Réponses aux reviews :
Salut Tiph !
Pour les généalogies, je vais essayer de mettre à jour le wiki. On va revoir les frasques de Saruwatari régulièrement, oui. Mais non, il n'y a (presque) pas de raison d'avoir peur.
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Platypus, Zeidra !
Tu as eu les réponses à tes sept premières reviews en mp. Donc, la suite ici.
Pour les explications dans les futurs chapitres, on en a parlé. Je vais voir comment faire.
D'ailleurs, je me suis trompé en mp. Que les chapitres 8 et 9 aient des titres miroirs, c'est volontaires (en plus de m'avoir éviter de trop réfléchir dessus).
Pour Carter, au moins, le clin d'œil a été possible. On avait quand même cherché deux heures (ou trois ?) pour trouver quand il contactait le Japon.
Mystère tellement mystérieux que je ne me souviens plus de qui il s'agit.
Je vais essayer de le mettre sur le wiki.
Hum ? Je ne sais pas. Ça peut être beaucoup de monde.
Un tengu est un Yōkai corbeau.
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Note d'en-tête :
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Le Hō-ō est un oiseau de feu magique japonais, proche des phénix. Toutefois, il ne s'enflamme pas pour se régénérer. À la place, il arrête juste de vieillir après ses sept ans. Et, même si son plumage est rouge, il s'y rajoute bien d'autres couleurs : bleu, vert, violet, orange, etc.
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Le shōji est un panneau de bois et de papier, coulissant, qui forme les portes dans l'architecture traditionnelle japonaise.
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Note d'en-tête bis :
Zeidra, à la lecture, m'a fait remarquer que j'écrivais dans une forme proche des light novel. Ce qui peut être déroutant, pour nous européens. Pour reprendre son anayse : le principe à avoir à l'esprit c'est "rupture = nouvelle scène, que voici :". Et la rupture, ce sont les barres de séparations. En fait, chaque chapitre est plus ou moins une succession de scènes avec chacune son (ou ses) actions propres.
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Chapitre 11 : Hiver et examens.
La fin de la saison des feuilles rouges marqua l'arrêt des sortilèges de nuages végétaux. L'enchantement très prisé des élèves, qui permettait de faire suivre quelqu'un par des pétales ou des feuilles, ne pourrait plus être lancé avant le retour du printemps. Bien sûr, il restait toujours les fleurs de Ō-sakura, mais pas même le plus irrespectueux des étudiants ne penserait à faire ça.
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D'après Seigi, Suzaku et Maiko étaient en train de travailler sur une version qui fonctionnerait avec autre chose que des plantes. Mais bon, comme ça leur avait déjà explosé trois fois au visage en deux jours, les autres élèves commençaient à douter de leurs chances de réussite.
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Quant à Chiba et sa clique, ils semblaient décidés à ne pas faire de vagues. En même temps, l'intégralité des étudiants leur en voulait pour leur dernière blague.
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C'est deux semaines plus tôt que Riyu avait montré aux autres premières années les cuisines. La jeune Matsuyama-Mori leur avait bien expliqué que Mahōtokoro reposait sur un équilibre entre les Yōkai et l'école. Ce n'était pas comme les écoles occidentales qui fonctionnaient grâce à des armées d'elfes de maisons, d'après Mizuho. Les créatures magiques ne travaillaient avec l'institut japonais que parce qu'elles estimaient ça juste et qu'elles faisaient confiance aux sorciers.
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Aussi, lorsqu'une semaine avant le début de l'hiver, à l'heure du repas, rien n'apparut sur les tables à l'heure prévue, même les directeurs Matsuyama et Mori furent surpris. Et même inquiets.
Alors que des murmures commençaient à se répandre dans la grande salle, les deux directeurs et les professeurs Matsuyama et Mori sortirent rapidement. Tora, Ōkami et Yukimichi se tournèrent vers Riyu pour lui demander ce qu'il se passait, mais la jeune fille avait disparu. Et Seigi était introuvable aussi.
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Rapidement, les enseignant renvoyèrent les élèves dans les dortoirs, avant de leur apporter directement des repas dans les salles communes.
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– Il vous est formellement interdit de sortir du dortoir, intima le professeur Fauchet aux première année, avant de quitter le bâtiment en verrouillant l'entrée.
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– Quelqu'un sait ce qu'il se passe, demanda Kakashi ?
