BONJOUR TOUT LE MONDE !

J'avais dit que je publierai dans la semaine, il est dimanche après-midi, certes, mais je suis dans les temps x)

J'ai -malheureusement...- pris du retard dans l'écriture, et je ne suis pas sûre de pouvoir carburer cette semaine, excusez-moi d'avance si vous n'avez pas deux chapitres la semaine prochaine :(

DOOOONC, as promised, voilà un chapitre plus long, avec beaucoup plus de dialogue et beaucoup moins de descriptif :D

3 reviews sur le dernier chapitre à l'heure où j'écris et poste ce chapitre, je peux comprendre, c'était loin d'être le meilleur, je pense que celui-là vous plaira un peu plus :)

Sans plus tarder, RAR !

SwanGranger: Oui, en général, les prophéties, ça complique l'existence... Mais c'est pour ça qu'on les aime :D Et oui, tu as vu Ron il est tout gentil tout mignon, je suis gentille avec lui, alors que dans les bouquins, c'est loin d'être mon personnage préféré XD

Lalite: Je tiens à dire que ta review est de loin la meilleure pour l'instant ! Qu'est ce que tu m'as fait rire XD Dans le bon sens du terme bien sûr! C'est une théorie tout à fait intéressante, assez farfelue comme je les aime, mais je te rassure, aucun traffic d'organes n'est en jeu dans cette histoire. Tu en apprendras plus dans ce chapitre et le suivant, dis moi si tes hypothèses ont évoluées en review ou message ! Et tant mieux que tu aimes Drago et Blaise, c'est le meilleur duo de l'histoire x)

Lilaaaas: Salut, merci pour ta review :) Je suis contente que tu les adores, et tu n'es pas prête de les détester ;) Pour les résumés c'est une bonne idée je vais en faire un juste là:

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DANS LES ÉPISODES PRÉCÉDENTS: Hermione, Ron et Harry travaillent au bureau des Aurors. Depuis deux jours, d'étranges crimes -trois- sont recensés et nos héros font face à des victimes de sexe féminin et brunes, d'à peu près leur âge. Parallèlement, Hermione, puis le trio, rencontre trois ex-Serpentard, qui n'avaient pas été vus depuis la fin de la Guerre. Ces derniers ne semblent pas être revenus pour rien et complotent autour d'une prophétie, dont tout nous est inconnu.

Je vous dis bonne lecture, on se retrouve en bas !

Et n'oublie pas les reviews :) *grand sourire*

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CHAPITRE 5 : The Curse


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« So come rain on my parade
'Cause I want to feel it
Come shove me over the edge
'Cause my head is in overdrive. »

Doomed, Bring Me The Horizon

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« On a un problème. »

La voix douce mais ferme de Hermione résonna dans le bureau quand le Survivant y fit son entrée. Il avait exactement sept minutes de retard -exceptionnel de sa part- à cause de sa douche prolongée ce qui lui avait fait raté le premier briefing de la journée, commencé légèrement avant l'heure officielle. Toutefois, l'ancienne Gryffondor semblait être là depuis un moment, à en juger l'état de son bureau, déjà enseveli sous des tonnes de parchemins et de dossiers. Toutes les personnes présentes ce matin-là portait un air grave sur leurs visages, y compris Ron, qui lisait attentivement un rapport d'un collègue, soucieux. D'un rapide coup d'œil, Harry tenta de voir son patron, mais ce dernier ne semblait pas présent actuellement.

« Que se passe-t-il ? »

« Je... On... Il y a une nouvelle victime... » souffla-t-elle.

« On connaît son identité ? » demanda-t-il, en tentant de garder un visage neutre et de masquer sa colère et son inquiétude.

« Justement, il est là le problème... »

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Gênée, elle se tordit sur sa chaise et essaya d'éviter le regard inquisiteur de son meilleur ami, qui s'était assis au préalable à côté d'elle et la fixait à présent de ses grandes orbes émeraudes. Harry put voir que ses ongles étaient rongés, signe qu'elle était véritablement angoissée et ne maîtrisait pas la situation actuelle. C'était un trait de caractère qu'il aimait beaucoup chez elle, ce perfectionnisme qu'elle possédait, afin d'avoir toujours une longueur d'avance sur les autres et ainsi gérer et contrôler ce qu'il se passait autour d'elle. La voir dans un tel état ne rassura en aucun point le balafré, tant la situation lui parut déconcertante.

« Hermione. Qui est-ce ? » insista le brun.

« Hannah. Hannah Abbot. »

Le visage du garçon, déjà pâle naturellement, perdit toute petite trace de couleurs y résidant. Hannah faisait partie de leur promotion à Poudlard et avait appartenu à la maison Poufsouffle. Bien qu'assez timide, elle avait fait preuve d'une loyauté débordante en cinquième année en rejoignant l'armée de Dumbledore et était particulièrement connue du trio pour sortir avec Neville, camarade des garçons, qu'il voyait toujours régulièrement depuis la fin de la Guerre.

« Je veux un rapport extrêmement précis sur les recherches ayant été menées cette nuit Hermione. Maintenant. »

« Très bien... Le corps d'Hannah a été retrouvé hier soir, vers dix-neuf heures, dans une poubelle d'une rue moldue mais adjacente au chemin de Traverse. Le mode opératoire coïncide avec celui des trois autres victimes. La cause de la mort est très probablement, comme les autres, une section de la carotide et de la jugulaire : précis, propre et efficace, aucune trace de magie ne semble avoir été repérée d'après les sourciers magiques. Physiquement, Hannah a quelques points en communs avec les autres filles, comme la couleur de cheveux principalement. Elle a été retrouvée complètement nue. Également.. » raconta-t-elle les larmes aux yeux.

