Réponses aux reviews :
Salut Tiph ! Tu aurais aimé, mais pas pu. Ce sont des cérémonies familiales. Dommages. Je trouve pourtant qu'il a été très clair. Pour les papiers, on le saura plus tard ^^ Et l'attaque… Tu crois vraiment que je vais te spoiler comme ça? De même pour la dernière voix XP
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– Les furets, Yuki. Rien ne vaut les furets.
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– Tu veux rire, ce sont les chats les meilleurs.
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– N'importe quoi, les garçons. Tous le monde sait que les loutres vont dominer le monde, enchaîna Riyu.
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– Tu en fait une belle, de loutre. Tu devrais savoir que les loups valent bien mieux.
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– Ōkami, ce n'est pas parce que tu portes leur nom qu'ils vont valoir quelque chose. Vous devriez savoir que le mieux, ce sont les ornithorynques.
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– Ce qu'il ne faut pas entendre, Mizuho, dit Yukimichi en caressant Kiken'na.
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– Bande d'incultes ! s'exclama Kumi. Les loirs. Rien ne dépassera jamais les loirs.
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– Le carcajou ! Vous avez vu à quel point c'est cool, s'écria Masao en rentrant dans la pièce.
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Tout le monde le regarda avec des yeux ronds.
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– Tu n'es pas censé juste t'occuper des lézards, demanda Kumi avec sa subtilité coutumière, et en résumant la pensée générale.
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– Nan, ça, c'est mon frère. Tant que ça bouge, moi, ça m'intéresse.
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– Tant que ça bouge et que c'est dangereux, corrigea Sayo en caressant Aki.
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– Que ça bouge, que c'est dangereux, et que ça peut cracher du feu, ajouta Mizuho.
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– Je vous déteste tous, bouda le jeune Ryūzōji.
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– Dit le garçon qui allait voir les dragonnes couvantes à trois ans, rajouta Ryūko.
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Tout le monde regarda Masao avec des yeux ronds. Puis l'intégralité des première année éclata de rire. La bouderie du garçon ne dura pas, et il se joignit rapidement au rire général.
La bonne humeur, une fois installée, ne quitta pas la pièce, et les enfants continuèrent le voyage en discutant et grignotant des mochi magiques de Minazawa (des mochi qui changeaient régulièrement de goût, faisant qu'on ne savait jamais sur quoi on allait tomber).
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Dans l'après-midi, l'IMAI passa dans la cabine. Et les première année purent voir la vitesse à laquelle Yukimichi était capable de se cacher sous une table. Les quatrièmes année restèrent un petit temps, Maiko, Seigi, et Suzaku discutant avec les plus jeunes, tandis que Takeshi cherchait son frère.
Finalement, les quatre aînés repartirent, Takeshi quasiment en larmes, et Yukimichi pu ressortir de sous le meuble.
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– Tu n'aimes vraiment pas ton frère, demanda Sugi.
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– Ce n'est pas que je ne l'aime pas, répondit le jeune Iga. Il est juste toujours si sérieux…
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Un silence ébahi s'installa. Iga Takeshi, le plus déluré des membres de l'IMAI, qualifié de sérieux ? Mais qu'est-ce qui clochait chez les deux frères ?
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Extrait d'un papier échangé entre Takeshi et Suzaku :
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Il a encore le temps.
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Non, et tu le sais. Les jumeaux non plus.
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Si, ils l'ont tous. Mais depuis le début, tu es trop inquiet. On doit les laisser vivre.
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Ils doivent être près.
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Je sais que tu ne veux pas que ça se reproduise. Mais il y a encore du temps. Laisses les Vrais choisir. Ce n'est pas à nous de le faire.
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Au bout de la journée de voyage, ils arrivèrent à Mahōtokoro. La première fois qu'ils étaient sortis de la jonque, c'était le début du printemps, et le parc était remplis de vert et de toutes les couleurs de floraisons nouvelles.
Aujourd'hui, tout était rouge, brun et orange. Avec l'automne arrivant, et la fin de la saison des cyclones, tout le parc avait changé de couleurs. Des feuilles écarlates et mordorées tombaient doucement dans le vent.
Comme six mois plus tôt, les professeurs Mori et Matsuyama surveillaient le débarquement des étudiants. Mais cette fois-ci, ils les laissèrent se diriger seuls vers le château.
