Bonjour !
Voici un nouveau chapitre, disponible juste au dessous des réponses aux reviews (de mes trois plus fidèles lectrices, merci pour vos messages les filles !)
SwanGranger: ils ont l'air d'en savoir un peu en effet ^^ Et je suis contente que le scène avec Hannah ait fait peur, c'était le but et ça fait mystérieeeeux. Merci à toi ;)
Lalite: merci :D et tant mieux qu'ils t'intriguent, tu vas les voir souvent après XD et pour les chapitrs, je pense en publier deux par semaine jusqu'à la fin des vacances, ça risque d'être plus compliqué après...
Love the Original Family: Un rapport? Quel rapport? (regard innocent) Contente que ça t'ait plu ! Bisous à toi xx
On se retrouve en bas :)
(et n'oubliez pas, je me nourrit essentiellement de reviews, c'est important qu'il y en ait, ne me laissez pas mourir de faim :( )
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CHAPITRE 4 : Réunion au clair de lune
« I laughed and shook his hand
And made my way back home,
I searched for form and land
For years and years I roamed. »
The Man Who Sold The World, Nirvana
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Dans les escaliers du vieux bâtiment, on n'entendait que les bruits secs des pas et de la respiration -légèrement saccadée par l'effort-, de la seule présence humaine aux alentours. L'atmosphère était froide et humide, et aucune source de lumière n'éclairait la scène seule la lumière de la lune passant à travers le faible nombre de fenêtres permettait de discerner l'ombre du protagoniste, presque arrivé au sommet de l'immeuble. Une fois les dernières marches gravies, il poussa la porte en fer devant lui et se retrouva sur le toit et sous le ciel éclairé de Londres.
Dans un coin il aperçut une ombre accoudée à la barrière et fixant l'horizon. Il s'en approcha, d'un pas plus léger, et se plaça à son tour à ses côtés. Aucun des deux ne parlaient et observaient simplement le Londres sorcier s'agiter sous leurs yeux, en cette fraîche soirée de septembre. Le nouvel arrivant finit par se racler doucement la gorge, ce qui fait relever la tête de son interlocuteur, signe qu'il écoutait sa requête.
« On a des nouvelles ? »
« Il cherche. Il la cherche. Et on ne pourra rien faire d'autre que le suivre si nous ne mettons pas la main au plus tôt sur le reste de la prophétie. »
L'autre frissonna sur ces derniers mots. Ils étaient impuissants et aucun des deux ne supportait d'être mis sur la touche. Ils se devaient d'agir, pour arrêter ce massacre.
« Ne serait-il pas plus simple de le tuer lui ? » suggéra-t-il, hésitant.
« Dois-je te rappeler imbécile, qu'avoir la prophétie est aussi dans nos propres intérêts à tous ? Tout ce que cela nous apporterait ? » répliqua son interlocuteur en grognant.
« Calme, je proposais juste, il aurait pu la garder sur lui. » Il s'arrêta brièvement et reprit d'une voix plus basse « les Aurors ont récupéré l'affaire ce matin. »
Le second, toujours adossé à la barrière, hocha la tête, comme déjà au courant et finit par diriger son regard vers le plus fraîchement arrivé, toujours immobile à côté de lui.
« Je me doute. Deux -enfin trois- homicides passent difficilement inaperçus, d'autant plus qu'elles sont toutes issues de sang sorcier. Mais ce n'est pas ce qui m'inquiète le plus, ils risquent d'avoir du mal à avancer, il sait prendre ses précautions. »
« Tu oublies leurs dernières recrues il me semble, plutôt coriaces dans le genre non ? »
« Potter et compagnie ? Non, lui et le rouquin n'ont pas l'intellect suffisant pour parvenir à de telles vérités. »
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Un nouveau silence se fit entendre, l'un attendant la suite de la phrase de l'autre, qui avait détourné le regard vers la lune, dont il ressentait la chaleur dans les veines. Elle était pleine, visible et attractive, alléchante. Ses prunelles grises s'y perdirent pendant quelques secondes, jusqu'à ce que son camarade s'agite.
