Bonsoir à tous et à toutes !
Après une longue absence astronomique de plus d'un an, je suis de retour. Avec la queue entre les pattes je vous avouerais, parce que je m'en veux un peu d'avoir mis tant de temps avant de pondre la suite. J'ai eu pleins d'imprévus dans ma vie et je n'ai pas écris de l'été, période qui en temps normal, me permet de me remettre à jour et de bien avancer dans l'écriture.
Mais bon, pleins de choses se sont passées entre temps, l'histoire a atteint les 1K de lectures sur Wattpad, presque 13K ici, c'est fou. Merci à tous, et encore plus à ceux qui ont continué d'écrire reviex et commentaires, sachez que je les ai tous lus et qu'ils m'ont tous is du baume au coeur... C'st grâce à vous que ce chapitre est là aujourd'hui, sans quoi j'aurais fini par lâcher définitivement.
Sans plus attendre, le fameux chapitre, précédé d'un petit mais complet résumé parce qu'en un an, on a le temps de tout oublier.
Dans les chapitres précédents :
Après avoir enquêté sur les meurtres de sorcières à Londres, Hermione met la main sur le responsable : un loup garou. Kidnappée par une meute de loups-garous sorciers, dirigée par Drago Malefoy, elle apprend qu'elle est la clé d'une prophétie annonçant la disparition de la meute Greyback, maintenant dirigée par Gabriel Greyback, un des bâtards de Fenrir, tué par Drago pendant la bataille de Poudlard. Deux clans s'opposent donc, les lycans sorciers contre les lycans cracmols ou moldus. La prophétie indique que l'enfant de la Lune doit s'unir au premier traitre, qui n'est nul autre que l'héritier Malefoy pour combattre le mal, ce qui, en plus d'avoir crée des tensions, a fini par rapprocher les deux protagonistes, qui luttent à présent pour sauver Ashton, un loup bêta de Drago, kidnappé par la meute adverse après son arrestation par les Aurors du Ministère, guidé par Harry Potter.
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« I'm going numb, I've been hijacked
It's a fucking drag
I taste you on my lips and I can't get rid of you
So I say damn your kiss and the awful things you do
You're worse than nicotine. »
Nicotine, Panic! At The Disco
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Le lendemain matin, en se réveillant, Hermione mit quelques instants avant de se remémorer les épisodes de la veille. L'incident au Ministère, le réveil de Blaise, Drago... En songeant à ce dernier, les joues de la jeune femme prirent une légère teinte écarlate. Son cœur rata même un battement lorsqu'elle réalisa qu'elle allait forcément le revoir aujourd'hui et qu'elle n'avait pas la moindre idée de la façon dont elle devait se comporter face à lui. Elle ne savait pas non plus ce que signifiaient les regards fiévreux et leur baiser d'hier ni la manière dont elle était censée les interpréter.
Outre cela, l'un de ses amis restait toujours prisonnier de leurs ennemis et elle comptait bien se battre pour le libérer et le ramener auprès des siens au Terrier. Encore une longue journée s'annonçait pour tous.
Soupirante, elle se leva de son lit avant de se diriger dans la salle de bains attenante et se faire couler un bain. Elle retourna ensuite dans sa chambre pour y récupérer le roman posé sur sa table de chevet et en profita pour relever ses cheveux en un chignon négligé où elle y glissa sa baguette pour maintenir la coiffure. Ainsi parée, elle laissa tomber son peignoir au sol, et plongea dans l'eau bien chaude, où elle commença sa lecture après avoir fermé les yeux de bien-être pendant quelques instants.
Elle resta longtemps ainsi, à dévorer les lignes qui s'étalaient sur le papier devant elle, si bien qu'elle perdit la notion du temps et du monde extérieur, puisqu'elle n'entendit pas la lourde porte en bois de sa chambre s'ouvrir délicatement.
« Salut Granger. »
Hermione sursauta brusquement et rattrapa son livre in extremis alors que celui-ci allait finir à l'eau. Lorsqu'elle releva la tête, elle put croiser le regard moqueur de Drago Malefoy, assis a moitié sur le bord de la baignoire en face d'elle. Elle prit soudain conscience de la présence du blond dans sa salle de bain à côté d'elle, nue, dans une baignoire et vira au cramoisi. La mousse dans l'eau commençait à se dissiper et laisser très nettement voir la naissance de ses seins, si bien qu'elle se recroquevilla au fond de sa baignoire, mortifiée.
