BOOOONJOURRR !
Here is the chapter 6, tout en beauté, tout en révélations ! (c'est un de mes préférés héhéhé)
Avant de commencer, j'ai une mauvaise nouvelle : j'ai eu comme prévu une semaine ultra chargée et je n'ai absolument pas avancé le chapitre 8 (800 mots c'est pas très folichon tout ça) donc je ne posterais qu'un chapitre cette semaine, et je vais essayer de le boucler avant de poster le 7 !
RAR: (4 reviews sur ce chapitre, coeur sur vous !)
Lalite: Ouiiiii Zacharias hahaha mais il est à Poufsouffle alors on peut le pardonner ! Et pourquoi notre duo de choc s'intéresse à Hermione ? A je sais pas du tout *regarde ailleurs d'un air innocent* tu le sauras très bientôt !
Lilaaaas: (à chaque fois je compte le nombre de a dans ton nom pour bien l'écrire x)) ) et noooon faut pas les détester c'est le meilleur duo de l'existence HP ;) Merci à toi, bonne lecture :)
SwanGranger: Contente que tout t'aies plu ! J'espère que celui là te plaira aussi ! Quant à Hermione je suis d'accord, elle s'affirme en tant que femme indépendante (on a pu voir que c'est un joli échec d'ailleurs hahahaha) Bonne lecture, merci à toi :)
Mariane03: c'est très gentil à toi, je suis contente que ça te plaise :) et oui j'ai horreur des fics où t'es directement plongé dans l'histoire sans aucune indication spatio-temporelle, et puis le suspens c'est cool aussi ! Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira, n'hésite pas si tu as des questions :)
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Précédemment: Après qu'Hannah Abbot aie été retrouvée morte, Harry a réussi à faire un véritable lien entre les victimes et pense qu'Hermione est en danger. Il place donc une protection autour de la jeune femme et de son domicile pour tenter de la protéger un maximum. Cette dernière, convaincue de la véracité d'une intuition, décide d'aller au Ministère en pleine nuit pour être seule et fait un drôle de rencontre qui tourne assez mal...
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CHAPITRE 6 : Réveil parmi les loups
« Toi mon frère dis-moi pourquoi
La vie continue sans moi.
Dis-moi pourquoi j'étais là,
Un jour, au mauvais endroit. »
Un jour au mauvais endroit, Calogero
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Réveillé en sursaut, il se leva d'un bond avant d'être pris par un vertige qui manqua de le faire tomber à terre. Le brun chercha ses lunettes dans la précipitation puis se rua difficilement dans le couloir, tout en hurlant d'une voix éraillée à en faire pâlir un mort.
« HERMIONE ! HERMIONE JE T'EN SUPPLIE, LEVE TOI ! »
Il percuta la porte de la chambre de la propriétaire de l'appartement et entra en trombe dans la pièce, en cherchant l'interrupteur. La lumière qui jaillit finalement l'aveugla quelques secondes, avant qu'il ne puisse que contempler le désastre qui s'étalait face à lui.
Le lit de sa meilleure amie était défait et vide.
Tout comme la chambre, le vestibule, la salle de bains et le salon, vides de toute autre présence humaine hormis la sienne. Le brun tomba à genoux, paumes au sol, et cria toute son amertume au monde dans un hurlement duquel s'échappait des larmes. Il n'avait pas refait de rêves prémonitoires depuis la Guerre. Depuis Voldemort.
Il pleura un long moment dans la même position, impuissant et brisé en murmurant le prénom de sa meilleure amie en boucle, entrechoqué de sanglots incontrôlés.
Il se releva, en trébuchant sur le parquais maintes fois, et s'avança du mieux qu'il put vers le lit, où il trouva une enveloppe blanche toute simple. Ses pleurs redoublèrent alors et à la douleur se rajouta la colère, la rage qu'il venait de ressentir en voyant l'objet d'une couleur beaucoup trop pure pour ce qu'il contenait. Elle savait.
Lui ne savait pas ce qu'il s'était passé, mais elle savait. Elle savait que, quoiqu'il arrive cette nuit-là, elle ne serait sûrement plus là à son réveil à lui. Elle savait les risques, mais elle les avait tout de même pris, comme une enfant. Il n'eut pas le courage d'ouvrir l'enveloppe. Il se contenta simplement de regarder l'écriture souple et soignée d'Hermione, qui avait simplement annoté un mot sur la blancheur du papier. Un mot écrit à l'encre noire.
« Harry »
Avant de s'effondrer, il tenta de transplaner hors de ce lieu de malheur. Lorsqu'il retomba sur le sol, il ne savait même pas s'il avait réussi son transplanage, s'il était sain et sauf ou désartibulé sa vue était brouillée par les larmes et la douleur déjà trop importante dans son cœur pour qu'il la ressente autre part. Il savait juste qu'au moins sa tête était parvenue à bon port quand il remarqua entre ses larmes qu'il était bien au bureau des Aurors, destination souhaitée au départ. Il savait également que des gens se trouveraient au bureau à cette heure-là. C'est pour cela qu'il parvenait à sentir des pas se précipiter à ses côtés, tandis qu'il essayait de lever péniblement sa tête. Cependant, la seule chose qu'il parvint à faire, c'est murmurer encore une fois ce prénom. Son prénom.
Puis il sombra dans l'inconscience.
De toute les personnes sur Terre, il a encore fallu que tu sacrifices une personne de ta famille Harry. Incapable.
Il était six heures ce matin-là.