Curieux, les plus jeunes restèrent en arrière pour voir ce que faisaient les professeurs. Une fois le dernier élève parti, et les coffres et bagages déchargés d'un adroit tour de main, les enseignants pointèrent leurs baguettes sur le navire. Qui réduit à la taille d'un jouet. Un délicat mouvement de la main, et emporté par un courant invisible sur le lac, la jonque se dirigea vers la berge extérieure. Une vague un peu plus grande le souleva d'un coup par derrière, et le navire continua son trajet par dessus la berge. Flottant dans les airs, il s'éloigna paisiblement vers l'océan.
Les enfants en restèrent bouche bée.
S'éloignant tranquillement vers le château, le couple de professeurs fit un petit geste de la main aux première année.
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Avec le début du deuxième semestre, de nouveau cours apparurent dans le programme des première année. Alors que les cours du premier semestre était consacré à la magie, le second allait être plus dur. Aux cours précédents se rajoutaient ceux d'Art du combat, enseigné par le professeur Matsuyama, de Botanique de la professeure Yoshikinu, et de Langues anciennes de la professeure Saruwatari.
Le premier s'annonçait assez dur. De ce que les plus jeunes avaient entendu, le professeur Matsuyama était très strict et dur lors des cours.
La professeur Yoshikinu, une petite bonne femme aux courts cheveux blancs et aux yeux bruns, avait la réputation, au contraire, d'être très prévenante pendant ses cours de botaniques, mais aussi de montrer des plantes très intéressantes, comme des tentacula vénéneuses, ou des orchidées volantes.
Quant à la professeur Saruwatari, personne ne la connaissait. Elle prenait la place du très vieillissant professeur Naojiya. Tout ce que les élèves savaient, ce qu'elle était une amie de Raiyu, la tante de Kumi. Les élèves de première année ne savaient pas à quoi s'attendre.
D'autant qu'ils étaient les premiers à rencontre la nouvelle enseignante.
Ce lundi matin, la promotion se dirigeait d'ailleurs vers la salle P6, où ils allaient avoir leur premier cours de langues anciennes.
Mais, quand ils arrivèrent devant la salle, pas de professeure. Ils attendirent un bon quart d'heure, sans rien.
Puis ils entendirent la voix. Une voix de femme, un peu grave, assez agréable. Puis ils reconnurent la bordée de jurons qu'elle lançait, pire qu'un marin. À propos d'un réveil, d'un chaton, et de l'endroit où le deuxième pouvait se mettre le second.
La première chose qui déboucha, en courant comme si sa vie en dépendait, dans le couloirs, ce fut un chaton grand comme deux poings. Qui tenait dans sa gueule une petite baguette de métal : une aiguille de réveil. Derrière lui, raison de sa course, venait l'enseignante. C'était une jeune femme d'à peu près vingt-quatre ans. Ses courts cheveux bruns encadraient un visage doux et un peu rond. Elle portait l'uniforme des enseignant : le hakama et le kimono court bruns. L'ensemble, serré à la taille mettait en valeur les formes de la femme.
Le chaton se précipita sur Tora, se cachant derrière ses jambes. Les élèves sentaient presque une satisfaction joyeuse émaner de l'animal.
D'un geste vif, la professeure attrapa le félin, et le glissa dans son kimono.
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– Désolée pour le retard, grommela-t-elle. La faute à ce petit monstre. Entrez maintenant.
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Et elle pénétra dans la salle de cours, suivit par les élèves perplexes.
Ce fut le cours le plus déroutant qu'ils aient eu depuis leur arrivée à Mahōtokoro. Déjà, la professeure insista pour qu'ils dégagent toutes les tables, sauf le bureau sur lequel elle s'assit.
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– Écoutez bien, les gosses, commença la professeur. Cette année, et les suivantes, je vais vous apprendre les langues anciennes.
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Elle pointa un doigt vers Mizuho.
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– Toi ! s'exclama-t-elle. Tu penses que ça ne sert à rien. Regardez tous, bandes de clampins !
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Elle saisit une feuille de papier, et peignit un kanji très compliqué. Au dernier trait de pinceau, le papier s'enflamma d'un coup. Les cendres incandescentes ne touchèrent même pas le sol.
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– Vous le savez peut-être, chaque langue contient une part de magie. C'est pour ça que les européens lancent leurs sorts en latin. Parce que les romains ont établis des règles à la magie. Oh, on pourrait lancer des sorts en anglais ou en français. Mais ce serait moins efficace. Alors que tous les sorts qu'on vous a appris sont en japonais, n'est-ce pas ?
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Les enfants acquiescèrent. Ça leur paraissait assez normal. Apprendre le japonais était assez compliqué comme ça. Si en plus il devait apprendre le latin…
En plus, il suffisait de se tromper de prononciation et on se retrouvait au sommet de l'arbre le plus proche. Éparpillé en plusieurs morceaux…
Yerk !
