Reviews :

Hi, AndouilleetSushi ! D'ailleurs, la review a été postée par Andouille ou Sushi ? ^_^ C'est quand même Yukimichi qui les a entraînés là-dedans. Pour Riyu, il suffit de voir son nom de famille : Matsuyama-Mori. Comme les professeurs et les directeurs Matsuyama et Mori… Quant à la suite de l'intrigue, il faudrait déjà que mes personnages soient d'accord pour qu'elle arrive.

Note de l'auteur :

Oui, ce chapitre arrive avec du retard. Désolé m(._.)m .

Notes d'en-tête :

- L'hikō-kyū est un sport originaire du Japon, une modification d'un autre importé de Chine lors des premières colonisation de l'archipel. Il se joue sur un terrain de neuf mètres sur vingt-sept, composé d'un mélange des quatre éléments simples (Terre, Eau, Feu et Air), et capable de changer avant ou lors des match lorsqu'il a accumulé assez de magie. Deux équipes s'affrontent lors de match de dix minutes où l'utilisation des magies élémentaires simples sont autorisées. Pour protéger les spectateurs, un dôme de verre renforcé entoure le terrain. Les équipes sont composés de quatre joueurs, dont un capitaine. Les joueurs n'ont de rôle que celui que leur donne le capitaine. Leur but est de passer la balle, une sphère de cristal magique, dans une série d'anneaux concentriques à l'extrémité opposée du terrain, un but étant validé lorsque les trois anneaux tournent.

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- Les tenues sorcières et l'uniforme de Mahōtokoro sont tous deux basés sur les tenues traditionnelles du Japon des XVIIIe et XIXe siècles. Même si la mode à beaucoup évoluée sur cette période, on retrouve des bases qui sont restées dans l'habillement sorcier : soit une robe en deux pans (le kimono) tenue fermé par une ceinture de tissu (un obi), soit une veste (aussi appelé kimono) avec un pantalon plissé (un hakama) maintenu par une ceinture de tissu (un obi). Dans l'obi pouvait être passé (pour remplacer les poches) un sagemono, qui est une sorte de bourse (dont les matériaux peuvent varier) maintenu par un cordon. Généralement, chez les sorciers et les créatures magiques, le sagemono contient l'amulette de concentration, la baguette, et d'autres objets très variables.

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- Les tsangusuri sont des œuvres d'art plus ou moins infusées de magie. Certaines sont des sculptures mouvantes, ou des estampes animées, et toutes sont éphémères. Ou plutôt, un tsangusuri peut exister très longtemps, et disparaître si on déclenche un aspect en plus. Un tsangusuri peut aussi apparaître à partir d'objets exposés longtemps à la magie. Des œuvres plus « éternelles » existent, appelées nemuranai. Ceux-ci sont souvent créés volontairement magiques, mais peuvent aussi se faire spontanément en étant exposés longtemps à la magie. Poudlard, le Morskoyvolk (le bateau de Durmstrang), le Scivoloso (le train de Fin'Arte del Magia), la Ford Anglia d'Arthur Weasley, ou le cœur de Byeong-Su, sont quelques exemples de nemurai.
(Les termes tsangusuri et nemurai sont originaires du jeu de rôle Légendes des Cinq anneaux.)

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- L'Akebono est l'équivalent des Aurors ou du Gendarmagium (suivant les pays). Mais, alors que la population sorcière du Japon est plus importantes que celle de la majorité des pays occidentaux, l'Akebono ne comporte qu'une quarantaine de membres pour tout l'archipel.

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Et maintenant, le chapitre tant attendu.

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Chapitre 7 : Apprentissage

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Yukimichi, Tora et Ōkami gardèrent leur découverte pour eux. Que ceux qui n'avaient pas commencé à découvrir les secrets de Yama no Tani se débrouillent.

Et puis ça les avantageaient bien, puisque la majorité de la nouvelle semaine était consacré aux magies sans baguettes, et que tous les cours se déroulaient donc dans le Val.
Ils commençaient d'ailleurs ce lundi matin par quatre heures de Magies Élémentaires avec Oguri-sensei.

Le professeur les attendait dans un bosquet du Val. Il était agenouillé dos à un rocher, juste au bord d'un cours d'eau qui traversait la futaie, semblant dormir.