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La première chose qu'Hermione sentit à son réveil fut un puissant mal de tête qui lui ôta immédiatement l'envie d'ouvrir les yeux. Des enclumes semblaient avoir élu domicile dans son crâne pendant son sommeil et se manifestaient à présent avec joie et bonne humeur, ce qui fit pousser un couinement à leur hôte.
Décidant d'essayer d'ignorer la douleur, elle tenta de se rappeler ce qui s'était passé cette nuit-là, mais elle n'en gardait qu'un souvenir très flou. Beaucoup trop flou. C'est pourquoi sa première déduction ce matin-là, fut qu'elle avait rêvé, et qu'elle s'était piteusement endormie dans son lit lorsqu'elle attendait minuit pour quitter sa demeure.
Sauf que, lorsqu'elle se décida finalement à soulever ses paupières, elle ne vit pas sa chambre et sa bibliothèque présente en face de son lit habituellement. Elle n'était même pas chez elle, ou chez Ron et Harry.
La pièce dans laquelle elle se trouvait n'avait rien à voir avec ces maisons là d'ailleurs. La jeune femme était entourée de murs hauts en bois, où d'énormes fenêtres permettaient à la lumière d'entrer en abondance dans la pièce, qui semblait au premier coup d'oeil être une immense pièce à vivre. Elle aperçut des divans face à elle ainsi que de grands meubles, en bois également, disposés dans la salle, qui lui paru chaleureuse.
Elle voulut donc se redresser par la suite, mais ne put ignorer sa migraine qui lui provoqua soudainement de puissants vertiges, l'obligeant à se tenir la tête d'une main, et se stabiliser de l'autre.
« Attends, recouche-toi, tu es trop faible pour te lever. Voilà bien, pose ça sur ta tête, ça ira mieux. »
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La voix, sur sa droite, murmura une incantation et elle sentit instantanément la douleur diminuer. Elle bredouilla des remerciements avant de tenter d'apercevoir la personne à qui elle devait ces soins. Cette dernière, qui semblait avoir compris ses intentions, se leva d'elle-même pour se rasseoir par terre, devant l'ancienne Gryffondor, qui la regarda alors de ses grands yeux noisettes.
« Pa..Parkinson ? »
« Bonjour. Tu peux m'appeler Pansy tu sais, je préfère largement. Je suis contente de voir que tu ailles plutôt bien. Comment te sens-tu ? » lui demanda-t-elle doucement, consciente des maux de tête de son interlocutrice.
« Tu as changé, vraiment. » grimaça Hermione.
La brune face à elle esquissa un faible sourire face à sa réponse.
« De toutes les questions que tu aurais pu me poser, tu me réponds ça... » elle s'arrêta quelques secondes avant de reprendre, d'une voix vide, « Il en faut parfois peu pour changer une femme, tu sais. Tu n'as pas de questions ? »
« Où suis-je ? »
Elle n'eut que pour première réponse un silence, tombé après sa question, pendant lequel Pansy sembla réfléchir quelques instants.
« Je suis désolée, mais malheureusement, ce n'est pas une question à laquelle je puisse répondre, ce n'est pas à moi de te dire ça... Je peux juste te dire qu'ici, tu es en sécurité et que je ne suis pas ton ennemie. »
« Hier soir, j'étais au Ministère, à la bibliothèque précisément, non loin du département des Mystères. Je cherchais des indices pour une enquête et puis... j'ai un énorme trou noir. » bredouilla-t-elle, « tu sais quelque chose ? Où m'as-tu trouvée ? »
« Ce n'est pas moi qui t'aies ramenée la nuit dernière, j'ai été prévenue à ton arrivée parce que tu avais besoin de soins. J'ai attendu le reste de la nuit jusqu'à maintenant que tu te réveilles pour voir si tout allait bien. »
« Mais si ce n'est pas toi qui m'a ramenée, qui aurait pu... »
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Elle fut coupée par le bruit sec de la porte de la pièce qui s'ouvrit en trombe et claqua sur le mur d'à côté. Le choc de la porte contre le mur fut si brutal qu'il fit tomber bouger une table basse quelques mètres plus loin et fit tomber ce qui semblait avoir été un verre d'eau posé dessus.
« Bonjour tout le monde ! Oups le verre, désolé Pansy ! »
La brune mit une main sur son visage en soupirant profondément, ce qu'Hermione interpréta comme un moyen d'exprimer sa lassitude sans dégâts. Le trouble-fête qui venait d'entrer s'avança dans la vaste pièce d'un pas enthousiaste et Hermione ne put que reconnaître à son grand malheur, le grand noir qu'elle avait vu trois jours auparavant.
« Salut Grangie ! Heureux de te revoir, bien que tu ne sembles pas être fraîche et dispose. Reparo ! Aguamenti ! Voilà ton verre d'eau est à nouveau prêt à être consommé, ce fut un plaisir ! Salut chérie. » sourit Blaise Zabini quand il vit Pansy se lever et se diriger vers lui.
Cependant, la réponse qu'il obtint ne fut pas celle qu'il avait imaginé, à en voir son expression après que son amie lui ait violemment plaqué sa main contre sa joue.
« Ne. M'appelle. Pas. Comme. Ça ! En plus, tu viens nous déranger et tu fais du bruit, alors qu'elle a mal à la tête ! Dégage de là espèce de véracrasse. » répliqua la jeune femme entre ses dents.
« Non, ordre de tu-sais-qui. Je dois attendre qu'elle soit à nouveau sur pattes, et lui amener. Je la brieferai en chemin. »
« Bien. Dans ces cas-là assieds toi le plus loin possible et tais-toi. Granger, essaie de te redresser toute seule doucement. »
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La jeune femme s'exécuta douloureusement afin que la brune lui procure ses derniers soins. Quand il s'avérait de soigner des blessures, Hermione était vraiment contente d'être une sorcière entourée de magie. Sa rémission chez les moldus auraient été trois fois plus longues, alors que dans son cas actuel, après quelques enchantements de Pansy, elle se sentait de nouveau d'aplomb. Elle remercia la jeune femme, qui lui rendit un sourire plus sincère et franc que les précédents.
