Ohayo mes amours 3
Comment allez-vous depuis 2 semaines ? Moi, j'avoue que je pète (à moitié) la forme. Après tout, j'ai une micro semaine de pause ^^
Mais bon, nous allons en venir à ce pour quoi nous sommes là, à savoir, mon nouveau et sublime chapitre 15 de ma fan fiction ! Vous êtes content hein ?!
Sans plus attendre, mon chapitre !
Chapitre 15: Une bien mauvaise situation
Sur le Moby Dick, à peine une semaine après le départ de la jeune femme, et alors que tout l'équipage s'évertuait à changer les idées d'Ace, une femme, assise à un bureau, écrivait une lettre à l'attention d'un certain Marine. A l'intérieur, elle dévoilait le lieu de repos de la fille de Shirohige, ainsi que l'identité et le nombre de ses accompagnateurs. Il y avait là tout pour préparer une opération à son encontre. Une fois la lettre rédigée, elle alla la confier à l'oiseau qui apportait traditionnellement le journal du matin, oiseau connu pour transmettre ce genre de lettre au premier navire de la Marine, qui lui passerait sous la patte, dans le Shin Sekai. Le seul défaut dans son plan fut que Thatch la vit faire, bien qu'il ne puisse intercepter l'oiseau. Naturellement, ce genre de courrier n'étant jamais réalisé par des pirates, le commandant de la 4ème division soupçonna rapidement le coup fourré et alla se saisir de la femme, la faisant légèrement crier de douleur, et rameutant l'ensemble de l'équipage sur le pont.
- Mon fils ? Que fais-tu donc ? Questionna Shirohige.
- Je pense que nous avons une taupe, Oyaji, se contenta de répondre le cuistot.
- Une taupe, yoi ?
- Yep. Je l'ai vu envoyer une missive avec un de ces oiseaux voyageurs qui livrent le journal. Hors, comme vous le savez, ces oiseaux donnent ensuite les lettres à la Marine.
- Oyaji, je vous jure que je ne sais pas de quoi il parle, gémit la femme.
Ne voulant pas débattre durant 10 ans, Haruta se rendit dans le bureau dont disposait la femme, en tant qu'infirmière, et en ramena un encrier qui venait vraisemblablement d'être utilisé, ainsi que du papier à lettre tâché (il était en dessous de la page où elle écrivait).
- Je pense que cela répond à nos questions, yoi, dit simplement Marco. Maintenant, que leur as tu dis, yoi ?
Comprenant que de toute façon sa couverture était grillée, l'espionne, qui n'était autre que Lily, recomposa son masque de froideur et de dégoût.
- Pas grand-chose, déclara-t-elle en souriant d'un air narquois. Juste de quoi intéresser mon paternel… Vous savez… L'amiral-en-chef Akainu.
La révélation purement volontaire de la femme fit blêmir les personnes présentes. Si elle répondait d'Akainu, qui sait ce qu'elle pouvait avoir lâché ?
- Hn, je ne pense pas que votre chère commandante de la 3ème division fasse longtemps le poids face aux amiraux, ricana-t-elle.
Ces mots cruels firent réagir Ace et Marco sur l'instant, et de façon violente puisque le compagnon de Mizuo se précipita pour la saisir à la gorge, sans la moindre douceur tandis que Marco avait en partie pris sa forme animal, prêt à déchiqueter cette garce.
- Qu'as-tu fait ? Réponds ou tu finiras immolée ! Hurla le garçon, hors de lui.
- De toute façon, je suis morte dès l'instant où cet abruti m'a vu… Mais bon, j'ai juste dit ce qu'il fallait pour que mon père se précipite vers cette fille. Les infos vous tiendront au courant je pense, quoique,…
Mais elle ne finit jamais sa phrase puisqu'un bras enflammé la transperça tandis qu'une serre fortement aiguisé lui traçait un 2ème sourire… Elle fut ensuite, purement et simplement, jetée dans l'océan.
- Oyaji, je pars dans l'instant, cria Marco, en prenant sa forme animal.
- Marco, attends, réagit Shirohige. Seul, tu ne tiendras pas tête aux 3 amiraux réunis.
