Bonjour !

Me revoilà, accompagnée du chapitre 3 !

Chapitre que je pensais beaucoup plus long lorsque je l'ai écrit... Je m'excuse donc de la longueur, mais je vous promets de me rattraper par la suite!

J'ai été agréablement surprise en voyant que j'avais eu des reviews ! Je tenais à vous remercier, et n'hésitez pas à en envoyer, même si le chapitre suivant est déjà paru, que ce soit pour vos réactions, me soumettre vos hypothèses et autres commentaires :)

Lalite: merci beaucoup pour ta review :) ça me fait plaisir de voir que tu aimes bien mon écriture et la façon dont j'ai introduit les persos ! Et si tu aimes bien Blaise et Drago, tu vas être très contente du contenu des prochains chapitres x) J'espère que ce chapitre te plaira !

Swangranger: ah oui moi aussi j'ai beaucoup aimé écrire cette première rencontre ! Drago est un peu tête à claque, mais on pardonne au blondinet :) Et pour les réponses à tes questions, il va falloir attendre encore un peu, je vais durer le suspense :p Bonne lecture !

Love The Original Family: merci beaucoup, j'espère que la suite te plaira, bonne lecture :)

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CHAPITRE 3 : Back to our young years


« Some saw the sun

Some saw the smoke
Some heard the gun
Some bent the bow »

Atlas, Coldplay


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NORD-EST DE LONDRES, 14 SEPTEMBRE 2000

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Un gémissement incontrôlé se fit entendre dans une ruelle sombre adjacente à un boulevard bondé dans le nord de Londres. Les passants, pressés comme tout bons londoniens, n'avaient pour la plupart pas la connaissance de ce genre de rue, trop discrètes et trop lugubres pour susciter l'attention d'une personne normale et saine d'esprit. C'était pourtant le cas de Hannah Abbot, jeune étudiante en Botanique à la faculté de magie d'Angleterre.

Après avoir difficilement surmonté l'après-guerre et tout les traumatismes qu'il en résultait, la jeune étudiante avait tenu, comme bon nombre de ses camarades, à passer ses ASPICS, en candidat libre durant l'année et s'était inscrite par la suite à l'université. Elle était devenue une belle femme après la puberté, timide certes, mais toujours totalement assidue et bienveillante.

Cependant ce soir là, son regard s'était arrêté sur l'une d'entre. Elle avait pris la Capworth Street, non loin du Chemin de Traverse, dans l'espoir de trouver un de ces -divins !- restaurants chinois moldus ouverts et lorsqu'elle avait voulu prendre la route pour rentrer chez elle, elle n'avait pas pu s'empêcher de s'arrêter deux secondes, sa boite de nouilles à la main. Juste deux secondes.

Deux secondes qui avaient suffi pour qu'elle y voit une lueur étrange, presque rouge.

Deux secondes qui avaient suffi pour qu'elle mette de côté sa peur permanente et s'y approche, tout de même hésitante.

Deux secondes qui avaient suffi à ce qu'elle disparaisse brusquement de l'avenue principale, les nouilles à présent renversées sur le bord de la route comme seule preuve de son passage.

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Elle gémit à nouveau sous son agresseur. Une fois entraînée dans la ruelle, sa tête avait heurtée un recoin dur, une gouttière ou une poubelle peut-être, et elle fut prise de nausées au moment où elle se rendit compte de ce qui était entrain d'arriver. Son sang coulait et tâchait indéniablement le bitume, et une odeur âcre commençait doucement à s'élever dans l'air. Elle voulait crier, mais c'était sans compter la puissante main, cloîtrée sur sa bouche, qui l'empêchait d'émettre le moindre son.

Sauf les gémissements, qui eux étaient devenu le nouvel ode de Hannah. Ode qui semblait plaire énormément à l'inconnu. D'un point de vue extérieur, il aurait ressemblé à un détraqueur, se rassasiant des doux souvenirs de ses victimes, ne laissant que le pire. A la seule différence que lui se nourrissait de leur douleur, et ne laissait que l'espoir, le même que celui de la Guerre : pur mais vain.