« Je t'en supplie ne fais pas l'ignorant, si eux n'ont pas l'intellect nécessaire tu sais aussi bien que moi que Hermione l'a largement pour trois. »
« Hermione ? Pourquoi tant de familiarité ? Et même si elle sait réfléchir, elle ne fera jamais le lien, jamais. »
« Son aide pourrait nous être précieuse pourtant. » il fixa son ami, qui bien qu'encore en train de fixer la lune, abhorrait à présent un sourire machiavélique. « Je connais cette expression. Tu prépares quelque chose. Quelque chose qui ne va pas plaire à tout le monde. »
« En effet, c'est possible. Dis-moi, crois-tu que notre bien aimée Pansy aimerait partager ses quartiers ? »
« Tu veux dire que... Par Merlin mais t'es complètement barge tu le sais ça ? Elle ne voudra jamais. »
« Qui a parlé de volonté ? »
Les deux hommes s'adressèrent un regard complice et s'éloignèrent silencieusement du bord de l'immeuble, jusqu'à arriver à la porte blindée en fer, où ils empruntèrent les escaliers. Ils descendirent ainsi jusqu'au sous-sol, encore plus humide et sale que le reste de l'immeuble abandonné. Leurs capes survolaient à peine le sol, s'imprégnant de temps à autre de l'eau sale résidente sur le plancher qui craquait sous leurs pas. Ils finirent par s'arrêter au milieu du couloir sombre, devant une porte en bois où de longues plaintes se faisaient déjà entendre. Le blond adressa un regard au brun, qui commençait à frissonner d'appréhension en regardant la porte.
« C'est ici que nos chemins se séparent pour cette nuit. Veille aux autres je t'en prie, je repasserai demain matin. »
« Pansy arrivera à l'aube. Bon courage mon pote » son ami le remercia d'un hochement de tête et se retourna près à partir « Eh Drago ! J'ai toujours dit que t'étais pas bien dans ta tête. » reprit-il le sourire aux lèvres.
« Merci Blaise, tu me touches. Passe une... agréable nuit » lança-t-il sur un ton ironique, avant de disparaître dans la nuit noire.
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« Non merci Molly, je vous jure que si je mange une bouchée de plus, je vais finir par exploser. »
« Mais chérie, tu ne t'es même pas resservie ! »
Une fois partis du bar, Ron et Hermione avait directement transplané au Terrier, où les attendait déjà l'épouse Weasley, les mains sur les hanches. Elle s'était empressée de serrer Hermione dans les bras et de claquer ses lèvres contre la joue de son fils, puis était aussitôt repartie en cuisine après avoir gentiment congédié l'amie de Ron qui tenait à l'aider. Ainsi rejetée, cette dernière en avait profité pour aller dire bonjour à tout les résidents Weasley présents ce soir-là, suivie par son ami, déjà bougon à l'idée de devoir supporter ces frères pour une soirée.
Tous avaient finis par se mettre à table quelques minutes plus tard, et bien qu'ayant déjà mangé sur le Chemin de Traverse, Ron et Hermione s'étaient installés avec le reste de la famille pour parler avec eux. Après que la matriarche ait lourdement insister, ils apprécièrent avec enthousiasme le dessert préparé par cette dernière, qui avait prit l'assiette des mains de Hermione pour lui remplir convenablement et l'obliger à la finir par la suite. Aux côtés de la jeune fille, Ron ne se faisait pas prier, si bien que son amie lui glissait de temps à autre un peu du contenu de son plat, bien trop rempli pour son estomac, affaibli du manque de nourriture ces derniers temps.
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Autour de l'attablée, Bill et Charlie discutait vivement, assis l'un en face de l'autre tandis que Fleur, la femme du premier, réprimandait leur fille, Victoire, qui du haut de ses deux mois, s'amusait à lancer des miettes de pain sur Teddy Tonks, qui passait la semaine au Terrier. Hermione finit par se lancer dans une grande discussion avec les frères de son ami sur les réserves budgétaires de Gringotts, où travaillait Bill à présent.
