Les reviews :

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Salut titietrominet27. Entrée dans l'intrigue ? Je ne vois pas ce que tu veux dire =P. Pour l'instant, la répartition dans les options n'a pas été précisée. Je le maintiens : Mahōtokoro est géniale, et cette promotion promet. Quant à ce qui c'est passé le 21 décembre, il y a un événement dans les chapitres précédents qui y est lié. Peut-être.

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Notes d'en-tête :

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- Le Japon sorcier et magique (en très bref, du moins je vais essayer).

L'archipel japonais possède une société unique dans le monde sorcier. En effet, contrairement aux autres pays, les créatures magiques ont leur propre société. Il y a ainsi deux gouvernements sur l'archipel, un sorcier, et un magique. Cela est dû au fait que le pays possède le plus grand nombre de créatures magiques intelligentes et civilisées par rapport au nombre de sorciers. Le ratio est même inférieur à 1.

Les deux sociétés sont relativement indépendantes, même si, logiquement, tout ce qui affecte l'une affectera l'autre.

La société sorcière est une aristocratie, où le pouvoir appartient au Clan Yamato et à l'Assemblé des chefs de Clans. Une autre chambre, neutre, existe, qui n'intervient que lors de désaccords totaux entre le shogunat et les chefs de Clans : le Conseil des Itakos. Autour de ces trois pôles se trouve de nombreux départements, tel celui de la coopération internationale, ou celui de la Justice. Le Secret et l'équivalent du Département des Mystères (avec tout ce que cela implique derrière. Allez lire Marchands de Secrets de DreamerInTheSky pour en savoir plus) sont un cas à part, puisqu'ils sont uniquement lié du Clan Iga.

La société magique est organisée différemment. Il s'agit grosso modo d'une démocratie, où le pouvoir est tenu par une assemblé composée du plus vieux membres de chaque espèces magiques (Kitsune, Tengu, Inugami, etc...), ainsi que des Maîtres de chaque Guildes d'artisan (Charpentiers, Tisseurs, mais aussi Fabricant de baguette, ou d'amulette). Cette chambre est soutenue par de nombreux départements (Justice, Éducation ...)

Le Japon a la particularité de permettre aux créatures magiques de posséder une baguette et une amulette de concentration (contrairement à la Grande-Bretagne, par exemple).

Pour maintenir l'équilibre entre les deux sociétés, chacune possède un département de la coopération magique, ou sorcière (suivant dans quelle société on se tient), composé d'individus de l'autre société (des sorciers dans la coopération sorcière des créatures magiques, et des Yōkais [pour faire simple] dans la coopération magique des sorciers).

Pour les détails, je vais écrire les pages wiki correspondantes. Je vous invite d'ailleurs à aller consulter le wiki.

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Plan de Mahōtokoro : J'ai déjà détaillé ça sur le wiki, mais je le reprécise ici. L'institut est installé sur un ensemble de pics dans un val. Les salles et les bâtiments sont donc séparés entre les Pics (numérotés à partir de P1) et le Val (numérotés à partit de V1). Les numéros des salles sont assignés dans le sens horaires.à partir du Sud. Une exception, toutefois : les Laboratoires de potions et alchimie (de L1 à L17) sont numérotés suivant l'ordre où ils ont explosé. Ainsi, quand un laboratoires est détruit par une mauvaise manipulation, tous les suivants avançant d'un numéro (le L6 deviendra le L5, par exemple), et un nouveau laboratoires est construits là où il y a de la place.

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Yajirushi : Cette marque de balais, dévoilée en 2014, est l'équivalent japonais des Éclairs de feu suprême européens. Oui, oui, vous lisez bien.

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Chapitre 5 :

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Le lundi matin, la professeure Mori distribua aux première année leur emploi du temps.

Il s'agissait d'un disque de verre gravé de rune, enchâssé dans une monture de bois rouge foncé. Sur le côté dépassait une molette. La presser permettait de projeter le planning du jour au-dessus du disque – comme un hologramme –, tandis que la tourner faisait défiler les journées.

Les première année s'amusèrent un temps avec l'objet, tout en essayant de retenir leurs emplois tu temps respectifs, jusqu'à ce que Itaro Kaguma ne fasse remarquer qu'ils avaient cours d'Études des Êtres en salle V6, qu'il ne leur restait que cinq minutes pour y aller, et, qu'en gros, ils étaient tous en retard.

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Du coup, ils arrivèrent tous bel et bien en retard d'une petite dizaine de minutes.

Sauf Riyu, qui devait leur avoir faussé compagnie à un moment, et qui attendait tranquillement, avec un petit sourire en coin, ses condisciples. Étrangement, elle n'était pas rentrée dans le bâtiment.

Ils attendirent donc devant la salle de classe, et c'est avec surprise qu'ils virent un duo d'adultes sortir de la forêt, à quelques dizaines de mètres d'eux.