« Alors ma belle, cache-tu la chose que je recherche si passionnément ? Es-tu la personne que j'attends depuis tant de temps ? »

Il enleva sa main du visage de la jeune femme pour écarter délicieusement les pans de sa chemise, dévoilant le soutien-gorge en dentelle rouge de sa victime. Il ne put qu'y laisser une morsure profonde, arrachant un puissant cri de douleur à la fille, qu'il gratifia d'un profond coup de poing, la plongeant dans un état semi-comateux. Un autre gémissement répondit à son acte. Lorsqu'il dégrafa le sous-vêtement puis enleva son pantalon, Hannah se mit à prier pour sortir d'ici vivante. Elle savait tragiquement qu'elle ne s'échapperait pas sans que son agresseur la viole, la torture, mais elle espérait toujours avoir la vie sauve. Elle sursauta d'autant plus lorsque ce dernier grogna d'une voix profonde, détaillant furieusement ses courbes du regard, puis la retourna vivement, laissant sa poitrine nue s'écraser contre le bitume sale et froid.

« Mais qu'est ce que vous faites, lâchez-moi, LAISSEZ-MOI PARTIR ! »

Elle n'eut qu'un grondement sourd comme réponse. Ne voyant rien de la scène se passait derrière elle, elle ne put qu'entendre les cris de colère de l'homme qui frappa de toutes ses forces dans un conteneur. Puis, une puissante poigne la saisit à la gorge et la retourna à nouveau, avant qu'elle ne sente un objet froid lui sectionner la carotide.

La dernière image que Hannah Abbot vit ce soir-là fut deux iris rouge sang, brillant de rage dans la nuit de Londres.

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12 HEURES AUPARAVANT

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Hermione soupira devant les trois énormes piles de dossier s'accumulant devant elle. Il était seize heures, et cela faisait donc exactement six heures qu'elle essayait désespérément d'avancer sur son dossier pour l'enquête. Mais rien, le néant. Pas facile de chercher quand on ne sait même pas par où commencer, ni même quand on ne sait pas ce que l'on cherche.

Elle enchaînait soupir sur soupir et bâillement sur bâillement mais ne lâchait rien, s'accordant de rares pauses de cinq minutes le temps d'engloutir un semblant de cookies et deux tasses de café, sous le regard incrédule de Ron, qui travaillait avec son mentor quelques mètres plus loin. Tous attendaient le retour de Shacklebolt -et donc par l'occasion de Harry également- pour se centrer sur leur travail et optimiser leurs recherches. Mais ces derniers se faisaient attendre, et certains Aurors s'inquiétèrent, ne voulant pas affronter une nouvelle fois le scénario d'il y a deux ans, pendant la guerre. Guerre qui, au passage, avait détruit près de 70 % de leur effectif total.

Dès lors que des membres de l'équipe venaient à s'absenter trop longtemps sans prévenir, les autres avaient tendance à vite revenir sur leurs peurs passées et envoyer des renforts, qui s'avéraient inutiles la plupart du temps et revenaient bredouilles et perplexes après avoir subi la tornade que pouvait être Kingsley. Ce dernier, souvent surmené par la pression, avait tendance à relâcher ses nerfs sur son équipe -dès lors qu'elle lui donnait une raison de le faire, comme venir le déranger- ou sur Harry, qui étant son stagiaire, restait à ses côtés toute la journée.

C'est ainsi que trois Aurors attendaient, devant l'horloge centrale du bureau, que sonne quinze heures. Leur chef, dérangé de les voir rappliquer trop rapidement à son goût, avait fixé un seuil de cinq heures, limite durant lesquelles les Aurors en déplacement pouvaient ne pas envoyer de Patronus pour briefer leurs collègues. Ces heures dépassées, une équipe de renfort pouvait alors rappliquer sur le dernier lieu indiqué et prendre les mesures nécessaires ou non. A 14h47 précisément, le bruit familier du transplanage se fit entendre dans le couloir adjacent au bureau, laissant place au son lourd de la porte, poussée fortement par Kingsley Shacklebolt, Harry sur ses talons, se recoiffant négligemment les cheveux avec sa main gauche. Sarah Fawley quant-à-elle, pénétra dans l'office une dizaine de secondes plus tard, assurant toujours une démarche noble et un visage impassible. A la vue de son mentor, Hermione se redressa sur ses parchemins, et tendit machinalement un café à la jeune femme et un sandwich encore emballé sauvé des mains de Ron a Harry.