« Dis moi Hermione, les gobelins ont-ils finalement réussi à obtenir un statut juridique approfondi et re-évalué au Ministère ? » demanda Charlie.
« Ils continuent de nous soumettre leurs demandes, mais je n'ai pas une place assez importante au Magenmagot pour te dire ce qu'il en est véritablement... Je pense toutefois que c'est vraiment loin d'être gagné pour eux. » répondit-elle honnêtement.
La jeune femme avait toujours apprécié Charlie, le second fils de Molly et d'Arthur. Lorsque Ron lui avait appris qu'il avait un frère qui travaillait sur les dragons en Roumanie, elle s'y était immédiatement intéressée et ne ratait pas une occasion de lui parler de son expérience à l'étranger dès qu'elle le voyait, quand elle venait au terrier lors de ses années Poudlard et qu'il était également présent. Pendant leur cinquième année, Ron avait éprouvé une profonde jalousie envers son frère aîné qui d'après lui, lui avait volé sa meilleure amie. Il avait finalement renoncé à ses « gamineries » comme lui répétait souvent Hermione, une fois qu'il eut remarqué que c'était plus les dragons que Charlie qui intéressait son amie.
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« J'ai entendu parlé de cette affaire d'homicides cet après-midi Ron, Hermione, êtes-vous sur l'affaire en ce moment ? » finit par questionner Bill, alors que sa femme envoyait sa fille et Teddy se coucher.
« On l'a récupérée ce matin oui » avoua son frère « et vous vous doutez bien que... »
« Que nous n'avons pas le droit d'en parler » le coupa Hermione en le fusillant du regard. « l'affaire est pour le moment gardée confidentielle pour ne pas que la presse s'en mêle et inquiète la population sorcière, nous avons besoin de calme pour enquêter et troubler les gens est par conséquent, à éviter absolument. »
« Je ne demandais pas d'informations supplémentaires ne vous en faites pas. C'est juste que chaque homicide sorcier inquiète depuis la fin de la Seconde Guerre... J'espère simplement que ce n'est pas l'oeuvre d'un fanatique. »
Personne ne parla pendant quelques minutes, Molly comprise, tous méditant sur les paroles de l'aînée de la fratrie. L'arrivée d'un fanatique comme l'avait pu être Voldemort en pleine période de reconversion politique et juridique et de reconstruction aurait un impact terrible sur la population sorcière de Londres et d'Angleterre, et Hermione frissonna rien qu'en n'y songeant une dizaine de secondes.
« Bon, les enfants, ils se fait tard, vous devriez rentrer chez vous avant de tomber de fatigue demain matin. Hermione ma chérie, ça ne te dérange pas de dormir dans la chambre de Ginny ? »
« Pas du tout Molly, merci encore d'avoir accepté au dernier moment, j'en suis navrée. »
« Ne dites pas de bêtises jeune fille, allez au lit ! Ron, sois poli, lâche cette assiette s'il te plaît et accompagne Hermione ! »
Ce dernier poussa un profond soupir et se résigna à se lever et de tendre ironiquement son bras à sa meilleure amie, ce qui lui valu un raclement de gorge énervé de sa mère et un gloussement de Hermione, qui lui envoya un clin d'œil en s'accrochant à lui. Ils s'élancèrent en direction des escaliers, sourire aux lèvres avant que Ron se décide finalement à attraper son amie et la jeter sur son épaule, puis sur le lit de sa sœur, une fois arrivés à l'étage dans sa chambre. Il s'allongea à ses côtés et croisa les bras derrière sa tête, tournée vers la jeune fille, qui abhorrait toujours ce sourire heureux sur son visage.
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« Tout ça m'avait manqué tu sais » dit le rouquin.
« Quoi donc ? »
« Nos vacances ici, au Terrier, nos années à Poudlard, notre innocence... Ce sourire que tu portes maintenant. Je ne dis pas ça pour que tu arrêtes Hermione, » ajouta-t-il en voyant son amie effacer son rictus, « bien au contraire. Cela fait bien longtemps que je ne t'avais pas vue sourire comme ça. Depuis Poudlard. »
« N'exagère pas, à t'entendre, on dirait que je fais la gueule depuis trois ans.. » grommela la jeune femme.
« Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Il est vrai que tu souriais, mais pas de cette façon insouciante et comme si tu n'avais que le poids de l'air sur les épaules. Tu devrais être comme ça bien plus souvent. »
« Je sais bien... mais les choses ont changé, nous avons grandi et nous avons beaucoup plus de responsabilités qu'avant. J'aimerais tellement retourner dix ans en arrière Ron. »
« Je sais Hermione, je sais... Cette enquête ne me plaît pas du tout, il y a quelque chose de pas clair dedans. »
« Je pense la même chose. Les témoins vont bientôt venir à manquer et nous n'avons presque rien... Ce qui m'horripile encore plus, c'est de ne pas savoir où donner la tête alors que la population sorcière compte sur les Aurors pour résoudre les crimes... »
« Tu sais quoi ? Tu vas venir dormir avec moi ce soir. On sera moins triste comme ça, ça nous rappellera nos années collèges et en plus on dormira mieux, ce qui serait utile pour mieux réfléchir demain. Après tout, je sais de source sûre que la nuit porte conseil. » lui intima le rouquin.
« A bon ? Tiens éblouis-moi, qui a pu te dire quelque chose de si sensé ? » se moqua-t-elle.
« Oh mais tu dois la connaître, une jolie jeune femme brune à la chevelure indomptable comme son caractère de lionne qui nous embête tout le temps et qui a une passion incomprise par tous pour les bouquins poussiéreux ! Aie ! » cria-t-il lorsque son amie lui mit une claque derrière la tête.
« Tu dis n'importe quoi, c'est pas de ma faute si tu es inculte ! »
« Allez viens montons dans ma chambre, fais juste attention à ne pas faire de bruit, faudrait pas réveiller ma mère. »
« Et c'est toi qui me dit ça Ronald Weasley on aura tout vu ! Même un Vert Gallois est plus discret que toi ! »
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Son ami mit sa main contre sa poitrine et feint une expression à la fois choquée et vexée, ce qui ne fit qu'agrandir le sourire de la jeune femme, qui dut prendre sur elle pour ne pas rire aux éclats. Les deux adultes, tels des adolescents, reprirent le chemin des escaliers afin d'accéder à l'étage supérieur, où se situait la chambre de Ron. Leurs tentatives de calfeutrage s'avérèrent désastreuses et tout deux se demandèrent une fois arrivés comment les parents du rouquin n'avaient pas encore débarqué dans la chambre de ce dernier pour les réprimander, ce à quoi Ron avait répondu que cela été probablement dû à la vieillesse et leur début de surdité.
« Si jamais ils avaient eu le malheur de t'entendre, je n'aurais pas parié cher sur ta vie » s'esclaffa Hermione une fois la chambre insonorisée.
« C'est une bonne chose qu'ils dorment dans ce cas » lui sourit le rouquin aux joues rougies par l'effort et le rire.
Il s'approcha doucement de la brune et posa son regard sur son visage pour l'observer un moment. Ses yeux, rougis par la fatigue, brillaient encore, témoins de leurs rigolades et ses fossettes demeuraient présentes, soutenues par les lèvres étirées de la jeune femme, qui n'avait cessé de sourire depuis être sortie de table. Elle finit par pousser un grand bâillement, dont Ron se moqua légèrement avant de la prendre à nouveau dans ses bras et de s'allonger dans son propre lit, sa meilleure amie toujours accrochée à son torse. Les yeux clos, cette dernière leva doucement sa tête vers celle du rouquin, qui posa ses lèvres brièvement à la commissure des siennes avant de reposer sa tête à côté d'elle et de jouer avec ses cheveux.
« Dors Hermione, je te promets que je n'aurais pas bougé quand tu te réveilleras. »
Et c'est finalement sur ces paroles qu'elle se laissa attirer dans les bras de Morphée, quittant le temps d'un instant ceux du jeune Weasley.