« Par Merlin... On a des nouvelles de Neville ? »

« Ron est allé le voir tout à l'heure avec Léo pour le lui annoncer, ne m'oblige pas à devoir raconter ça je t'en prie... »

« Non, non je t'en fais pas. » la rassura-t-il « Hermione ? Hannah a bien redoublé sa première année non ? » reprit-il quelques instants plus tard, la main grattant sa barbe de trois jours.

« Oui parce que ses parents divorçaient et qu'elle avait des problèmes, quel rapport ? » demanda-t-elle, troublée.

« Ca veut dire qu'elle a le même âge que Stéphanie Roth, Janet Morris et Veronica Weding... Hermione, je veux que tu me suives immédiatement. » lança-t-il sèchement, un regard venimeux en sa direction.

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La jeune femme haussa délicatement un sourcil, avant de se redresser pour s'appuyer contre le dossier de sa chaise et de croiser les bras en toisant d'un œil mauvais le brun.

« Et pourquoi ? Pourquoi devrais-je suivre sa seigneurie ? Je ne suis pas une de tes sous-fifres Harry je te prie de mieux me parler. De plus, j'ai du travail, donc si tu as une piste, exploite la tout seul et vient m'en parler quand tu auras avancé ! »

Il empoigna sa meilleure amie par le coude et la leva brutalement de sa chaise.

« Hermione, j'ai pas envie de discuter là, tu me suis, maintenant. »

« Harry James Potter, tu vas me faire le plaisir de me lâcher immédiatement sans quoi tu risques de te prendre un sortilège en pleine tête. Où veux-tu que l'on aille avec le travail que l'on a ? »

« Dans le bureau de Kingsley. »

Intriguée, elle finit par le suivre, avec mauvaise foi néanmoins, et ils rejoignirent le bureau de leur patron, situé de l'autre côté de la grande salle où ils travaillaient. Harry y rentra, sans frapper au préalable, et fit face à Kingsley Shacklebolt, qui haussa les sourcils à son tour quant-à son impolitesse. Le Survivant pénétra dans la pièce sans attendre, suivi d'une Hermione beaucoup moins sereine que lui, qui salua timidement son supérieur.

« Bonjour Miss Granger. Potter, puis-je savoir ce qu'il vous amène si précipitamment dans mon bureau ? »

« Je dois vous parler de l'enquête en cours, et j'ai, à l'issu de cette discussion, une requête à vous demander. » dit-il, en prenant un siège.

« Je vous écoute, puisque cela paraît si important. Asseyez-vous Granger. »

« Je n'ai aucune information supplémentaire, je n'ai simplement que relayé les faits. J'ai découvert en arrivant ce matin, qu'une nouvelle victime avait été trouvée, Hannah Abbot. Cette fille était dans notre promotion avec Hermione à Poudlard, mais en réalité, il s'avère qu'elle avait redoublé sa première année, à sa demande personnelle, à cause d'une histoire familiale qui lui avait coûtée trop d'heures de cours et avait causée son échec aux examens de fin d'année. En me rappelant de ce fait, j'ai établi un troisième point commun entre les victimes : l'âge. J'ai regardé avant de partir hier le rapport du médicomage et il est formel : toutes étaient brunes. Les dossiers des victimes stipulent tous la même chose. Nées en 1979. Toutes des femmes, toutes brunes, toutes âgées de 21 ans.

Reste encore à savoir pourquoi 21. Si l'on part sur l'hypothèse du pervers sadique, il y a peut-être un lien avec une personne qu'il a connu, une ancienne amante ou relation de cet âge comme l'avait proposé Sarah, les scénarios sont vagues. Mais si l'on part sur tout autre chose, et c'est là que ça devient intéressant. En réalité, le nombre 21 a une signification en numérologie et dans tout ce qui touche à la divination. On le caractérise comme étant un nombre doté d'une consonance presque divine, symbole de chance, d'harmonie, qui provoquerait le triomphe, la gloire. »

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Hermione le fixa d'un air ébahi. Depuis quand Harry Potter parlait-il avec autant de prestance et savait-il autant de choses ? Qui, de plus est, touchent à la divination, matière devenue complètement obsolète à Poudlard ? Devant elle, Kingsley écoutait avec attention, mais laissa apparaître de l'étonnement à travers ses yeux.

« Avant que tu ne te méprennes, Hermione, c'est une amie de Ginny qui lui a offert un livre sur ce thème il y a quelques temps. Et cette signification, aussi étrange qu'elle puisse être, et en réalité commune au monde des moldus. Le livre témoignait du travail d'un arithmancien qui avait demandé conseil à un mathématicien, son équivalent chez les moldus donc » rajouta-t-il vers son patron, qui paraissait légèrement perdu.

« C'est un excellent travail Harry, reste à trouver quelle hypothèse semble la plus juste ou en trouver encore d'autres... Il nous reste un très long chemin à faire, ne chômez pas ! En ce qui concerne une éventuelle prophétie, je vais voir ce que je peux faire. »

« Une dernière chose monsieur, vous aviez demandé... »

« C'est vrai, je m'excuse, je vous écoute. »

« C'est lié à l'affaire bien évidemment. En fait... nous sommes le 16 septembre aujourd'hui. »

Les deux autres personnes présentes dans la pièce levèrent un sourcil interrogateur vers le protagoniste, ne sachant pas ce qu'il allait advenir de la suite de sa demande.

« Oui mon garçon, et ? »

« J'y ai pensé hier soir quand Ginny m'a demandé si j'étais bien allé chercher le cadeau d'anniversaire d'Hermione. Qui va faire 21 ans dans trois jours. »

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Un lourd et long silence tomba dans l'office, durant lequel Harry fixait d'un air soucieux sa meilleure amie, qui se contenta d'écarquiller les yeux. Elle n'avait en aucun cas fait le lien entre les événements et s'était même demandée quelques instants plus tôt ce qu'elle pouvait bien faire là, lorsque Harry parlait. Elle détenait sa réponse, et évidemment, cette dernière n'allait pas lui plaire, elle le sentait fortement.