À peine les enfants entraient-ils dans le bosquet que des nuées s'amassèrent au-dessus de leur têtes. Le ciel s'obscurcit, le tonnerre gronda, et dans un rugissement, la foudre s'abattit sur le rocher, enveloppant Oguri-sensei.
Et soudainement, tout redevint clair, et devant les première année terrifiés se tenait leur professeur, parfaitement réveillé. Sur sa peau noire nuit se détachait distinctement un fin réseau de marques bleu sombre.

– Bonjour, les enfants, déclara nonchalamment le soixantenaire. Près pour votre première leçon de magie élémentaire ?

Toujours aussi estomaqués, aucun des enfants ne répondit. Le professeur agissait comme si se prendre un éclair était tout à fait normal, et ne semblait même pas affecté.

– Oguri-sensei, vous allez bien, demanda Masao, qui était celui qui avait reprit contenance le plus vite.

La plupart des autres élèves étaient toujours bouche bée, ou étaient tombés au sol sous le choc. Oguri-sensei regarda autour de lui, intrigué par le commentaire du jeune Ryūzōji, se retourna, avant de comprendre d'où venait le problème. Il venait juste de recevoir un coup de foudre, littéralement.

– Oh, s'exclama l'enseignant, ce n'est que ça. Rassurez-vous, voyons, je suis électromancien.

Ça n'avait pas l'air de rassurer les enfants outre mesure, et, lorsque Oguri-sensei retourna vers le centre de la clairière, ils le suivirent en laissant une certaine distance de sécurité. On ne savait pas, la foudre pouvait toujours décider de lui retomber dessus.
Mais le professeur se réinstalla au pied du rocher sans qu'un éclair ne lui soit tombé dessus, et fit signe à ses élèves de s'asseoir un peu comme ils voulaient.

– Bien, commença l'adulte une fois tous ces élèves assis. Comme vous le savez, je serais votre professeur de Magie Élémentaire durant votre scolarité à Mahoutokoro.
Il jeta un regard aux élèves.

– Puisque vous êtes tous venus pour l'option de Magie Élémentaire, vous me connaissez déjà. Mais je me représente quand même : je suis maître Oguri. Bien, je vois que vous êtes une petite classe. Ce seras parfait pour l'enseignement. Commençons par un peu de théorie.

À ces mots, la majorité des élèves sortirent de quoi prendre des notes.

– Bien, sourit le professeur. Comme vous le savez, lorsque vous lancez un sortilège, vous canalisez habituellement la magie au travers de votre baguette ou de votre talisman. Mais ce n'est pas comme cela que se pratique la magie élémentaire. Dans ce cours, il n'y aura ni baguette, ni incantation. Ici, vous canaliserez votre magie à travers vos éléments. La magie élémentaire est subtile et dangereuse, et vous aurez besoin de pratique. Toutefois, pour débuter, vous pourrez utiliser vos amulettes de concentration. Mais plus tard, cette forme de magie pourra vous venir juste avec des gestes. Mais, pour cette petite démonstration, l'utilisation d'un talisman sera plus prudent.

L'ensemble des élèves acquiesça tandis que le vieil homme attrapait un sagemono attaché à la ceinture de son hakama, d'où il sortit un disque de bois pâle, gravé et serti de petites pierres bleu sombre et noires. À peine l'amulette en main, une brillante aura bleue électrique entoura le professeur, puis une délicate flamme azurée apparut. Sous la chaleur, le premier rang recula. Mais à peine avaient-ils entamé le mouvement que la chaleur disparut, et que la flamme se figea, comme gelée. Et commença à fondre. L'enseignant venait de changer la flamme en eau. Elle se mit alors à tourner, de plus en plus vite, jusqu'à former une sphère, puis la vitesse s'accrut, et une sorte de cône descendit de plus en plus bas à partir de la sphère. Et plus il descendait, plus il devenait transparent, jusqu'à toucher le sol, où il commença à soulever la poussière, transformé en une sorte de petite tornade.

À ce stade, les élèves s'étaient prudemment reculés, au cas où le professeur aurait eu l'idée de refaire le coup de la foudre. Le tourbillon, remplie de poussière grise, se figea et tomba au sol, sa pointe s'y enfonçant profondément. Il était devenu une solide cône de roche.

Le professeur rangea tranquillement son amulette.