« Qu'est ce que tu fiches ici ! Frapper à la porte ça te parle ? » cria-t-elle.
« Je l'ai fait figure-toi, deux fois même, mais tu n'as pas répondu. Tu semblais... vraiment passionnée par ce que tu lisais. Tu n'as pas changé au final, toujours ce petit rat de bibliothèque.
- Mais je t'emmerde Malefoy, vraiment ! Tu ne t'es pas dit qu'il valait mieux faire demi-tour avant de rentrer ?
- Non. Surtout pour voir l'expression sur ton visage quand je t'ai saluée et maintenant, je ne regrette absolument pas. » répondit-il d' un air suffisant.
« Pervers. »
Elle n'avait trouvé rien d'autre à ajouter, sachant pertinemment que le jeune homme n'allait pas se laisser démonter et contrer tous ses arguments un par un. Rassemblant le peu de courage qui lui restait, elle se racla la gorge et se ressaisit, le menton haut.
« Bon très bien, maintenant, pourrais-tu avoir l'obligeance de sortir d'ici et m'attendre dans ma chambre le temps que je sorte s'il te plaît ?
- Tu rigoles Granger ! Te voir aussi embarrassée est vraiment un plaisir pour mes jolis yeux. Que lisais-tu ?
- Jane Eyre de Charlotte Brontë » annonça-t-elle avant d'être coupée par les ricanements du blond. « Quoi encore ?
- Ça ne m'étonne même pas tiens. Laisse moi deviner, tu es ce genre de personnes qui a lu Orgueil et Préjugés une bonne dizaine de fois ? »
Hermione, qui s'apprêtait à répondre d'un ton acerbe malgré la véracité des propos de son hôte, se stoppa dans son élan et écarquilla ses yeux.
« Attends, comment tu connais ? Ce sont des auteures...
- Moldues ? Tu me blesses Hermione, je te signale que ce livre vient des bibliothèques de ma demeure. Et même si je n'ai pas tout lu, on parle quand même des auteures anglaises les plus connues de leur siècle. Donc oui, je lis de la littérature moldue, oui j'ai une culture débordante, et oui je suis affligé de voir que tu es une de ces groupies qui idolâtrent Darcy ou la relation fleur bleue de Jane et Rochester. Ils sont d'un pitoyable...
- Et moi je suis effarée que tu puisses penser ça d'un chef d'œuvre de la littérature anglaise. Tu n'as rien compris à l'histoire. » s'exclama Hermione.
Drago se releva, se rapprocha puis s'agenouilla devant elle, en la fixant intensément dans les yeux, d'un regard qui laissa la jeune femme bouche-bée et fébrile.
« Non Granger, c'est différent : je n'y crois simplement pas.
- Ah je vois, tu es du genre à aimer les romans bien terre-à-terre c'est ça ? Ou dystopique ? Du genre Orwell, London ?
- Je laisserai passer la profonde offense que tu fais à ces pauvres hommes. Autant bien les conversations littéraires m'intéressent, j'étais venu pour plus important. Je vais te laisser sortir et d'attendre à côté. Dépêche toi de sortir de là avant que je ne change d'avis. »
Saisissant l'urgence dans sa voix, Hermione se dépêcha de sortir de la baignoire sitôt que le blond fut sorti de la salle de bain et s'enroula dans une serviette. Sans doute voulait-il parler d'Ashton, toujours retenu par la meute de Gabriel, et du plan que lui et Blaise allait mettre en exécution afin de le ramener parmi les siens. Étonnamment, Drago ne semblait pas d'une humeur massacrante ce matin-là, malgré les fâcheux évènements de la veille. La Gryffondor irait même jusqu'à dire qu'il avait l'air plus reposé que la veille.
« Au moins lui n'a pas l'air d'avoir eu du mal à s'endormir hier soir. » marmonna-t-elle dans sa barbe en se regardant dans le miroir.