« Que me demandez vous exactement ? » en regardant respectivement les deux Aurors, et plus particulièrement la jeune femme, encore plus gênée à présent.

« Une protection rapprochée. Que vous pouvez obtenir sans peine, puisque Hermione a le titre de héroïne de guerre. De plus, j'aimerai, si vous me l'accordez, qu'elle soit écartée des enquêtes et sorties sur le terrain, le temps qu'on... »

« Harry ! C'est une blague j'espère ! » cria-t-elle en se levant de son siège.

« Absolument pas. Je ne veux pas prendre de risques inutiles et te perdre Herm', tu es la seule famille qu'il me reste avec Ginny maintenant. »

« Ce n'est PAS une raison de me mettre sur la touche : déjà que Sarah m'a demandé de travailler au bureau hier et que le terrain m'a manqué, tu crois vraiment que tu vas me cloîtrer ici ? »

« Miss Granger, rasseyez-vous et calmez-vous je vous prie. Potter, je comprends votre point de vue, mais nous ne pouvons rien faire sans son accord. »

« Accord que vous n'aurez certainement pas ! A part me rendre paranoïaque, cela ne servirait à rien. Harry, j'ai tout comme toi, suivi un entraînement spécial à l'IFA* qui me permet de me défendre si jamais on m'attaque. » renchérit-elle en direction de son meilleur ami.

« Tu es inconsciente Hermione, on commence à faire le lien entre tout ça, et toi, tu veux courir des risques inutilement ? Regarde l'état des victimes, un petit Expelliarmus ne te servira pas contre ce criminel. »

« Et oui, et les Aurors, tu vas les sortir d'où ? De ta poche ? Réfléchis un peu, nous sommes tous pris par cette affaire et nous travaillons tous d'arrache-pied, personne n'aura envie de jouer aux gardes du corps une fois leur service terminé. Donc les seuls qui restent sont ceux qui sortent de l'école, autrement dit qui n'ont aucune expérience sur le terrain. Ça ira Harry je t'assure. »

« Sur ce point-là, miss Granger a raison, je n'ai aucun effectif à fournir, les équipes sont assez préoccupées par cette affaire. La seule solution à votre problème Potter, serait de vous porter garant et d'assurer cette mission, avec l'aide de Weasley, s'il est d'accord. » continua Kingsley, d'un ton plus posé.

Sa déclaration laissa place à un hochement affirmatif du brun qui lui confirma que le rouquin serait partant. À côté d'eux, Hermione était désemparée et tentait difficilement d'interrompre les deux hommes, désormais en grande discussion sur l'organisation et les précautions à prendre. Elle fixait toujours Harry d'un air paniqué, et après s'être fait ignorée une énième fois, elle hurla, laissant échapper des sanglots vraisemblablement plus proche de la rage et de la colère que la tristesse en soit.

« CA SUFFIT ! TOI ! » cria-t-elle en direction de son ami, « tu ne me dicteras ma vie en AUCUN point, il en est hors de question ! Et vous, vous ne pouvez rien faire sans MON accord. Quand bien même Ron et Harry partagent ma vie depuis dix ans, je ne veux pas qu'ils passent leur temps à me suivre, et que je ne dispose plus d'une once de vie privée, c'est ridicule ! »

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Sous ses cris, les deux hommes arrêtèrent de parler et regardèrent la jeune femme, qui, les joues rouge de colère, tentait de sécher ses larmes tant bien que mal et les toisait d'un œil mauvais. Elle finit par se lever de son siège et de sortir de la pièce précipitamment en prenant tout de même soin à ne pas claquer la porte. Kingsley reste quand-même mon supérieur.

Cependant, elle n'alla pas bien loin, puisque quelques mètres après, une forte poigne s'abattit sur son épaule et la retourna, la plaquant par la même occasion contre le mur du couloir. Elle se retrouva face à un Harry, pas content du tout qui la regarda méchamment en l'empêchant de partir et qui le plaqua avec plus de poigne lorsqu'elle se débattit.

« Alors premièrement, tu vas te calmer immédiatement et descendre d'un ton, parce que je ne pense pas que cette attitude soit digne de toi, surtout t'adressant à ton patron et à moi-même. Deuxièmement, depuis quand es-tu si égoïste ? Depuis quand tu tiens à vivre ta vie sans te préoccuper de ceux autour de toi ? Tu crois vraiment que j'aurais proposé de me libérer de mes heures libres après celles de travail pour te surveiller, au détriment de ma vie de famille si j'étais égoïste ? Tu croyais vraiment qu'avec Ron, nous allions te laisser sans défense à l'extérieur, alors qu'un sociopathe court toujours dehors et pourrait en avoir après toi ? Tu crois pas qu'on a assez souffert pendant la guerre ? Qu'on a pas perdu assez de monde ? Comme Fred, comme Rémus, Sirius ou Tonks ? Va demander à Ron s'il a envie que tu te fasses torturer, violer ou je ne sais quoi d'autre, par un gars lambda et qu'on retrouve ton corps le lendemain. Alors oui Hermione, s'il faut que je vienne te hanter dans ton sommeil pour que tu dises oui et que tu donnes ton accord, je le ferais sans hésitation. Parce que tu n'es pas toute seule et que nous, nous ne faisons pas preuve d'égoïsme à l'instant même. »

La claque qui suivit s'abattit sur la joue du garçon sans qu'il n'ait eu le temps de la voir venir. Il porta sa main à sa joue, rougie sous le coup, et se la frotta doucement, fusillant du regard la jeune femme outrée devant lui.