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Amago agita sa baguette, provoquant un petit courant d'air.
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– Ça ne semble pas être lié à la magie, dit-il.
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Chacun essaya, provoquant courants d'air, parfums et lumières divers. Les jumeaux firent jaillir quelques flammes, tandis que Sugi faisait pousser des feuilles sur une table, et que Sango faisait croître un peu de corail sur son amulette.
Du coup, l'inquiétude alla croissante. Qu'est-ce qui pouvait bien avoir empêché les Yōkai d'utiliser leur magie ?
C'est sur cette interrogation qu'ils se couchèrent.
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La réponse vint rapidement le lendemain. Par les jumeaux. Comment avaient-ils pu l'obtenir, c'était un mystère. Surtout que toutes les issus du pavillon étaient closes jusqu'au matin.
Mais toujours est-il qu'ils l'avaient.
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– C'est la faute de Chiba, expliqua Tora, ou peut-être Ōkami. Il a agressé les Tanuki.
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Ça stupéfia les autres enfants. Agresser des Tanuki ? Il fallait être particulièrement stupide, ou mauvais, pour ça. Il n'y avait pas plus doux et pacifiques que les Tanuki. Les attaquer, c'était comme attaquer une licorne en Europe. C'était s'en prendre à des êtres qui ne se défendraient pas. Pour la pureté, on repasserait, par contre… les Tanuki n'étaient pas réputé pour être les créatures les plus chastes et prudes qui soient.
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– Mais Chiba, ce n'est pas un nom de sang-pur, demanda Mizuho.
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– Si, lui répondit Sugi. Mais il vient d'une branche de sang-mêlés, je crois.
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– C'est ça, confirma Kakashi, les faisant bondir de surprise.
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– Mais comment tu as fait ! s'écria Sango en essayant de calmer son cœur.
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– Je suis un ninja, lui répondit le jeune Amago.
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Et il embarqua Kaguma, Mizuho et Riyu pour aller petit-déjeuner, sous le regard incrédule des autres.
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Finalement, les directeurs avaient réussi à apaiser les Yōkai dans la nuit. En tout cas, les élèves pouvaient sortir comme ils voulaient le lendemain de l'incident.
Par contre, pendant une semaine, la nourriture fut infecte. Du coup, la réputation de Chiba tomba en flèche.
Enfin, ça ne dérangea absolument pas les première année. Parce que, par un mystérieux moyen, Riyu arrivait à les fournir en nourriture délicieuse.
Et puis, les jumeaux avaient obtenu de Suzaku qu'il enchante une balle pour qu'elle flotte en permanence, comme une sorte de cognard non agressif. Hideto leur avait parlé du base-ball, ce sport sans-charme très populaire au Japon. Et Fuki avait réussi à ouvrir sans magie le cabanon des affaires de quidditch.
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Le résultat était assez… amusant. Les gosses s'étaient séparés en deux équipes. Hideto, le seul qui connaissait les règles, arbitrait.
D'un côté, Yukimichi, Tora, Ōkami, Ryūko, Sugi, Kaguma et Sango se relayaient pour lancer la balle.
De l'autre, Kumi, Kakashi, Masao, Sayo, Mizuho, Fuki et Riyu tournaient à la batte.
Et puis, sur le mois de décembre, Oguri-sensei avait commencé à leur apprendre à imprégner un objet avec la magie élémentaire. C'était un exercice plus difficile qu'il n'y paraissait. Si la magie était trop faible, elle ne pénétrait pas l'objet et pouvait même en attaquer l'extérieur. Mais si elle était trop forte, l'objet risquait d'exploser. C'était aussi délicat que de tenir un œuf de Hō-ō.
Les enfant avaient encore du mal avec l'exercice. Yukimichi et Fuki, qui étaient les plus doués pour la magie sans baguette, y arrivaient une fois sur deux.
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Mais là, la balle était suffisamment petite pour nécessiter peu de magie, et déjà enchantée, ce qui la rendait plus sensible.
Du coup, tout le monde arrivait plus ou moins à donner un effet élémentaire à la balle.
Celles de Yukimichi, couvertes de glace luisante qui les faisait glisser sur la batte, celles de Kaguma qui tournaient comme de petites tornades, ou celles de Ryūko qui brûlaient d'un feu aveuglant, déstabilisaient l'autre équipes.
