Review :

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Salut AndouilleetSushi. Ce chapitre était fait pour ça. Les prochains risques d'être (un peu) plus sérieux. Pour les Kitsune, je ne vois pas du tout de quoi tu parles 0=). Quand au Shōjō (Ne lui parle pas d'orang-outan, il serait furieux), il s'agit bien sûr d'une référence au Bibliothécaire de Pratchett.

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Salut Ardelone. Si tu ne l'as pas encore lu, je te conseille le reste du Multivers Parfum-Potter, dont je fais partie, tous ses auteurs sont géniaux. Eh oui, si on a pas l'habitude, les noms et prénoms japonais ne sont pas simples à retenir. Tu n'es pas le seul à me le dire. L'organisation des cours va être un peu compliqué, mais cela devrait arriver bientôt. Quant aux histoires personnelles des personnages, on va attendre un peu.

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Note de l'auteur :

Désolé, il n'y a pas eu de chapitre pendant les vacances. Elles ont été assez chargé, et je n'avais ni l'inspiration pour cette fic (elle vient mieux que je suis à la fac), ni l'internet pour la postée.. Du coup, le chapitre 6 n'arrive que maintenant. Toutes mes excuses *inclinaison de pardon du Chat*.

Changement de sujet. Vous remarquerez qu'on est un Multivers aux auteurs cultivés. Des références à Murphy, T. Pratchett, D. Addams, P. Bottero, Star Wars, etc... En fait, chaque œuvre est bourrée de références. D'ailleurs, je me suis amusé dans ce chapitre. Une pastèque à celui qui les trouve toutes.

Voilà, c'était la réflexion du Chat.

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Notes d'en-tête :

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- Croyances des sorciers et créatures magiques du Japon : Les sorciers et les créatures du Japon n'ont pas de véritable religion. Ils croient à la magie comme source de tout, et ont érigé des sanctuaires là où elle jaillit. Ils y pratiquent un culte proche du shintoïsme. Par ailleurs, il y a un culte des ancêtres pratiqué en famille. Et, même si certains kami (des esprits divins) connus par les sans-charme sont en fait des sorciers, d'autres sont bien vénérés par les sorciers et les créatures du Japon, comme des sortes d'incarnations de la magie.

Les sanctuaires sont donc construits sur des sources de magie. Le chemin d'entrée est précédé par un ou plusieurs torī, qui sont des portails de bois (souvent rouge). L'aire sacrée est délimitée par un shimenawa, une corde en paille de riz tressée de gauche à droite.
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Chapitre 6 :

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La semaine passa plus calmement pour les première année, si on exceptait les inondations des dortoirs des élèves de deuxième et quatrième année, lors du week-end.

Cependant, Suzaku prévint les plus jeunes, lors du petit-déjeuner du premier lundi de juin, de ne pas s'inquiéter, et que de toute façon, cela ne comptait pas.

Ne comptait pas pour quoi ? Yukimichi, Ōkami et Tora l'ignoraient, bien qu'ils soupçonnassent l'existence d'une sorte de concours entre l'IMAI et la bande de Chiba.

À cette idée, le trio s'entre-regarda, amusé et fébrile d'y participer.

Ou du moins les jumeaux s'entre-regardèrent, et Yukimichi dû faire quelques gestes au-dessus de la table pour qu'ils remarquent son air matois.

Bien sûr, après le coup d'éclat des Shinobi une dizaine de jours auparavant, les professeurs gardaient un œil vigilant sur toute la promotion de première année, et le trio en particulier. C'était tout spécialement le cas du professeur Myioshi, enseignant l'Étude des Forces Sombres, qui avait fait tout un discours au début de son cours sur la nécessité de respecter les règles.

Et puis, avec sa grande silhouette efflanquée, son teint pâle, ses yeux oscillant entre le noir et le rouge, et ses dents pointues – qu'il révélait à chaque fois qu'il souriait, comme un chat ayant mangé le canari et la grand-mère –, il terrifiait la majorité des jeunes élèves. Des rumeurs circulait même disant qu'il serait en fait un vampire.

Mais du coup, rumeur ou non, cela empêchait les Shinobi d'agir librement.

Cependant, cela n'était pas la priorité des trois garçons, du moins pas pour l'instant.

Non, ce qui les intriguait le plus pour le moment, c'était la mystérieuse façon qu'avait Matsuyama-Mori Riyu d'arriver avant tout le monde en cours.

