Les reviewwwwwwwwwws :

Salut AndouilleEtSushi. Ce réveiller dans cette ambiance, ça a dut être reposant. Enfin pas pour Yukimichi, parce que son frère est complètement gaga de lui, et qu'il a profité de l'enchantement pour lui dire, ce qui à passablement énervé Yuki. Et puis se faire réveiller par Kiken'na ne doit pas non plus être la chose la plus calme, non ?

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Le Chat (ou l'auteur, pour les élurophobes) vient de se rendre compte qu'en trois chapitres, il ne s'était écoulé que deux jours. Bon, ce chapitre va largement accélérer les choses (normalement). Et, je m'excuse pour le retard, mais, jusqu'à ce matin, j'étais en plein dans mes partiels, et je n'ai littéralement pas eu une seconde pour moi. Du coup, voilà. Dites vous que vous attendrez moins pour le prochain chapitre.

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Présentation : Iga Takeshi.

Takeshi de la Famille Iga du Clan Iga (pour la présentation officielle) est l'héritier de la famille Iga, et le futur chef du Clan Iga. De fait, il va aussi hériter d'un rôle important dans les Secrets. Oui parce que les Iga sont le Secret japonais. Et ce depuis la fondation du Clan, il y a environ 3500 ans.

Physiquement, Takeshi est grand et svelte. Il porte ses cheveux longs (il en rendrait jaloux Lucius ou Lévine), et teints en gris argenté. Il a des yeux gris, bordés de longs cils. Oui, clairement, il est beau et séduisant, et ne s'en prive pas pour en jouer. Hors de Mahoutokoro, il s'habille de vêtements moldus à l'occidental, auxquels il rajoute d'autres pièces plus traditionnelles.

Il a quatorze ans.

Sa famille se compose de son père, Iga Genkishi, dont personne ne connaît le visage ; et que personne, comme pour ses fils, ne peut décrire s'il ne l'a pas sous les yeux, à cause d'un vieil enchantement lié au sang du clan ; et de son petit frère, Iga Yukimichi. Sa mère est morte à la naissance de Yukimichi, et Takeshi est devenu extrêmement protecteur envers celui-ci.

À Mahoutokoro, il est un des quatre membres de l'IMAI, le pire groupe de fauteur de trouble que l'Institution ait connu (ou presque, en lisant un peu plus bas, vous verrez). Mais il ne fat pas s'y tromper, malgré sa propension au chaos, il est aussi un des meilleurs élèves de sa promotion. De toutes façons, son père n'accepte que l'excellence.

Ses meilleurs amis, et membres de l'IMAI avec lui, sont Akashi Suzaku (le frère aîné des jumeaux Akashi), Ishida Maiko, et Matsuyama-Mori Seigi. Il a sympathisé avec Suzaku lors de leur premier trajet vers Mahoutokoro. Il a rencontré Maiko et Seigi lors de leur deuxième jour de cours. Takeshi et Suzaku avaient décidé de plonger l'école dans la brume avec le premier sortilège qu'ils avaient apprit. Seigi et Maiko les ont entendu sortir du dortoir et les ont suivit. Et ils se sont perdu tous les quatre sur le plateau comme des truffes. Avant de se faire joyeusement coller par les professeurs (qui n'avaient pas spécialement apprécié de se retrouver dans une véritable purée de pois dès le matin). Du coup, ça les a réunit.

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Note supplémentaire : Je fais ou ferais régulièrement l'utilisation des suffixes à la japonaise, sans penser que vous ne les connaissez pas forcément. Désolé *inclinaison du Chat*. Du coup, je vous mets ici une liste des principaux suffixes de politesse que j'utiliserais, ainsi que leurs significations.

° -sensei : accolé au nom de famille, il désigne un enseignant. Il existe aussi une forme plus respectueuse : -shishō et ses diverses variantes.