« Moi égoïste ? Mais tu t'es pris pour qui, espèce d'abruti ? Tu crois vraiment que si j'étais égoïste, j'aurais tout plaqué avant la septième année ? L'école, mes ASPIC, mes parents qui sont toujours en Australie ou encore mon copain hier ? Et que la guerre ne m'a pas touchée à moi ? »

« Alors accepte » murmura-t-il.

« Non Harry. Parce que pendant que vous serez derrière mon dos, c'est d'autres femmes que moi qui se feront agresser en pleine rue, et ça je ne le supporterai p... »

« ACCEPTE ! » la coupa-t-il sèchement en haussant la voix. Elle allait pour s'enfuir en courant quand une voix doucereuse se fit entendre non loin d'eux dans le couloir.

« S'il te plaît Hermione, accepte ce qu'il te dit. Je ne veux pas avoir à perdre quelqu'un que j'aime encore une fois. »

Derrière Harry s'était rapproché Ron, qui la dévisageait à présent d'un air triste et désolé, ce qui la poussa à rejeter brutalement le brun pour rejoindre ses bras, qui l'enveloppèrent immédiatement.

« Je n'ai pas entendu toute votre conversation, mais le peu que j'ai compris m'a fait faire le lien entre toi et l'enquête en cours. Hermione, je te jure que si nous pouvons faire quelque chose pour te préserver, nous le ferons. Après, il suffit simplement qu'on en parle pour fixer des limites afin que tu aies toujours des moments seules si tu le désires, mais tout s'arrange et se discute ne t'en fais pas. »

Elle se détendit sous les bercements et les paroles du jeune Weasley, et sous l'œil agacé du balafré, qui grommela quand il la vit hocher doucement la tête. Normalement, c'est lui qui consolait la brune quand cette dernière se disputait avec Ron, pas l'inverse. Il croisa le regard réprobateur de son meilleur ami et hocha les épaules comme seule réponse à son collègue et ami avant de se rendre à nouveau vers le bureau de Kingsley pour lui faire part de l'évolution de la conversation et finaliser les derniers détails, laissant ses deux amis au milieu du couloir.

C'était le début des ennuis.

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L'épuisement, au final, c'est comme le sommeil, ça se décline. Toutefois, s'il existe une grande complexité sur ce qu'est le phénomène du sommeil, la déclinaison de l'épuisement, elle, semble être plus facile à comprendre. Il y a des étapes, des degrés et des extrêmes que l'on peut facilement éviter en principe, grâce aux signes qui en témoignent. Il est facile d'en donner une définition objective, mais chacun l'interprète et le ressent d'une manière différente. Par exemple, deux personnes peuvent dire qu'elles sont 'épuisées' alors qu'en réalité, elles ne seront pas au même stade de fatigue puisqu'elles ne le ressentent pas de la même manière. L'une sera peut être éprouvée de la journée qu'elle vient de passer au bureau à travailler, l'autre le dira après avoir fait un marathon durant lequel elle s'est fait renversée par une voiture puis est sortie de l'hôpital avec une cheville et un bras dans le plâtre.

Et bien, chez nous, c'est pareil, à la seule différence que vous n'entendrez jamais l'un d'entre nous dire qu'il est fatigué, à la seule exception d'une seule et unique fois tout les trente jours. Parce qu'une fois que vous avez goûté à cette délicieuse sensation qu'est la souffrance endurée toute une nuit, le matin, quand vous tentez de vous relever, la définition subjective de l'épuisement s'écrit toute seule dans un coin de votre tête.

Lever un doigt vous semble impossible, tenir debout encore plus et ouvrir les yeux reste le challenge le plus difficile qu'il m'ait été donné d'accomplir. Le poids des paupières, pourtant infime en réalité, vous pèse tellement, que lorsque finalement les pupilles apparaissent, nous n'avons qu'une envie : les refermer. Respirer aussi est difficile, surtout pour les plus jeunes, ils suffoquent et ça les fatiguent encore plus. C'est véritablement un enfer sans nom. Enfin si, il y en a un, mais rien que de le prononcer donne des frissons à quiconque a le malheur d'être assez proche pour l'entendre.

Lycanthropie

Quel sale mot. Et pourtant, je pourrais vous en dire des choses sur les lycans, je commence à bien maîtriser le sujet. Tous les avantages qu'ils possèdent, tous les inconvénients, j'en passe... En réalité, ce qui est drôle, c'est qu'il existe deux types de lycans. Comme chez les humain normaux, il y a des lycans sorciers et des lycans-tout-court. Rien avoir avec le statut de sang initial, juste une question de conservation d'énergie quantique lors que la transformation. Des mots bien compliqués pour une situation qu'il l'est tout autant. Il est parfois possible qu'un sorcier mordu se réveille avec une double malédiction : sa lycanthropie ET sa perte de magie. Et la rémission est d'autant plus dure pour un sorcier, qui a des difficultés à se servir de sa magie les heures qui suivent.

Nous sommes loyaux entre nous, bien qu'il y ait des tensions dans la meute. Cependant, si l'ennemi attaque, nous ne formons plus qu'un et cette sensation est celle que je préfère. Comme dans chaque meute, il existe une hiérarchie. Au sommet, il y a l'Alpha -et sa compagne s'il en a une-, puis viennent les Bêtas, qui ont une place plus ou moins importante aux côtés de l'Alpha. Nous agissons selon un code, posé il y a de ça plusieurs centaines d'années, et qui, en soi, rajoute simplement des règles et devoirs supplémentaires à ceux des sorciers.

Nous avons tous une histoire. Très peu de lycans sont nés comme ça. Nous, nous avons vécu normalement pendant le début de notre existence. Jusqu'au premier jour du reste de notre vie. Moi, je me suis fait transformé pour mon meilleur ami et pour fuir ma famille, et c'est la plus belle décision que j'ai eu prise, par loyauté. Certains n'auront pas eu le droit de choisir cependant.