- Mais, Oyaji…
- Je sais, nous savons tous, mais la seule chose que tu feras, c'est précipiter ta propre mort. Il y a assez de ta filleule en danger, ne vas pas te rajouter à la liste. Vois ce que cela a couté à Ace il y a peu.
L'homme donna ensuite l'ordre aux navigateurs de diriger le navire vers l'île où la jeune femme avait décidé de rester. Mais il était inquiet… Il ne leur faudrait pas loin d'une semaine pour rejoindre l'endroit à cause de leur souci de ne pas diriger les regards vers cette même île. Il avait peur que la Marine ait le temps de passer avant eux. Ace, pour sa part, était vert de rage. Des flammes ne cessaient de lécher son corps, obligeant ses compagnons à surveiller que le navire ne brûle pas et à ne pas trop s'approcher de lui. Dans son état, il pourrait sans le vouloir blesser ses amis, et s'en voudrait par la suite. Toutes ses pensées étaient tournées vers sa sœur, sa compagne, son âme sœur. Il venait seulement de comprendre ce qu'elle avait dû ressentir lorsque Barbe-Noire l'avait enlevé pour le livrer à la Marine. Lui-même ne savait pas quoi faire. Il cauchemardait à l'idée de retrouver le corps sans vie de sa femme et de son enfant à venir, sans pouvoir rien y faire. Si ces enfoirés osaient la toucher, il ne savait pas de quoi il serait capable. Enfin, si ça se trouve, il ne ferait que s'effondrer…
Eternia
Cela faisait un peu plus d'une semaine que Mizuo avait pris ses quartiers sur l'île. Les habitants, quoique inquiets au premier abord de voir des pirates, s'étaient rapidement montés agréables et de bonne compagnie. Ils avaient pu comprendre que les nouveaux arrivants ne leur voulaient aucun mal. Ils voulaient juste fournir un lieu de repos à leur commandante. Celle-ci ne faisait d'ailleurs que cela. Ses journées consistaient en quelques ballades avec son second ou un autre, un bon repas bien que trop léger à son avis, une sieste et de longues discussions. Honnêtement, elle s'ennuyait, mais que pouvait-elle faire alors qu'elle ne voyait même plus ses pieds ? Il ne lui restait même pas un mois avant de voir son petit bout de chou pointer son petit nez et elle avait vraiment hâte. Elle passait son temps à se demander si cela serait une fille ou un garçon, et quel nom elle pourrait bien lui donner ? La seule certitude qu'elle avait, c'était qu'elle voulait lui laisser le nom de Gol D. et Ace avait d'ailleurs cédé, presque trop facilement à son goût. Cet enfant était leur trésor, la preuve que même les pirates avaient le droit à une vie de famille.
Malheureusement, sa période de joie fut brusquement interrompue, un après-midi, lorsque l'un de ses hommes arriva en courant, le souffle court. Il semblait terrorisé, ce qui inquiéta fortement la jeune femme malgré le fait qu'elle n'ait pas besoin de cela.
- Que se passe-t-il ? Demanda la femme.
- Commandante… Il… Il y a des… Marines qui… Accostent sur l'île…
- Comment ? S'exclama-t-elle, choquée.
- Les… Les amiraux sont là… Ainsi que l'Amiral en chef… fuyez !
- Les… Amiraux… Et comment veux-tu que je fuis au juste dans cet état ?
Les larmes menaçaient de tomber. Elle était horrifiée qu'ils aient pu la trouver, à cet endroit, normalement bien protégé. Et si les 3 étaient là, c'est qu'ils avaient eu vent de son état. Qu'est-ce qu'elle pouvait faire ? Elle n'en avait aucune idée. Son second ne lui laissa pas le temps de réagir et la prit dans ses bras, le plus délicatement possible, avant de se mettre à courir à toute vitesse en direction de leur bateau.
- Mais… Que fais-tu ?