– Ceci est ce que vous pourrez faire avec la Magie Élémentaire. Peut-être connaissez vous les tsangusuri, ces œuvres de magie éphémères ? Les premiers ont été réalisés grâce à la Magie Élémentaire. Mais ce n'est pas encore le sujet. Pour l'instant, je vais vous apprendre à manipuler les éléments purs. Je viens de vous les montrer. Lesquels sont-ils ? Oui, Ryūzōji ?

– Ce sont la Terre, l'Eau, l'Air, et le Feu. Normalement, un sorcier a une affinité avec un, plus rarement deux, éléments.

– Bien, je vois que vous connaissez les bases, poursuivit Oguri-sensei. En effet, vous avez tous une affinité avec un, et peut-être deux, éléments. Cependant, il va falloir découvrir quelle est cette affinité. Dans les écoles occidentales, qui sont largement moins avancées que nous à ce sujet, on vous la ferais découvrir par de stupides questionnaires, ou brutalement à l'aide de runes. Les runes sont utiles, mais la Magie Élémentaire est plus subtile que ça. Tout d'abord, sortaient tous votre amulette de concentration. Voici comment vous allez percevoir votre ou vos affinités.

L'enseignant fit un large geste du bras, et autour des jeunes élèves apparurent quatre étranges œuvres d'art. Il y avait une sorte de petite montagne qui s'élevait d'un côté en s'effondrant de l'autre, dégageant une impression étrange, au final ; un cylindre spiralé de glace au cœur duquel coulait une eau claire, donnant au tout un aspect lumineux ; un tourbillon d'air qui entraînait les feuilles et la poussière, formant de multiples motifs attirant l'œil sans que celui-ci n'arrive à en identifier un seul ; et une silhouette ignée aux mouvements dansant envoûtant, entourée de voile mouvant de cendres et d'escarbilles.

Inconsciemment, les élèves s'étaient rapprochés de l'un ou l'autre des tsangusuri, restant parfois entre deux. En tous cas, le mouvement avait été quasiment instinctif pour presque tout le monde. Presque. L'enseignant nota mentalement qu'il allait devoir discuter de certains événements passés avec quelques personnes.

- Bien, dit-il en englobant la classe du regard. Vous vous êtes approchés instinctivement du tsangusuri représentant votre élément. Vous remarquerez aussi qu'aucun d'entre vous ne s'est approchés au point de toucher les tsangusuri, mais que vous êtes tous placés plus ou moins entre deux.

Il lança un regard particulier à Sango et Sugi, qui était quasiment à mi-distance de l'Eau et de la Terre, et Sayo, entre la Terre et le Feu.

- Cela montre bien que vous n'avez pas une affinité spécifique, mais êtes plutôt entre deux éléments. D'ailleurs, certaines d'entre vous sont même avec une affinité égale entre deux éléments. C'est assez courant dans le cas d'éléments proches. C'est beaucoup plus rare pour des éléments opposés. À Mahoutokoro, il ne doit y avoir que deux… non, trois personnes avec de telles affinités. Toutefois, Murakami, Aoki et Kobayakawa, ne vous inquiétez pas, vous n'aurez pas plus de travail que les autres. Souvent, les personnes ayant une double affinité équilibrée, ont souvent aussi plus de facilités à manier ces deux éléments.

Finalement, la classe était répartie de façon assez homogène entre les éléments. En dehors des trois filles avec une double affinité, soient Sayo, Sugi et Sango, Fuki (la seule née-moldu de la promotion), et Kakashi (le jeune marionnettiste) était aussi lié à la Terre. Les cousins Ryūzōji, Masao et Ryūko, ainsi que Kumi, étaient tous trois lié au Feu, même si la jeune Hachisuka tendait légèrement vers l'Air. Yukimichi, Tora et Ōkami étaient, eux, plus proches de l'Eau, avec une légère tendance vers l'Air pour les jumeaux. Les deux seuls qui étaient vraiment lié à l'Air uniquement étaient Riyu et Hideto.

- Normalement, sans barrières d'occlumancie avancées, enchaîna le professeur, vous ne pourriez pas vous placer entre les quatre tsangusuri. (Il agita sa baguette autour de sa tête la nimbant d'une aura prune.) Ce sort montre la présence de protections occlumantiques sur les personnes. (L'aura vira au bleu). Et cela signifie que je viens de lever les miennes.

Puis il s'avança et s'assit tranquillement pile au milieu des quatre tsangusuri.