Bref, ils faisaient déjà assez attention avec leurs sorts japonais, alors apprendre les magies européennes…
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– Ça, indiqua Saruwatari-sensei, c'est l'effet d'un kanji lié au feu. J'aurai aussi bien pu utiliser une rune originelle. Est-ce que quelqu'un connaît la différence ?
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Tout le monde se regardait perplexe. Déjà qu'ils n'avaient pas suivi son histoire de kanji primaire, alors quelque chose d'européen…
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– Personne ? Non ? Ah, les gosses… soupira la professeur. Bon, pour faire simple,,on a réussi à dissocier les kanji de la magie, alors que les runes originelles y sont toujours liés. C'est pour ça que vous pouvez écrire sans que ça ne vous pète à la gueule. Il faut imprégner vos kanji de magie pour qu'ils agissent. Alors qu'une rune originelle…
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Elle saisit un autre morceau de papier, et traça un motif aussi complexe que le premier. Au dernier trait, le papier se durcit, prenant une teinte brune claire et striée. La feuille était devenu une planche de bois fine.
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– Ça, c'est l'effet d'une rune originelle. Je n'ai pas injecté de magie, et le papier c'est transformé en bouleau. Bien sûr, je vous ai fait une démonstration écrite. Il est possible de faire la même chose à l'oral.
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À ce moment, tous les gosses étaient suspendus aux lèvres de l'enseignante. Pensez bien ! Le potentiel ludique de ce genre de truc était énorme ! Et totalement inédit, en plus. Parce que ce n'était certainement pas le professeur Naojiya qui aurait enseigné ça. Lui, il était bien plus vieille école
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Bon, au final, la prof orienta le cours sur les anciens kanji, et passa son temps à leur expliquer les écritures en faisant des métaphores bizarres.
En sortant de la classe, Kumi lui fit même un high-five.
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En dehors de ce cours plutôt animé, la fin de l'été se passa tranquillement. Les matières supplémentaires occupaient les élèves, ce qui réduisaient quelque peu le nombre de farces. Ainsi, sur le premier mois de reprise, il n'y eut que quatre explosions repeignant les couloirs, six inondations (dont une dans les pavillons des sixièmes années dont les instigateurs étaient inconnus), un petit feu d'artifices (initiative des cousins Ryūzōji), et un nuage de feuilles autour de Chiba (cadeau de l'IMAI).
Enfin, on supposait que c'étaient eux les coupables. Parce que personne n'avait de preuves. La moitié du château aurait volontiers enfeuillé Chiba. Quant aux Ryūzōji, il paraissait qu'ils avaient commencé à vendre leur talents à d'autres. Les premières années commençaient à craindre une épidémie de feux d'artifices.
Puis la fin de septembre approcha. Et avec elle, Ōtsukimi, la fête de la lune. Les plus jeunes avaient appris que, pour cette occasion, l'institut était spécialement décoré par les Yōkai. En échange de quoi, la nuit de la veille, et celle du lendemain, ceux-ci profitaient de Yama no Tani pour eux seuls. Lors de ces nuits, les créatures magiques avaient leur propres fêtes pour la lune, qu'elles célébraient sur les pics et dans le val. Ces nuits, les humains restaient dans leurs bâtiments. Et les Yōkai montraient la nature sauvage de la magie qui les habitaient.
Mais ce n'était pas une fête que allait empêcher les cours. Surtout que cette année, elle avait lieu un samedi.
La veille, alors que l'excitation des élèves étaient presque à son comble, les professeurs se montrèrent particulièrement exigeants.
Ainsi, Matsuyama-sensei, lors du cours d'Art du combat, les fit passer un à un contre lui. Ils devaient alors à la fois user de magie et de leur poings pour le combattre. Toutes les magies qu'ils avaient pu apprendre leur été autorisées. Car s'ils étaient peu nombreux à utiliser la magie élémentaire facilement, les cours du professeur Oguri leur avaient permis de manier plus efficacement la magie brute. Et puis, ceux qui étaient assez doués en sortilèges s'essayèrent à lancer des sorts au professeur. Mais, malgré tout cela, aucun élève ne toucha l'enseignant. Il passa le reste du cours à leur expliquer les erreurs qu'ils avaient commis.
À leur sortie du dojo, ils étaient tous éreintés.