« Je t'en prie, c'était un plaisir. Ça fait du bien d'avoir une présence féminine par ici, ne t'en fais pas, on se reverra bien plus vite que tu ne le penses. Abruti, c'est bon. Fais attention, elle est encore fragile ! »
Elle se retourna vers l'italien resté en retrait pour lui adresser ces dernières paroles, avant d'aider Hermione à se mettre sur pieds. Blaise s'approcha d'elles et tendit gentiment son bras à Hermione, qu'elle accepta après un temps d'hésitation, non sans lui avoir adressé un regard noir et plein de méfiance. Ils sortirent ainsi de la Grande Salle -comme l'avait surnommée Hermione, et se dirigèrent vers les couloirs inconnus du mystérieux endroit dans lequel elle se trouvait.
« Si cela ne te dérange pas, je te propose de faire une rapide visite des lieux. Enfin, je doute que cela t'importune vraiment, vu la curiosité dont tu as toujours fait preuve. Je suis sûre que tu n'as pas pu t'empêcher de poser des questions à Pansy. »
Elle le fusilla du regard avant de hausser les épaules par pure rancune. Elle mourrait d'envie de savoir où elle avait atterri, afin de s'en échapper au plus vite. Le noir la guida rapidement au milieu des couloirs avant de s'arrêter avant une large porte, dont le bois contrastait avec le gris terne des murs autour.
« Avant de te montrer ça Granger, j'aimerais qu'on soit d'accord sur quelques points. Premièrement, je t'ai -en partie- sauvée la vie hier soir, tu m'es donc redevable, mais vu que je suis une très gentille personne, ta dette sera payée si tu restes sagement à mes côtés jusqu'à ce que l'on ait fini. Ensuite, il faut que tu saches que toutes les personnes présentes ici, parce que oui, nous sommes un certain nombre, le sont de leur plein gré, pour des raisons que tu connaîtras dans quelques instants. Ne prends pas cet air effrayé, je fais juste de la prévention. Tu te rappelles de quelque chose en ce qui concerne hier soir ? »
« Euh.. c'est vraiment vague, ça revient comme des flashs à certains moments. »
« Bien dans ce cas, allons-y. Ne crains rien, tant que tu es à mes côtés tu ne risqueras rien. »
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Lorsque le jeune homme se remit en route vers la porte, Hermione fut contrainte à le suivre, tenant son bras, mais ce la ne l'empêcha pas d'avoir les jambes tremblantes suite au discours de Blaise. Elle commençait à s'inquiéter sur ce qu'elle allait trouver derrière ces murs et se rapprocha inconsciemment du noir une fois que ce dernier poussa la porte de son bras libre. Auparavant dans l'obscurité des couloirs, elle fut, comme dans la Grande Salle, éblouie par le flux de lumière. Une fois ces iris habitués à tant de clarté, elle ne put qu'observer le spectacle se déroulant sous ces yeux.
Si elle avait trouvé la pièce précédente immense, ce n'était rien comparé à celle qu'elle avait sous les yeux. Bien que toujours en hauteur, elle s'étalait également en longueur et était aménagée différemment selon les endroits. Mais ce qui attira plus particulièrement l'oeil d'Hermione, ce fut la vingtaine de personnes présente dans la salle. De tout âge, ces dernières s'adonnaient à des activités variées, même si la plus grande majorité était rassemblée au milieu et encourageait deux garçons de son âge, qui se battait à mains nues. Bien qu'elle fut estomaquée par ce spectacle, elle se rendit rapidement compte qu'il s'agissait ici d'un entraînement et que les jeunes adultes clôturèrent assez vite leur combat en se sautant dessus joyeusement.
La pièce était si vivante et grande qu'Hermione ne savait plus où en donner la tête. De grandes bibliothèques se dressaient d'un côté, elle reconnut des espaces qui avaient été aménagés pour les duels -avec baguette-, des bancs et des arbres avaient également leur place dans un endroit reculé, plus au calme. Et finalement, elle remarqua le grand escalier. Observant la scène de hauteur, elle n'avait pas fait attention à l'immense escalier double présent dans la salle, qui dominait l'organisation de cette dernière. Elle se pencha délicatement, appuyée contre la rampe pour observer de plus près l'ambiance chaleureuse et simple de ce qui semblait se rapprochait d'une petite ville rassemblée dans une seule et unique pièce, bien qu'énorme.
« Bienvenue au Terrier, miss Granger. »
Bouche-bée, la jeune femme adressa un regard à Blaise, qui ne put que rigoler en voyant son air ahuri. Elle replaça son regard en contre-bas lorsqu'elle entendit un petit cri aigu et vit un petit garçon, qui ne devait pas dépasser la dizaine d'années, qui jouait avec ce qui semblait être un louveteau. Si Hermione se sentit sourire à cette scène, mais elle le perdit très vite quand elle vit le louveteau prendre une apparence humaine et quelques personnes de la pièce venir le féliciter et le prendre dans leur bras.
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« Mais qu'est ce que... »
« Quoi donc ? » lui demanda Blaise.
« J'ai rêvé où un loup vient de prendre l'apparence d'un gamin de huit ans ? » hallucina-t-elle.