- Cela n'est possible que si vous avez au moins une affinité avec deux éléments opposés, Terre et Air, ou Eau et Feu. À ce niveau, le japon est un cas particulier, puisqu'il présente plus de sorciers pouvant naturellement manier plusieurs éléments que les autres pays. Quelqu'un sait-il pourquoi ?

À peine la question finie de poser que Tora et Ōkami avaient lever le bras, au grand dam du professeur qui n'arrivait pas à les différencier.

– Oui, Akashi, demanda Oguri-sensei (il n'avait pas voulu se risquer à confondre les prénoms).

– C'est parce que le Japon est l'un des rares pays à autoriser les alliances entre humains et créatures magiques. Or, c'est créatures ont souvent des pouvoirs magiques intrinsèques, qu'elles peuvent transmettre à leur descendants.

– Exactement, jeune homme, mais pas tout à fait complet. Il y a aussi le fait que le Japon est le premier pays par le nombre de double affinités à des éléments. Et donc celui où il est le plus probable que naissent des enfants pouvant manier plusieurs éléments, simples ou complexes. D'ailleurs, connaissez-vous quelqu'un ayant une quadruple affinité ?

La réponse vint de Kumi : « Matsudaira Isami, l'actuel maître de l'Akebono. Il est aussi connu pour maîtriser d'autre éléments, je crois. »

– L'électromancie, la gyromancie, l'échomancie, la toxicomancie, la chronomancie, et la psychomancie, que vous étudierez avec Yamada-sensei, confirma Oguri-sensei. Mais il n'est pas le seul. Tous les membres de l'Akebono ont une solide formation dans les magies sans baguette. L'actuel directeur de l'Académie de Kōsadōro, aussi, par exemple, ainsi que de nombreux chercheurs. Mais commençons la partie pratique.

Le professeur généra un tsangusuri pour chaque élève, de l'élément correspondant à l'affinité dudit élève, générant de nouvelles sculptures pour ceux présentant une double affinité.

– Sur les quatre ans où la magie élémentaire est étudiée obligatoirement, vous apprendrez à manipuler chacun des éléments simples. Bien sûr, nous commençons avec celui qui vous est le plus proche, mais cela changera plus tard.

Il les fit ensuite longuement travailler sur les tsangusuri. Les enfants devaient d'abord percevoir l'élément de l'œuvre, puis essayer de l'influencer. À la fin de la matinée, seul Masao et Fuki arrivaient à faire bouger leur sculptures.

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Le début de la semaine se poursuivit le mardi avec un autre cours de magie élémentaire. Cette fois-ci, Oguri-sensei leur fit passer des tests et des questions pour approcher de la meilleure manière le lien de chaque élève avec son élément. Si bien qu'après presque six heures de cours, ils arrivaient tous à percevoir leur éléments.

Ce fut le mercredi qui leur réserva une des surprises de la semaine. En effet, l'emploi du temps n'indiquait rien d'autre que de se rendre au terrain derrière les salles de sport, dans le val.

Sur le terrain d'hikō-kyū, Matsuyama-sensei se tenait au centre, dans une tenue de cuir et tissu crème, tandis que de chaque côtés se tenaient deux groupes de quatre jeunes. Les deux équipes portaient le même uniforme, un ensemble de cuir et tissu. Pour ceux de droite, il était crème et rouge, avec les parties en cuirs plus épaisses. Ceux de gauche portaient une tenue grise et blanc, plus proche du corps, et aux pièces de cuir plus effilées.

Cette fois-ci, le terrain était composé de gros blocs de roche brune rendant la zone assez accidentée. Entre eux circulaient des rivières. Enfin des rivières… Des classiques d'eau, et des moins courantes de feu. Un tourbillon d'air soulevait parfois la poussière. La zone devait faire une dizaine de mètres de large sur environ trente de long.

Ce fut lorsque les premières années, sur l'indication du professeur, montèrent dans les gradins, qu'ils purent vraiment voir les joueurs.

L'équipe de droite, en rouge, était composé de Chiba et de son groupe – Yukimichi n'avait pas retenu leur prénoms ; tandis que celui de gauche, en gris…

L'hystérique qui faisait de grand geste vers les gradins ne pouvait être que Takeshi. Et, logiquement, le reste de l'équipe était les autres membres de l'IMAI.

En se regardant, Yukimichi, Tora et Ōkami se demandèrent pourquoi est-ce que Matsuyama-sensei avait choisi ces huit-là pour jouer.