Ses cheveux étaient devenus hirsutes malgré toute sa volonté et le sortilège qu'elle avait lancé avant de se laver. Son teint avait repris quelques couleurs mais restait tout de même trop pâle à son goût, révélant trop de tâches de rousseur. Elle arrêta donc sa contemplation en poussant un soupir prolongé, qui se mua en un cri de stupeur quand elle se rendit compte que ses vêtements étaient restés dans sa chambre, sous-vêtements compris. Son visage vira alors au cramoisi, sachant pertinemment que Drago Malefoy l'attendait de pied ferme juste derrière la porte et ne lui laisserait pas plus d'intimité. Ce dernier sembla s'impatienter quand il rappela la jeune femme à travers la porte, ses pas et allées venues résonnant dans la pièce à côté de lui.
Prenant son courage à deux mains, Hermione inspira profondément puis poussa la porte la séparant de l'Alpha, avant de se diriger droit vers sa commode, où elle savait qu'elle trouverait des affaires que Pansy lui avait laissé, sans payer attention à la réaction de son homologue.
Homologue qui, alors entrain de marcher inlassablement en cogitant sur son plan d'attaque, fut interrompu et faillit trébucher à la vue de son ancienne camarade scolaire. Captivé par le spectacle sous ses yeux, et la gêne évidente de la jeune femme, il cessa tout mouvement et réflexions secondaires. Mais c'est quand la femme leva légèrement les bras pour attraper un haut que son cœur rata un battement. Non seulement elle faisait preuve d'une grande sensualité sans s'en rendre compte, mais il pouvait à présent clairement distinguer la naissance de sa poitrine et quand elle était bien de profil, du trésor qui se cachait sous la serviette, coincé sous son aisselle et légèrement en arrière de son sein. Elle était là, la preuve de toute cette histoire, l'une des clés de la prophétie, la raison de tous leurs combats. Une petite marque en forme de croissant sur un bout de peau, aussi clair que l'éclat de la lune elle-même.
Comme hypnotisé, il se rapprocha d'elle à pas de loup, son contact brièvement coupé lorsque Hermione se pencha pour enfiler son jean. Une fois redressée, elle se retourna, t-shirt en main, allant pour s'excuser de son retard, lorsqu'elle se rendit compte que son interlocuteur était beaucoup plus près d'elle qu'elle ne l'avait imaginé. Beaucoup trop près.
Son regard avait changé, et même un aveugle aurait pu le voir. Il y brûlait une lueur non inconnue par Hermione, qui avait pu l'apercevoir un instant la veille, après avoir échangé leur baiser. Du désir, certes, mais accompagné d'autre chose. Avant qu'elle n'ait pu dire un mot, le blond posa délicatement un doigt devant ses lèvres, l'intimant de garder le silence, avant de caresser sa joue avec la même main, et de descendre progressivement le long de son cou, toujours en une douce caresse, puis de pousser son bras dans le but de la faire pivoter. Complètement perdue au départ par le comportement du garçon, Hermione finit par comprendre ses intentions quand il effleura le dessous de son aisselle. La marque.
Elle se mortifia cependant quand il décala la serviette, qui au contact prononcé de la main masculine, ne tint pas longtemps dans sa nouvelle position et tomba au sol, révélant son corps aux yeux inquisiteurs de l'héritier Malefoy.
« Si belle.. » murmura-t-il, effleurant à présent sa tâche de naissance.
Ces deux mots envoyèrent un puissant frisson qui lui traversa l'échine, la laissant en proie à des sensations qu'elle n'avaient pas ressenties depuis longtemps. Ces frissons s'amplifièrent quand la main du jeune homme, qui continuait de caresser le croissant de lune, dérapa et toucha son sein. Inutile d'y jeter un coup d'oeil pour qu'elle remarque que sa poitrine s'était alourdie à son toucher et ses tétons pointaient délicieusement, attendant un autre contact plaisant.
Elle finit par se reculer en se raclant fortement la gorge, beaucoup trop pour que ce soit naturel et spontané, avant d'enfiler rapidement son t-shirt, sans prendre la peine de mettre un soutien gorge avant. Elle n'osait à présent plus regarder dans les yeux de Drago, trop perturbée et encore émotive de ce qu'il venait de se passer. Ce dernier se ressaisit d'ailleurs plus efficacement, reculant d'un pas.
« On doit mettre en place les derniers détails de la rencontre, et on aurait besoin d'un autre point de vue sur la situation, si tu veux bien jeter un coup d'oeil, on tourne en rond sans trouver de réel accord. » annonça-t-il finalement, en se passant sa main dans les cheveux.