Ils avaient beau avoir questionné Seigi à ce propos, il n'avait rien voulu leur dire. Tout juste avaient-ils pu en tirer qu'il était impossible de transplaner dans l'enceinte de l'école. Leur aîné s'était ensuite contenté de s'éloigner avec un petit sourire en coin, qui avait exaspéré Tora, Ōkami et Yukimichi.

Comme la fillette ne pouvait pas transplaner, le trio n'avait pas vraiment d'idée sur comment elle faisait pour se déplacer si vite.

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Et donc, ils avaient décidé de la suivre discrètement.

C'est-à-dire que les trois garçons étaient avec les autres première année dans une salle d'étude à côté de la bibliothèque, pour travailler.

Ou du moins environ la moitié de la quinzaine d'élèves travaillait.

Ōkami, Tora et Yukimichi faisait semblant d'étudier pour pouvoir espionner Riyu.

Celle-ci s'était attelé à un devoir de Métamorphose, tandis qu'à côté d'elle Sayo s'occupait d'Aki, son renardeau, tout en écrivant une lettre.

Curieux, Tora lui demanda à qui elle écrivait.

- À mon oncle, répondit-elle. Le frère de ma mère, Inari Mamoru. Il enseigne à Poudlard en ce moment, et il paraît que les élèves là-bas sont intenables. Toujours à se taper dessus. Deux en particuliers. Le fils d'un Élu, ou quelque chose comme ça, et un descendant des Koenig.

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- Il y a un descendant des Koenig à Poudlard, s'étonna Mizuho. Je croyais qu'ils étaient tous passés à Durmstrang et Mighty Adler.

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- D'après ce que mon père m'a dit, expliqua Yukimichi, il s'agit d'un des petits-enfants de Sjer Koenig.

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Avec ça, le sujet fut clos. Sjer Koenig était connu et respecté au Japon, car, avec Iga Genkishi, il avait permit de rétablir les relations entre le Japon et la Russie après les exactions des fidèles Grindelwald.

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Entre temps, Hideto avait ramené du dortoir son matériel de musique, et était en train de bricoler son ampli pour le faire tourner à la magie, sans vraiment de succès. C'était de l'enchantement très avancé, et il finirait sûrement par aller demander à Nakamura-sensei.

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Masao et Ryūko étaient placés en bout de table, entourés de tas de parchemins de brouillon. Ils semblaient travailler sur un sortilège. Vu le potentiel explosif du duo, leurs camarades avaient préférés s'éloigner.

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Sango et Sugi travaillaient leur Enchantement et Sortilège, chacune expliquant à l'autre les subtilités de l'art de son clan. Sango était l'héritière du clan Murakami, et avait donc appris depuis toute petite à utiliser une amulette de concentration ; tandis que Sugi hériterait du clan Aoki, et avait donc appris l'utilisation des baguettes magiques.

Yukimichi était toujours étonné de les voir discuter tranquillement, vu la rivalité qui existait entre les deux clans.

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Kumi écrivait elle-aussi une lettre.

Alors que Ōkami se tournait vers elle, la jeune fille prit l'initiative :

- Si tu veux savoir, j'écris à mon oncle, Orion. Il vient de sortir de prison, dit-elle avec un sourire en coin. Et à mes tantes, Raiyu et Enma.

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- Il était emprisonné pour les mêmes raisons que d'habitude, demanda Yukimichi.

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Kumi acquiesça. Les deux enfants se regardèrent, avant d'éclater d'un fou rire inarrêtable, sous le regard sidéré des autres enfants.

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Entre deux éclats de rire, Yukimichi essaya de s'expliquer :

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- Orion, l'oncle de Kumi... est assez connu des services du Secret... Ça lui arrive souvent d'avoir des... problèmes avec les moldus. Du coup, le Secret à l'habitude d'intervenir auprès de lui.

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- Et, c'est quoi, ces raisons habituelles, demanda Hideto avec un certain pressentiment.

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Le rire des deux enfants redoubla, jusqu'à ce que Kumi se calme assez pour éclaircir les faits :

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- Mon oncle a quelques... problèmes avec les convenances.

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Devant les regards perplexes des autres première année, elle dut développer :

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- En gros, il lui arrive de sortir de chez lui en oubliant de s'habiller. Et comme il habite dans une ville moldue,les moldus essaye de l'arrêter à chaque fois. Oncle Orion se défend, et donc l'Akebono et le Secret doivent intervenir.