Rapidement, le professeur sortit d'un coffret un cristal sphérique. Matsuyama-sensei la posa au centre du terrain, puis sortit des limites, déclenchant l'érection d'un mur de verre transparent tout le long.

– Le verre a été renforcé pour protéger les spectateurs, expliqua l'enseignant. De plus, si vous vous concentrez sur une action… non, vous essayerez dès que le match commencera.

Il s'installa au poste de commentateur, leva sa baguette pour donner le signal, et le match commença.

Tout de suite, les joueurs se répartirent sur le terrain. Du côté des rouges, les Akahi, Chiba et un de ses acolytes, Gamō, d'après le professeur, fonçaient vers la sphère, tandis que les deux autres, Kikawa et Saito, restaient en arrière. Chez les gris, les Eizū, Takeshi se dirigeait seul vers le cristal, Maiko et Suzaku décalés derrière lui, et Seigi restant à l'arrière. Alors que les deux équipes auraient dû arriver au cristal en même temps, celui-ci prit une teinte laiteuse, et se dirigea sur Takeshi, qui le réceptionna d'un tour de poignet adroit.

– Et une magnifique attraction aérienne d'Iga, qui récupère la sphère sous le nez des Akahi.

D'un coup, Chiba s'arrêta tandis que Gamō continuait sur Takeshi, et la sphère se mis à rougir. Sans stopper, Takeshi lança la sphère à Maiko. Le cristal vira alors complètement au rouge feu, de légères flammèches bleues s'en échappant, sans que cela ne semble gêner la jeune fille. Ils avaient parcourus la moitié du terrain, lorsque le sol de mit à trembler. Les blocs qui parsemaient le terrain s'enfoncèrent dans le sol, libérant un vaste espace devant les joueurs.

– Ah ! Le terrain a accumulé suffisamment d'énergie pour se reconfigurer, s'exclama Matsuyama-sensei.

Une fois les blocs complètement enfoncés dans le sol, celui-ci se creusa d'une multitude de petites vasques. Environ la moitié se remplit d'eau, tandis que de l'autre jaillissaient de courtes colonnes de flammes. Cela n'impressionna pas vraiment les joueurs, habitués qu'ils devaient être. Maiko dépassa Gamō puis Chiba, Suzaku sur sa droite. D'un coup, un muret de terre s'éleva juste devant elle, mais déjà le cristal avait quitté ses mains pour filer vers Suzaku. À peine à mi-chemin, la sphère perdit ses flammes et tomba en virant au brun. Elle s'assombrit encore, puis se mit à rouler vers Kikawa qui était rester en arrière, de plus en plus vite jusqu'à finir sa course dans la main du garçon.

Yukimichi s'était désintéressé des commentaires du professeur pour se concentrer sur le jeu. Autour de lui, il entendait encore les cris des autres première année qui s'extasiaient devant le match. De ce qu'il voyait avec la distance, l'IMAI avait reprit la balle et marqué deux buts à la suite – le premier par Takeshi, où la balle avait fusé vers la cible dans un grand tourbillon d'air ; et le second par Suzaku – alors que les rouges n'en avait encore marqué aucun alors que le match touchait à sa fin. Les Akahi tentèrent bien une contre-attaque, mais Seigi ne leur laissa pas une seule ouverture, faisant sortir devant ses adversaires des blocs de roche pour leur boucher le passage ou les faire trébucher.

Finalement, le match se termina par la victoire des Eizū. Les deux équipes rejoignirent ensuite les plus jeunes pour un jeu de questions-réponses, pendant lequel les Akahi furent plutôt délaissés.

– N'empêche, commentait Tora tandis qu'ils remontaient vers le pic central, les capacités du dôme de verre sont étonnantes.

Yukimichi se contenta d'acquiescer.

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Plus tard dans la semaine, les cours de Magie de l'Esprit avec Yamada-sensei commencèrent. Eux aussi avaient lieu dans le Val, mais dans une salle de classe. C'était une pièce aux tons clairs soulignés par des boiseries plus sombres. Dans une alcôve, une simple estampe, représentant un saule au bord de l'eau, était accrochée derrière un modeste bouquet. Un des murs s'ouvrait sur un parc calme où quelques arbres fleurissaient encore, avec quelques iris à leur pieds.