En bref, c'est un monde bien compliqué en soi. Et encore, nous ne sommes pas au bout de nos peines, car si la Guerre ne nous a pas énormément touchés, les temps sont troubles, et notre avenir n'a jamais été aussi incertain qu'aujourd'hui.

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Un long gémissement s'échappa de derrière la lourde porte en bois , témoignant du réveil de l'italien. En quelques secondes seulement, la porte s'ouvrit et une personne se tenait au chevet du noir, une main posée sur son front accompagnée d'un tissu humide. Les paupières pourtant toujours closes, il sourit en sentant la présence à ses côtés, devinant aisément son identité, qui se confirma quand cette dernière murmura doucereusement en sa direction.

« Blaise ? Tu m'entends ? »

Elle poussa légèrement l'épaule de son ami, qui garda un léger rictus sans bouger. Au bout de quelques minutes, la brune finit par soupirer et s'asseoir par terre. Quand il fut certain qu'elle regardait ailleurs, il entrouvrit un œil, leva discrètement sa main gauche et l'aplatit sur sa cuisse.

« Bouh. »

Elle sursauta tellement fort qu'il ne put que rigoler, doucement puis en grimaçant en vu de son état, de la réaction de la jeune fille, qui se contentait de le fusiller du regard.

« Tu es un idiot et un imbécile. »

« Et toi, ma très chère Pansy, tu es susceptible. Regarde, ton chevalier servant préféré vient de se réveiller et nécessite toute ton attention à présent. Travaille femme » dit-il en ouvrant les bras et en rigolant ouvertement.

« Plutôt la belle au bois dormant oui. Et le misogyne il peut aller se faire voir, je vais plutôt aller rejoindre Smith à côté et m'occuper de lui, il sera très content de me voir et beaucoup plus reconnaissant des soins que j'aurai à lui fournir. »

Le noir se redressa aussi rapidement qu'il put et saisit le bras de la brune avec un regard noir qui lançait des éclairs. Cette dernière sourit largement, avant de finalement se rasseoir à ses côtés et lui bander ses blessures.

« Et bien, Blaise, on aime pas Zacharias ? Il est très gentil pourtant. » ricana-t-elle alors qu'il grimaçait de douleur et d'agacement.

« Aïe ! Et fais attention quand même je te rappelle juste que j'ai mal vraiment partout... Tu as vu Drago ? »

« Umhumh »

« Il faudrait que je le rejoigne, tu sais où il y est allé ? » s'exclama-t-il en se redressant.

« Hop, hop, hop, jeune homme, tu ne vas rejoindre personne, du moins pas avant une bonne heure, tu n'as pas fini de récupérer, certains os ne se sont pas encore ressoudés. Et pour ta gouverne, il est parti travailler, par conséquent ta présence n'est pas requise. »

Il poussa un soupir d'exaspération en dévisageant Pansy du regard, ce qui ne lui échappa pas. Elle lui rendit le coup d'œil puis se leva, époussetant sa robe.

« Ne m'oblige pas à te stupéfixer Blaise, ce serait tout de même dommage d'en arriver là. Reste tranquille, et attends d'être totalement rétabli avant de partir. Je t'ai laissé un thermos de café sur le bord. On se voit plus tard. »

« J'adore quand tu me donnes des ordres, ça te donne un côté sex.. Et Pansy attends ne part pas si vite ! » essaya-t-il de se rattraper, vainement, en agitant son bras valide.

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Il n'eut pour seule réponse qu'un ricanement provenant de l'autre bout de la pièce. Bien que des murs séparent Blaise de l'autre individu, ce premier émit un grognement grave et faible, mais qu'il était sûr que le destinataire avait entendu.

« Attention Smith, je n'ai pas atterri à Serpentard pour rien mon pote, tu devrais surveiller tes arrières... »

« Tu ne me fais pas peur. Et puis, ce n'est qu'une question de temps avant que Drago ne se rende compte que ma loyauté est supérieur à la tienne, vieux crevard. »

Cette fois-ci, les grognements s'intensifièrent d'avantage. Blaise finit par apercevoir son interlocuteur, qui s'était rapproché de lui, dans l'ombre de la salle.

« Il y a deux choses que j'ai de Drago et que toi, stupide loup, tu n'as pas. Un, sa reconnaissance parce que je suis son premier bêta. Deux, son amitié tu crois vraiment qu'il va s'épauler sur un vulgaire Poufsouffle ? Drago Malefoy ? Un tantinet ridicule tu ne crois pas ? Mais ne pleure pas Zachari chéri, tu joueras toujours le rôle du petit toutou bien soumis qui n'arrive pas à séduire la fille qui lui plaît » cracha l'italien, avant que Smith ne se jette sur lui, furieux.

Ils se battaient tout deux du mieux qu'ils pouvaient en un lendemain de pleine lune. Leurs os encore fragiles rompaient sous le moindre coup de poing ou de pied trop violent et le sang ne tarda pas à apparaître des deux côtés. Sous la douleur et la rage, ils n'entendirent même pas la porte de la pièce s'ouvrir en grinçant, puis claquer contre ses gongs.

« Il suffit. »

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La voix tonna et résonna dans la salle humide et glauque puis fit s'immobiliser les deux hommes à terre. Le silence qui pesait à présent rendait l'atmosphère encore plus froide qu'auparavant, et était troublé par le bruit de quelques gouttes d'eau qui tombaient, s'échappant du plafond et s'abattant sur la dalle sale. Ils tournèrent la tête à l'unisson vers l'entrée et aperçurent deux figures loin d'être inconnues. Pansy Parkinson était revenue et se tenait à droite de la porte, légèrement en recul derrière le grand blond, qui toisait la scène d'un œil impassible et ne trahissant aucune émotion. Drago Malefoy finit par faire un pas vers eux, toujours la tête haute et avec noblesse, sans les lâcher des yeux. Blaise voulut se mettre debout pour se mettre à ses côtés, là où était sa place mais le blond lui intima d'un regard mauvais de se rasseoir, ce qu'il fit, penaud. Désormais séparés, il se tourna vers Zacharias, qui, toujours à genoux, fixait Pansy derrière lui.