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« Les nouvelles sont bonnes ? » se risqua Leo Blundell, un des Aurors qui attendait précédemment sur le qui-vive.

« Difficile d'appeler des nouvelles bonnes quand on traite de plusieurs homicides Blundell, mais nous avons des nouvelles en effet. Harry » lança Kingsley avant de se retourner pour matérialiser un tableau derrière lui.

« Nous avons eu la confirmation du Médicomage, les victimes sont bien de sexe féminin, et présentaient visiblement des cheveux sombres, tendant vers le brun. On connaît également le nom des victimes, Veronica Weding, une irlandaise qui a malgré tout fait sa scolarité magique à Beaux-Bâtons et Stéphanie Roth, dont on ne sait pas grand chose. Les deux femmes étaient âgées de 21 ans. Un troisième cas d'homicide a été déclaré alors que nous rentrions, ce qui explique notre retard. Une autre femme, le mode opératoire est identique, les caractéristiques de la victime également. On pense émettre l'hypothèse d'un tueur masculin, sadique certainement à en juger l'état des victimes, retrouvée toutes pratiquement nues. » résuma le jeune brun.

« Même si l'hypothèse est plausible, nous ne devons pas nous focaliser entièrement dessus » ajouta Sarah, « le mode opératoire semble avoir été pleinement établi, même si les victimes sont difficilement rattachables entre elles, si on exclut la ressemblance physique. Une vengeance amoureuse peut-être ? Elles pourraient ressembler à une ancienne amante. Hermione, on a du nouveau du côté des affaires non-classées ? »

« Je n'ai rien trouvé qui sorte de l'ordinaire et dont le mode opératoire se rapproche de celui-ci. Mais à mon avis, jeter un coup d'œil du côté des affaires classées risquerait de nous prendre une éternité, ces affaires là sont monnaie courante, même chez les sorciers. J'avais toutefois pensé à regarder du côté des affaires moldues, qui, soyons honnêtes, sont beaucoup plus organisés que nous en terme de classement d'affaires. » répliqua la jeune femme, timidement. Les grandes assemblées comme celle-ci ne la mettait jamais en confiance et en tant que stagiaire, elle craignait parfois de devoir prendre la parole, de peur qu'on ne l'écoute pas.

« On ne peut pas trop se calquer sur les moldus, les justificatifs sont toujours difficiles à établir auprès du Ministre, je préfère garder votre proposition de côté Miss Granger et nous aviserons si nous n'avons plus aucune piste. En attendant, le reste du bilan du Médicomage, faites des recherches sur l'entourage des victimes je vous prie, et passez me voir avant d'aller sur le terrain si besoin est. Au travail! »

Il frappa vivement dans ses mains et toutes les personnes qui s'étaient rassemblées autour de lui se dispersèrent et retournèrent à leur poste de travail. Harry parlait avec Ron tout en mâchant son sandwich apparemment apprécié, le rouquin paraissant inquiet de l'affaire sur laquelle ils se trouvaient. Voyant l'animosité qui s'était emparée de la plupart de ses collègues de travail, Hermione s'autorisa à pousser un profond soupir et s'enfoncer plus dans son fauteuil de bureau. Le manque de sommeil commençait à se faire sentir et les récents événements n'arrangeaient pas la situation. Elle écoutait d'une oreille distraite la conversation de ses deux amis mais ses yeux flottaient et se posaient un peu partout, cherchant un point d'accroche et permettre à son cerveau de se mettre dans un état végétatif.

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« Ca fait combien de temps que tu n'as pas fait une nuit et un repas complets ? »

Hermione mit une bonne douzaine de secondes avant de se rendre compte que la question posée lui était destinée et provenait de sa tutrice, assise à son bureau, sur sa droite. Les deux garçons, toujours à leur bureau, diminuèrent le volume sonore, souhaitant curieusement entendre la réponse de la jeune femme, qui quant-à-elle, se frotta la nuque, légèrement ennuyée.