Enfin, jusqu'à ce que Riyu et Masao trouvent une solution. Ils entourèrent la batte avec leurs amulettes de concentration. C'était une batte de quidditch, donc pas très grande. Ça rendait la frappe difficile. Mais c'est ce qui permit aux deux de concentrer leurs magies dedans.
Riyu renvoya une première fois la balle avec une bourrasque de vent.
Lorsque Masao frappa une balle de Ryūko, il y eu une sorte d'explosion rougeoyante, et un épais nuage de fumée noire.
Le garçon en émergea couvert de sui, une moitié de batte dans la main, et les copeaux blancs de la balle le parsemant.
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– Oups, souffla Sango, résumant assez bien la situation.
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– Mais à quoi pensiez-vous donc ! Leur hurla dessus le directeur Matsuyama.
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Cela faisait bien quinze minutes que les directeurs grondaient les première année et Suzaku.
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– Est-ce que vous avez la moindre idée des risques que vous avez pris ? repris la directrice Mori.
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– Mais vous dites toujours qu'il faut aller vers la nouveauté, dit Suzaku au premier rang.
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– Silence ! s'énerva le directeur. Mettre en danger les plus jeunes n'est pas acceptable, Akagitsune-Shirohebi.
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Par mesure de prudence, Ōkami, Tora, et Yukimichi s'étaient mis bien à l'arrière du groupe. Il ne manquerait plus que ça leur retombe sur la figure, cette histoire… même si c'était un peu de leur faute, certes.
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– … ç'en est assez ! Prenez la porte ! fini par s'emporter la directrice.
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Tout le monde regarda la digne dame avec un air ahuri. Tout le monde, sauf un certain trio, qui s'activait derrière, aussi discret que le permettaient leurs rires de babouins.
Et quand le directeur conclut par un « Dehors maintenant ! », la première chose à sortir de la pièce fut le shōji.
Les trois garçons firent quelques pas, avant que Tora ne propose :
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– On court ?
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– On court, agréèrent les deux autres.
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Et ils s'enfuirent en jetant à moitié le panneau dans le passage, sous les cris des adultes, et les rires des autres élèves.
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Avec le froid arrivèrent les vêtements chauds, les écharpes et bonnets, les gants et les mitaines. Bref, tout ce qu'il fallait pour survivre quand il fait -10°C. Et si une chose horripilait Kumi au plus haut point, c'était les personnes qui ne coordonnaient pas bien leurs tenues. C'était un truc que lui avait transmis Enma-san. Rien que voir quelqu'un mal habillé hérissait les cheveux de la jeune Hachisuka.
Aussi, quand ils se réunirent dans la salle commune du dortoir en cette fin de novembre, elle bondit carrément sur Kakashi, le plus frileux d'entre eux.
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– Pas ce bonnet ! Il est horrible !
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Elle profita de la panique du garçon pour s'enfuir vers les chambres en gloussant comme une autruche. Kakashi se lança à ses trousses.
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– Est-ce qu'on devrait l'aider ? demanda Sayo en caressant Aki.
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Au début, ce geste faisait flipper tout le monde. Ils avaient l'impression de se retrouver face à un méchant machiavélique de film.
Une série de cris effarouchés jaillirent du couloir.
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– Je ne suis pas sûre, répondit Fuki. Tu sais comment elle est avec les vêtements…
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Les filles échangèrent un regard douloureux, sous l'incompréhension des garçons.
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Comme Kumi et sa victime mettaient du temps à revenir, les autres enfants se dirigèrent vers le palais et la salle à manger.
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– Hé ! Le style, c'est bien, mais manger, c'est mieux, déclara Hideto.
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Les ventres grommelant de ses condisciples lui donnèrent raison, et le groupe s'éloigna tranquillement.
Dans le dortoir des filles, Kakashi semblait s'être résigné à son sort, sous les exclamations de Kumi.
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Iga Genraku était soucieux. Cette fois, les traces étaient claires. Et fraîches.
Après tout, ils avaient été coupés de la magie, et ils étaient chassés. Sans qu'on les ai abattus. Ils pouvaient donc se défendre. Et quoi de plus efficace et pratique pour eux que d'adapter des armes sans-charmes à la magie. Les rituels et l'alchimie pour ça étaient difficiles, mais pas insurmontables. Certainement pas pour des maîtres en la matière comme eux.