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- C'est pour ça que je le connais, de réputation au moins, commenta le jeune Iga.

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- Et pourquoi tu écris à tes tantes, demanda Sayo.

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- Pour me foutre de la gueule d'Orion, dit Kumi. Et pour demander à tante Raiyu de m'envoyer d'autres livres.

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Personne autour de la table ne voulait connaître le sujet de ces livres, même si Kumi avait eu de nombreuses discussions à ce propos avec Maiko, ainsi qu'avec Nakamura-sensei et Katō-sensei. Du coup, chacun retourna à ses activités, avec un regard nouveau sur la jeune Hachisuka.

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Bon, après, ils étaient théoriquement là pour étudier. Et de leur petite promotion, Fuki était sans doute celle qui travaillait le plus. En tant que née-moldu, elle devait suivre, en plus de son cursus normal, des cours de rattrapage, pour obtenir les mêmes bases que ses condisciples. Ces derniers l'aidaient autant que possible.

En ce moment, c'était Mizuho qui travaillait l'Étude des Forces Sombres avec la jeune fille. En même temps, le sang-mêlé européen cherchait un sortilège pour traduire des romans français et britanniques en japonais, et les faire découvrir à ses condisciples.

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Quant à Kaguma et Kakashi, jusqu'à peu, ils semblaient travailler la Métamorphose. Toutefois, Kakashi avait fabriqué un petit automate musical en forme d'oiseau, que la jeune Itaro avait enveloppé d'une illusion, donnant l'impression qu'un petit passereau sautillait en gazouillant sur la table, sous l'œil intéressé, et quelque peu gourmand, d'Aki.

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Après environ deux heures de plus ou moins travail, les enfants ayant finit leurs devoirs quittèrent la pièce. Ne restèrent que les cousins Ryūzōji, Kakashi et Kaguma, tous quatre bien trop occupés dans leurs expériences.

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Mizuho, Fuki et Kumi s'éloignaient en discutant littérature, tandis que Murakami et Aoki allaient à la recherche Nakamura-sensei. Sayo, Hideto et Riyu se dirigeaient vers le dortoir, devisant de musique, d'instruments, de styles et de groupes sorciers et moldus.

Cependant, la jeune Matsuyama-Mori se sépara rapidement du groupe, prétendant devoir poser des questions à Oguri-sensei.

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Yukimichi, Ōkami et Tora la suivirent discrètement, jusqu'à ce qu'elle pénètre dans un bosquet. Perplexes, ils ne la virent pas ressortir. Ils entrèrent alors à leur tour dans le taillis.

Celui-ci n'était pas très grand. Tout juste une dizaine d'érables, avec un sous-bois couvert de petits arbustes. Un layon s'enfonçait vers le cœur du massif.

Autour du trio, se dressaient les arbres, tous au moins centenaires. Et tous ridiculisés par celui qui siégeait au centre du fourré. Il n'était pas haut, à peine trente mètres, mais son tronc était énorme, son feuillage épais ombrageait le bosquet, et des racines plus épaisses que les jambes des garçons soulevaient la terre, créant de profondes béances. L'arbre avait dû être planté lors de la fondation de Mahoutokoro, mille six-cents ans plus tôt.

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Le chemin, que les enfants suivaient, s'enfonçait entre les racines du titan, dans une crevasse. Contrairement aux autres, celle-ci ne s'effondrait pas. Elle était même soutenue pas une discrète voûte en pierre, et une lumière lactescente en émanait légèrement.

Les trois garçons s'y engagèrent, la baguette à la main.

Le tunnel s'enfonçait abruptement dans la terre. Le long des parois étaient tendues d'épaisses cordes de paille de riz. Rapidement, la terre laissa place à une roche sombre, piquetée de paillettes blanches et argentées. Encastrés à intervalle régulier brillaient de gros cristaux blanchâtres.

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Le tunnel débouchait, au bout d'une vingtaine de mètres, dans une grotte, par une voûte surplombant un torī.

La caverne était faiblement éclairée par les mêmes cristaux lactescents que dans le couloir. Le sentier se poursuivait, serpentant entre les stalagmites, les piliers, les orgues, et les délicates draperies de calcaires. Dans l'ombre ambiantes, seul point plus visible que discernable s'élevait une construction en bois. Un antique sanctuaire.

