Hello mes petits lecteurs !
Tout d'abord, je m'excuse de mon retard abominable. Le syndrome de la page blanche passe par là donc j'ai un peu de mal à avancer...
Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont fait des review. Je ne vous ai pas tous répondu et je le regrette donc je vous fait un merci collectif !
Voici donc venir le chapitre 17 ! J'espère qu'il vous plaira tout autant que les précédents !
Chapitre 17 : La grande réunion !
Eternia, quelques heures plus tard.
Marco, sur le navire des Shirohige, regardait la foule qui commençait à se rassembler devant lui. Il avait conscience de son rôle, et de l'importance de ce qui allait se dérouler. La Marine, avec son action, venait de faire la chose en trop. Et en se soulevant en masse, la population allait comprendre qu'elle avait franchie des limites à ne jamais dépasser. Mais, à côté de cela, le phénix pensait aussi à sa récente discussion avec son oyaji.
FLASH BACK
- Marco.
- Oyaji ? Répondit l'homme, qui était assis à côté de son capitaine, dans sa capitaine.
- J'ai besoin de parler de certaines choses avec toi.
- Comment cela ?
- Tu sais que je ne suis plus tout jeune. Et ma santé décline. J'ai besoin de savoir que je laisserai mes enfants entre de bonnes mains.
- Oyaji… Marco était triste de l'entendre parler comme cela. Comment imaginer que cet homme, cette légende des mers qui avait réussi plus de choses que quiconque à part Roger, pouvait si facilement les quitter. Mais il savait aussi qu'il ne pouvait pas faire ce que son capitaine attendait de lui. Bien que ce soit dans ses cordes, et que ce soit ce que tout le monde attendrait de lui, il ne voulait pas être le capitaine. Il avait toujours préféré rester dans l'ombre (NDA : On te croit…) et veiller sur la personne au-dessus de lui. Il ne s'imaginait pas être cette personne.
- Je ne peux pas Oyaji… Je… Je ne veux pas prendre votre place, ni maintenant, ni jamais yoi. Ce serait trop dur !
- Mais que veux-tu faire dans ce cas ?
- Rester à mon poste… Pour toujours…yoi.
- L'équipage risque de se dissoudre sans dirigeant, lui fit remarquer Shirohige.
- Je ne me voie pas à cette place, yoi. A vrai dire, je ne vois qu'une personne à cette place, et pour le moment, elle a des ennuis, yoi.
- Mizuo ?
- Oui Oyaji. Oh, je sais qu'elle est jeune, tête brûlée, inconsciente et aussi dingue qu'une D. peut l'être, yoi. Mais, non seulement elle est votre fille, mais elle a aussi la puissance qu'il faut. Et elle aura Ace, yoi. En un sens, il y aura deux capitaines. Je ne pense pas que les autres commandants le prendraient mal. Ils la connaissent presque tous depuis sa naissance et l'ont vu grandir ces quatre dernières années, et devenir une femme accomplie. Elle sera bientôt mère qui plus est, et comprendra mieux que quiconque ce que vous faisiez pour cet équipage, yoi. Il n'y a qu'elle pour garder intacte la vocation première de cet équipage, yoi.
- Gararara, tu m'as fait là un bien beau discours mon fils. Mais je comprends ta pensée. Lorsque nous serons en route pour le QG, j'annoncerais mes intentions aux autres commandants.
- Bien Oyaji, yoi.
- En attendant, je te charge d'accueillir et de mettre au parfum tout ce beau monde. Ils te connaissent.
FIN DU FLASH-BACK
Une fois sa divagation terminé, le second du roi des mers put observer que toutes les personnes conviées avaient répondu présent, ce qui, en un sens, lui mettait un peu de baume au cœur. Malgré leurs rivalités sur les mers, ils étaient capables de s'allier pour un même objectif, et de tenir tête à ces Marines de pacotilles. Plus particulièrement, il put observer les airs à la fois déterminés et inquiets du capitaine au Chapeau de Paille, d'Akagami, et d'Ace qui traînait toujours dans un coin, tel un fantôme. Sans en connaître la raison, Marco avait pu voir ce même air sur le visage du rookie Trafalgar Law, et il ne savait pas trop quoi en penser. Décidant que ses réflexions n'avaient pas lieu d'être en cet instant, le phénix décida de s'avancer afin de se faire remarquer des différents groupes, et pour pouvoir entamer la discussion.