Le professeur les attendait à droite de l'entrée. En dehors de lui, la pièce était vide. L'homme était simplement agenouillé derrière un bureau, où reposaient quelques papiers et et du matériel d'écriture. Les yeux toujours clos, il fit simplement signe aux élèves de s'installer dans la salle. Imitant l'adulte, les première année s'agenouillèrent dans la salle. À ce moment, l'enseignant ouvrit les yeux, fixant tour à tour chacun des enfants. Il s'arrêtait un peu plus sur certains d'entre eux.

– Bienvenus, jeunes gens, commença l'enseignant, à votre premier cours de psychomancie. Puisque vous êtes tous venus aux tests des options de Magie élémentaire, vous me connaissez déjà. Je suis, donc, maître Yamada, et je serais votre enseignant lors de votre premier cycle à Mahoutokoro. Quelqu'un ici sait-il quelles sont les disciplines de la psychomancie ?

Les élèves se regardèrent un temps avant que Kaguma et Kakashi lèvent en même temps la main. Le professeur indiqua d'un simple geste à Kakashi de prendre la parole.

– Il y a l'occlumancie, la légilimancie, et la mnémomancie, je crois, dit le

– Presque, répondit l'enseignant. Au sens stricte, Amago a raison. Tout de fois, il a oublié une forme de psychomancie, la pathomancie. Maintenant, est-ce que un d'entre vous peut me donner le principe de ses arts ?

À nouveau, les enfants se tournèrent les uns vers les autres, quêtant si un autre aurait les réponses. Ce fut Yukimichi qui leva la main, avant de répondre :

– Professeur, l'occlumancie permet de protéger et d'organiser son esprit, tandis que la légilimancie permet de lire les esprits des autres. La mnémomancie permet d'entraîner et d'altérer la mémoire. Et la pathomancie… il me semble qu'il s'agit de percevoir et d'influencer les émotions des autres.

– Très bien, jeune Iga. En effet, poursuivit le maître, comme l'a dit votre camarade, la psychomancie est la magie de l'esprit. Cette année et la suivante, je vais vous apprendre à structurer et protéger votre esprit, donc l'occlumancie. En Europe, cela serait passer par de longues séances de méditation, et presque uniquement cela. Toutefois, je ne vais pas vous l'apprendre de cette façon.

L'enseignant sortit son amulette du sagemono accroché à sa ceinture. Il s'agissait d'un simple cercle de bois clair traversé de multiple cordelettes formant un motif complexe et maintenant un éclat de pierre bleu-gris sombre.

– Tout d'abord, vous devez savoir qu'il existe deux types de protection occlumantique. Je vous enseignerai la première, qui consiste à structurer son esprit et à ériger des murs de souvenirs aux frontières de votre esprit. L'autre méthode, je vous l'enseignerai l'année prochaine, car il vous faudra les bases de la magie de votre élément simple.

Le professeur leur fit ensuite faire une séance de méditation, expliquant qu'il leur fallait à la fois se détendre et prendre conscience des limites de leurs esprits pour pouvoir commencer l'apprentissage de l'occlumancie. À la fin de l'heure de méditation, il agita sa baguette, formant un dessin compliqué, et une aura bleue apparue autour de la tête de chacun de élèves.

– Les enfants, vous connaissez ce sort, poursuivit-il tandis que la lumière virait au bleu. Il permet de visualiser la présence de barrière occlumantiques chez les gens. Maintenant, prenez vos talismans, fermez les yeux, et concentrez vous sur vous-même. Nakamura-sensei, lors de vos cours d'Enchantements, a dû vous apprendre à sentir et diriger votre magie. Là, vous allez orienter votre magie sur vous-mêmes. Imaginez la vous entourer. Elle forme une aura autour de vous. Elle vous protège. Maintenant, regardez autour de vous.

Tout autour des élèves, l'aura bleue avait viré au violet.

- Toutefois, ceci n'est qu'une base de l'occlumancie, reprit Yamada-sensei dans le brouhaha qui commençait à s'installer. Il y a de nombreux moyens de protéger son esprit, et celui que je viens de vous enseigner n'est que le plus simple et le moins efficace.

Le reste du cours se passa sur différentes façons de concentrer sa magie pour améliorer son occlumancie.


Rhaaah. J'ai vraiment eu du mal pour ce chapitre. Désolé m(._.)m

Je vous laisse demander ce que vous voudriez que je présente au prochain chapitre.