- Je vous mets en sureté ! Répondit l'homme du nom de Klein. Comme si j'allais vous laisser là ! Et puis je ne veux pas que les commandants de la 1ère et 2ème divisions m'assassinent, pas plus que le capitaine d'ailleurs…
Sa remarque eut le mérite d'attirer un petit sourire sur le visage de Mizuo. Mais face à leur poursuivant, il ne pouvait pas faire grand-chose. Il n'était pas encore arrivé à la plage qu'un rayon de lumière traversa sa jambe, lui faisant perdre l'équilibre. Il ne put que faire attention à ne pas faire souffrir celle qu'il portait en tombant. Malgré tout, la chute leur arracha un cri de douleur. Mais pire que cela, elle attira leur attention sur l'origine du rayon. Devant eux, se dressaient deux amiraux : Kuzan aussi appelé Aokiji et Borsalino, alias Kizaru. Le pire cauchemar des pirates.
- Mah mah, qu'avons-nous là ? Demanda de manière tout à fait rhétorique l'amiral en jaune. Ne serait-ce donc pas la fille de ce cher Shirohige, commandante de la 3ème division, et son second très protecteur ?
- Kizaru… Souffla la jeune femme.
Ce qu'elle craignait le plus était en train de se dérouler sous ses yeux. Elle était totalement impuissante dans cet état et ne pouvait même pas se défendre ou fuir.
- Je pense que tu sais pourquoi on est là jeune fille, mah, continua Borsalino.
- Hn, il serait…dur de ne pas le voir… répondit difficilement la jeune adulte, des larmes perlant au coin de ses yeux.
Elle ne voulait pas paraître faible, mais c'était plus fort qu'elle. Elle n'avait rien demandé. Comme pirate, on ne pouvait pas dire qu'elle était mauvaise : elle ne s'en était jamais pris à des civils, et n'avait volé que des personnes trop riches pour s'en rendre compte. Elle avait manqué de finir esclave, de perdre son compagnon et sa famille. Elle risquait de voir son père mourir de maladie sous peu, et voilà qu'elle finissait entre les mains de la marine pour le seul crime de vivre libre et en compagnie du fils du Roi des pirates. En quoi était-ce juste ? Comment pouvait-on qualifier cette situation de justice, elle n'avait rien de juste ! C'était seulement une discrimination poussée. Vivre n'était pas un crime par Davy Jones !
- Pourquoi… Pourquoi ne pouvez-vous pas… Nous laisser vivre…. Fut la seule phrase qu'elle laissa échapper au plus grand désarroi de son second allongé à côté d'elle, mais aussi de Kuzan.
Pour cet amiral, qui avait le slogan d'une « justice paresseuse » collé dans le dos, la situation n'était pas très appréciable. La seule chose qu'il arrivait à voir était une femme sans défense, enceinte jusqu'aux yeux et incapable de se battre contre eux dans son état. Pour avoir enquêté sur elle en apprenant qu'elle était la petite-fille de Garp qu'il admirait, il savait qu'elle n'avait rien fait de bien dramatique, à part taper du Marine qui l'empêchait de poursuivre sa route. Et encore, elle ne tuait pas ou très peu en cas de grande menace. Sa prime venait principalement de sa parenté, de sa puissance et de son affiliation aux Shirohige. Aux yeux de l'homme de glace, le fait de devoir faire un exemple de sa mort n'avait aucun sens. Il pensait plutôt que cela ferait d'elle une martyr. Et qu'en plus, ils allaient attirer sur eux la colère de trop nombreuses personnes à son goût.
- Ah là là, la situation est bien compliquée, remarqua l'amiral, sous le regard surpris de son collègue.
- Kuzan ?
- Voyons Borsalino, on ne va pas traumatiser une gamine qui ne peut rien faire contre nous. C'est à peine si elle peut marcher toute seule…
- Ce que tu dis relève de la trahison, Kuzan, répondit Kizaru.