° -dono : accolé au nom de famille, il s'agit d'une marque honorifique de respect pouvant se traduire par le Sir ou le Lady britannique. Il n'a pas d'équivalent féminin.

° -san : il indique le respect envers quelqu'un de plus âgé, ou ayant une plus haute place dans la hiérarchie ; ou la distance envers quelqu'un que l'on vient de rencontrer. Il pourrait se traduire par Monsieur/Madame/Mademoiselle.

° -senpai et -kōhai : -senpai est un suffixe utilisé pour marquer son respect à son aîné dans un domaine, surtout dans le milieu scolaire. -kohai est le suffixe utilisé par un aîné pour s'adresser à son cadet, même s'il n'est plus très utilisé.

° -kun et -chan : suffixe affectif, généralement utilisé pour de jeunes personnes (le plus souvent des garçons, et quelque fois des filles). -chan, quoique légèrement plus familier que -kun, sert aussi à marquer l'affection pour une personne (il sera le plus souvent utilisé pour parler d'une fille, voir d'un enfant en bas âge, et dans de rare cas d'un garçon).

Il en existe bien d'autre, en plus de termes propres et s'utilisant seuls.

Au prochain chapitre, j'essaierais de développer les sociétés sorcière et magique du Japon. Essaierais, parce que c'est monstrueusement complexe.

Tant que j'y suis, s'il y a un personnage sur lequel vous voulez des détails, demandez.

Et maintenant le chapitre.

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Chapitre 4 : Changement

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Article publié dans le Mahou Shinbun, le 21 avril.

Nouveau meurtre

Une nouvelle agression a eu lieu aujourd'hui. Les victimes, M. et Mme Ishiki étaient de paisible octogénaires vivant en bordure de Kōsadōro. Comme les attaques précédentes, celle-ci ne semble pas avoir été préméditée. D'après une source à l'Akatsuki, l'agresseur serait rentré directement dans le domicile de M. et Mme Isshiki avant de les abattre froidement.

Ni le Shogunat, ni l'Akatsuki n'ont souhaité faire de commentaire sur cette nouvelle attaque. Nous nous demandons seulement quand ces meurtres prendront fin.

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- Le neuvième, c'est le neuvième en trois mois, hurlait l'homme.

Il était grand, plus de deux mètres, avec une voix très grave, qui devait faire trembler tout le bâtiment. Enfin, pour l'instant, elle faisait surtout trembler ses subordonnés, qui évitaient de se faire épingler par le regard de leur supérieur. Oui, car en tant que membre de l'Akatsuki, la police sorcière japonaise, la première chose que l'on apprenait était que lorsque Matsudaira-dono était énervé, il ne valait mieux ne pas être la cible de sa fureur.

Mais là, tous les membres de l'Akatsuki partageaient la colère de leur Maître.

Ce criminel les narguait depuis presque trois mois, et ils n'avaient pour l'instant aucun indice sur cet enflure.

De plus, les différents journaux se faisait, sous prétextes de s'indigner, un plaisir de les ridiculiser, le Mahou Shinbun le premier.

Cependant, le fait que ce soit leur Maître qui le leur rappelle était bien plus douloureux. Mais ils ne pouvaient pas lui en vouloir. Il était celui qui les avait tous formé. Il leur avait appris toutes les ficelles du métier. Il était aussi celui qui envoyait des fleurs à leur femmes pour leurs anniversaires de mariages, et des cadeaux à leurs enfants. Et surtout, il était celui qui encaisserait un sort pour protéger n'importe lequel d'entre eux. Il était celui qui le premier monterait au feu pour tous les protéger.

Alors, non, ils ne pouvaient pas lui en vouloir.

- Serizawa, qu'est-ce qu'on a, demanda Matsudaira à son capitaine.

Celui-ci sursauta, se reprenant avant de répondre :

- Rien, Matsudaira-dono. Juste que la mort a été causée par une très forte décharge de magie. Mais on ne sait pas comment à fait l'agresseur.