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Le sanctuaire se dressait sur un îlot de roche nue, entouré de quelques piliers calcaires, isolé au milieu d'un cours d'eau sombre. Une simple pont de bois, dominait par un autre torī, menait à l'île.

Et les trois garçons, tout à leur contemplation et leur progression dans la caverne, avait complètement perdu Riyu de vue. Et ils étaient tout autant incapable de retrouver leur chemin.

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- Par là, indiqua Ōkami, après quelques secondes d'inquiétude.

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Yukimichi ne savait comment le jeune Akashi le savait, mais le regard entendu que lança Tora à son frère lui fit supposer quelque chose en lien avec leur famille.

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Il traversèrent la rivière sur une délicate passerelle de bois, en aval du sanctuaire, pour se retrouver face à une ouverture où l'eau s'engouffrait rapidement.

Au bord de l'avent, sur un portoir de bois ouvragé, reposaient cinq planches en bois, taillées en feuille de lance, de différentes teintes, mais toutes d'environ deux mètres de long. Leur bois était couvert d'une fine écriture runique argentée et brillante. Et chaque planche avait une particularité, que ce soit le bois utilisé, ou sa forme.

Il manquait une planche sur le portoir. Le sixième et dernier support était vide.

Ōkami, Tora et Yukimichi saisirent chacun un ais.

Yukimichi attrapa la première, la plus longue, taillée dans un bois acajou, avec des bords anguleux ; tandis que Tora et Ōkami saisissaient d'un même geste les troisième et cinquième – à peine plus courtes, façonnées dans le même bois sombre veiné de crème, et aux bords presque tranchants.

Les trois garçons se fixèrent à nouveau. Juste avant de s'élancer dans la rivière avec des hurlements de sioux.

La galerie était assez haute, avec une voûte couverte de cristaux lumineux, plus de deux mètres au-dessus des eaux. Le tunnel descendait de plus en plus profondément, en tournant sur lui-même.

Aucun des trois garçons n'étaient jamais montés sur une planche comme celles-ci, et encore moins dans un tunnel inondé, pour glisser sur des rapides. Pourtant, ils ne tombèrent pas une seule fois. Les planches semblaient prédire leurs mouvements, s'adaptant à leurs gestes, et une force retenait les enfants au centre de la planche, leur évitant une chute.

Ils descendirent plus de cent-cinquante mètres, avant que la galerie ne débouche dans une autre caverne. Le courant se jetait dans un lac aux eaux sombres. Les mêmes cristaux laiteux éclairaient l'espace.

Sans que les garçons ne puissent les contrôler, les ais vinrent s'échouer sur la rive droite du lac, flottant à quelques centimètres du sol. Un portoir, identique à celui où le trio avait prit les planches mais n'en supportant qu'une, la dernière, se dressait à côté. Ōkami, Yukimichi et Tora prirent bien soin de reposer les «surfs» exactement à la place où ils les avaient pris. Étrangement, une fois posés, ceux-ci devinrent transparents,impalpables, avant de tout simplement disparaître.

Après leur descente, ils étaient complètement trempés.

Un chemin quittait la berge, se divisant rapidement. Le premier sentier semblait faire le tour du lac, se perdant rapidement dans les ombres ; tandis que le second partait vers la paroi la plus proche de la caverne.

Yukimichi indiqua de légères traces humides sur le second layon :

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- On sait par où est partie Riyu, dit-il en grelottant.

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Suivant les traces, ils se dirigèrent vers le bord le plus proche de l'antre. Rapidement, un passage plus clair se dessina, gris sur le noir de la paroi. Plus ils s'en rapprochaient, plus la lumière, passant du blanc lactescent des cristaux, à une couleur plus pure, légèrement teintée de vert.

Au bout d'une centaine de mètres dans un couloir contourné, l'obscurité se délita complètement. En face d'eux, masquant l'entrée du tunnel, était planté une épais buisson.

En passant au travers, ils débouchèrent dans le Val, juste au pied du pic principal de l'école.

Face à eux se dressait la classe de magie élémentaire.

Les trois garçons se regardèrent, un même sourire barrant leurs visages.

Ils venaient de découvrir un des mystères de Mahoutokoro.

Combien d'autres les attendaient ?

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Voilà. Un petit chapitre qui a été long à venir. Et en plus, il ne fait pas avancer trop l'intrigue (Pensez vous ? Non, non, pas taper !)