Main qui était sur ma poitrine il y a trente secondes, pensa-t-elle avant de se gifler mentalement pour de telles pensées. Elle se contenta d'acquiescer et d'attraper un gilet et sa baguette avant de suivre le blond à travers les longs couloirs du Terrier.
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Une enclume pesait dans sa tête et semblait frapper régulièrement au niveau de ses tempes, au rythme de son cœur. Cela faisait deux fois qu'on l'assommait en moins de soixante-douze heures, et la migraine qu'il avait ressenti la première fois était à présent bien plus accrue. Ashton essaya vainement d'ouvrir les yeux, mais l'effort que cela lui coûta sommé à l'éblouissement face aux néons de la pièce le firent gémir derechef. Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'il retenta son action, plus ou moins avec succès, et qu'il put donc observer l'endroit dans lequel il se trouvait. Le trou à rat où il avait atterri – qui était difficilement qualifiable autrement- lui fit regretter le semblant de confort de la salle d'interrogation du bureau des Aurors au Ministère. Il était recroquevillé, à même le sol, et couvert de terre mais était étonnement détaché. Ainsi libre de ses mouvements, il s'appuya contre le mur derrière lui pour se hisser sur ses jambes. Le taudis disposait néanmoins d'une petite fenêtre, qu'il rejoignit lentement, ralenti par ses maintes blessures. Un fourmillement inconnu parcourait ses membres, et il était de plus en plus intrigué par son origine. Il soupçonnait ses ravisseurs de lui avoir fait boire une potion minimisant ses pouvoirs sorciers pour mieux le maîtriser au besoin. Ainsi il ne pourrait pas faire confiance à la magie pour sortir d'ici.
Des jardins mal entretenus apparurent à sa vue, et s'étendaient tout autour de lui. Il comprit vite qu'il se trouvait dans un ancien manoir maintenant délabré, visiblement au rez de chaussée, et sans la moindre autre présence humaine aux alentours. Si son instinct avait tout bon, et que c'était bien les sbires de Greyback qui l'avaient enlevé, il semblait logique que les loups-garous non-sorciers privilégient un endroit isolé comme quartier général, ne disposant pas de sortilèges de protection.
Restait maintenant à découvrir sa localisation précise et parvenir à s'évader seul, avant que la meute n'arrive et se retrouve en nette infériorité numérique devant l'armée de loups ennemis. Une mission impossible en soi…
Ses réflexions furent coupées quand la lourde porte en métal s'ouvrit brusquement, laissant apparaître trois hommes qui entrèrent dans la petite pièce dépourvue de meubles. Ashton, toujours adossé au mur, se redressa en les voyant, et afficha un rictus moqueur quand il reconnut le premier arrivant.
« Voyez-vous ça… quel honneur ! Je suis si effrayant que ça, pour que tu viennes accompagné de deux sous fifres dans un dix mètres carré mon cher Gabriel ?
- Ah Ashton, Ashton… vous autres sorciers avaient la fâcheuse tendance à ouvrir votre bouche au mauvais moment, pour dire des choses insensées. Un lavage de bouche te mettrait peut-être les idées au clair ? » ricana le concerné, en croisant ses bras sur son torse.
Les deux colosses qui se trouvaient derrière lui s'avancèrent vers le sorcier et le frappèrent de toute force dans la mâchoire. Sous les uppercut, Ashton tomba au sol, crachant son propre sang en grommelant de douleur. Il essaya de se relever, mais fut maintenu au sol, tandis que l'alpha vint s'accroupir devant lui.
« Bien. Au cas où tu ne l'aurais donc pas compris, tu n'es pas autorisé à parler si je ne t'en donne pas l'autorisation. Je ne sais pas quelle éducation laxiste Drago vous a fourni, mais j'aime les règles et je suis un alpha, convenable non ? Tu t'y plieras donc si tu tiens à ta vie de louveteau. Tu semblais dans un sacré pétrin au Ministère, pourquoi as-tu été arrêté ? »
Les yeux noisette de l'américain le fixait avec mépris, tandis qu'il serrait volontairement les lèvres avec affront. Un simple claquement de doigt de la part de l'héritier Greyback engendra des coups de pied dans ses côtes et son ventre de la part des deux autres loups.
« Parle.