« Eh bien, c'est-à-dire que... j'en ai aucune idée, un moment. J'ai dormi une paire d'heures cette nuit mais la nuit d'avant avait été beaucoup plus correcte Sarah, pas besoin de t'inquiéter... »

« Et les repas ? » continua son aînée, préoccupée, en fixant d'une manière un peu trop prononcée le tour de hanche de sa collègue et amie. Elle lui lança par la suite un regard réprobateur, lui indiquant qu'il valait mieux qu'elle se dépêche de répondre à sa question honnêtement.

« Beaucoup plus longtemps. Je grignote des fruits et des biscuits mais mon dernier repas, c'était le week-end dernier chez Harry » déclara l'ancienne Gryffondor en baissant les yeux lorsque ces derniers rencontrèrent les opales émeraudes de son ami, qui s'était retourné ayant entendu son prénom. Ce dernier la foudroya du regard et s'apprêtait à répondre à sa meilleure amie quand il fut coupé par la voix grave de Sarah.

« Harry, Ron, amenez Hermione faire un tour et manger pour de vrai et profitez-en vous aussi pour prendre l'air. Ne revenez pas avant demain, il est absolument inutile de vous avoir avec nous si vous n'êtes pas en forme, c'est une évidence. Allez-y maintenant, je m'occupe de Kingsley. Hermione, fais attention s'il te plaît, ni moi ni Kingsley ne tolérons le négligemment de la santé, tu dois te ménager, même si tu as du travail en plus de ton stage. Tu ne pourras bientôt plus suivre le rythme et assumer tes enquêtes si tu continues comme ça, et je suppose que c'est bien la dernière chose que tu souhaites. »

Les deux garçons la remercièrent vivement avant de saisir tout deux, d'une poigne ferme mais chaleureuse à la fois, les avant-bras d'Hermione, le soulevant de sa chaise et la tirant hors du bureau, affaires personnelles en poche grâce à un sort de Harry lancé juste avant de sortir du bureau. Ni lui, ni son meilleur ami ne lâchèrent leur étreinte de la jeune femme, secouée de la tournure de la situation, réfléchissant au fait qu'une minute auparavant, elle était encore sur sa chaise en train de végéter après un dur travail de recherches.

Arrivés devant les ascenseurs dans le couloir, le trio s'arrêta un bref instant, durant lequel Harry arrangera sa tenue et recoiffa rapidement ses cheveux en bataille avant de se tourner vers ses amis, bras tendu et prêt à transplaner.

« Et c'est parti pour un tour au chemin de Traverse »

Un instant plus tard, il n'y avait plus aucune trace du Trio d'or dans le couloir du bureau des Aurors du Ministère de la Magie.

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« Oh et vous vous rappelez de fois en sixième année où je t'avais fait croire Ron que je t'avais donné le Felix Felicis avant le match de Quiddich ? »

« Un peu que je m'en rappelle ! Même qu'on avait eu droit à une jolie remarque cinglante de Hermione à la suite ! »

Les deux garçons ricanèrent en tapant la table en bois de leur poing tandis que Hermione, a son habitude, se contentait de lever les yeux au ciel, un léger rictus nostalgique au coin de lèvres. Ils avaient fini par s'arrêter tout les trois au Chaudron Baveur après s'être promené le long du Chemin de Traverse et avoir mangé, puis s'étaient installés à une table légèrement en retrait pour être à l'abri des regards inquisiteurs, toujours présents malgré la fait que la Guerre soit terminée depuis plus de deux ans. Ron, Hermione et Harry s'étaient donc accordés un verre de Whisky-pur-feu, qu'ils consommaient joyeusement en partageant des souvenirs de Poudlard, chacun plein de nostalgie à sa manière. Hermione était heureuse, ces moments-là se faisaient malheureusement de plus en plus rares et ses meilleurs amis lui manquaient indéniablement. Sa relation avec Anthony les avait éloignés bien qu'ils continuent à se voir quotidiennement au travail, et elle se rendit compte bien rapidement que c'est à tort qu'elle avait négligé son amitié avec les deux garçons.

