Salut mes chers lecteurs :)

Encore une fois, je fais preuve d'un manque d'assiduité flagrant. Je n'ai pas posté depuis très longtemps et j'en suis désolée :(
Je suis en Master en alternance, et cela me prend un temps inimaginable, et j'avoue être assez claquée le soir ^^'
Mais me revoilà, j'ai reçu plusieurs review depuis cet été et cela m'a remotivée pour vous mettre ce chapitre.

J'espère que le développement vous plaira et que vous n'aurez pas trop l'impression de voir du Mary-Sue, que j'essaie de limiter haha

En tout cas, bonne lecture à tous ^^


Moby Dick

Tous les pirates étaient surexcités par ce qui allait se produire, et il en allait de même pour les autres navires les suivant. Marco, pour sa part, restait accroché aux basques d'Ace, comme pour surveiller qu'il n'allait pas faire de bêtises. De toute manière, tous attendaient une réunion ordonnée pour les commandants par leur capitaine. Ce dernier avait dit avoir une chose à leur faire savoir. En vérité, tous étaient inquiets. Ils savaient bien que leur capitaine n'était plus tout jeune, et avaient peur de l'annonce. Heureusement, ils ne mijotèrent pas longtemps dans leur jus. Shirohige les fit tous appeler afin de leur donner des informations.

- Mes enfants, commença-t-il. Comme vous le savez, nous sommes en routes pour sauver votre sœur. Une guerre va avoir lieu, et certains d'entre nous tomberons. Il y a quelque chose que j'aurais dû faire i ans, avant que nous n'allions chercher Ace, mais je ne m'y suis pas résolu. Aujourd'hui, je le suis.
- Oyaji, firent certains, doucement.
- Je ne suis plus tout jeune Gura ra ra. Et je me dois de désigner un successeur. J'ai d'abord voulu nommer Marco à ce poste, après tout, il est le commandant en second. Mais cet idiot de phénix ne veut pas du poste. Il est comme une mère poule qui veut veiller ses petits, mais sans trop s'éloigner en cas de besoin. Je n'ai rien pu en tirer...

Plusieurs personnes ricanèrent à la description.
- Néanmoins, il m'a dit la personne sur qui se portait son choix. Certains, peut-être, s'en doutent.
- Mizu, chuchota Ace.
- Il s'agit ni plus ni moins que de votre sœur. Marco pense que c'est à elle de me succéder malgré son jeune âge. Et si je vous le dit en cet instant, c'est pour avoir votre avis car un capitaine imposé n'est jamais réellement accepté.
- Je sais qu'elle est jeune, intervint Marco. Mais non seulement, elle est la fille d'Oyaji, mais elle a un cœur aussi gros que le sien, yoi. Je suis persuadé qu'elle prendra soin de l'équipage de la même manière qu'Oyaji. C'est notre meilleur choix à faire, yoi.
Aux mots du second, des cris de joie percèrent. Tous semblaient favorables à la décision. Même si la fierté de certains des vétérans était quelque peu mise en bouillie, ils étaient d'avis que c'était la vérité. Mais… Encore fallait-il qu'elle vive assez longtemps…
- Bien. Cette affaire étant réglée, nous allons pouvoir passer aux choses sérieuses. Soyez tous prêts car la guerre a été déclarée.
- YEEEEEEAAAAAAAHHHHHHHHH ! Scandèrent les membres de l'équipage.

Shin Sekai No Impel Down

Plusieurs jours venaient de s'écouler, affaiblissant lentement, mais surement la jeune femme, qui économisait pourtant toutes ses forces dans l'espoir que ses amis puissent sauver son enfant. Elle était persuadée de ne pas survivre. Comme si Akainu allait la laisser filer entre ses doigts… Mais elle priait tout de même pour un miracle. Un matin, elle ne savait plus depuis combien de temps elle était là, le directeur de la prison, accompagné de son Jiji de marine se retrouvèrent devant elle.
- Akashiro , aussi connue sous les noms de Newgate et Mizu No Hime, vous êtes, par la présente, condamnée à la mort, sur l'échafaud du QG de la Marine. L'exécution aura lieu demain matin à 10h tapantes. Vous allez donc être conduite aujourd'hui au dit QG où vous attendrez votre mort.

