ce qu'un tout petit chat ne lui saute ... en passant magistralement au travers.
- Eh, mais tu es une Itaro, demanda Hachisuka juste derrière les garçons, les faisant bondir tous les quatre de stupeur, et par la même, faisant disparaître l'illusion dans un léger flash.
- Mais, comment tu es arrivée derrière nous, questionna Ōkami, tandis que les trois autres tentaient de se calmer, et que la jeune Itaro se rendait compte qu'ils n'étaient plus deux à la table.
- Nous sommes des ninjas, expliquèrent tranquillement Ōkubo et Ishikawa en s'asseyant.
Comme la table commençait à être assez chargée, le trio la quitta discrètement, entendant dans le bruit ambiant le nom de la jeune illusionniste, Itaro Kaguma. Ils en profitèrent pour embarquer le jeune garçon aux cheveux noirs.
- Au fait, s'excusa-t-il, je ne me suis pas présenté. Je suis Amago Kakashi.
- Je suis Akashi Tora..., commença l'un des jumeau
- ...Et moi, Akashi Ōkami, finit l'autre.
Et Yukimichi avait la tenace impression qu'ils avaient inversé leurs prénoms depuis tout à l'heure.
- Quant à moi, je suis Iga Yukimichi, se présenta-t-il, malgré cette idée qui lui tournait dans la tête.
Les jumeaux durent d'ailleurs s'en rendre compte, car le temps qu'ils dépassent la table suivante, ils arborèrent un petit sourire en coin.
À celle-ci était installés Aoki, Murakami, Kobayakawa, et par un mystérieux moyen, Aki, qui somnolait devant sa maîtresse.
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Enfin, au moment du dessert, autour de la dernière table, et la plus éloignée des deux apprentis pyromane, était rassemblée six personnes. Dont un certain quatuor de quatrième année.
Yukimichi eu soudain très envie d'aller voir de plus près les explosifs. Mais la poigne des jumeaux sur chacune de ses épaules ne lui laissa guère de choix, et il dût sagement s'asseoir.
Du coup, il se fit immédiatement choper par l'ab... Takeshi *zut*, tandis que Ishida, Suzaku, et les jumeaux tentaient tant bien que mal de dissimuler leur fou rire.
Quant à Seigi, il était en train de discuter musique avec celle qui ne pouvait être que sa petite sœur et un garçon aux membres déliés, et à l'abondante chevelure rose, qui était par ailleurs assis à la gauche des jumeaux.
Lorsque Yukimichi réussit à échapper à son frère, il s'installa le plus loin possible de ce dernier, s'intercalant entre Tora et Ōkami d'un côté,et le garçon aux cheveux roses et la petite sœur de Seigi de l'autre. Ceux-ci ne tardèrent d'ailleurs pas à suspendre sa conversation à propos de corde de guitare, quoique ceci puisse être, pour se présenter.
- Enchanté, je suis Matsumoto Hideto, commença le garçon. Et voici...
- ...Je suis Matsuyama-Mori Riyu, le coupa la jeune fille. Et tu es Iga Yukimichi, je suppose.
- Euh, oui, répondit le concerné, ne sachant pas vraiment comment réagir devant cette approche pour le moins troublante.
- Riyu est la petite sœur de Seigi et ils sont les enfants, et..., lui expliqua Tora, à moins que ce ne soit Ōkami.
- …petits-enfants, respectivement des professeurs Matsuyama et Mori, et des directeurs, compléta Ōkami, ou Tora ?
- En fait, coupa à toutes les conversations Riyu, il va être l'heure.
Seigi sortait une antique montre à gousset de son obi, lorsqu'un grand silence se fit dans la salle.
En se retournant vers la table des professeurs, le groupe put voir que les directeurs s'étaient levés, marquant la fin du repas.
Cette fois, ce fut la directrice Mori qui commença.
- Nous espérons que vous avez passé un agréable dîner, mais il va maintenant être l'heure de rejoindre vos dortoirs respectifs.
- Pour ce faire, continua le directeur Matsuyama, veuillez suivre vos responsables d'années. Je tiens toute fois à faire remarquer, finit-il avec un léger sourire et un regard vers les tables des premières années, que, lors des repas officiels, les élèves sont censés rester sur les tables de leurs années.
On sentait un identique sourire sur les visages de toute la salle, d'autant que tout le monde avait le regard tourné vers la table des fautifs.
Enfin, jusqu'à ce qu'une bruyante explosion ne détourne l'attention générale vers le début de la rangée des premières années, d'où s'élevait un épais nuage de fumé. En sortir assez rapidement les cousins Ryūzōji, le visage couvert de suie, sous le regard légèrement inquiet des professeurs.
Quatre imbéciles pour mettre le bazar dans l'école étaient amplement suffisant, alors si toute une promotion s'y mettait...
à suivre
Les pauvres enseignants...
Oh, et pour le sujet qui fâche, je vais publier les 12 de chaque mois.
Voilà.
XXX et reviewer bien.