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Le premier, un grand homme d'une petite quarantaine d'année aux courts cheveux bruns, et aux yeux verts, portait l'uniforme des professeurs sous un long manteau en cuir noir, marqué de brûlure et de nombreuses traces de griffures. Les enfants reconnurent le professeur Yamashita, enseignant l'Étude des Êtres ; qu'ils avaient de plus rencontré lors de la présentation des clubs, où il encadrait celui d'Art.

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Le second, qui s'avéra d'ailleurs être une seconde, était plus étrange. Elle avait de long cheveux noirs, avec quelques mèches blanches qui donnaient à sa chevelure aspect argenté. Sa peau était très blanche, et ses yeux entièrement fauve, à l'exception de la pupille. Elle portait un habit semblable à la tenue des professeurs, mais crème, plutôt que brun, et un obi violet.

À son approche, les jumeaux s'étaient complètement hérissés, comme des chats.

Insensible à la réaction de ses élèves, Yamashita-sensei présenta son accompagnatrice :

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- Les enfants, voici Byakko Chiyuki. Elle seras votre enseignante lors de ce premier trimestre. Si vous avez pris la peine d'ouvrir vos manuels – à ces mots, la majorité des élèves détournèrent les yeux, gênés – vous devez déjà savoir pourquoi. Sur ce.

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Et le professeur s'en fut tranquillement vers le pic central, tandis que leur nouvelle enseignante les faisait rentrer dans la salle de classe. Tandis que les enfants s'installaient rapidement, elle prit place derrière le bureau professorale, balayant la pièce d'un regard ambré. Instantanément, le silence se fit.

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- Bien, apprécia la dame. Comme l'a dit votre professeur, je serai votre enseignante ce trimestre. Je vous apprendrais ce que vous devez savoir sur la société magique. Quant à pourquoi moi...

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Brusquement, d'épaisses flammes bleutées la masquèrent. Quant elles se dissipèrent un très grand renard argenté, de la taille d'un loup, se tenait à la place de la dame. Puis, tout aussi soudainement, le brasier rejaillit, rougeoyant cette fois-ci, et la professeure se tint devant ses élèves estomaqués.

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- ... je suis une membre du Clan Byakko, le plus grand clan de Kitsune de l'archipel. Bien, continua-t-elle tant que l'attention de la classe restait concentré sur elle, maintenant, prenez notes.

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Et le reste du cours se passa dans un silence studieux, sous la dictée de l'étrange enseignante. À la fin des deux heures de cours, elle leur donna trente centimètres de parchemin à rédiger sur l'organisation de la société magique.

Durant le cours, assis au fond de la salle avec les jumeaux, Yukimichi avait sans doute été le seul à remarquer que les jumeaux n'avaient prit aucune note de tout le cours, et que, s'il n'avaient pas semblé étonnés de la transformation de leur enseignante, l'évocation du clan Byakko avait esquissé sur leurs lèvres un discret sourire moqueur.

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Une fois sortit, les élèves durent courir, en maudissant allégrement les architectes de l'école, pour rejoindre les laboratoires de Potions, situés sur un pic, de l'autre côté du val.

Indulgent, Hayama-sensei ne releva pas leur retard général.

Enfin presque général. Comme précédemment, Matsuyama-Mori Riyu avait réussi à arriver avant tous les autres.

Tora, Ōkami et Yuki pensaient qu'elle devait transplaner, il n'y avait pas d'autre possibilité.

Finalement, le cours se passa sans problème ; si on exceptait le chaudron de Asobibi Ryūko et Ryūzōji Masao qui avait mystérieusement explosé, alors que la classe préparait une simple potion colorante.

Lorsque les élèves sortirent, avec vingt centimètres de parchemin supplémentaire, ils virent clairement le professeur se pencher sur le récipient avec un air intrigué, se demandant visiblement comment un potion, somme toute inoffensive, avait bien pu exploser.

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Après un repas assez tranquille – si on excepte les cris de détresse et d'inquiétude de Takeshi, qui, part un mystérieux procédé, était déjà au courant de l'explosion du laboratoire de Potions –, les premières années redescendirent dans le val, pour leur cours d'initiations au vol sur balai.

En arrivant dans le stade de Quidditch les enfants virent, disposés en rangs ordonnés, une quinzaine de balais posés au sol. Ceux qui connaissaient les balais identifièrent sans mal des Yajirushi, avec leurs lignes typiques de la marque.

Mais ce qui frappa les élèves, c'étaient les deux silhouettes, ou plutôt les traînés, car la vitesse les rendaient floues, qui volaient fluidement dans le ciel.

Si la première, blanche et rouge, était indubitablement la professeure Watanabe, la seconde, rouge et noire, ne disait rien à personne.

Puis Watanabe fit un rapide écart de trajectoire, et les deux joueurs ralentirent pour se poser devant les premières années.

Si en effet la première silhouette, vêtue de blanc et rouge, était bien Watanabe-sensei, la deuxième était celle d'un homme d'une quarantaine d'année, mince, au teint sombre et cireux, avec un nez rond, des sourcils épais, et de courts cheveux noirs qui commençaient à grisonner sur les tempes.