- Et aucune information, ni revendication ?

- Non, Dono.

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L'homme était inquiet. Enfin, inquiet... Pas plus que d'habitude. Après tout, en tant que chef du clan chargé de protéger le Secret Magique, quoi de plus normal que de stresser un peu.

Mais là, cette affaire lui rappelait de mauvais souvenirs. Des souvenirs d'une nuit de blizzard et de sang. De ténèbres et de mort. Et s'il ne se trompait pas, son pays courait alors un grave danger.

L'homme sortit sa baguette de la manche de son kimono gris. Tout était du même gris chez lui. Son kimono, son obi, ses cheveux, et son masque.

Un léger mouvement de baguette et une grand rapace brillant apparut. L'oiseau se posa sur la table et attendit.

- Préviens tout le monde, dit l'homme d'une voix profonde et froide. Dit leur que le 21 décembre risque de se jouer à nouveau.

Et l'aigle disparut dans un léger éclat de lumière.

L'homme masqué se pencha sur les deux lettres qui reposaient sur le bureau.

Deux lettres de ses deux fils.

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Lettre envoyée par Iga Yukimichi à son père, Iga Genkishi

Cher père,

Tout va bien à Mahoutokoro. L'IMAI a bien fait son coup de début d'année, mais c'était sans danger et, qui plus est, une belle démonstration de magie (même moi je le reconnaît). En fait, ils ont totalement envahit Yama no Tani de pétales de fleurs enchantés pour former des motifs harmonieux.

Mais après, cela s'est compliqué lorsque des deuxièmes années ont détruit l'enchantement pour le remplacer par un sort d'anime-tissus.

Et puisque dans la jonque j'ai rencontré presque tous les premières années, nous avons décidé (enfin les jumeaux Akashi et moi. D'ailleurs, ils sont géniaux, ils finissent chacun les phrases de l'autre) de riposter.

Donc, si tu reçois une lettre des directeurs se plaignant de pyrotechnie dans le parc, ce n'est pas nous. Presque pas. Il n'y a pas de preuve. Juste des rumeurs. Et il ne faut pas se fier aux rumeurs. Il faudrait apprendre ça aux professeurs. Ils nous ont collé pour trois jours.

Bref.

Pour riposter, nous avons demandé l'aide de Ryūzōji Masao, tu sais, le dernier fils du clan de dragonnier. Il veut devenir artificier, et je ne serais pas étonné qu'il ai une affinité avec le feu. Il a fait des fusées magnifiques.

Bon, je dois éteindre, les autres élèves du dortoir se plaignent de la lumière.

Bises,

Yukimichi, chef du Clan des Shinobi.

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La première semaine de cours des premières années était consacrée à la découverte des différentes options qu'ils pouvaient choisir. Du coup, chaque jours, ils avaient une ou plusieurs présentations d'options. Pour l'instant, ils avaient eu Technologie magique, Médicomagie, et Langues le mercredi ; puis Divination, Alchimie et Astronome le jeudi ; Et aujourd'hui, on allait leur présenter le module Politique économie et Droit, puis l'étude des Moldus, et il finirait par l'Option sport après le déjeuner.

De plus, chaque jour en fin d'après-midi, les enfants avaient pu découvrir les nombreux clubs de l'Institut, tel celui d'Ikebana, avec des compositions florales et musicales, ou celui de peinture et ses estampes vivantes.

Les élèves attendaient leur professeure en salle P13. Lorsqu'elle entra, les élèves la saluèrent comme il se doit, certain plus maladroitement que d'autre, avant de s'asseoir de nouveau. Satisfaite, la professeure inclina la tête avant d'enchaîner :

- Bonjour jeunes gens. Je suis la professeure Mori. Cette année, ainsi que les suivantes, à moins que vous ne soyez trop énervant et que vous ne passiez malencontreusement par la fenêtre... Je vous enseignerai l'Histoire du Japon Sorcier.