- Bien. Je vous remercie tous d'avoir répondu à cette « convocation », que j'admets être plus que cavalière. Mais comme je vous l'ai laissé entendre, la situation n'a rien de très agréable, yoi. Pour la plupart, vous savez ce qu'il s'est passé. Hier, dans la matinée, la Marine a accosté sur cette île, où notre sœur attendait l'arrivée de son enfant. Ils ont été prévenus par une femme qui se trouvait être la fille d'Akainu, yoi.
La simple mention du nom de l'Amiral-en-Chef fit dresser les poils sur les bras de plusieurs pirates ayant eu l'immense « plaisir » de se confronter à lui. C'était certainement une personne dont ils fêteraient le décès quand il adviendrait.
- Ils ont alors profité de son état, continua l'homme. Et l'ont capturée, bien qu'elle ne puisse se défendre, ou même courir. D'après certains de nos hommes, Aokiji a plus ou moins essayé de calmer le jeu, mais cela n'a guère suffit. Ils l'ont ensuite emmenée. Sa capture n'a pas encore été annoncée, mais cela ne saurait tarder. D'après les distances, elle doit être sur le point d'arriver à la prison du Shin Sekai, yoi. Nous sommes plus que sûrs qu'ils ne vont pas tarder à annoncer son exécution. Pour eux, c'est un moyen de faire oublier le cuisant échec de celle d'Ace i ans.
- Et pourquoi devrait-on se joindre à vous pour sauver une fillette ? Intervint Eustass Kidd qui n'avait même pas été invité mais qui avait suivi le mouvement.
- Pourquoi, yoi ? Tout simplement car cette fois, ils ne font pas que « s'occuper » de l'une des nôtres. Ils veulent montrer que notre système tout entier n'a pas le droit d'être en place, yoi. Ils veulent montrer qu'on a pas le droit d'avoir une famille, ou des amis. Et que ce moindre écart, que ce soit entre nous ou avec des civils est interdit, yoi. Même toi, gaki, tu ne t'en es jamais pris à une femme enceinte que je sache, yoi.
- … C'est…honteux, grommela Kidd.
- Justement. Attaquer, emprisonner et vouloir exécuter une femme, enceinte de plus de 8 mois est tout à fait honteux. Et ici, plus que de nous filer un coup de main, je vous demande de défendre votre propre mode de vie et de faire comprendre à la Marine qu'on vit comme on veut, librement, yoi.
A ces mots, quelques-uns applaudirent, tandis que d'autres se contentèrent d'hocher la tête. Tous étaient dans l'ensemble d'accord avec les paroles de Marco. Eux, qu'on jugeait cruels, sanguinaires, dangereux, ne s'en seraient pourtant jamais pris à une femme dans cet état. Il était temps que la Marine comprenne qu'elle venait de franchir une ligne.
- Maintenant, la question est plus de savoir si on attaque la prison, ou si on attaque le QG du Shin Sekai, yoi.
- Ce serait pas plus simple de le faire à la prison ? demanda Capone Begue, bien qu'il ne songe pas réellement à participer.
- Eh bien justement c'est discutable, yoi. La prison du Shin Sekai est sur le même modèle qu'Impel Down. Sous-marine et sur plusieurs niveaux. On serait pris comme des rats dedans et il nous serait plus difficile d'en sortir. Alors qu'à ciel ouvert, c'est plus simple, yoi.
- Je suis d'accord avec l'analyse, acquiesça Shanks d'un signe de tête.
- Bon, eh bien c'est décidé alors. Nous attaquerons l'ancien QG du G1 qui est devenu celui de la Marine. Vous êtes libres ou non de vous joindre à nous naturellement.
- Nous venons, décréta le yonku roux.
- Nous aussi, ajoutèrent les Mugiwara.
- De même, continua Sabo.
Et les groupes se joignant à eux se firent aussi entendre, un à un. Au final, sur tous les équipages réunis, soit environ 15 sans compter les alliés de Shirohige, seuls 3 décidèrent de ne pas se joindre à eux : Kidd, Squardo et Capone Begue. Tous les autres avaient envie de taper du Marine.