« Regarde moi. »

Blaise frissonna rien qu'en entendant sa voix. Déranger le rejeton Malefoy un lendemain de pleine lune était à proscrire de toute urgence, se dit-il. Smith releva la tête et l'affronta du regard, avec affront et arrogance mais aussi avec une lueur d'inquiétude au fond des yeux.

« Pathétique. Fais au moins semblant de cacher tes émotions Smith, on pourrait presque croire que tu voudrais me provoquer » railla-t-il, « Je peux savoir pourquoi vous vous battiez, alors que la dernière pleine lune date d'il y a moins de six heures ? »

L'ancien Poufsouffle ne lui répondit pas, mais ne baissa pas le regard cette fois-ci. Il se tourna donc vers son meilleur ami, qui se contenta de hausser les épaules.

« Le schéma habituel, rien de grave. » avoua-t-il. Il croisa durant quelques instants le regard de la seule femme présente dans la pièce, qui le fusilla amèrement des yeux.

« Je vois. Rien qui ne vous oblige à vous battre n'est-ce pas ? Vos baguettes. »

Blaise le regarda d'un air ahuri. Il comprit que son meilleur ami réclamait leur baguette pour qu'ils ne puissent pas se soigner, cependant, il était surpris d'échopper du même sort que son adversaire alors qu'il occupait une position particulière auprès de Drago, qui dirigeait leur meute. Il lut un sourire victorieux sur les lèvres de Smith, et il aurait bien eut l'envie de se lever pour lui remettre une droite. Pansy portait un rictus satisfait également et le regardait à présent avec une moue amusée sur le visage.

« Bien fait » articula-t-elle vers lui, veillant à ce que les deux autres ne voient pas son manège.

Le noir grommela avant de finir par sortir sa baguette de ses affaires et la tendre au blond, qui bien à son habitude, n'avait aucune expression visible sur le visage.

« Bien. Smith, j'aurais besoin de toi cet après-midi, tu peux rentrer chez toi, je t'enverrai un hibou. On y va. » finit-il en regardant Blaise, qui se leva et marcha sur ses talons vers la sortie du bâtiment où ils transplanèrent, Pansy fièrement accrochée au bras du blond, comme à son habitude.

Une fois arrivés, Blaise reconnut rapidement les locaux de leur base et plus précisément le bureau spacieux de Drago, qui s'installa sans ménagement vers son fauteuil. Il s'assit à son tour en face du blond, Pansy à sa gauche, et attendit les paroles de son ami sans bruit.

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« On passe à l'action ce soir. » l'informa-t-il.

« Pour la prophétie ou pour Granger ? » demanda curieusement le noir.

Un ricanement aigu s'échappa involontairement des lèvres du blond, qui reprit vite contenance. Pansy, quant-à-elle, regarda les deux hommes les yeux grand ouverts, complètement perdue.

« Non pour la prophétie, il reste beaucoup de détail à régler concernant l'autre sujet, d'autant plus qu'on vient de me dire, juste avant que je vienne te chercher, que la vieille jouvencelle a été placée sous protection rapprochée. » souffla-t-il

« Ils savent ?! »

« Je ne pense pas, ils ont juste dû faire le lien parce que Grangie est brune et correspondait de près ou de loin aux victimes. »

« Bien. Comment nous y prenons nous pour la prophétie ? »

« On va rentrer par effraction dans le Ministère. » lui répondit Pansy, un sourire mauvais sur les lèvres. « Et c'est quoi cette histoire de Granger ? »

« Oh rien, Pansy, rien. Ne t'occupe pas des affaires des hommes... » susurra Blaise en levant fièrement la tête.

Drago sourit face à cette déclaration et son ton. Ils allaient avoir du pain sur la planche.

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« Sarah ? »

Adossée à sa chaise et devant son bureau, l'interpellée leva la tête, faisant craquer sa nuque, en direction de sa stagiaire, assise au bureau d'en face et entourée d'une montagne de parchemins abhorrant un visage désespéré. Ne pouvant pas se déplacer pour interroger quelques témoins et avancer sur l'affaire des quatre crimes, Hermione avait été condamnée à rester travailler au Ministère, où sa tutrice la rejoignait quand sa présence n'était pas requise à l'extérieur. Elles étaient actuellement seules mais s'activaient chacune de son côté, profitant du calme pour être d'autant plus efficaces.

« Quand tu as une intuition, généralement, tu la suis directement, tu temporises ou tu préfères l'ignorer et te concentrer sur du concret ? » demanda Hermione, hésitante.

L'aînée sourit devant sa candeur et lui adressa un sourire chaleureux dans le but de la rassurer.

« Je suppose que cela dépend du type d'intuition si c'est quelque chose de totalement farfelu je temporise sérieusement, sinon je la suis. Tu sais, les intuitions sont plutôt instinctives, et bien qu'il soit normal de les analyser, elles sont rarement inutiles. »

« Disons juste que j'ai peur du résultat. »

« Si c'est par peur, ne temporise pas, tu vas tourner en rond. Il y a d'autres détails plus importants à gérer, tu le sais aussi bien que moi. Tu voudrais me faire part de quelque chose ? »

« Non, je ne voudrais pas te mêler à tout ça... Ne t'inquiète pas, ce n'est rien d'illégal ou d'irréfléchi ! » ajouta-t-elle quand elle vit le visage de Sarah s'orner d'un regard inquiet.