À ces mots, quasiment tous les enfants lui jetèrent un regard apeuré, et tout le premier rang recula significativement. Tous, sauf une jeune bleue. Riyu Matsuyama-Mori se souvint Yukimichi.

C'était donc cela qui le troublait avec elle et Seigi. Il s'agissait de la raison pour laquelle elle était déjà aux côtés des professeurs Mori et Matsuyama au débarquement de la jonque. Logique. Après tout, elle devait être leur fille. Et Seigi était donc son frère.

Absorbé par ses pérégrinations mentales, Yukimichi ne vit pas les signes que lui faisait à peu près la moitié de la classe. Et...

- Iga-kun, murmura la professeure juste à côté de son oreille avant de continuer plus fort, peux-tu nous faire part de ce qui t'intéresse tant au point de ne pas suivre le cours, et ce dés le premier jour ?

Yukimichi aurait sûrement répondu, mais quelqu'un d'autre s'en occupa à sa place.

- Est-ce que ça veut dire qu'on peut ne pas écouter les autres jours de l'année ? demanda très sérieusement Kumi.

Comment arrivait-elle à avoir l'air sérieux avec ses cheveux blancs et rainbow, ses grands yeux violets, et son uniforme déjà marqué de nombreux dessins ? C'était un mystère pour les jumeaux Akashi et Yukimichi.

Mori-sensei, quant à elle, se retourna en entendant la voix, ses yeux se posant sur l'auteure de la remarque.

Et Yukimichi eut clairement l'impression de voir des images très perturbantes venant de la professeure. Tel qu'un jeune homme d'une quinzaine d'année se promenant nu dans les couloirs de Mahoutokoro, ou des pages et des pages de... Yaoi... Et... Wow, WOw, WOW ! Stop ! Il ne voulait pas en voir plus.

La pression de la main d'Ōkami sur son bras le ramena à la réalité.

- Ça va ? lui demanda l'autre Akashi, tu étais tout pâle.

Yukimichi lui répondit par un simple hochement de tête, encore troublé par sa vision.

Après la présentation de l'option PED, et une fois la professeure Mori partie, ce fut un européen d'une quarantaine d'année aux courts cheveux roux et aux yeux verts entra dans la salle.

Il s'agissait du professeur Fauchet, un nouvel enseignant arrivant tout juste de France, qui reprenait la place du professeure Kira, en plus de rajouter le français à l'option de Langue étrangère.

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Puis, après le déjeuner, ce fut le professeur Matsuyama qui les conduisit vers les classes d'Arts du combat, qui délimitaient une partie du Val que les enfants n'avaient pas vu la veille.

Derrière les bâtiments s'élevait un assemblage de bois haut d'une vingtaine de mètre tapissait de tenture crème.

Passant dans la charpente, le groupe déboucha sur le gradin d'un stade de Quidditch où s'entraînait une petite quinzaine d'adultes aux robes crèmes et rouges.

Les enfants restaient bouches bées devant l'agilité des joueurs qui enchaînaient les passes à une vitesse ahurissante, au milieu d'un ballet de cognards déchaîné par les batteurs.

Puis le professeur fit un geste en direction des balais, et une femme à la simple robe grise se posa agilement devant les élèves.

- Les enfants, Watanabe Shizuka, la présenta Matsuyama-sensei. Elle est celle qui encadre l'option Quidditch.

À l'annonce du nom, les jeunes sorciers eurent la confirmation de ce qu'ils pensaient. Celle qui se tenait devant eux était bien la mythique attrapeuse Watanabe Shizuka, qui, en plus vingt ans de carrière dans l'équipe nationale, n'avait jamais raté un seul vif. Et qui aujourd'hui entraînait cette même équipe, une des meilleures au monde.