Shin Sekai No Impel Down
Le navire de guerre d'Akainu jeta l'ancre dans le port rattaché à la prison environ 36 heures après la capture de Mizuo. Il avait été aussi rapide que possible afin de ne pas être intercepté. Dans le même temps, Akainu avait préparé son plan pour l'exécution prochaine, décidé à ce que celle-ci se déroule selon ses plans et non pas selon le bon désir de ces maudits pirates. Kizaru, lui, était resté dans ses quartiers, plus ou moins satisfait. Il ne comptait pas aller à l'encontre des ordres reçus, qu'il approuvait dans l'ensemble, mais n'arrivait pas à se dire que la manière était la bonne. Enfin, Aokiji avait choisi de rester aux côtés de la jeune femme, afin de lui faire penser à autre chose, ce qui avait plus ou moins réussi puisqu'elle n'avait pas repris connaissance après le coup d'Akainu. Elle avait aussi reçu la visite de Smoker, qui se trouvait aussi sur le navire afin de rendre son rapport. Ce dernier n'avait pu empêcher une grimace en voyant la situation. Depuis Alabasta, il avait quelques divergences d'opinion avec sa hiérarchie. Et franchement, il n'approuvait absolument pas ce qui se déroulait.
- Comment peut-on laisser faire ça, chuchota l'homme aux cigares, à son amiral.
- De la même façon qu'on a laissé Ohara se faire exterminer, ou qu'on a décrété avoir sauvé un pays quand ce n'est pas vrai, lui répondit Aokiji qui regardait la captive, encore inconsciente.
- Ce n'est pas la justice ! Pas celle que je défends !
- Pas plus que la mienne, mais il n'est pas bon de se dresser face à Akainu. J'ai fait la seule chose possible, à savoir prévenir Garp de la situation. Tel que je le connais, il a dû courir aussi vite que possible à la prison.
- Je peux faire quelque chose ?
- Pas vraiment. Enfin, tu peux toujours prévenir les Shirohige.
- Pourquoi ? Ils sont surement déjà au courant.
- Pour leur dire qu'elle sera bien traitée. Enfin… De notre part tout du moins.
- Hn, ouais.
A l'instant où l'amiral de glace sentit que le bateau s'arrêtait, il alla ouvrir la cellule de la fille. Il lui détacha doucement les poignets, avant de les attacher entre eux, puis la prit dans ses bras, en essayant de faire attention. De toute manière, valait mieux lui qui son supérieur. Ensuite seulement, il quitta les cales du navire et remonta à l'air libre en la tenant fermement contre lui. Akainu, s'il vit son geste quelque peu protecteur, n'en dit cependant rien. Accompagnés de Kizaru, ils quittèrent le navire afin d'aller à la rencontre du chef de la prison. Rapidement, l'Amiral-en-Chef remarqua la présence de Garp, ce qui le fit grincer des dents. Comment avait-il pu être au courant ? Le vieil homme, inconscient des pensées d'Akainu, se précipita vers son ancien subordonné afin d'arracher sa petite-fille de ses bras, et de la prendre dans les siens. Il savait qu'il ne pouvait rien faire, mais ce n'était pas une raison. Il vérifia rapidement qu'elle allait bien, avant de jeter un regard furibond envers d'Akainu, sans pour autant dire quelque chose.
- Genkotsu, le salua l'Amiral-en-chef, avant de se détourner pour entrer dans la prison.
Aokiji et Garp se regardèrent, avant de lui emboîter le pas. Ils le suivirent dans le dédale de la prison, pour arriver, d'abord, dans la zone « d'accueil des prisonniers ». Ici, on leur faisait passer un entretien médical (NDA : faudrait pas mourir d'une allergie tout de même) avant de leur remettre des habits de prison pour ceux qui ne devaient pas être exécutés. Enfin, on leur faisait passer les « traditions » à savoir un bain d'eau bouillante, puis juste après complètement glacée. C'était la même tradition qu'à Impel Down, celle qui n'avait pas fait sortir un seul mot de la bouche d'Ace.
Doucement, Garp alla poser son précieux fardeau sur la table d'examen, pour que le médecin l'examine. Il fit cela rapidement.
- Elle n'a rien de particulier si ce n'est un gros stress et sa grossesse avancée.
- Non, sans blague, ironisa Garp, énervé.
- Bien, dit simplement Akainu.