« Harry j'ai vingt fois mieux ! Le coup de poing de Hermione à Malefoy en troisième année ! Qu'est ce que ce moment avait pu être jouissif ! » ria le cadet Weasley, entraînant cette fois-ci ces deux amis avec lui.

« C'est vrai que c'était libérateur » accorda la jeune femme, « d'ailleurs en parlant de Malefoy... Je l'ai croisé tout-à-l'heure en revenant des archives, et bien qu'il soit toujours aussi énervant et idiot, j'ai trouvé ça étrange, d'autant plus qu'une heure plus tôt, j'ai croisé Blaise Zabini en me rendant au bureau, ce dernier semblait assez nerveux et pressé. Deux Serpentard en un peu plus d'une heure, sachant que je n'avais revu ni l'un ni l'autre depuis la fin de la Guerre... »

Sa déclaration laissa tomber un silence de quelques secondes, les deux garçons perplexes devant les dires de leur amie. Finalement, c'est Harry qui reprit les rênes de la conversation d'une voix hésitante.

« Étrange ? Ils leur a fallu peut-être du temps avant de se réintégrer dans la société tu sais, bien qu'ils aient été amnistiés à cause de leur jeune âge et du manque de preuves les concernant, ils n'en restent pas moins méprisés par le peuple sorcier. On peut difficilement porter des accusations pour si peu... »

« Si je ne te connaissais pas bien, j'aurais pu croire que tu prenais la défense de Malefoy et de ses potes de Serpy... » ronchonna le rouquin.

« On gardera un œil dessus Hermione si tu y tiens. Et puis déjà, qu'est ce que Malefoy allait faire aux archives du Ministère ? » questionna Harry.

« Il m'a dit avoir reçu une autorisation pour y mener des recherches le temps d'une journée... »

« Les autorisations de visite aux archives ne sont pas rares, je dois bien l'avouer... »

« Um Harry, Ron ? Je vous en supplie soyez discrets, mais c'est pas Pansy Parkinson qui vient de rentrer et se dirige vers le bar central ? » souffla-t-elle, les yeux grand ouverts en coupant la parole à Ron.

Ce dernier, assis ses côtés se pencha légèrement vers elle pour fixer le nouvel individu tandis que Harry lui jeta un regard par dessus son épaule, et les deux hommes ne purent que confirmer l'identification de Hermione. Pansy, dont la plupart des traits n'avaient absolument pas changés depuis Poudlard- tourna la tête lorsqu'elle entendit la porte du bar claquer à nouveau et retint à nouveau son souffle quand elle vit pour la seconde fois dans la même journée Blaise Zabini se calfeutrer aux côtés de Pansy, assise au bar, et commander à son tour.

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« Ils ont tous décidé de ré-apparaître aujourd'hui ? » chuchota Ronald.

« Harry a raison, ils se soutiennent peut-être et ont sûrement décidé de se réintégrer ensemble dans la population sorcière... C'est étrange, il m'était déjà arrivé de penser au retour potentiel des anciens Serpentard amnistiés, mais j'aurais presque parié que Pansy nous serait revenue la bague au doigt... »

« Et qu'est ce qui te dit qu'elle ne l'a pas ? »

Harry, à l'origine de la question, puis Ron jetèrent un œil cette fois-ci sans la moindre discrétion afin de tenter d'apercevoir un bijou à la main de la jeune femme brune quelques mètres plus loin, ce qui leur valut un rictus de la part de Hermione, amusée de leur manège.

« Une Sang-pur, d'autant plus que celle-ci s'appelle Parkinson, ne traînerait pas au Chaudron Baveur si elle était mariée ou même fiancée, cela paraît évident, enfin peut-être pas pour vous... » ajouta-t-elle, incertaine quand au regard perdu que leur lançait ses amis, « Les sorciers de sang pur ont, pour la plupart, beaucoup de principes, c'est pour cela que les femmes, d'autant plus si elles sont mariées, se doivent de ne pas traîner dans des lieux... masculins ? Ça me fait mal au cœur de le dire ainsi, mais l'évolution des mœurs ne semble pas leur poser de problèmes, c'est pour cela que dans certaines familles, les pensées sont vraiment archaïques. De plus, l'arrivée précipitée de Zabini à ses côtés semble confirmer mes hypothèses. »

« Il aurait très bien pu être son fiancé ! » renchérit le brun, perplexe.