Le discours, froid et calculé du directeur la fit frissonner. Comment pouvaient-ils condamner à mort aussi facilement ? Suite à ces mots, ce fut Garp qui entra dans la prison afin de la détacher du mur, pour lui menotter les poignets et les chevilles, avant de la prendre dans ses bras, comme quelques jours auparavant. Quand il l'eut dans ses bras, l'étreinte du vieil homme se fit protectrice, ce qui soulagea quelque peu la jeune femme. C'est dans le plus grand silence que le petit groupe remonta ensuite les différents niveaux afin de rejoindre le navire de la marine apprêté pour l'événement.
Contrairement à la fois précédente, elle ne fut pas mise dans une cellule du navire, mais attachée sur une chaise de kairouseki, positionnée en plein milieu du pont, sous le regard goguenard d'Akainu. Ce dernier semblait avoir décidé de surveiller chaque déplacement de sa prisonnière afin d'être sûr que rien ne se passe.

Le voyage se fit sans aucune accroche notable. Mizuo regardait l'horizon, sous la surveillance de ses geôliers, Akainu jubilait à l'idée d'atteindre l'un de ses objectifs et Garp alternait entre fusiller du regard son supérieur et regarder tendrement sa petite-fille. Personne ne pipa mot avant l'arrivée au QG de la Marine. Lorsque le navire eut enfin largué les amarres, la jeune femme fut détachée et emmenée dans les quartiers de haute surveillance, pendant que le reste des forces en présence préparait l'exécution. Comme n'importe qui aurait pu s'en douter, elle ne dormit pas de la nuit, trop inquiète de ce qui allait se dérouler. Ce n'était pas la mort qui lui faisait peur : comme le reste de sa famille, elle comptait l'accueillir avec le sourire. Mais l'idée que son enfant puisse ne pas voir le jour la rendait immensément triste. Sans même qu'elle le sache, Garp passa la nuit pas loin d'elle toujours tiraillé par ses émotions.

Au petit matin, deux gardes, des bourreaux, vinrent la chercher afin de la mener à l'échafaud. Ils ne semblaient pas avoir compris qu'elle était tout bonnement incapable de mettre un pied devant l'autre dans son état, ce qui l'agaçait fortement au passage. Alors que l'un allait la menacer de la traîner par les cheveux si elle n'obéissait pas, elle fut « sauvée » par l'intervention de l'Amiral Aokiji. Ce dernier, appelé à la rescousse par Garp qui n'avait pas le droit de s'approcher d'elle, était venu l'emmener lui-même. Il la prit doucement dans ses bras, au grand embarras de Mizuo, avant de la conduire à l'extérieur. L'amiral de glace se fichait de froisser les bonnes mœurs. Déjà qu'il trouvait inacceptable la situation… Pour montrer son désaccord, il avait d'ailleurs juré à son supérieur que, si ce dernier attentait à la vie de la jeune fille hors du cadre strict de l'exécution (les deux bourreaux et c'est tout), il n'aurait aucun scrupule à aider les pirates à s'en sortir. Akainu, bien malgré lui, lui avait fait la promesse de s'en tenir à l'exécution, ne souhaitant pas de catastrophe. Le jeune Amiral monta donc doucement les marches qui menaient à la plateforme d'exécution, sentant sa charge trembler de plus en plus malgré son air fier. Il ne put s'empêcher de la rassurer un peu.

- T'inquiète gamine, je suis persuadé que ta petite famille va pas te laisser là, dit-il doucement
- Ca je le sais, mais j'ai peur pour eux justement, répondit la demoiselle.
- Eh bien, si je m'attendais à ça. Plus inquiète pour les tiens que pour toi. Tu tiens bien de tes parents, yare yare.
- Tu as connu mes parents ?
- En effet. Enfin, ton père tout le monde le connaît. Mais j'ai aussi connu ta mère. C'était une femme forte et déterminée.
La remarque attira un sourire sur les lèvres de la jeune prisonnière. Malheureusement, l'homme finit par arriver à destination, et dut poser la jeune femme au sol, pendant que les bourreaux la menottaient à la plateforme avant de prendre place, et qu'Akainu se postait à côté d'elle, bien décidé à ce que personne ne l'approche avant sa mort.

Aokiji, pour sa part, alla se poser sur son siège, ne désirant en aucun cas se mêler de ce massacre. Il se demanda d'ailleurs ce qu'allait en dire la population. Avec le récent reflux de naissance, les femmes enceintes étaient assez protégées. Est-ce que leur haine pour les pirates prendrait le dessus ? Ou leur désir de protection ? Il avouait être assez curieux.
Garp, finalement, décida de se placer au pied de l'échafaud, sachant très bien que son « très cher » supérieur ne le laisserait en aucun cas approcher sa petite-fille. Il ne pouvait qu'espérer que le reste de sa petite famille soit assez rapide pour agir, car sinon, il ne donnait pas cher de la vie de la jeune femme.