« Disons que c'est plutôt le garçon, Nate, qui a repris son apparence humaine après s'être transformé en loup. »
« Mais comment peut-il déjà être un Animagus ? À cet âge-là ! »
« C'est tout simplement parce que ce n'en est pas un. »
Cette révélation fit écarquiller les yeux d'Hermione. Elle observa la scène quelques instants de plus avant de se reculer précipitamment de la rambarde.
« Vous..je...vous êtes des loup-garous ! »
« En effet. Nous le sommes tous ici. Mais tu ne risques rien, je t'assure. »
« Je ne risque rien ? Je ne risque rien ?! C'est une blague j'espère ? Je suis je-ne-sais-où dans une salle remplie de loup-garous, je suis la seule humaine dans les alentours et je ne risque rien ? Tu te fous de ma gueule ! » lui répondit-elle, en haussant la voix.
« Et bien, déjà, tu n'es pas la seule 'humaine', Pansy n'est pas une louve. Par contre moi j'en suis un. Donc si tu pouvais éviter de nous déshumaniser, ça m'éviterait d'avoir des envies subites, tu sais comme te sauter dessus » susurra-t-il avec un sourire carnassier, avant de se reprendre quand il vit l'air effaré de son interlocutrice. « Je rigole. Néanmoins, ce sera la règle numéro 1 : ne jamais dire que nous ne sommes pas humains. Nous le sommes, c'est juste qu'une fois par mois environ, le temps d'une seule nuit, nous nous transformons. Tout comme vous, nous sommes libres de toute action et pensée, nous avons juste quelques besoins supplémentaires. Ce que tu as pu voir, ce sont nos rejetons. Il arrive que deux parents ayant le gène actif du loup aient des enfants qui se transforment à n'importe quel moment en louveteau inoffensif. Ils arrêtent ces transformations à la puberté, où ils deviennent de vrais loup-garous. »
« Je sais ça, Lupin m'avait expliqué le véritable fonctionnement d'un loup garou à la fin de la troisième année... Mais ça veut dire... C'est vous qui êtes responsable de tout les meurtres ! »
« Ah oui ce cher Lupin... Un bon gars. Et c'est la raison de ta venue ici, nous ne sommes pas suicidaires au point de faire venir tout le Londres sorcier en ces lieux. Suis-moi, c'est ce dont nous allons parler ensuite, mais dans un lieu plus... approprié. »
« Et pourquoi devrais-je faire confiance à un loup-garou ? » s'exclama-t-elle en croisant ses bras, effrontée.
« Merlin, que tu es difficile. Ne crois-tu pas que si je n'étais pas digne de confiance, je ne t'aurais en aucun cas montré tout cela et que tu ne serais pas encore entière à mes côtés ? Je sais que j'ai été à Serpentard mais tout de même ! Contente-toi de me suivre, Granger, cela t'évitera bien des ennuis. »
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Au même moment au Ministère de la Magie, l'ambiance générale était électrique. Tous avaient été informés de la disparition d'Hermione Granger grâce à la lettre -laissée par cette dernière- trouvée sur le corps inconscient de Harry à son arrivée. Ron et d'autres Aurors qui n'étaient pas encore présents avaient été appelés en urgence pour une réunion avec Kingsley. Le rouquin avait été interrogé maintes et maintes fois sur les habitudes, autres domiciles et autres informations concernant Hermione, étant le plus proche d'elle en attendant que son meilleur ami se réveille.
La matinée fut éreintante et laborieuse pour tous mais personne ne trouva d'indices supplémentaires sur la mystérieuse disparition de l'une des leurs. Aucun anti-vol magique n'avait été déclenché, aucune trace de lutte était présente, de même pour toute trace de magie. De plus, personne n'était présent au moment de sa disparition, par conséquent, les Aurors n'avaient aucun témoin à interroger et disposaient donc pour seul indice la lettre de la jeune femme. Leur patron était furieux du manque d'avancement et le faisait ressentir à toute personne se tenant trop près de lui.
C'est pour cela que Ron décida de s'échapper quelques minutes aux alentours de midi, après s'être assuré que sa présence n'était requise nulle part, et décida de rendre visite à Harry, qui n'avait pas manifesté le moindre signe de vie depuis six heures.
Lorsqu'il vit Harry remuer après quelques minutes passées à ses côtés, il attrapa un verre qu'il remplit d'eau avant de lui tendre d'une main, accompagné de ses fidèles lunettes rondes. Il lui laissa le temps de retrouver ses esprits et de resituer d'éventuels événements en tête puis se mit à lui parler, d'une voix douce et fraternelle.
« Salut le Survivant, comment tu te sens ? »
« Ça peut aller... Qu'est ce qu'il m'est arrivé ? » balbutia le brun encore sonné.
« Tu as transplané ce matin au Ministère en pyjama en train de faire une sorte de crise de panique absolument effrayante d'après ce que les autres racontent et tu t'es évanoui quelques instants plus tard. Il paraît que tu hurlais littéralement en te tenant la tête et en lâchant des sanglots abominables. »
« Je me rappelle seulement avoir fait un cauchemar monstrueux avec Hermione qui se faisait attaquer... Tout va bien de son côté Où est-elle d'ailleurs? »
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Nerveusement, Ron passa une main dans ses cheveux flamboyants en se mordant légèrement la lèvre supérieure.
« En réalité... quand tu es arrivé ce matin tu tenais dans ta main une lettre encore fermée qui, d'ailleurs, est toute froissée par la force de ta poigne. Tu ne l'as pas lâchée avant de tourner de l'oeil mais tu murmurais son prénom et... »
« Ron, où est Hermione ? » demanda-t-il, suspicieux face à l'air qu'abhorrait son ami.