- C'est de ta faute en fait, pour être honnête. Un frère a été accusé des meurtres à Londres et dans la fuite, j'ai été attrapé. Tu laisses trop de preuves derrière toi.
- Visiblement je me débrouille relativement bien, puisque c'est vous les accusés et qu'aucun membre de ma meute n'est soupçonné.
- Évidemment, ils n'apparaissent pas encore sur les fichiers de recensement sorciers. Mais c'est les loups-garous en général qui sont menacés à présent, l'amalgame est fait pour les Aurors.
- Nous verrons bien. En attendant ce n'est absolument pas pour ça que tu es là tu t'en doutes bien. Je n'ai plus Drago dans les pattes depuis presque un mois, pourquoi ? »
Ashton ricana doucereusement et relava les yeux, à nouveau moqueurs.
« Vois-tu, j'aime autant mon Alpha que je ne le respecte, mais je ne lui suce pas la queue tous les soirs comme ton papa le faisait si bien avec Voldy, par conséquent non, je ne sais pas tous les plans de Drago.. Oups ! »
Un feulement de rage s'échappa de la bouche de Gabriel qui frappa à son tour le sorcier face à lui.
« Je crois qu'il y a quelque chose que tu n'as pas saisi, louveteau. Si les Aurors ont une morale et des obligations sur la bienséance de leurs interrogatoires, moi je n'en ai plus depuis bien longtemps. Si ta sale tête hollywoodienne est trop conne pour comprendre, tu ne m'es d'aucune utilité si tu ne réponds pas à mes questions. Où se cache Drago et que mijote-t-il ?
- Tu sais quoi, on me surnomme la ''Drama Queen'' au Terrier, j'admets que mourir sous la main de trois abrutis ne m'enchante pas c'est vrai, mais ma foi, je m'en contenterai… ce qui est fou c'est que tu essaies quand même de me soutirer des informations alors tu sais pertinemment que je ne suis pas corrompu et ne parlerai pas. J'admire tes efforts vraiment, mais ils sont inutiles. Sorry bro, comme ils disent si bien à Hollywood. » se moqua le sorcier.
« C'est ce que tu dis maintenant. À présent si je te dis que ta petite sœur, qui étudie à Poudlard si sagement contrairement à son grand frère, a rencontré un garçon cet été dans un beau quartier moldu londonnien et qu'elle s'apprête à passer son weekend chez lui, autrement dit dans cette maison, tu seras plus enclin à parler. Enfin, seulement si tu tiens à sa vie à elle... »
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Les ricanements laissèrent place aux grognements de rage de l'américain, qui tremblait devant son bourreau abhorrant un grand sourire. Un bruit sourd contre la porte interrompit la scène. Gabriel aboya à ses bêtas de s'en occuper mais le messager semblait pressé et pénétra tout de même dans la pièce, malgré les protestations des autres.
« Désolé de déranger chef, mais nos indics ont eu des nouvelles de la meute Malefoy. Ils ont bloqué l'entrepôt principal à Doncaster et siègent l'endroit grâce à des sortilèges qui nous sont inconnus. Deux de nos hommes ont été capturés. Drago lui-même veut organiser une rencontre pour procéder entre autres à des négociations. Il a choisi l'endroit, les autres détails seront à régler selon tes préférences. Je… j'étais trop surprise par cette proposition je n'ai pas su quoi répondre… J'ai vérifié les sources et aussi invraisemblable que cela puisse paraître, tout semble clair... »
Tandis que la jeune louve essayait de clarifier la situation malgré des hésitations certaines, Ashton et Gabriel étaient restés bouche-bée devant ces propos. Drago Malefoy et négociations n'étaient pas des mots synonymes et l'idée de se retrouver face à lui donnèrent de légers frissons à Gabriel. Si régler les affaires à distance étaient une chose, rencontrer l'un des Alpha les plus puissants mais surtout le plus discret d'Angleterre représentait un vrai challenge pour s'affirmer de son côté. Après tout, il possédait un otage important du clan adversaire, mais son avantage avait disparu sitôt que le blond s'était emparé de son entrepôt de potions dont l'exportation était illégale… Rares étaient les fois où il avait croisé la route du sorcier, et ses tentatives avaient toutes tournées au ridicule. Il acquiesça à sa jeune bêta, responsable depuis peu de la section de renseignements de sa meute puis se leva pour la suivre dans une autre pièce, fermant avec précaution la porte de la cellule de l'américain.