Pas très loin du QG

Les pirates, dans l'ensemble étaient totalement surexcités. Ce n'était pas tous les jours qu'une telle alliance se formait afin d'envahir le QG de la Marine. Bien que certains soient inquiets, tous connaissaient et approuvaient la raison de la venue. L'annonce, le matin même, de l'exécution de la 3ème commandante, avait déjà fait le tour du monde, ce qui avait augmenté la tension. Ace, en lisant l'article, avait encore plus blêmi si c'était possible. Déjà qu'il n'était pas bien bronzé…
C'est pourquoi, pour la plupart, l'entraînement était la seule occupation. Ils ne désiraient pas mourir bêtement à cause d'une crampe ou d'une erreur stupide. Les médecins eux-mêmes se préparaient, afin d'accueillir et de soigner tous les blessés qu'ils auraient la possibilité de récupérer. Seul Law ne faisait pas comme les autres. Le jeune chirurgien avait eu l'intuition, qu'il espérait fausse, qu'il y allait avoir une naissance sous peu. Après tout, si Mizuo était aussi chanceuse que le reste de sa fratrie, il n'y avait rien pour empêcher qu'elle accouche en plein milieu du champ de bataille. Il avait donc préparé ses outils en conséquence.

Les trois frères, dans leur coin, rongeaient leur frein. Ils se sentaient totalement impuissants. Ils avaient pourtant jurés de protéger leur sœur. Quand ils étaient enfants, ils avaient failli la perdre une fois, alors qu'un noble de Goa avait décidé de la brutaliser de la pire des manières possibles. Heureusement, le pire avait été évité, mais les 4 gamins en étaient sortis traumatisés. A cette époque, ils comprenaient difficilement qu'on puisse vouloir faire autant de mal à autrui sans raison et le découvrir ainsi était la pire des choses.

Ace ne cessait d'imaginer ce que devait ressentir sa femme. Il avait été à sa place, terrorisé sans même le savoir alors qu'il s'agenouillait sur l'échafaud. Et savoir qu'elle devait être dans le même état que lui en cet instant lui retournait le ventre. Et son enfant… Il ne se pardonnerait jamais sa mort si elle advenait… Il ne pourrait pas…

L'ensemble des navires pirates finit par arriver face à la porte de la justice. Cette partie du plan avait été la plus complexe. Il leur avait fallu une personne de la place, indétectable et prête à courir le risque pour l'ouvrir. Pour leur plus grande chance, une personne, et une seule avait réussi à s'infiltrer. Et il semblait que sa mission était un succès puisqu'au moment de leur arrivée, la porte s'ouvrit sans accrocs, permettant aux navires de s'engager dans le courant qui reliait les différents bâtiments de la Marine dans le Shin Sekai.

A l'agacement de tous, 3 heures durent encore s'écouler afin qu'ils puissent apercevoir le QG. En entendant les exclamations de ses camarades, Ace, suivit de ses 2 frères, se précipita à l'avant du Moby-Dick… Et ouvrit grands les yeux.

Sur la place du QG, qui était déjà bien plus grande que Marin Ford, il pouvait voir des centaines et des centaines de soldats. Des simples matelots aux Amiraux, il y avait tout le monde, comme si la Marine du monde entier avait décidé de se rassembler pour « l'événement ». On pouvait clairement dire que la place était noire de monde. Derrière la masse d'hommes se dressait un échafaud imposant, et probablement renforcé au kairouseki afin d'empêcher sa destruction. Au pied de celui-ci, le jeune commandant pu voir son grand père qui fusillait du regard son supérieur. Si un regard pouvait tuer, nul doute qu'Akainu serait déjà en enfer à cet instant… Juste sous la plateforme, se dressaient les sièges habituels des gradés où Aokiji avait déjà élu domicile et semblait s'être endormi. Sombre répétition du passé n'est-il pas ? Et enfin, sur la plateforme, Ace pu discerner son plus grand ennemi, qu'il comptait bien faire passer six pieds sous terre, et sa compagne. Celle-ci était assise sur la plateforme, et non agenouillée, attachée par des fers en kairouseki. Dans ses yeux, il pouvait lire à la fois sa terreur face à la situation, mais aussi son début de soulagement à l'idée de les voir arriver.

Akainu, lui n'avait aucun sourire aux lèvres. Comment ces détritus avaient réussi à passer la porte de la justice ? Normalement, personne, même les traîtres n'avaient le courage de défier ses ordres, et ils préféraient tous fuir la queue entre les jambes. Si cela continuait, il allait tuer tous les soldats pour en recruter lui-même. Cela ne serait pas du luxe à son avis. Encore une fois, la Marine ne parvenait pas à les empêcher d'agir… Il fallait qu'ils puissent tuer la fille avant. Mais bien que l'envie de la tuer sur le coup le prenne, un regard, glacial, d'Aokiji, le calma sur le champ. Il ne pouvait pas agir ainsi, même s'il le désirait. Il devait rester dans les clous édictés par le gouvernement mondial.