« On.. ne sait pas vraiment. Nous avons ouvert l'enveloppe et découvert un mot de sa part, stipulant qu'elle avait une piste importante et qu'elle devait la suivre mais.. elle est venue ici sans prévenir personne Harry ce n'est pas ta faute, elle t'avait drogué. Elle est introuvable depuis que tu es là. Tu.. devrais peut-être la lire, nous avons eu du mal à cerner certains passages. »
Harry lui tendit brusquement sa main, en le fixant dangereusement, des éclairs dans les yeux. Le roux fit demi-tour afin de retourner à son bureau pour chercher l'objet voulu, puis revint dans la pièce adjacente où son ami l'attendait toujours dans la même position. Il lui glissa le parchemin dans la paume ouverte et prit un siège en attendant. Harry scanna du regard la lettre face à lui, avant de prendre une profonde inspiration et de commencer sa lecture en sortant la lettre de l'enveloppe.
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« Harry,
Il y a deux scénarios possibles si tu lis cette lettre. J'espère que ce n'est pas le premier, dans quel cas je serais partie en n'étant pas suffisamment discrète et t'aurais réveillé au passage. Cependant il y a énormément de chances pour que ce ne soit pas le cas vu ce que je t'ai fait boire hier -désolée-. Si c'est tout de même le cas, je t'en supplie ne me suis pas. J'ai besoin de deux heures tranquille, seule, pour réfléchir.
Le deuxième cas lui, serait que tu aies retrouvé ce bout de papier en te levant et en me cherchant. Dans ce cas, écoute moi bien :
J'ai trouvé quelque chose. Un détail en réalité, mais qui est sur le point de changer la donne, je le sens, c'est trop fort pour être une intuition sans queue ni tête. Je suis au Ministère dans la bibliothèque à côté du Département des Mystères. En travaillant tout à l'heure, j'ai examiné les preuves à nouveau puis je suis redescendue aux archives. Il se peut qu'à ce moment-là, j'ai trouvé une correspondance.
Je sais que Kingsley m'avait dit de ne pas le faire, mais j'ai tout de même envoyé deux échantillons à une amie travaillant dans un laboratoire moldu. Le premier vient d'une affaire non classée qui date d'avant la première guerre, à l'époque où vos parents étaient à Poudlard, et le second provient du corps de Janet Morris. Si j'ai raison, elle va établir une correspondance et lorsque tu recevras les résultats (une chouette noire te les apportera si elle ne me trouve pas), il faudra agir au plus vite.
Pour faire clair, on a retrouvé des poils sous les ongles de Morris. Nous n'avons pas trouvé ça suspect dans le sens où, certainement violée, la victime aurait pu vouloir se défendre et en arracher. Mais ayant un mauvais pressentiment, j'ai voulu vérifier et en effet, dans la fameuse affaire que j'ai retrouvée, j'ai également trouvé des poils que j'ai vite fait d'envoyer. Harry, Ron ou quiconque lise ceci en premier : ce n'est peut-être pas un meurtrier. Ou du moins pas sous sa forme humaine. C'est un animal, une créature qui est à l'origine de tout ça, ça coïncide avec le mode opératoire. Cette histoire est beaucoup plus compliquée qu'elle en a l'air, ne la négligez pas. Il y ait de fortes chances pour que j'ai raison si vous êtes en train de lire ça en ce moment.
Ne vous en faites pas trop pour moi, je pense avoir vu bien pire, donc je m'en sortirai. N'oubliez pas ma maison à Poudlard.
Je vous aime. Ne faites rien de stupide, je compte sur vous.
H. »
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« Ne faites rien de stupide, mais qu'est ce qu'elle a cru qu'elle faisait en partant seule ! » clama le brun, furieux, en jetant la lettre par terre.
« Je n'ai toujours pas compris pourquoi elle disait tout ça par lettre, imagine si elle t'avait vraiment réveillé et que tu avais découvert tout ça, ça me déconcerte un peu... »
« C'est Hermione, elle ne laisse rien lui échapper. Elle savait qu'il y avait de fortes chances qu'elle ne revienne pas, et sa disparition aurait été catastrophique pour l'avancée de l'enquête...En plus, maintenant que j'y pense, mon soda avait vraiment un goût bizarre hier soir, j'avais mis ça sur le fait qu'il y avait trop longtemps que je n'en avais pas bu..Vous avez mis en place des équipes de recherche ? »
« Oui, le Ministère a été fouillé de fonds en combles et des patrouilles circulent sur les axes principaux pour tenter de la retrouver... Même si je pense que chercher sur les grandes rues ne sert à rien. »
« Il faut que je parle à Kingsley. » répondit Harry en se levant du canapé sur lequel il avait été déposé.
Les deux amis se dirigèrent vers le bureau de leur supérieur quand quelque chose retint l'attention du rouquin, qui donna un coup de coude à son camarade. Sur le bureau de Harry se trouvait une buse noire, qui semblait les épier de là où elle était. Ils s'approchèrent prudemment de l'oiseau afin de récupérer son message à la serre avant de l'ouvrir prudemment.
« Lis le Harry, nous l'attendions. » tonna la voix sourde de Kingsley derrière lui.
La jeune homme ouvrit le message et commença à lire à voix haute.
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« Hermione, c'est toujours un plaisir de t'aider, n'hésite pas à l'avenir, je te l'ai déjà dit. Tu trouveras les résultats d'analyse au dos, j'ai fait au plus vite bien que le résultat me paraisse vraiment bizarre ! Tu es sûre de ne pas avoir confondu deux pièces à conviction ? Bien à toi, Myriam F. »
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Les mains tremblantes, il retourna la feuille de papier avant et resta bouche-bée devant le résultat. Autour de lui, les Aurors s'agitaient, anticipant la suite du contenu du message avant que Ron ne le pousse discrètement pour qu'il finisse de lire.