« Je te fais confiance Hermione, mais fais attention je te prie, nous n'avions pas eu d'affaire aussi sérieuse depuis la fin de la Guerre... »

La cadette hocha prudemment la tête puis enfila son gilet avant de se diriger vers la porte de la pièce, pomme à la main. Elle allait pour poser sa main sur la poignée quand la porte s'ouvrit brusquement, la bousculant et la faisant reculer de quelques pas.

« Oh Hermione désolé, je ne savais pas que tu serais juste derrière, tout va bien ? »

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Ron s'avança vers elle quand il vit que celle-ci se tenait douloureusement le nez. Il lui lança un sort pour la soulager et lui déposa un baiser sur la joue en s'excusant à nouveau. La jeune femme lui sourit avant de se retourner vers la porte, où elle se retrouva face à Harry, appuyé contre l'encadrement de cette dernière.

« Tu sortais peut-être ? »

« Ah bien, puisque tu m'en parles, oui j'allais justement aller faire un tour en boite de nuit, je suis sûre qu'à seize heures, il y en a un sacré paquet d'ouvertes, je rencontrerais peut-être le super criminel qui sait, et je vous ramènerai son caleçon en souvenir promis. »

Furieuse, elle bouscula le brun et s'élança à grands pas dans le couloir.

« Hermione, où vas-tu ! » cria Harry.

« Pendant que tu m'emmerdes, moi, j'essaie de travailler et là je vais aux archives Potter » lui cracha-t-elle dédaigneusement.

Une fois arrivée à son lieu de destination, elle vérifia qu'elle était bien seule -elle n'était pas à l'abri d'y recroiser Malefoy- puis s'autorisa quelques larmes, tout en se dirigeant vers la section des enquêtes des Aurors. Maudit sois-tu Potter, se dit-elle intérieurement.

Elle regarda avec curiosité quelques cartons sur des enquêtes non résolues, lorsqu'un détail d'une affaire lui sauta aux yeux. Une photo, datant d'il y a une cinquantaine d'années, d'une victime de sexe féminin reposait au milieu d'un dossier.

« Sarah, j'espère que tu as raison et que mon intuition est bonne » pria-t-elle.

Elle prit la photo, la dédoubla magicalemment et mit sa copie dans le carton de l'affaire en cours. De là, elle prit un parchemin et une plume, y rajouta des éléments provenant de la boîte et donna le tout à un hibou du Ministère, qui dormait sur une étagère.

« S'il te plaît, va donner ce colis à Myriam Faith, elle habite Londres. »

Le hibou partit d'un grand coup d'aile et attendit que Hermione lui lance un sortilège pour qu'il puisse sortir du Ministère et aller rejoindre la destinataire.

Satisfaite, Hermione rangea les dossiers correctement avant de se diriger vers la sortie des archives, où elle vit Ron, assis sur une chaise des archives, l'attendant à l'entrée. Elle poussa un soupir d'agacement mais finit par se diriger vers son ami, qui lui rendit un sourire gêné.

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« Désolé tu sais de qui l'ordre vient... J'ai tout de même préféré te laisser faire ce que tu avais à faire et t'attendre ici. »

« Merci Ron, ça me touche. Par contre Harry vient de dépasser la limite du raisonnable, on avait discuté de tout ça pourtant ! »

« Il t'aime Hermione, et quand on aime, on ne compte pas. Je ne te l'apprends pas je suppose, en fait, c'est vraiment dur de t'apprendre quelque chose... »

Sa déclaration déclencha un rire cristallin chez sa meilleure amie qui le fit sourire à son tour alors qu'ils se mettaient en route vers l'ascenseur.

« Tu es bête Ron, vous m'en apprenez tous les jours pourtant, petits monstres intempérants que vous êtes ! Et puisqu'on en parle, qui a le privilège et l'honneur de me ramener chez moi ce soir ? »

« Harry... Et d'après ce que j'ai entendu de ma sœur, il a l'intention de rester cette nuit... » dit Ron, en se frottant la nuque, gêné.

« Je ne sais pas ce qui me dérange le plus. Que Harry me gonfle au plus haut point ou que Ginny risque de m'en vouloir parce que son fiancé reste chez moi. »

« Elle ne t'en voudra jamais si ça concerne ta sécurité. Même si ça ne la concernait pas d'ailleurs, elle sait qu'elle n'a rien à craindre. »

Ils continuèrent à parler ensemble durant leur trajet jusqu'à leur retour aux quartiers des Aurors. Ron se précipita vers la porte pour l'ouvrir et laisser passer Hermione, s'inclinant sur son passage, la faisant rire aux éclats alors qu'elle lui gratifia une tape amicale sur l'épaule. La plupart de leurs collègues étaient rentrés entre temps et l'atmosphère calme de l'après-midi avait laissé sa place au raffut des comptes-rendus, briefings et autres discussions concernant de près ou de très loin l'affaire en cours.

Hermione se dirigea vers son bureau où elle récupéra ses biens et salua Sarah, qui lui répondit par un clin d'oeil amical, un sourire malicieux scotché sur les lèvres. Elle chercha Harry du regard, mais ne le trouvant pas, décida de s'avancer vers le bureau de Kingsley Shacklebolt où elle vit en effet le garçon en pleine conversation avec son patron. Décidant d'attendre la fin de l'entretien, elle se laissa glisser contre le mur et mangea enfin sa pomme avec appétit.

Elle releva le regard quand elle vit deux pieds plantés devant elle et croisa celui de Harry, qui la regardait avec une lueur de questionnement dans les yeux.

« Je t'attendais. On peut y aller ? » s'expliqua-t-elle en se relevant.

« Quand tu veux. Transplanage d'escorte par contre. »

« Oui, bien sûr, où avais-je donc la tête ! » répliqua-t-elle ironiquement.