Le vieil homme reprit la jeune fille. A sa demande, elle échappa au bain bouillonnant et glacé. Akainu le conduisit au 6ème niveau, devant une cellule qui ressemblait à l'identique à celle dans laquelle son petit-fils avait lui-même été enchaîné. Cela lui brisait le cœur. Il espérait de tout son cœur qu'elle n'allait pas accoucher en prison. Comprenant ce que son « supérieur » attendait de lui, Garp entra dans la cellule et alla déposer délicatement sa petite-fille contre le mur. Il libéra ses poignets des menottes qui les attachaient entre eux, avant de les attacher avec les chaînes au mur, puis, avec encore plus de réticence si cela était possible, il fit de même avec la chaîne qui devait aller au niveau de son cou, et celle au niveau de ses chevilles. Comme si celles des poignets, en kairouseki, ne suffisaient pas. A ce niveau, c'était plus de l'humiliation. Ensuite, et malgré les critiques d'Akainu, il enleva son manteau, celui avec au dos duquel était marqué « justice », afin de le poser sur elle et de lui tenir chaud. Après avoir fait cela, et l'avoir regardée longuement, il quitta la cellule, mais seulement pour s'asseoir devant, comme si de rien n'était.
- Genkotsu ? Demanda Akainu.
- Je reste, c'est tout, déclara simplement le vieil homme. Je pense que l'on peut m'accorder cela.
- Bien. Ne faites rien d'insensé, cela ne servirait à rien.
- Ce n'est pas mon but, lui retourna Garp.
Satisfait de sa réponse, Akainu remonta les niveaux, suivi des deux autres Amiraux, laissant le grand-père et sa petite-fille ensemble dans les profondeurs de la prison. Garp en profita pour assommer quelques prisonniers ayant eu la mauvaise idée de siffler sa petite-fille, que ce soit pour son état, sa beauté ou encore sa filiation. Non mais oh, on ne se moque pas de la petite-fille de Garp voyons ! A moins d'être suicidaire. Puis ensuite, il attendit qu'elle se réveille. Cela mit un temps fou, ce qui poussa l'ancien héros de la Marine à haïr encore plus Akainu. Mais le regard terrorisé qu'elle eut en se réveillant lui ôta toute autre idée de la tête. Il la regarda se redresser lentement malgré les chaînes, puis scruter son environnement avant de le regarder.
- Jiji ? Fit la voix tremblante de la jeune adulte qui, en cet instant, rappelait plutôt une enfant apeurée.
- Un peu de respect pour ton Jii-chan jeune fille, répondit Garp, même si l'énergie qu'il mettait d'habitude à dire cela était absente.
- Shi shi. Je… On est à Impel Down… C'est ça ?
- A celui du Shin Sekai, en effet… Akainu t'as capturée sur Eternia…
En comprenant la situation, Mizuo ne put s'empêcher de fondre en larmes, complètement terrorisée à l'idée de mourir, alors que son enfant n'était pas encore né.
- Ji… Jii-chan, gémit la jeune fille. Je… Je ne veux… Pas mourir… J'ai… J'ai encore tant de choses… A vivre…
Les paroles de sa petite-fille brisèrent le cœur du vieil homme, déjà bien abîmé par la situation d'Ace 3 ans auparavant. Pourquoi sa famille devait-elle toujours se retrouver dans une telle situation ?
- Je suis tellement désolé, mon enfant, dit doucement Garp. Si seulement je pouvais t'aider…
- C'est pas… de ta faute Jiji… C'est encore cet homme…de malheur… Il a juré la perte de notre famille et ne reculera devant aucune bassesse pour y arriver…
- En effet. Il est prêt à tout pour faire oublier l'échec de la capture d'Ace.
- Hn… Celui-là, je lui réserverai un accueil personnalisé là-haut, déclara Mizuo, qui s'était résignée à sa mort prochaine.
- Tu sais que tes amis ne vont pas te laisser ?
- Je le sais, même si comme Ace, je ne peux m'empêcher de les vouloir en sécurité…
- Nous serons vite fixés. Akainu veut que ton exécution ait lieu le plus vite possible. Il ne veut pas que les forces ennemies s'allient pour te libérer.
- Au moins, une chose est sûre alors. Il tombera bientôt des nues.
Considérant la conversation terminée, Mizuo essaya de trouver une position légèrement plus agréable, et s'assoupit finalement. Son grand-père la regarda longuement, profondément inquiet pour elle. Ensuite seulement, il remonta les différents étages de la prison, se promettant de revenir le plus rapidement possible.
Voilà pour aujourd'hui ! N'hésitez pas à me donner vos avis, je suis preneuse :D