Ils enchaînèrent ensuite sur un cours du professeur Oguri. Là encore, l'enseignant fut intraitable. Au premier semestre, il leur avait enseigné comment engendrer leur élément à partir de leur magie. Ce semestre-ci, ils apprenaient à manipuler cet élé , au début du mois, ils devaient donner une forme simple à leur magie élémentaire. Mais cette-fois, l'enseignant leur demanda des constructions beaucoup plus complexes et durables. De plus, ils devaient les enchaîner rapidement.
Ils étaient endoloris en arrivant, ils repartirent épuisés.
Masao suggéra même que les enseignants faisaient ça pour les obliger à se calmer.
En tout cas, cela ne les exténua pas au point que l'approche de la fête de la lune ne les excite pas complètement. À la fin du vendredi, même s'ils commençaient tous à fatiguer, il fallut un certain temps pour que l'ambiance d'attente retombe assez pour les laisser s'endormir.
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Était-ce un bruit, ou peut-être une absence de bruit, qui avait réveillé Yukimichi ?
Le garçon se redressa et regarda autour de lui. Kakashi était bien enfoui sous ses couvertures. Mais des jumeaux, nulle trace.
Intrigué, le jeune Iga quitta son futon, frissonnant brièvement dans l'atmosphère douce de la chambre. Kiken'na redressa la tête en redressant d'un air curieux. Mais un signe de Yuki calma la panthère, qui se recoucha en boule.
L'enfant se glissa vers la salle commune, sans croiser âme éveillée. De la salle commune venait un léger courant d'air. Mais toujours personne en vue. Et lorsqu'il déboucha dans la salle commune, tout ce qu'il vit fut le panneau du shōji entrouvert.
De dehors venaient d'étranges sons et de brefs éclats de lumière.
Discrètement, Yukimichi s'avança dehors.
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Dehors, les Yōkai donnaient fête. Des feux étaient allumés dans le parc, autour desquels dansés des groupes de créatures. Les silhouettes étaient toutes différentes, certaines plus animales que d'autres.
Les flambées étaient disposées plus ou moins en cercle entourant un bûcher plus important.
Et autour de ce bûcher…
Plusieurs des silhouettes étaient clairement celles de Yōkai. Surtout des Kitsune dont les queues et les têtes de renard se détachaient clairement sur les flammes. Plusieurs Shirohebi se tenaient aussi là, leurs têtes reptiliennes tournées vers les deux dernières silhouettes.
Celles-là, elles n'étaient sûrement pas des créatures magiques. C'étaient plus celles des deux enfants. Ils ne devaient pas être bien plus vieux que Yukimichi, mais celui-ci ne pouvait pas voir de qui il s'agissait, le regard bloqué par les flammes.
En tout cas, le groupe avait l'air bien animé. Ça avait l'air de bien débattre là-bas. Les Kitsune d'un côté, les deux petites ombres de l'autre, et entre, les Shirohebi, rejoint par quelques autres Yōkai.
Un des vulpin réussit à passer le barrage de la foule et se jeta sur les jeunes humains.
En un instant, ce fut fini.
Les silhouettes des enfants se troublèrent. À la place se tenaient deux autres, quadrupèdes. Plus agressives. La première taillée pour se couler dans les fourrés, dans la forêt, avant de se jeter sur sa proie. L'autre plus fine, plus formée pour courir après la proie, et la mettre à terre d'une morsure.
La première sauta sur le Kitsune, et la stoppa dans son vol d'un coup. Un claquement de mâchoire de la deuxième, et le Yōkai fut raccourci de vingt bon centimètres.
À ce moment, il y eu un souffle derrière Yukimichi.
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– Tu ne devrais pas être ici. Oubliette.
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Et tout s'éteignit.
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La fête de la Lune fut à la hauteur de ce qui avait été annoncé. Comme elle avait lieu un samedi, les Yōkai avaient créé des attractions uniques pour l'occasion, animées par eux, et les clubs et options des humains. Certaines étaient parfois bizarres…
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– Regardez ce qu'a fait le club de cuisine, s'exclama Hideto.
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De la bande de première année, le garçon aux cheveux roses devait être celui qui mangeait le plus. Pourtant, il ne mangeait pas un gramme. À se demander où il mettait tout ce qu'il avalait.
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– On dirait une sorte de pudding, suspecta Mizuho. Mais vivant.
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En effet, le gâteau d'un brun clair, nappé d'une sauce à l'orange odorante, semblait vouloir sortir de son plat à grands mouvements de tentacules crémeux.
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– C'est quoi, un pudding, demanda Sugi.
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Le jeune demi-européen présenta donc le gâteau britannique, sous le regard un brin suspicieux de ses condisciples. Puis franchement dégoûté lorsqu'il parla de graisse de rognon de veau.
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– N'empêche, je me demande comment il bouge, fini le jeune métis.