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Ginny Weasley entendit Harry arriver avant même qu'il ne passe la porte d'entrée. Tout d'abord parce qu'il était extrêmement à cheval sur les horaires qu'il fixait et disait à sa copine, mais également grâce au bruit singulier du transplanage qu'elle perçut dans le couloir, devant la porte d'entrée. Quand elle était passée au Terrier quelques heures plus tôt voir sa mère et son père, elle avait surpris ce dernier parler avec Bill, son plus grand frère, d'une nouvelle grosse enquête au bureau des Aurors elle avait donc décidé de l'attendre ce soir-là pour manger, se doutant que le brun serait éreinté en rentrant du travail et apprécierait sa compagnie le temps d'un repas au calme.
Elle avait la chance d'avoir pu continuer le Quiddich après Poudlard, à un poste d'Attrapeuse -à la plus grande fierté de Harry- chez les Harpies de Holyhead, une des plus grandes équipes féminines, ce qui lui permettait d'avoir des horaires moins restreintes et denses que son petit-ami -maintenant fiancé- bien qu'aussi intenses. Elle disposait néanmoins d'assez de temps dans sa journée pour se reposer et de faire quelques exercices supplémentaires avant que Harry ne rentre tard le soir du ministère.
Le jeune Auror se voulait discret et Ginny l'avait bien compris. Une fois la porte refermée, elle n'entendit plus aucun bruit de pas sur la moquette de leur appartement londonien et décida de jouer le jeu en se replongeant dans son livre, feignant de l'avoir entendu quelques instants plus tôt. Elle s'était installée sous un plaid sur le canapé du salon, ses longs cheveux roux dépassant par dessus l'accoudoir, ce qui la rendait parfaitement visible à quiconque se situait dans la hall d'entrée.
« Salut toi. Comment va la future madame Potter en cette douce soirée de juillet ? »
Le fait qu'elle l'ait entendu précédemment n'empêcha pas son corps de frissonner et de sursauter légèrement lorsqu'elle entendit la voix douce et suave de son fiancé au creux de son oreille. Elle pencha la tête un maximum en arrière et rencontra les yeux rieurs et brillants de Harry, qui la regardait d'un air profond et énamouré. Le tableau de cette scène aurait valu la peine d'être pris en photo, songea la jeune rousse, tellement il retranscrivait la relation entre le couple, seulement à travers un jeu de regards. Ginny finit par adresser son plus beau sourie au brun, qui lui rendit, toujours accroupi à ses côtés.
« Fort bien, elle vous attendait de pied ferme. Monsieur Potter, je vous aime énormément, mais vous me faites voir le monde à l'envers » rigola-t-elle la tête toujours à l'envers en sentant le sang commencer à affluer dans sa tête.
« Je pense que si tu commençais déjà par te redresser et relever ta tête de cette position désagréable, autant pour elle que pour ta nuque, tes problèmes devraient s'arranger. » lui lança-t-il à son tour, une moue amusée sur le visage.
Suivant ses conseils, la jeune femme se leva du canapé, toujours enroulée dans son plaid, et se rapprocha de son interlocuteur à présent redressé, jusqu'à se glisser au creux de ses bras. Bien que ce dernier n'était pas très grand, il dépassait tout de même Ginny d'une demi-tête, qui rehaussa donc un peu les yeux pour les ancrer dans ceux de son compagnon.
« En effet. Vous réglez la plupart de mes problèmes monsieur Potter, je dois bien l'avouer... »
« Je suis toujours là à votre service Madame. »
« Et bien, petit elfe de maison, c'est toujours Mademoiselle pour l'instant, veuillez respecter les clauses officielles je vous prie. » répliqua-t-elle avec un air malicieux.
« Plus pour longtemps je vous assure. Et je ne suis pas sûr qu'un elfe de maison puisse faire ça... »
Sans attendre de réponse de sa part, il fondit sur ses lèvres sauvagement, provoquant un soupir de surprise et de bonheur chez la jeune femme, qui répondit immédiatement à son baiser. Satisfait, le brun passa ses mains sous ses cuisses pour la soulever, faisant tomber le plaid à terre et sans décoller leurs lèvres, ils prirent ainsi la direction de leur chambre. Lorsqu'ils s'endormirent, les bras dans l'un de l'autre ce soir-là, aucun des deux n'avaient avalé un semblant de nourriture. Mais ils étaient heureux, ils étaient ensemble.