« Résultats d'analyse du patrimoine génétique de la pièce à conviction 6006543, 70.3 % Homo sapiens sapins eurasien (homme), 29.7 % Canis lupus (loup). »
Un silence de mort tomba le temps de toutes les personnes présentes dans la pièce comprennent de quoi il s'agissait réellement. Harry plaqua la feuille sur son bureau en fermant douloureusement les yeux.
« Des loup-garous. Ce sont des loup-garous. » murmura Ron.
Cependant, personne n'eut besoin que cette annonce soit faite à voix haute. Ils l'avaient tous bien compris, et fermaient tous les yeux à présent, digérant difficilement la nouvelle qui venait de tomber.
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Hermione marchait en traînant des pieds derrière Blaise, qu'elle suivait à travers les longs couloirs du Terrier. Encore sous le choc depuis la révélation du jeune italien, l'ancienne Gryffondor ne pouvait s'empêcher d'imposer une certaine distance entre leurs deux corps, craignant un revirement soudain de situation, dans lequel elle ne serait pas en moyen de se défendre.
Parce que le pire dans l'histoire n'était pas de se trouver au sein d'une meute de loup-garous dans un lieu inconnu, mais bien de se trouver au sein d'une meute de loup-garous dans un lieu inconnu sans baguette.
Elle s'était aperçue précédemment que cette dernière n'était plus à sa place habituelle, c'est-à-dire dans une poche adaptée sur sa cuisse droite. Sa première réaction à ce constat fut un battement de cœur loupé, suivi d'une augmentation subite du rythme de ce dernier. Puis elle eut envie de pleurer, mais retint ses larmes avec le semblant de dignité qu'il lui restait. Il y avait bien des cours de magie sans baguette à l'IFA, mais bien qu'Hermione soit brillante, elle n'était jamais arrivée à lancer plus qu'un Stupéfix, et encore elle ne l'avait réussi qu'une fois seulement.
Depuis, elle était prise d'une crise de panique intérieure. Elle suivait toujours Blaise on ne sait où -peut-être dans les cuisines pour qu'il la mange toute crue, ou un lieu pour la tuer, comme les autres- et sans sa baguette, qui était son seul moyen de survie, elle était damnée. Elle avait pensé à fuir, puisque le jeune homme qui l'escortait ne semblait pas vérifier qu'elle le suivait toujours, mais cette idée lui était très rapidement sortie de la tête il est bien connu de tous que les loups -garous ou non- possèdent un odorat fortement développé, et qu'ils l'auraient retrouvée en quelques minutes à peine. Si ce n'est moins.
« Je pourrais au moins savoir où nous allons ? » tenta-t-elle finalement.
« Tu le sauras bien assez tôt. Et Hermione, je te le répète, tu n'as rien à craindre, Pansy ne t'aurait pas laissée partir avec moi sinon. » lâcha le noir dans un soupir d'agacement.
« Peut-être qu'elle est corrompue. »
Il s'arrêta net en entendant sa phrase, si bien que la jeune femme manqua de lui rentrer dedans. Elle leva des yeux interrogateurs vers lui et n'eut pour réponse qu'un regard noir lançant des éclairs.
« Écoute moi bien Granger, tu as beau avoir peur et être sous protection, cela ne n'empêche pas de t'égratigner un peu si tu manques de respect à certaines personnes, Pansy comprise c'est clair ? »
Elle aurait pu jurer qu'un grondement sourd émanait de son corps à l'instant même, ce qui fit qu'elle hocha rapidement la tête, sans pouvoir s'empêcher de reculer d'un pas bien singulier.
« Tu viens de dire que j'étais sous protection. Je peux savoir qui m'as si gentiment pris sous son aile ? Et contre qui ? »
« C'est lui. »
Le noir lui désigna une porte du menton, juste à sa gauche. Elle n'avait pas remarqué qu'ils s'étaient arrêtés devant une pièce lors de leur discussion, et elle se tenait désormais devant une grande porte d'un bois beaucoup plus foncé que les précédentes et ornée de motifs et gravures sur toute la hauteur. Après l'avoir longuement détaillée, elle replaça son regard dans celui de Blaise, qui la fixait étrangement.
« Nous sommes en retard, nous ne devrions pas trop traîner. Hermione, une dernière chose. Quand je parlais de respect tout-à-l'heure... Sache simplement que tu ne dois pas en manquer face à lui. C'est d'ailleurs la première personne à qui tu dois faire preuve de dévouement. »
« Comment pourrais-je faire preuve de dévouement si je ne connais même pas l'identité de la personne ! Et Zabini, je te l'ai déjà dit, ne m'appelle pas par mon prénom, nous ne sommes pas amis. »
« Nous allons être amenés à nous côtoyer régulièrement, autant t'y habituer. Allons-y à présent. »
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Blaise poussa la lourde porte et ils pénétrèrent tout les deux dans la pièce mi-éclairée. Hermione, déjà impressionnée devant la structure de la Grande Salle et de la pièce où elle s'était réveillée, resta bouche-bée quand elle observa celle-ci. Elle s'avérait être un bureau, où, comme les autres pièces, le plafond était très haut et donnait ainsi une grande prestance au lieu. De somptueuses bibliothèques ornaient les murs, toujours en bois brun foncé, et des lustres, bien qu'éteints actuellement, flottaient dans les airs à deux mètres de sa tête. Devant elle, se trouvait un immense bureau, où reposait des tas de parchemins et de dossiers diverses. Elle nota également la présence d'un grand piano à queue, noir comme l'ébène, dans un endroit reculé de la pièce, juste sous une fenêtre -la seule- qui éclairait la moitié de la pièce.