La quarantenaire profita de l'ébahissement des élèves pour présenter l'option qu'elle animait :

- Il y a quatre équipe de Quidditch à Mahoutokoro, ouvertes à tous de la première à la huitième année. Une équipe est composée de sept joueurs. Deux batteurs, trois poursuiveurs, un gardien et un attrapeur. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez venir aux sélections qui auront lieu mi-mai. De toute façon, nous nous reverrons la semaine prochaine.

Et sans plus de discussion, elle décolla devant les élèves ahurit.

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Le professeur Matsuyama emmena ensuite le petit groupe de l'autre côté du stade. En chemin, ils furent rejoint par le professeur Fauchet.

À une petite centaine de mètre s'élevaient d'autres gradins, plus bas que ceux du stade de Quidditch, formant un ovale. En pénétrant dans le terrain, les enfants découvrir un sol en terre noire, parsemée de nombreuses roches affleurantes, et où coulaient de multiples petits courts d'eau. Au quatre coins brûlaient des braseros. À chaque extrémités de l'ovale étaient plantés un poteau soutenant trois cerceaux concentriques. Au centre du terrain flottait une étrange sphère cristalline blanche, entourée de trois anneaux.

- Les enfants, voici le terrain d'Hikō-kyū, expliqua Matsuyama-sensei. Je pense que les équipes existantes viendront s'entraîner dès demain. Vous pourrez venir les voir alors. Puisque je suis celui qui encadre cette partie de l'option sport, je vais vous expliquer les règles. Les équipes sont composées de quatre joueurs, dont un capitaine. L'objectif est simple : faire passer la balle – il désigna la sphère cristalline – dans les buts, finit-il en pointant les cerceaux. La particularité de ce sport est qu'il autorise l'utilisation de magie élémentaire. Mais je parle, je parle, et l'heure tourne. Il va falloir remonter, le conseil des élèves doit vous présenter les clubs.

Le groupe remonta donc, et sur le chemin, le professeur Fauchet, qui semblait enthousiasmé par l'Hikō-kyū, questionna longuement Matsuyama-sensei. Les élèves entendirent même le mot étrange de Cognepoing. Ce fut Ishikawa Mizuho, dont la mère était une née-moldue française, qui leur expliqua que ce sport ressemblait beaucoup à l'Hikō-kyū, et était propre à l'école française de Beauxbâtons.

Le reste de l'après-midi fut consacré à la présentation par le conseil des élèves des nombreux clubs.

Les Shinobi, puisque c'est ainsi que le reste de la promotion nommait Yukimichi, Tora, Ōkami, qui avaient été les seuls à recevoir des heures de colles pour leur petite prestation, eurent la surprise de découvrir qu'Ishida siégeait au conseil. Elle leur expliqua, avec un grand sourire digne du Chat du Cheshire, qu'il fallait bien quelqu'un de responsable dans l'IMAI.

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Le samedi, à la fin de la semaine, tous les première années étaient réunis dans la salle commune du dortoir.

- Quelqu'un sait quand sont les essais pour les options avec test ? demanda une voix dans le groupe de Tora, Ōkami et Yukimichi.

Oui, parce que Tora, Ōkami, et Yukimichi avaient réuni autour d'eux toutes les premières années.

Et comme il ne leur restait que deux jours avant la clôture des inscriptions aux divers options, certains commençaient à s'inquiéter un peu.

Ōkubo par exemple, qu'Ishikawa se chargea de calmer :

- On a du sang moldu. Juste la probabilité qu'on ait un des pouvoirs recherchés est de quoi...

- 5 %, j'ai fait le calcul, finit Amago. Autant ne pas s'y présenter.

- Aller tout le monde, on y va, déclara Yukimichi, changeant rapidement de sujet.

Du coup tout le monde se leva, les calculs d'Amago oubliés, ce dont la jeune marionnettiste ne se formalisa pas.