Tout en redescendant, les deux adultes discutaient gaiement. Enfin, l'asiatique avait l'air de se moquer de l'européen.

Ce dont eurent la confirmation les élèves lorsque les balais arrivèrent à porter d'oreilles.

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- Tu vois Vik, déclara leur professeure, ce n'est pas aujourd'hui que tu réussiras à me prendre le vif.

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Le dénommé Vik grommela amicalement quelque chose en se posant. Alors que dans les airs, il était gracieux, il perdait ce trait au sol au profit d'une démarche gauche et voûtée.

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Watanabe-sensei devait savoir combien les première année étaient, car elle leur donna pour consigne de se placer chacun à côté d'un balai, tout en leur expliquant comment le prendre en main.

Une fois que chacun eu un balai en main, la classe fut séparée entre ceux qui savaient déjà voler et ceux qui n'étaient jamais monté sur un balai.

Tandis que les seconds apprendraient avec Watanabe-sensei, les premiers suivraient l'enseignement de l'homme.

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- Et pourquoi devrais-je m'occuper d'eux, demanda quand même Vik.

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La réponse ne se fit pas attendre :

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- Excuses-moi, Krum, mais il me semble que je suis plus... pédagogue que toi. Les enfants, poursuivit-elle en s'adressant au premier groupe, vous suivrez les consigne du professeur Viktor Krum.

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À la prononciation de ce nom, l'identité du collègue de Watanabe-sensei s'éclaira pour tous les enfants sorciers. Il s'agissait du meilleur attrapeur des cents dernières années, bien que, et la conversation au début du cours le confirma, il n'ai jamais réussi à attraper le vif lorsque Watanabe jouait au poste d'attrapeuse. Leur rivalité était légendaire, et, étant tous les deux l'entraîneur de leur équipe nationale, ils se lançaient régulièrement dans des match amicaux.

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- Évites de les abîmer quand même, lança la professeure japonaise à l'homme, tandis que celui-ci s'éloignait avec le groupe.

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Du coup, les élèves qui suivaient le bulgare, furent beaucoup plus méfiant.

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Finalement, le cours de vol sur balai se passa remarquablement bien.

Les première année, fatigués par la journée, se séparèrent une fois remonté sur le pic.

Tora, Yukimichi et Ōkami, qui ne pratiquaient ni la divination ni l'astronomie – c'étaient les deux options du Lundi – se dirigèrent vers la bibliothèque.

Celle-ci se situait dans l'aile Est du palais, et en occupait les sept étages.

Lorsque le trio pénétra dans salle, ils se retrouvèrent directement devant le bureau du bibliothécaire. Ça ne les aurait pas plus dérangé qu cela, si derrière le-dit bureau, habillé de l'uniforme des enseignant ne se tenait pas, tranquillement assis en train de compulser un épais grimoire, sa baguette et son amulette posées à côté, de discrets lorgnons sur son nez, ce qui ne pouvait être qu'un orang-outan.

Le long pelage roux, la bouche proéminente, et... était-ce avec ses pieds qu'il était en train de se préparer un banane ?

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- Un orang-outan, déclara Tora, qui ne semblait pas s'être remit du choc, et semblait plutôt s'être prit un piano. Tombant du vingt-sixième étage. Avec le pianiste.

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Ses deux comparses n'étaient cependant pas moins ébahis, et semblaient eux aussi s'être prit leur quantité de bois et de cordes tombant d'un immeuble.

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À la mention du nom de l'animal, celui-ci releva la tête de son livre en s'écriant :

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- Un peu de respect, non mais oh ! Je ne suis pas un vulgaire singe !

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- Un orang-...

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- ...-outan...

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- ...qui parle, enchaînèrent les trois garçons, toujours dans le même état d'ébahissement.

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- Rhaaa ! Mais ce n'est pas vrai, rugit le... ben, le pas-singe en passant par dessus le bureau pour se planter bien droit devant les enfants. Je suis un Shōjō, ça ne se voit pas ?

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Les enfants firent appel à toute leur culture pour retrouver l'histoire de ce Yōkai ressemblant traits pour traits à un orang-outan, si ce n'était sa possibilité de se tenir bien droit, sa très grande intelligence, et une certaine propension à la boisson. Au vu de la réputation de ces créatures, ils ne s'attendaient pas à en voir un enseignant dans l'école, et sobre qui plus est.

Semblant coutumier du fait, le Shōjō ne s'en formalisa pas plus longtemps, et leur indiqua rapidement les sections où recherché les ouvrages nécessaires à leur devoirs.

Lorsque Ōkami le remercia, en demandant son nom, il répondit qu'il était pour eux le Bibliothécaire.

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- N'empêche, réfléchit tout haut Yukimichi, une fois qu'ils furent hors de portée d'ouïe du Bibliothécaire, ça doit être pratique pour aller chercher les livres, d'être un orang-outan.

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-Même plus besoin d'échelle, c'est ça, questionnèrent les jumeaux en même temps.

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Les trois garçons éclatèrent de rire.

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Décidément, l'année promettait.


À suivre...

Une petite review pour le chat ^^