« La ponctualité est-elle une notion qui fasse partie intégrante de ton vocabulaire Blaise ? »
« C'est à la belle au bois dormant qu'il faut poser la question votre altesse, je suis qu'une pauvre âme innocente qui fait de son mieux pour servir votre Majesté. »
Hermione sursauta vivement lorsqu'elle entendit une voix grave s'élever dans le bureau. Elle se retourna tout aussi rapidement vers Blaise, qui avait répondu à l'interpellation qu'une voix mesquine et ironique, tout en s'affalant sur un sofa en velours bordeaux présent à côté d'une bibliothèque.
Elle fronça les sourcils en tentant de trouver le responsable de son sursaut à travers la pièce. Dans son observation, elle s'était avancée dans la zone éclairée par les vitraux au fond de la salle, ce qui lui rendait la tâche plus difficile du moins, jusqu'à ce qu'elle se retourne et relève légèrement le regard vers les étagères des rayonnages, où elle discerna plus ou moins distinctement une chevelure singulière qu'elle ne connaissait que trop bien à son plus grand désarroi.
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« Malefoy, tiens donc. » chuchota-t-elle dans sa barbe.
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C'est quand ce dernier se redressa qu'elle remarqua qu'il se tenait en réalité sur une petite mezzanine qui faisait le tour entier de la pièce, passant au dessus de la porte et devant la fenêtre, et dont l'escalier se situait à ses cotés. Le grand blond les rejoignit d'une allure féline, sans quitter la brune des yeux, laquelle se contentait de le regarder d'un air hautain et dégoûté, qui s'assombrit lorsqu'elle aperçut sa baguette entre ses mains. Lorsqu'il passa devant la fenêtre, la lueur vive du soleil troubla la vision de la jeune femme, qui dut les fermer un court instant pour retrouver une image nette. C'est quand elle les rouvrit qu'elle s'aperçut que son ennemi d'enfance se tenait à quelques centimètres d'elle et la surplombait de toute sa hauteur.
« Tu en es donc un aussi... Fabuleux. »
« Je t'avais dit que nos chemins se recroiseraient assez vite. Bonjour Granger. » susurra-t-il, un léger sourire sur les lèvres.
« Trêve de plaisanterie, rends moi ma baguette et laisse moi partir d'ici. »
Blaise avala de travers les grains de raisins qu'il était en train de manger, toujours dans le sofa, et toussa bruyamment. Son ami, quant-à-lui, se contenta d'agrandir le sourire déjà présent sur ses lèvres.
« Et bien, Granger, tu es une petite chose exigeante. Dois-je te rappeler que tu es ici chez moi et que tu as déjà abusé de mes services depuis la nuit dernière ? »
« Blaise m'a enlevé hier soir et tu oses me parler de services ? »
« Blaise était présent, mais c'est moi et moi seul qui est prit la décision de te ramener en ces lieux hier soir. Sache simplement que sans cette intervention, tu aurais été tuée par le meurtrier que tu recherches tant. »
« Toi en l'occurrence. »
Drago inspira profondément devant l'insolence dont la jeune femme faisait preuve. Blaise profita de ce moment pour se lever tout en se raclant la gorge, pour l'inciter à garder son calme.
« Bien, puisque nous en sommes ici, nous allons mettre quelques points au clair. Tu sais ce que nous sommes tous ici, et vu la réputation que tu as, tu dois savoir quelques notions sur l'organisation d'une meute non ? »
La brune acquiesça alors que les iris du blond se rétractèrent.
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« Il y a donc trois types de loups. Il y a les Oméga, comme notre cher professeur de défenses contre les forces du mal de troisième année, qui font pour la plupart meute à part et vivent seuls. Ensuite viennent les Bêtas. Blaise en est un, et tout les loups présents ici que tu as pu voir en sont également. »
« Sauf toi je suppose. » soupira Hermione, blasée.
« Sauf moi en effet. J'appartiens à la troisième catégorie. Vu que ta supposition est juste, tu dois également savoir qu'il est de nature consciente et prudente de ne pas provoquer un Alpha n'est-ce-pas ? »
Elle se contenta de lui rendre son regard froid avant de renchérir, d'une voix qui se voulait posée et ne trahissait aucune émotion.
« Je ne te provoque pas Malefoy. La seule chose que j'aimerai savoir, là maintenant, c'est pourquoi je suis ici, devant toi, ma baguette à TA main et qui est à l'origine des meurtres sur lesquels j'enquête. »
« J'hésite encore sur le choix de l'adjectif qui te qualifierait le mieux. Stupide, effrontée, capricieuse ou téméraire. Il semblerait qu'au moins, tu peux être sûre que le Choixpeau ne s'est pas trompé en t'envoyant à Gryffondor. Assieds-toi. »
Le regard qu'il lui envoya à ce moment sembla dissuader la jeune femme de contester son action. Sous l'oeil gris métallique de son hôte très peu charmant, elle s'installa, le plus lentement possible, sur un des fauteuils disposés devant le bureau et croisa les jambes, sans quitter le blond des yeux. Elle sentit Blaise se rapprocher d'elle et se placer sur sa gauche, juste derrière elle, tandis que Drago fit le tour de son bureau avant de s'y asseoir, toujours avec cette prestance habituelle.
« Je vais répondre à toutes tes questions. Mais tu entends bien qu'y répondre aura un prix. Tâche alors d'en limiter le nombre. »
« Un prix ? » dit-elle en écarquillant les yeux.