Toute leur promotion s'était réunie en moins d'un mois autour du trio formé par les jumeaux Akashi et le jeune Iga. Ainsi, lorsque Yukimichi partit pour les essais des options à test, tous les autres le suivirent. C'est alors que les professeurs Yamada-sensei et Oguri-sensei ouvrirent de grands yeux en voyant l'intégralité des premières année arrivée devant la salle V3 (pour la troisième salle du val), avant de se concerter d'un regard.

- Bien, il semble que nous allons devoir modifier le test, déclara Oguri-sensei.

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Dans la salle V3, tous les élèves de première année étaient agenouillés, écoutant religieusement leurs professeurs.

- Jeunes gens, commença Oguri-sensei de sa voix grave, ses yeux bleus fixant intensément les élèves, nous allons dans un premier temps vérifier si vous avez une affinité avec l'un des éléments complexe.

- Après cela, nous testerons votre habilité à la pratique de la Magie Rouge, continua Yamada-sensei.

- Pour ce faire, nous projetterons les essences de chacune des six magies élémentaires complexes, ensuite, vous nous direz si l'une d'entre elles vous a affecté, poursuivit Oguri-sensei.

Le deuxième professeur poursuivit :

- Malgré tout, je tiens à vous prévenir. Il se peut que vous n'ayez aucune affinité avec un des éléments complexes. C'est normal. Très peu de sorciers peuvent se vanter d'avoir une affinité.

Il prit alors une grande inspiration, puis articula un mot qui roula dans la pièce tel un grondement de tonnerre. Lorsque le bruit se fut calmé, Hachisuka sortit dignement, ses cheveux complètement dressés autour de sa tête.

Ce fut ensuite à Oguri-sensei d'inspirer profondément, avant de lâcher, dans un souffle, un mot lourd, qui fit trembler la salle, et sembla appesantir l'air. Cependant, la plupart des élèves ne ressentirent rien, et personne ne sortit.

Yamada-sensei prit de nouveau une profonde inspiration, et prononça son mot. Celui-ci sembla assombrir la pièce. Cette fois-ci, aucun élève ne sembla réagir jusqu'à ce qu'Amago ne se lève, quelques secondes après, rejoignant Kumi dans la salle voisine.

Au mot suivant, prononcé par Oguri-sensei, ce fut une Asobibi complètement en nage qui sortit.

Suivant le même chemin que les quatre autres, Matsumoto sortit tranquillement, pas du tout affecté par le nouveau mot que venait de prononcer le professeur Yamada, et qui ressemblait au claquement d'un avion passant le mur du son, alors que tout les élèves avaient les oreilles qui bourdonnaient.

Puis, Oguri-sensei prononça un mot qui semblait s'étirer indéfiniment. Mais cette fois, personne ne sortit.

Finalement, Yamada-sensei articula le dernier mot. Les élèves entendirent un long sifflement qui fit se redresser les jumeaux Akashi, tandis qu'Ishikawa sortait calmement.

Il restait donc dans la pièce un peu plus de la moitié de la promotion, ainsi que les enseignants.

Oguri-sensei passa à son tour dans la salle voisine.

- Bien, reprit Yamada-sensei. Tous vos camarades qui ont été rejoints par mon collègue ont le potentiel pour devenir des manipulateurs d'éléments complexes. Il reste cependant pour vous un dernier test à effectuer. Nous ne le faisons pas passer aux autres élèves afin d'éviter de le surcharger. Bien évidement, ils pourront le passer plus tard si ils le désirent. Sur ce, commençons.

Le professeur reprit son souffle, et en profita pour déballer précautionneusement d'une boîte reposant à côté de lui, un complexe appareillage de verre et de métal argenté. Un globe de verre central surplombait un délicat trépied de métal, le tout entouré de nombreux tuyaux et de quatre sphères transparentes plus petites, ainsi que d'un dernier tube, seul pourvu d'une sorte de ventouse à l'extrémité. La totalité de l'appareil était couverte de minuscules idéogrammes rougeoyants.