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Les Baiji étaient de retour. Et ils avaient décidé de se venger.
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Les Hakari en avaient payé le prix fort
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Une larme coula sous le masque de Genraku. Le maître des Ombres s'agenouilla près du cadavre de sa consœur.
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– Par la magie, la paix vous sera donnée, jura-t-il tout bas.
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Puis il sortit de la pièce.
Sur le mur, la grue des Baiji semblait se moquer de lui au milieu du sang et des impacts des balles alchimiques.
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Des Hakari, il ne restait plus un membre.
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– Ils ont décidé de nous faire savoir leur présence. Ils sont prêts, dit la femme.
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– Oui, mais nous aussi, déclara le premier homme.
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– Et cette fois, nous n'auront pas de pitié, conclut l'autre.
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L'hiver annonçait aussi le début des examens.
Et les professeurs se faisaient un plaisir de le rappeler aux élèves.
Surtout la professeur Saruwatari. Elle avait annoncé aux première année, avec un air méphistophélique, qu'ils étaient les premiers à avoir un examen avec elle. Ils seraient donc ses cobayes.
Ça n'avait absolument pas rassuré les enfants.
Non, mais, vraiment ! Ils avaient commencé à étudier les Prismes Oubliés de Chine. Et les textes que la professeur Saruwatari étaient vraiment bizarres. Yuki, Tora et Ōkami n'avaient pas de preuves, mais ils étaient presque sûrs que l'enseignante leur avait fait traduire des histoires louches.
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Bref !
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Ce dont ils étaient sûrs, c'est que les examens approchaient, et qu'ils devaient donc bien travailler.
Et donc, les première année s'étaient rassemblés dans la bibliothèque.
Ils ne savaient pas pourquoi, mais le Bibliothécaire semblait leur en vouloir, d'ailleurs. Peut-être parce qu'ils avaient empilés une soixantaine de grimoires sur la table avec eux.
Ou que Hideto et Mizuho avaient réussi à ramener du thé et des gâteaux. Eh ! Le Bibliothécaire mangeait bien des bananes à côté des livres…
En tout cas, de l'autre bout de la bibliothèque, ils sentaient la mauvaise humeur du Shōjō, qui ne pouvait rien dire car cela n'était pas interdit par le règlement.
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– Tu peux me passer le manuscrit vert, demanda Sayo à Kakashi.
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– Pourquoi est-ce que tu as besoin d'un cours de botanique pour un devoir de sortilège, demanda-t-il ?
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– Pour moi, ça a du sens, expliqua la jeune fille. Je suis sûr que la nature du papier peut influencer les sortilèges qu'on scelle dessus avant de les déclencher.
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Bien qu'intrigué, le garçon lui tendit le parchemin. Dans le même mouvement, il attrapa la dissertation de Potion que venait de finir Ryūko. Ils arrivaient à répartir les devoirs dans la promotion, suivant les points forts de chacun. Bon, ils étaient grillés auprès de tous les professeurs, mais personne ne leur disait rien car tout était fait en temps, en heure, et parfaitement.
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– Il n'y a que moi qui trouve que le devoir de mathématiques est bizarre ? Demanda Mizuho.
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Le professeur Fauchet leur avait donné une figure composée d'un cercle dans un triangle, le tout coupé au milieu par une barre. Une dizaine de questions de géométrie portaient dessus, au grand dam des élèves.
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– Euh… oui, répondit Fuki. Je ne vois pas ce qu'il y a de bizarre là-dedans.
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– Tu veux dire, en dehors du nombre indécent de question, déclara Sango.
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– Oui, bon, en dehors de ça, concéda la jeune née-sans-charme.
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Du coup, malgré le sentiment de déjà vu, Mizuho se pencha sur le devoir. Il était le plus doué d'entre eux avec les mathématiques, et il eu tôt fait de répondre aux questions. Et de prendre la dissertation de botanique de Sugi.
Oui, parce que, avec l'arrivée des vacances du nouvel an, les professeurs, les avaient surchargé de devoir. Et les élèves voulaient les avoir fini avant pour être tranquille. D'où leur poussée studieuse sur cette semaine avant les vacances.