« Tu en sauras plus au moment voulu. Attention, tu viens déjà de poser une question sans le vouloir, sache qu'elle sera tout de même comptabilisée. » sourit-il narquoisement, tandis que Blaise riait franchement.
« Pardon ? Tu te moques de moi ? »
« Tout à fait Granger, ça t'en fait déjà deux. »
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Le soupir d'énervement qu'elle poussa alors ainsi que ses joues cramoisies témoignaient de la colère d'Hermione, qui tentait tant bien que mal de garder son calme.
« Pourquoi ne me rends-tu pas ma baguette Malefoy ? »
« Cesse de prononcer mon nom avec tant de dédain veux-tu. Je la garde pour des raisons évidentes. Blaise a laissé sa baguette sur la table à côté du sofa, et bien que j'ai la mienne sur moi, je n'ai pas besoin de te rappeler que tu es Hermione Granger, et je n'ai pas envie que ce bureau devienne un champ de bataille, car il le serait devenu quand tu aurais pointé ta baguette sur moi. As-tu une question un peu plus intelligente ? »
« Que s'est-il passé hier soir, pourquoi tu étais là ? »
Blaise jeta un regard entendu vers Drago, qui haussa à peine le sien pour le regarder.
« Nous avions à faire au département des mystères, et n'ayant pas obtenu d'autorisation pour m'y rendre, nous nous y sommes rendus la nuit dernière. En revenant, les poches vides Granger, rassure-toi, nous sommes passés devant la bibliothèque et j'ai entendu du bruit. L'odeur singulière d'un loup m'est apparue alors que je m'en approchais, je suis donc rentré et je suis tombé nez-à-nez avec ton potentiel agresseur. Pris par surprise, il a rapidement fui et j'ai fini par sauver une sauvageonne qui avait tourné de l'oeil avec mon preux chevalier. »
« Tu es en train de me dire que ce n'est pas toi qui tue ces femmes à Londres ? » répliqua-t-elle, avec un air suspicieux.
« Je ne te le dis pas, je te l'affirme, crois-moi ou non. Nous pensons que c'est la personne que tu as rencontré hier qui en est à l'origine. »
« Qui est ? »
« Gabriel Greyback. »
« Pardon ? » questionna Hermione, abasourdie.
« Gabriel. Ou si tu préfères le fils de Fenrir Greyback, le méchant chien-chien qui a voulu te mordre au manoir Malefoy il y a deux ans et que tu as stupéfixé après qu'il ait tué Brown. »
« Je...j'ignorai qu'il avait un fils. »
« Il en a un. Gabriel a deux ans de plus que nous et est le produit d'un viol. Au début de la Première Guerre, son père a agressée une moldue, de la famille d'un Sang Impur. Il est né loup-garou et cracmol, ce qui fait qu'il a vécu dans l'ombre toute sa vie, jusqu'à l'année dernière. »
« Pourquoi une si soudaine apparition ? »
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La jeune femme gesticulait discrètement sur sa chaise, totalement mal à l'aise. Greyback l'avait toujours effrayé durant ses années collège, et il était responsable de la mort d'une de ses amies de dortoir, Lavande. Bien qu'elle avait du mal à supporter cette dernière, surtout lorsqu'elle était sortie avec Ron, sa mort lui avait déchiré le cœur. On n'oublie pas 6 ans de vie commune en dortoir si facilement. Elle ferma brièvement les yeux, et croisa ceux du blond en face d'elle en les rouvrant, qui semblaient la sonder et lire en elle comme un livre ouvert.
« Sais-tu comment on devient un alpha Granger ? » demanda-t-il, toujours en la fixant intensément.
« Pas vraiment... une question de caractère avant la transformation ? »
« Non, pas du tout. Il y en aurait trop dans ce cas. Tout les loups transformés sont des Bêtas, et parmi eux, il y a un Bêta... particulier. La main droite dé l'Alpha si tu préfères. Il n'y a qu'un seul moyen de devenir Alpha par la force, il faut que ce fameux Bêta tue son Alpha. »
« Je ne vois pas vraiment où tu veux en venir... » bredouilla Hermione, perdue.
« Son père a été tué par son Bêta. Gabriel aurait pu en devenir un si son père était mort naturellement, mais ça n'a pas été le cas, et il cherche à se venger maintenant. »
« Et il se venge en tuant des femmes ? »
« Nous y voilà... » murmura Blaise, resté en retrait.
« Non. Il les tue à cause d'une prophétie. La prophétie de la Lune. »
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« Les cafés, les cinémas
Je n'y retournerai pas
Ma vie s'est arrêtée là
Un Jour au mauvais endroit. »
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*roulement de tambour final* Voilààààààààààààààààààà !
J'espère qu'il y aura des réactions, parce qu'avec tout ce que je révèle dans ce chapitre XD
- la scène du début avec Pansy Hermione et Blaise ? Vous l'aimez toujours mon Blaisounet ?:D
- Harry et Ron qui ont compris pour les lycans ? (même si c'est grâce à Hermione bon ok)
- le retour des confrontations entre Drago et Hermione ? Je sais pas vous, mais ça m'avait manqué quand même :3
- Gabriel ? Vous aviez deviné quelques détails le concernant ?
- Et enfin la prophétie ? Faites moi part de toutes vos impressions !
JE VAIS VOUS PROPOSER UN TRUC : si jamais il y a plus de 5 reviews sur ce chapitre avant la publication du prochain chap (mardi ou mercredi) je vous dévoile 5 faits et anecdotes sur la fiction et son écriture !
A vos claviers :)
Bien à vous,
A.