Ce dernier se mit à réfléchir à toute allure. Il savait quelle était la personne à l'origine de ces manigances et elles tombaient à point. Il était persuadé que Gabriel allait y songer sérieusement et cela lui laisserait du répit, étant donné qu'aucune négociation ne serait envisageable avec un otage à moitié mort. Et si toute l'énergie de l'ennemi était concentrée sur l'organisation de la rencontre et déjouer ses potentiels pièges, elle ne serait pas sur lui, à le questionner sur la prophétie.
Il espérait juste qu'à présent, Drago resterait sur la voie de la sagesse et ne ferait pas d'actions stupides qui révélerait la nature d'Hermione.
« Attends deux minutes, tu es en train de me dire que Drago Malefoy, l'un des plus redoutables loups-garous Alpha de Grande-Bretagne, Apollon de ces dames et surtout, animal aux hormones défiant toute concurrence, était à côté de toi, à poil dans ton bain et il n'a rien fait ? Il ne t'a pas sauté dessus ? Mais qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à mon meilleur ami ?
- Absolument rien Blaise, c'est lui qui me cause le plus de tracas. On devait parler d'Ashton, c'était important et je ne l'aurais pas laissé faire dans tous les cas.
- Sorcellerie. »
Réunis dans la Grande Salle pour l'heure du repas, Pansy Parkinson, Blaise Zabini et Hermione étaient attablés tout les trois devant leurs assiettes, autant remplies d'un délicieux ragoût que des doutes qui les suivaient depuis la première lueur du jour. Seule la main droite de l'Alpha se permettait de faire de l'humour, taquinant la Gryffondor.
« C'est certainement parce qu'il a passé la soirée avec Eve hier soir et qu'il s'est vidé les c…
- Très classe Zabini, merci ! » le coupa Pansy en frappant son poing sur la table.
Plusieurs personnes se retournèrent face au bruit sec provoqué avant de retourner à leurs occupations. Le cœur d'Hermione rata un battement à la suite des révélations de son ami, puis fut submergée par une vague de remords. Elle se trouva vraiment stupide et naïve d'avoir cru, le temps d'une demi-journée, que le grand fils Malefoy ne puisse être attirée un instant par sa personne. Perdue dans ses pensées, elle n'entendait plus qu'à moitié les deux Serpentard se disputer à moitié à ses côtés.
« Mais quoi ?! T'en as une autre d'explication toi ? On en a parlé hier en plus dans l'infirmerie !
- On parle de notre meilleur ami, pas d'un vulgaire animal ! Et garde tes rumeurs pour toi, ne les balance pas à voix haute devant tout le monde !
- Mais tout le monde est au courant que Drago et Eve…
- Pas Hermione merde Blaise ! » hurla encore Pansy, les joues rouges.
Semblant réaliser où voulait en venir Pansy, le métisse ne répondit plus, analysant les réactions de la brunette, qui peinait à reprendre des couleurs. Cette dernière prit le verre en face d'elle, alors rempli de Whisky Pur Feu, le but cul sec et se leva, sous le regard peiné de son amie, qui retenait ses pulsions de meurtre.
« J'ai du travail je vais y retourner. Remerciez Mary de ma part, son repas était excellent comme d'habitude. Et si vous voyez… Non laissez tomber en fait, ne venez pas me déranger, j'attendrais Louis à l'heure prévue pour son cours de Métamorphose. Bonne fin de repas. » conclut-elle rapidement avant de s'éloigner, sa sacoche fermement serrée contre son torse et tête baissée.
Pansy soupira lourdement en la regardant s'éloigner. A ses côtés, Blaise abhorrait un air penaud, incertain de ce qu'il venait vraiment de se produire et des conséquences que ses paroles avaient pu avoir. Ils continuèrent tout deux leur repas en silence, saluant au passage quelques amis et collègues qui passaient devant eux pour s'attabler ailleurs.
Au bout de quelques minutes, Drago arriva une assiette en main et s'installa face à eux deux sans un mot. Il métamorphosa des couverts et un verre puis attrapa la carafe face à lui pour se servir. Ce n'est qu'en la reposant qu'il remarqua l'assiette à moitié vide à côté de lui.