- Les enfants, voici un hémothaumatogrammeur, vous en étudierez le fonctionnement en sixième année. En attendant, à l'appel de votre nom, vous viendrez me voir. Laissez vous faire. Aoki Sugi.

La jeune fille s'approcha du professeur. Celui-ci avait déposé le délicat instrument au sol. Lorsque l'enfant s'agenouilla à nouveau, le tuyau avec la ventouse se posa délicatement sur le dos de sa main. La fillette sursauta au contact avant de se calmer.

À l'intérieur de la sphère centrale une petite boule bordeaux et mouvante se forma. Un léger crépitement bleuté en jaillit et deux des sphères périphérique s'illuminèrent.

- Placez vous à ma gauche, s'il vous plaît, Aoki-san.

Même si Yukimichi ne pouvait pas lire les idéogrammes de l'appareil, il en devinait le fonctionnement. La machine devait prélever une légère quantité de sang et la dupliquer, puis en mesurer la magie et afficher la possibilité de manier la magie rouge grâce aux petites sphères périphériques.

Les autres élèves passèrent tour à tour, mais aucun n'alluma plus de trois sphères, et encore, seul les jumeaux y arrivèrent, Yamada-sensei eut d'ailleurs une étrange expression en voyant le résultat. Mais étant donné que le professeur et Tora puis Ōkami cachaient l'appareil, personne ne sut pourquoi.

- Ōkubo Fuki.

Cette dernière s'avança jusqu'à l'appareil qui posa sa ventouse sur sa main. Cependant, la boule bordeaux eut à peine le temps de se former dans la sphère principale, qu'une véritable tempête d'éclairs rouges se déclencha autour. Les quatre globes périphériques s'illuminèrent d'une intense lumière écarlate, et l'appareil explosa, les éclats disparaissant avant de toucher qui que ce soit.

Le professeur était complètement hagard et un peu pâle. Il se reprit malgré tout assez vite.

- Hum, bon. Remontez sur le plateau, le repas va bientôt commencer. Vous devriez croiser le reste des élèves avec le professeur Oguri, dites lui de me rejoindre. Iga, vous passerez me voir demain.

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Yukimichi toqua à la porte du bureau du professeur Yamada.

Le panneau coulissa doucement, tandis qu'une voix l'enjoignait à rentrer.

La pièce était simple. Derrière une table basse était agenouillé le professeur Yamada. Sur la table s'étalaient de nombreux papier, dont les copies de devoir que les premières année avaient eu le matin même, mais aussi un hémothaumatogrammeur aux symboles entièrement masqués.

- Vous avez demandé à me voir professeur ? demanda le garçon.

- Oui, confirma Yamada-sensei. Comme vous le voyez Iga-san, nous allons pouvoir procéder à votre test, même si nous nous doutons tous les deux qu'il seras positif. Allez-y.

Yukimichi plaça donc sa main à portée du câble mouvant de l'appareil. Celui-ci se posa sur le dos de sa paume, et le jeune Iga ressentit une légère douleur, qui s'estompa rapidement. Comme pour ses camarades, la boule carmine se forma à l'intérieure du globe central, mais sans le crépitement qui l'accompagnait les fois antérieures. Un léger pli intrigué se forma sur le front de Yamada-sensei, pli qui il se renforça lorsque les quatre sphères périphériques s'illuminèrent sans aucune couleur.

Intrigué, Yukimichi regarda le professeur. Celui-ci avait les yeux dans les vagues.

- Professeur, qu'est-ce que ça veut dire ?

- Hum ? Rien, jeune homme, rien qui ne vous concerne. Veuillez partir. Je vous attend cependant la semaine prochaine pour les cours de magie rouge.

- Bien professeur, acquiesça Yukimichi en sortant.

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Note envoyée à Iga Genkishi par Yamada Kenta.

Genkishi, que s'est-il passé le 21 décembre ?

Yamada Kenta.


à suivre