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Une fois chez Hermione, les deux adultes, passèrent la soirée à jouer à la bataille explosive, aux échecs et à regarder la télé. Bien qu'Hermione soit réticente au départ, elle était finalement bien trop contente de pouvoir regarder la télé avec quelqu'un d'autre que Pattenrond car ses amis, Ron en particulier, avait encore du mal à se faire à la technologie moldue.

Ils finirent par commander une pizza, qu'ils savourèrent littéralement, n'ayant que trop peu d'occasions d'en manger, puis Hermione se dirigea vers sa chambre pour la nuit. Une fois à l'intérieur, elle jeta un regard par dessus son épaule et, voyant Harry s'installer sur le canapé, se dépêcha de fermer sa porte.

« Collaporta. »

Elle murmura l'incantation vers la porte à l'aide de sa baguette puis s'activa silencieusement dans sa chambre, le cœur battant la chamade. Elle sortit un sac de son placard, qu'elle agrandit magicalemment et remplit de toutes les affaires qu'ils pourraient lui être nécessaire. Ne pouvant pas mener ses recherches comme elle l'entendait, Ron et Harry constamment sur son dos, elle avait décidé de se rendre au Ministère de nuit -violant au passage une bonne dizaine de lois-, et d'avancer son travail à la bibliothèque. L'interdit lui provoquait de l'adrénaline mais avait aussi ce côté inquiétant qui l'avait fait hésité, avant qu'elle ne décide de se jeter à l'eau. Elle était sur une piste bien trop grosse bien que tirée par les cheveux au premier abord, par conséquent, elle ne voulait pas que quiconque soit au courant avant que l'hypothèse soit éclaircie.

Une fois ces affaires prêtes, elle s'assit sur son lit et attendit en regardant son radio-réveil sorcier toutes les trente secondes.

23h.

'Si ce quelqu'un était plutôt quelque chose ?'

23h15

'Les corps, tous retrouvés nus et lacérés de griffures et autres marques'

23h30

'L'arme du crime : un objet tranchant. Chaque fois la même exécution : la gorge tranchée.'

23h45

'Tuées la nuit, à l'abri des regards indiscrets.'

00h00

Time out.

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À tâtons, elle s'avança vers la sortie de sa chambre en prenant garde à ne pas faire grincer la porte en la déverrouillant. Une fois dans le salon, elle constata avec soulagement que Harry dormait à poings fermés sur son canapé et en profita pour sortir discrètement de son appartement afin de transplaner. Elle décida néanmoins de ne le faire qu'une fois, pour éviter que le bruit ne réveille son protecteur de la soirée.

La jeune femme se retrouva dans l'atrium du Ministère et se dépêcha de se cacher des potentiels regards inquisiteurs, toutefois très peu nombreux à cette heure-ci.

Lorsqu'elle arriva dans la bibliothèque du Ministère, elle était loin de s'imaginer ce qu'il allait arriver. Les risques qu'elle avait pris.

Elle était loin de s'imaginer qu'elle ne rentrerai pas chez elle ce soir-là, ni le suivant, ni encore celui d'après.

« Ne t'as-t-on pas jamais dit que la curiosité était un vilain défaut, Granger ? Ne t'as-t-on jamais parlé de Pandore ? Il en a fait les frais au détriment de sa supposée sagesse. »

Elle sursauta quand elle entendit le premier souffle, se leva précipitamment quand elle entendit ces mots. Ne trouvant pas l'émetteur, ses jambes se mirent à trembler intempestivement jusqu'à ce qu'elle tombe sur les pages fraîchement tournées de son livre.

Hermione tomba à terre à ce moment-là, inconsciente.

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« Quand on vole trop près du soleil, on finit par se brûler les ailes petit ange » chuchota une douce voix rauque à l'oreille de la jeune femme.

« Petit ange ? C'est mignon comme surnom ça, monsieur l'insensible. Tu aurais pu lui provoquer une crise cardiaque je pense. »

« Le problème c'est qu'au début, avant que tu ne me rejoignes Blaise, je n'étais pas seul. C'est lui qui a manifesté sa présence à la demoiselle, il a simplement déguerpi quand il m'a vu. »

« Tu as vu qui c'était ? Il a fui comme un lâche ? »

« Gabriel. Et crois-moi, ce n'était pas de la lâcheté. Nous ferrions mieux de partie au plus vite, avec cette petite chose en plus. » susurra la voix suave du blond, le regard fixé sur le corps à ses pieds.

Au même moment, à l'appartement d'Hermione, le Survivant se réveilla et se redressa violemment, victime d'un cauchemar. Il ne prononça qu'un unique mot. Un nom.

« Hermione. »

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« I'm sorry but it's too late
And it's not worth saving
So come rain on my parade
I think we're doomed. »


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*IFA : Institut de Formation des Aurors

→ Vous pouvez également relire le prologue pour avoir plus de détails sur la dernière scène, je n'ai pas trop voulu me répéter.

Voilà pour le chapitre 5 ! Alors dites-moi :

- Harry ? Vous avez le droit de le frapper avec des coups de bâtons, il est déjà balafré alors un peu plus, un peu moins (rire démoniaque)

- L'enquête ?

- Le monologue du milieu de chapitre ? Il vous a plu ? Absolument pas prévu à la base, mais je me suis dit que ça pourrait être sympathique x) d'ailleurs, pensez-vous avoir deviné de qui il s'agissait ?

- Le retour de Blaise et Pansy, l'introduction d'un nouveau perso : Zacharias Smith (ouioui le petit con de l'armée de Dumbledore)

- Et on finit sur la scène du prologue ! Tiens, des idées sur qui pourrait être Gabriel ?

QUESTION IMPORTANTE : Avez-vous besoin que je rajoute la traduction des paroles des chansons en dessous ?

Dites moi touuut ça en review et je vous offre Blaise ET Drago sur un plateau d'argent XD

Bien à vous :)

A, as always.