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Le bruit pénible du réveil retentit le lendemain matin à sept heures dans la chambre du brun, qui grommela fortement avant de porter une main sur l'objet pour l'éteindre. Satisfait par le retour du calme, il se réinstalla contre son oreiller et ferma les yeux avec l'espoir de pouvoir finir sa nuit, jusqu'à sentir de doux baisers dans son cou et en haut du dos. La rousse à ses côtés, parfaitement réveillée, en était l'auteur et tentait d'empêcher son fiancé de se rendormir.
« Monsieur le paresseux, il faudrait que vous daignez bouger, sinon quoi vous allez passer votre matinée à râler parce que vous n'aurez pas eu le temps de prendre votre café avant de partir au boulot. » lui susurra-t-elle tout en caressant son épaisse chevelure noire, qui dépassait de la couette.
Ce dernier lui répondit par un grognement vulgaire avant de se retourner et de presser son corps contre celui de la jeune femme, nue sous les draps.
« 'cor un peu... t'es toute chaude, le monde extérieur est trop froid pour moi. »
« Harry, on est en début de septembre, il fait encore au moins vingt-cinq degrés dehors ! » scanda sa fiancée, estomaquée par son argument.
Elle-même étouffait sous la couette ce matin, mais le manque de vêtements l'avait rendu trop frileuse pour dormir dessus cette nuit. Avec Harry blottit contre sa poitrine, elle n'allait pas tarder à mourir de chaud, ce qui la poussa à agir.
« Au fait chéri... Une chouette a cogné à la fenêtre il y a une dizaine de minutes. Je ne l'ai pas faite entrer parce que j'étais encore un peu dans les vapes, mais il me semble avoir reconnu la chouette de Kingsley... Ca m'avait l'air tout de même urgent, elle semblait agitée. »
Il n'en fallu pas plus à Harry pour qu'il saute du lui, entraînant la couette sur son passage -cette dernière provoqua sa chute sur la moquette de la chambre, et qu'il se rue vers le salon, vêtu de son plus simple appareil, dans l'espoir d'y trouver la chouette de son supérieur. Il déboula vers la baie-vitrée, cherchant une trace de l'animal avant de se figer brusquement, la main sur la vitre.
« Merlin mais... Kingsley n'a pas de chouette personnelle, c'est toujours Ron ou un oiseau du Ministère qui apporte les messages.. » songea-t-il avant de se retourner.
Ginny se tenait à quelques mètres derrière lui, appuyée contre le mur de la pièce à vivre et dévisageait le brun de haut en bas, un léger sourire aux lèvres. Sans même avoir pris la peine d'enfiler quelque chose, elle se retourna et prit la direction du couloir, tout en regardant son fiancé.
« Bien, maintenant que monsieur est réveillé et est maître de ses esprits, je peux aller prendre ma douche en toute sérénité. »
« Laisse la porte ouverte ! » répliqua Harry, tout sourire lorsqu'il aperçut sa fiancée nue dans le couloir « Merlin, cette fille aurait vraiment dû aller à Serpentard... » murmura-t-il avant de suivre la rousse et se rendre à la salle de bain à son tour.
Et merde tant pis pour le café.
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« Who knows? Not me,
I never lost control.
You're face to face
With the man who sold the world. »
Voilà pour le chapitre 4 ! Autant vous l'annoncer joyeusement, c'est le dernier chapitre assez court avant un moment, car les deux chapitres suivants font près de 8000 mots (oups)
Vos théories se confirment-elles? Vous en avez d'autres? Je suis assure que vous n'en êtes pas au bout de vos peines x)
Bon alors que pensez-vous de nos petits Drago et Blaise qui complotent? Du reste?
N'hésitez pas à reviewer ! (whaow +1 pour le mot inexistant) Il n'y a pas eu beaucoup de reviews au chapitre précédent, il vous a moyennement plu ? LEEEEET ME KNOW ! Je posterai certainement ce week-end.
Bien à vous !
A.
