MOONLIGHT

Bienvenu à toi, humble visiteur et lecteur !

Avant passer aux choses sérieuses, voici deux ou trois points à éclaircir :

Disclamer: les personnages et les principaux lieux d'intrigue ne m'appartiennent pas: ils sont à JK Rowling.

Par contre, l'intrigue en elle-même m'appartient entièrement et sort droit de mon imagination.

A savoir également, cette histoire est aussi disponible sur Wattpad, il n'est donc pas question de plagiat, en tout cas pas si le compte qui publie Moonlight et bien le mien x) J'ai le même pseudo sur les deux plateformes.

Et pour finir, c'est ma première histoire sur l'univers de HP, et, au final, ma première histoire sérieuse tout court. Je prendrais donc très bien toutes remarques, tant qu'elle soit polie et justifiée que vous pouvez laisser en reviews !

Merci beaucoup, et bonne lecture !


CHAPITRE 0 : PROLOGUE

17 septembre 2000

Les pas de l'ancienne Gryffondor se voulaient doux, mais l'anxiété qu'elle éprouvait les rendaient finalement secs et précipités. Les couloirs du Ministère de la Magie semblaient interminables la nuit, et elle se demandait encore pourquoi sa curiosité et ses décisions prises sur des coups de tête prenaient le dessus sur sa raison. Fichu inconscient, fichues pulsions.

Et fichu Freud aussi, sans lui, elle ne saurait absolument rien de tout ça, et elle le vivrait extrêmement bien.

Elle savait où elle allait, elle savait également que plus personne n'était au travail à cette heure-là, à part elle -évidemment- et quelques Aurors consciencieux qui voudraient résoudre leur affaire au plus vite, -peut-être même celle qu'elle essayait de percer à jour- et dans un calme apaisant. Pourtant, Dieu sait que certains calmes sont tout, sauf idéaux à la réflexion.

Néanmoins, aucun d'entre eux ne viendraient se balader dans ces couloirs, elle en était presque certaine, mais cela ne l'empêcha pas de regarder tout autour d'elle tout les dix pas environ, le souffle saccadé et ses jolis yeux noisettes plissés, comme si elle était dans un de ses films d'actions moldus que ces parents avaient l'habitude de regarder.

La vieille bibliothèque du ministère finit par apparaître sur sa droite et elle négligea les quelques pas manquants pour la rejoindre en courant. Elle s'en voulut immédiatement, car toute personne aux alentours n'aurait pu faire abstraction de son allure et son élégance digne d'un pachyderme. Ou d'un Magyar à pointes éventuellement.

La lourde porte en bois grinça sous l'action de la poignée en bronze et bientôt elle retrouva le parquais miteux qui craquait dès que l'ont eut marché dessus. Elle respira pleinement, permettant à la douce odeur des parchemins qu'elle aimait tant de s'infiltrer dans ses poumons et de ne plus en ressortir. Si certaines personnes pouvaient se droguer, se doper ou consommer des substances illégales à en devenir accro, sa drogue à elle était juste là sous ses yeux. Dès son plus jeune âge, sa mère lui avait transmis sa passion littéraire et elle n'avait plus jamais quitté un livre. Rentrer dans une bibliothèque, c'était un synonyme de lâcher prise, un synonyme de liberté, et cela lui procurait toujours la même sensation. Puissance, détermination, courage.

« Un mélange à la fois enivrant et addictif » songea-t-elle le temps d'un instant.

La jeune femme jeta un rapide coup d'œil en entrant afin de s'assurer que les archivistes et bibliothécaires aient bien disparus de leurs postes et elle se calfeutra rapidement au rayon G.

LEGENDES ET CREATURES

Sûrement un de ses préférés d'ailleurs, avec celui qui regroupait les ouvrages d'Histoire de la Magie, auxquels elle éprouvait une grande admiration.

Discrètement, elle vérifia la position du vieux chaudron à l'entrée du rayon, qui servait d'antivol provisoire aux bibliothécaires qui, se faisant régulièrement dérober des ouvrages rares, avaient décidé d'investir dans de puissants et discrets antivols, actuellement en période d'approbation.

Elle se munit d'un bestiaire -le plus gros qu'elle puisse trouver- et saisit un ancien livre dont le couverture menaçait de tomber avant de s'asseoir à même le sol. Pendant plus d'une heure, elle lit en essayant d'enregistrer le plus d'informations possible et de trouver des comparaisons avec son bestiaire, d'un certain Dragonneau, et finit par lâcher le livre, fatiguée de en rien trouver de concluant.

Pourtant, elle était persuadée que la réponse se trouvait ici, sous ses yeux, tout comme elle était persuadée que les meurtres qui se tramaient dans le Londres sorcier et moldu n'étaient pas de l'ordre de la sorcellerie. Ce n'était qu'une question de temps avant que de nouvelles victimes ne voient le jour et ce temps-là lui était précieux.

Et elle savait ce qu'elle cherchait.

Si ce quelqu'un était plutôt quelque chose ?

Cette idée lui était venue la nuit dernière. C'était sa plus grande crainte, elle en avait peur. Si cette chose n'était pas contrôlable ?

Si tôt qu'elle eut posé le vieil ouvrage sur le sol, un long souffle parcourut le rayon, le plongeant dans une atmosphère froide et inquiétante. La jeune femme avança légèrement sa tête, apeurée, dans l'espoir d'y trouver la cause de cette soudaine froideur mais elle ne récolta qu'un long frisson qui lui parcourut l'échine, inévitablement.

« Ne t'as-t-on pas jamais dit que la curiosité était un vilain défaut, Granger ? Ne t'as-t-on jamais parlé de Pandore ? Il en a fait les frais au détriment de sa supposée sagesse. »

Un souffle lui chuchota ces mots dans l'oreille, mais lorsqu'elle se releva, haletante et baguette en main, le rayon était entièrement vide et aucun autre antivol ne sonnait. ELLE était là. La chose. Elle l'avait trouvée, Hermione pouvait sentir sa présence, mais n'avait aucune issue.

Le monstre était là, et elle oublia le temps d'un instant tout les sortilèges de défense qu'elle connaissait, tant la panique l'envahissait à ce moment.

Par la barbe de Merlin.

Des flash-back traversèrent son esprit et elle ne put les contrôler. Tout les extraits de rapports sur les meurtres défilèrent sous ses yeux, et les photos trouvées dans le bureau de Harry des restes des victimes se frayèrent également un passage dans sa conscience, impuissante.

Elle vit également des images de ses parents, qu'elle n'avait pas revus depuis la Guerre.

La Guerre.

Elle baissa la tête, remarquant ses jambes tremblantes à travers ses yeux brouillés de larmes et voulu partir au plus vite lorsque son attention fut retenue sur le livre. Le souffle avait tourné les pages sans qu'elle n'ait pu mettre un marque-page. Son soupir de désespoir fut coupé par le titre de la page qui se dressait devant elle.

Loups-garous.

Et soudain, le noir et le brouillard l'accueillirent comme deux bons amis.

« Quand on vole trop près du soleil, on finit par se brûler les ailes petit ange ».

It was just a whisper. Un murmur.


Voilà donc pour le prologue ! Vous pouvez me laisser vos réactions, hypothèses, questions en reviews, j'y répondrai en postant le chapitre suivant :)