- Non, simplement du bon sens. Ma justice n'est pas celle-ci et je refuse de cautionner une telle chose. Pour ma part, tu peux partir gamine mais je ne suis pas seul, et tu le sais…
- Je…
Elle ne savait même pas quoi lui répondre, trop surprise de ce qu'il se passait. Borsalino, lui, regardait son camarade. Il s'était vaguement douté que les choses n'allaient pas forcément bien se passer avec lui. Son sens de la justice était trop différent, trop proche de celui de Garp pour qu'il accepte cela. Lui-même n'avait rien contre l'arrestation de criminels, mais la mise à mort d'une femme enceinte… Non pas que cela le traumatisait, mais c'était… Exagéré selon lui. Il regarda sans rien faire la jeune femme se relever et aider tant bien que mal son ami à faire de même, pour essayer de partir tant qu'ils ne réagissaient pas. Mais, c'était sans compter sur l'arrivée de l'amiral-en-chef Akainu.
- Tiens… J'ai comme l'impression qu'une petite souris est sur le point de partir, Kuzan, Borsalino.
L'homme de magma se préparait à lancer une attaque, qui dans l'état de la cible, risquait plus de la tuer que de la stopper. Il fut stoppé par son collège de glace.
- Essaierais-tu de nous trahir ?
- Ah là là, non ! Je sais que, quoi que je dise, tu l'arrêteras. Mais je refuse que tu la tues ainsi. C'est qu'une gamine. Elle ne peut pas t échapper. Captures-la si ça te chante puisque rien ne t'en empêchera mais ne la blesses pas. Sinon, je peux te garantir que tu trouveras à qui parler.
Aokiji regarda fixement son subordonné. Il savait que l'homme n'avait pas apprécié sa nomination de chef de la Marine, et qu'il avait d'ailleurs failli la quitter. Mais malgré leurs différents, il avait besoin de lui et de sa puissance non négligeable. Il ne pouvait se permettre de s'en faire un ennemi pour le moment et décida d'accéder à sa requête. Il stoppa son attaque, redonnant à son bras une apparence normale, et se contenta de se diriger à toute vitesse vers sa cible, et de lui administrer un coup violent dans le cou, qui lui fit perdre instantanément connaissance. Elle tomba au sol, sous les cris angoissés de son second, qui, lui, n'eut pas la même chance et se fit traverser par un poing de magma qui le tua sur le coup.
Ensuite seulement, l'homme passa des menottes en kairouseki aux poignets de la jeune femme. Mais il n'eut pas le temps de la foutre sur son épaule, qu'Aokiji s'était approché et l'avait doucement pris dans ses bras, en faisant attention.
- Pfff, en quoi est-il nécessaire de faire attention ? Elle va mourir de toute façon.
- Même, lui laisser un peu de dignité ne fera pas de mal. Et puis, le Vice-Amiral Garp pourrait bien avoir une dent contre vous autrement. Et je peux vous dire qu'il est moins tendre que ce qu'il laisse paraître.
- …
Les 3 hommes rejoignirent ensuite leur navire de guerre, et, tandis qu'Akainu donnait les ordres pour les mener à l'Impel Down du Shin Sekai, l'amiral de glace allait mettre sa jeune charge dans une celle puisque il n'y avait pas le choix, où elle fut enchaînée au mur par les poignets. Instinctivement, elle s'était recroquevillée, comme pour protéger son bébé. L'ancien élève de Garp la regarda longuement, pensif. Pour la deuxième fois de sa carrière, la première étant la situation avec la jeune Robin, il était face à un cruel dilemme. Certes, c'était une femme adulte et libre de ses choix qu'il avait devant lui. Mais un tel gâchis… Enfin, il ne pouvait pas faire grand-chose si ce n'est limiter la casse. Pour cela, il se permit d'appeler Garp, à son bureau, et de lui annoncer la nouvelle. D'après la tête du Den Den, l'homme avait failli mourir sur le coup en entendant cela. Mais il se précipitait déjà à la prison pour pouvoir voir sa petite-fille et essayer de faire en sorte qu'elle échappe à quelques-unes des « traditions d'arrivée »
ALORS ? Vous avez vu, le chapitre est plus long :D Avouez, vous êtes heureux !
Dites moi tout, mais je vous rappelle qu'un auteur mort, que ce soit par strangulation, noyade ou autre ne peut plus écrire la suite ! Et un auteur sous pression écrit mal ^^
Sur ce, à bientôt !