En voyant l'ensemble des pirates, qui s'apprêtaient à jeter l'ancre, les Marines se préparèrent. Pour une fois, la diffusion n'avait pas encore commencé, comme s'ils s'étaient doutés que quelque chose allait forcément mal se passer. Les pirates se dépêchèrent de quitter leurs navires pour éviter de faire une cible trop facile. Les commandants entouraient leurs capitaine tandis que les divers alliés se tenaient sur les côtés, prêts à en découdre. Mizuo put aussi voir sa fratrie, toute décidée à en coller une à la Marine. Elle espéra une seule chose : qu'ils fassent vite. Elle avait réussi à le cacher, mais elle avait perdu les eaux à la prison et ses contractions se rapprochaient, lentement, mais surement. Si cela continuait, elle accoucherait sur la plateforme d'exécution, ce qui n'était pas franchement à son goût. Enfin, mourir ne l'était pas non plus. Elle se mit donc en tête d'accélérer le processus. Elle gonfla ses poumons avant de se mettre à hurler.
- ACCCCCEEEEE ! SAAABBBBOOOOOO ! LLUUUFFFFFFYYYYYYY ! Cria-t-elle à pleins poumons, faisant grimacer les personnes alentours qui eurent très mal aux tympans. C'est qu'elle avait du coffre la môme.

Ace, qui l'avait naturellement entendu, préféra lui faire de grands gestes, plutôt que d'hurler. Bien que le jeune homme soit inquiet, il était soulagé de voir que Mizuo était en un seul morceau. Il avait eu très peur d'arriver en retard et de ne trouver que son cadavre. Il ne voulut pas hurler pour attirer plus l'attention qu'elle ne l'était déjà, mais son sourire suffit à sa compagne.
- AKAINU ! rugit le garçon, finissant par hurler quand même. Tu as signé ton arrêt de mort !
La remarque fit sourire l'homme de magma qui se savait plus puissant que le jeune homme aux pouvoirs de feu.
- Eh bien viens donc essayer de mettre en œuvre ton désir Hiken, lui répondit-il, sarcastique.
- Tu joues avec le feu gamin, rugit Shirohige, profondément énervé de voir sa fille enceinte jusqu'aux yeux, être enchaînée.
- Ce sont les pirates qui jouent avec les lois depuis bien trop longtemps. Elle ou une autre ne fait aucune différence pour nous. Elle n'est absolument rien.
- Pourtant tu es prêt à bafouer vos prétendus valeurs chevaleresques en tuant une femme enceinte, fit remarquer Sabo, toujours pragmatique.
- Je ne vois pas pourquoi nous devrions nous en soucier, ricana l'Amiral de magma. Elle a choisi sa voie seule ! Qu'elle l'assume !
Les paroles de l'homme firent rugir l'ensemble des pirates présents. Cet enfoiré essayait de retourner la faute sur eux… De quel droit vu ses actes ?
- Tu nous as déclaré la guerre, morveux, annonça le « roi des mers ».

En entendant ces mots, tous les pirates qui avaient été désignés afin de mener l'assaut, quittèrent les navires en hurlant. Comme tout le monde s'en doutait, Ace, Sabo et Luffy étaient tous trois en 1ère ligne, prêts à aller chercher leur sœur, en enfer s'il le fallait. Les combats se faisaient violents. Autant les pirates que les marines ne voulaient céder du terrain. La seule ombre négative au tableau, était qu'Akainu ne semblait pas décidé à lâcher sa proie des yeux, comme s'il avait peur qu'en détournant le regard, elle disparaisse. Cela posait un problème de taille aux différents pirates, car peu avaient le niveau pour lui faire face, et ceux l'ayant, étaient déjà très occupés. La jeune condamnée, quant à elle, regardait cela, horrifiée. Elle comprenait soudainement pourquoi Ace avait hurlé à leur petit frère de s'enfuir la dernière fois. Il voulait seulement que le plus jeune puisse échapper à cette folie meurtrière. C'était leur devoir d'aînés…


J'espère que ce chapitre vous a plu. On entre déjà dans la 2ème guerre au sommet, avec cette un enjeu plus profond que j'espère réussir à mettre en valeur.
Je sais que peu de gens aiment faire des review, mais si ma fic vous plaît n'hésitez pas, cela m'aidera à m'améliorer !

A bientôt !