« Cela m'étonnerait du père de Pansy. Sa famille fait partie des 28 et la mère de Zabini n'a jamais dit à personne si le père était de sang pur ou non. Je ne pense pas que les Parkinson auraient accepté tel engagement. »

« Hermione, comment tu sais... tout ça ? »

« Le club de Slugh en sixième année, et les livres que je lisais depuis que Malefoy avait commencé à faire des remarques sur mon soit-disant sang impur. Au moins, il ne me reprocherait pas l'ignorance de ses mœurs. » répondit-elle d'une voix traînante.

« Un peu tordue ton histoire tu me l'accorderas... Il vaudrait mieux ne pas tarder à rentrer, il commence à se faire tard et Maman nous attend Hermione. Bonne fin de soirée Harry, à demain. » lança finalement Ron.

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Les deux jeunes hommes se donnèrent une accolade amicale avant que Hermione n'enlace à son tour le brun. Après lui avoir souhaité bonne nuit, elle se retira doucement puis s'accrocha au bras de son autre meilleur ami, qui l'éloigna vers la cheminée du bar pour emprunter le réseau de cheminette. Harry lui, resta deux minute de plus, fixant d'un œil méfiant le couple situé non loin de lui, avant de finalement transplaner chez lui.

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Pendant ce temps, de l'autre côté du bar.

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« Tout va bien ? »

La voix suave qui s'éleva derrière elle fit sursauter la jeune femme, qui posa la main sur son cœur. Ce geste valut un léger rire moqueur à son interlocuteur, qui prit un siège pour s'asseoir à ses côtés et commander au bar.

« Qu'est ce que tu fiches ici ? Tu ne devrais pas être ici, et tu sais très bien pourquoi !

« Pas du tout, tu veux bien m'éclairer ? » demanda-t-il l'air innocent

Une gifle en suivit, ce qui laissa au jeune Zabini une expression ahurie collée sur le visage.

« Ça t'éclaire là ? Je ne rigole pas, Blaise ce n'est pas prudent... »

« Ah parce que tu crois qu'être ici est prudent pour toi ? Tu viens de réapparaître et tu te pointes ici toute seule, c'est rempli de vieux requins... Je ne pouvais pas te laisser seule Pans' »

« C'est gentil de t'en inquiéter mais je ne risquais rien. Personne ne tentera rien de toute façon, l'ancien 'Trio d'Or' est dans la place aujourd'hui » soupira Pansy, blasée. Son ami se retourna brièvement et aperçut les chevelures familières de ces anciens camarades d'école.

« En effet, oui. J'ai croisé Granger ce matin. »

« Plaît-il ? » répondit la jeune femme brune en inspectant ses ongles.

« Devant les ascenseurs au Ministère. Je l'ai dit à Dray, qui lui est allé aux archives voir la bête. »

« C'est une potentielle ? »

« On ne sait pas. C'est pour ça qu'il y est allé, il avait quelque chose à régler en plus de ça, il ne m'en a pas dit plus. Je le vois ce soir de toute façon. » la rassura Blaise.

« Tu ferais mieux de rentrer Blaise, ça devient vraiment imprudent de rester là. »

Il sourit en voyant l'air inquiet de la jeune fille, vers qui il se pencha pour déposer ses lèvres sur son front.

« Merci Pans', fais attention en rentrant, à demain. »

« Demain matin aux aurores, je serais là ton chevet je te promets. Bonne nuit Blaise, sois prudent. »

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« Some search for gold
Some dragon to slay
Heaven we hope is just up the road

Show me the way, lord, 'cause I... I'm about to explode. »


C'est un chapitre qu'on pourrait qualifier de transition, l'action ne va pas tarder à arriver (be careful, action is coming x) )

Des réactions particulières ? La scène du début, l'arrivée de Pansy ?

Bien à vous,

A.