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Le reste des enfants se demandait surtout comment on pouvait vouloir manger ça.
Plus loin, l'option de technologie magique avait dressé une tente, où elle présentait son travail de l'année : l'adaptation d'objet électrique. Grâce à Hideto et sa guitare, ils savaient ce qu'était l'électricité. Les autres élèves étaient relativement perplexes au début. Puis la professeure Nakamura, qui gérait cette option en plus de ses cours d'Enchantements, démarra un film d'animation, et scotcha tout le monde devant les aventures de Chihiro.
Plus loin, c'était la professeure de Botanique qui avait mis en place, avec le club de jardinage, des baquets de fleurs musicales.
Et puis, il y avait les stands des Yōkai. Chacune des races y allait de ses talents pour impressionner les Tengu avaient créé une sorte de manège où les montures flottaient dans les airs à différentes hauteurs. Pour les Tanuki, c'était une sorte de labyrinthe de terre, dont les murs changeaient parfois de position. Les Shirohebi créaient des sculptures d'eau, se lançant des bulles colorées. Étrangement, alors que le clan des Kitsune de Obake était blanc de pelage, ce soir, c'était des Kitsune d'un roux flamboyant qui animait de leurs flammes et de leurs acrobaties la journée.
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– Au fait, vous savez comment s'organisent les repas, demanda Masao. Vu que la salle à manger du château est utilisée.
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– Eh bien, commença Maiko en apparaissant derrière eux…
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Elle ne put pas finir sa phrase. Tous les première année s'étaient retournés en sursautant et pointaient sur elle leur baguette, leur amulette, voir les deux. Les cheveux de la jeune fille fumaient un peu, après que Masao lui ai lancé nerveusement quelques flammèches.
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– Donc, continua Seigi, normalement, c'est le club de cuisine qui prépare le repas.
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Une grimace marqua le visage des enfants (sauf celle de Mizuho) à l'idée de manger du pudding.
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– Sinon, on peut toujours aller aux cuisines, proposa Riyu.
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Tout le monde se tourna vers elle avec des yeux ronds. Comment ça ! Un moyen d'échapper au pudding ?
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Du coup, ils suivirent la jeune Matsuyama-Mori. D'abord en descendant dans le Val, où les clubs sportifs donnaient plusieurs démonstrations pendant la journée, puis vers la forêt.
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– Euh… On n'est pas vraiment censé aller dans la forêt, fit remarquer Aoki.
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– T'inquiètes. Il n'y a pas de risque, avec moi, dit posément Riyu.
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Ils s'enfoncèrent un peu dans la forêt, puis s'approchèrent d'un bosquet. Celui-ci disait quelque chose à Ōkami, Tora et Yukimichi. C'est en voyant Riyu s'y glisser qu'ils comprirent : c'était exactement le même que celui par lequel ils entraient dans les tunnels du Pic.
D'ailleurs, elle expliqua brièvement la chose :
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– Pour ceux qui ne sauraient pas (Riyu lança un regard de connivence aux trois garçons qui l'avaient suivis), le Pic et le Val sont creusés de nombreux tunnels. Je vous en montre un là, mais vous découvrirez les autres seuls.
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– Qui les a créés, demandèrent Kaguma et Kakashi d'une même voix.
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Les treize autres enfants les regardèrent fixement. Déjà que les jumeaux finissaient les phrases l'un de l'autre, si l'illusionniste et l'apprenti marionnettiste s'y mettaient aussi…
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– Je ne sais pas, dit Riyu. Maintenant, suivez moi.
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Le groupe s'enfonça dans le tunnel. Rapidement, les murs furent étayés de pierre, avec le sol bâtit dans une seul dalle lisse. Des odeurs et des vapeurs appétissantes remontaient vers eux.
Ils avancèrent sur une centaine de mètre, avant de déboucher dans une grande caverne. Pleine de vapeur et de fumée. Là-dedans s'agitaient quelques silhouettes : deux Tanuki, un Kitsune, et un Shirohebi. Et un nombre incroyable d'instruments de cuisine divers.
Ils commandèrent aux Yōkai de quoi manger, puis remontèrent dans le Val, avant de rejoindre le Pic pour la suite des festivités.
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– Vous êtes sûr de vous, demanda Matsudaira.
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– Oui, affirma le caporal Hida. Il est là depuis au moins neuf mois. Mais le sort de conservation a été très efficace.
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– On a donc le chaînon manquant. Mais pourquoi ?
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Devant le capitaine de l'Akebono, le cadavre d'un jeune Tengu semblait sourire à la mort.