Du coup, tout l'institut était calme. Suspicieusement calme, d'après les enseignants…
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Enfin, calme… Avec l'hiver, l'institut était recouvert par la neige. Et la promotion 2017 comptait bien là-dessus. Les essais de Suzaku et Maiko n'avaient pas exactement mené là où ils voulaient. Enfin, pas seulement. Parce que, si, le sort que le duo avait créé permettait bien d'animer des nuages de différentes matières. Mais il permettait aussi de les sculpter. Et la première démonstration de Suzaku et Maiko avait donné des idées aux plus jeunes...
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Pourtant, rien ne vint plus perturber la fin de décembre, et les première année partirent pour les vacances d'hiver assez sereinement.
Ils passèrent les dix jours suivant en famille pour le nouvel an. Leurs familles étaient dispatchées un peu partout dans l'archipel, donc, cette fois, ils ne se virent pas. À peine se croisèrent ils lors des visites aux temples et aux sanctuaires du jour de l'an. Mais il s'agissait d'une occasion formelle, et ils ne purent pas vraiment discuter.
Ils se retrouvèrent lors du trajet de retour sur la jonque pour rentrer à Mahōtokoro.
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Quelques nuits après la rentrée, un samedi, un petit groupe de silhouettes se baladait sur le plateau, enfouissant régulièrement sous la neige de petits objets plats et fins. Ils firent ainsi le tour du pic central, avant de rejoindre un des dortoirs.
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Le lendemain, alors que tous les élèves se baladaient dans le parc, les première année firent leur propre tour. De temps en temps, ils s'arrêtaient, se lançant des boules de neige, ou construisant de petits animaux de neige. À un moment, il passèrent à côté de l'IMAI. Yukimichi envoya une boule de neige dans le dos de son frère. Mais, quand celui-ci se retourna, les enfants s'étaient déjà cachés. Un sourire en coin fleurit sur le visage de l'adolescent, mais il retourna bien vite à l'ouvrage.
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Quoique fut cet ouvrage…
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Et, à la fin de leur tour, tout le groupe se regroupa devant la cours d'Ō-sakura. Les plus jeunes sortirent leurs baguettes. Ceux qui les regardaient se figèrent. Les baguettes s'animèrent, formant des volutes complexes, en libérant des étincelles. Chacun avait une couleur différente. Les lumières se dispersèrent dans tout le parc, se posant sur la neige. Et les tas poudreux que les enfants avaient fait s'animèrent.
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Une quinzaine d'animaux de neige apparurent. Chats, varans, panthère, loup, tigre, oiseaux et chiens se mirent à courir dans le parc. Au début, les élèves et les professeurs furent impressionnés par la démonstration de magie. Puis le loup s'approcha de Chiba furtivement…et explosa en poudreuse en lui sautant dessus. Juste après, à côté du deuxième année, un nouveau loup apparut et s'en fut.
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Et l'apocalypse se déclencha. Chaque animal sautait sur la personne la plus proche, la recouvrant dans un nuage de neige. Quelques secondes après, une nouvelle créature se formait à côté.
On avait beau leur lancer un sort, soit la bête l'esquivait, soit le sort le traversait. La professeur Saruwatari lança un sort explosif à un faucon. L'oiseau se transforma en un tas de neige qui tomba sur l' yeux éberlués de la femme se détachaient sous la couche blanche.
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Rapidement, tout le monde ou presque fut recouvert de poudreuse, à l'exception des première année. Enfin presque. La moitié des enfants s'était écroulée de rire à un moment ou un autre et était assise dans la neige. L'autre était en meilleur état uniquement parce que les enfants s'étaient appuyés contre le bâtiment.
Riyu fut la première à avoir un soupçon d'instinct de survie. C'est que le groupe se détachait bien face à tous ceux qui avaient été couverts de blanc. La jeune Matsuyama-Mori attrapa les mains de Mizuho et Fuki en s'enfuyant, et ce fut la débandade.
Tora, Ōkami et Yukimichi se précipitèrent vers un certain bosquet du pic. Se glissant entre les arbres, ils arrivèrent au centre du massif et descendirent dans les tunnels en riant comme des bossus.
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– Après tout, ils peuvent profiter de leur enfance.
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– Je ne sais pas si il sera de ton avis. Il veut sa vengeance, et tu le sais.
J'espère que le chapitre vous a plu. Il doit y avoir un bel encadré juste en dessous qui ne demande qu'à être rempli.