« Granger est déjà partie ? Je sais bien que je lui avais demandé de faire des recherches sur les plans dont on disposait mais elle aurait pu prendre le temps de finir son plat. Vous allez bien ? » ajouta-t-il face à l'attitude anormale de ses deux camarades.
Ces derniers relevèrent vivement la tête pour se regarder l'un l'autre et de marmonner des paroles incompréhensibles devant l'air septique du blond. Il fronça les sourcils vers Pansy, qui se racla doucement la gorge, une main sur la nuque.
« Hum, elle est partie un peu précipitamment. Il y a eu des rumeurs ce matin, comme quoi tu serais rentré dans les quartiers d'Hermione Granger alors qu'elle prenait un bain mais que tu serais ressorti peu de temps après. Blaise étant Blaise, il a charrié Hermione sur le sujet avant de faire une remarque très.. fine sur Eve.
- Sur Eve ? »
Les sourcils de Drago se froncèrent encore plus, montrant qu'il ne comprenait pas vraiment la situation. Blaise se dandina sur le banc, mal à l'aise.
« Ouais, hum, comme je l'ai vue se diriger vers ton bureau hier soir, et que je savais qu'elle ne venait pas te parler politique, j'ai émis l'hypothèse que si tu n'avais pas touché Hermione, c'était parce que tu avais passé du temps avec la rouquine hier. Malheureusement, cette réflexion est sortie à voix haute… Désolé vieux, je pensais qu'elles se connaissaient mais Miss-Je-Sais-Tout semblait entendre son nom pour la première fois…
- C'est pas pour rien que personne n'avait mentionné Eve devant elle Blaise... » soupira encore Pansy, sa tête dans ses mains.
« Et elle est partie ? Comme ça ? » s'étonna le blond, face à la mine stupéfaite de la brune.
« Oui Drago, comme ça. Comment aurais-tu réagit si tu avais appris qu'elle avait passé la soirée à coucher avec un autre gars ? Je ne sais pas ce qu'il se passe entre vous, mais visiblement un minimum de choses vu la façon dont elle a réagit. Fais attention Drago, j'aimerais te dire de choisir qui tu veux et de ne pas les blesser elles, mais l'avenir entier des loups repose sur tes épaules.
- Merci grandement pour ce rappel Pansy je n'étais pas du tout au courant. Et merci également Blaise de ta charmante intervention, mais sache que ma queue va parfaitement bien et que ce n'est pas parce que j'ai vidé mes couilles hier que je suis dans l'incapacité de bander aujourd'hui, je peux même baiser ta copine devant toi pour te montrer si tu veux. Si vous voulez bien m'excuser une fois que vous aurez fini de me juger tel un porc en rut. » rugit leur Alpha.
Il se leva brusquement, son assiette en main, avant de se diriger vers une autre table, où il fut accueillit par des salutations joyeuses et s'assit aux côtés d'une jeune fille rousse qui le couvait du regard. Le repas se termina sous un silence de plomb, où aucun des deux Serpentard ne se resservit ni même mangea de dessert.
Quelques heures plus tard, Louis se trouvait attablé aux côtés d'Hermione dans une des grandes bibliothèques du Terrier. Concentré sur un livre de Métamorphose de deuxième année, le garçon mit du temps avant de s'apercevoir que sa tutrice semblait préoccupée. Elle qui griffonnait la plupart du temps des notes sur des ouvrages rares qu'elle découvrait au fur et à mesure dans les rayons, regardait par la fenêtre, un air nostalgique et triste sur le visage. Étonné de la voir dans cet état, il ferma son livre actuel avant d'attraper celui de Sortilèges devant lui. Il tourna les pages frénétiquement jusqu'à trouver la page qui l'intéressait. Il attrapa alors sa nouvelle baguette, dégotée par son Alpha, et fit apparaître une flopée de petits papillons, qui se dirigèrent vers la jeune femme et se mirent à virevolter tout autour d'elle.
Sortant de ses pensées, elle admira avec surprise l'aura que le doux sortilège dégageait, puis remercia son élève du regard.
« Qu'est ce qu'il t'arrive Mione ? » finit-il par lui demander doucement, en reprenant son livre de Métamorphose.
« Rien champion, des histoires bêtes c'est tout.
- Si elles étaient si bêtes que ça, elles ne viendraient pas te déranger dans ton travail. Tu sais, je suis peut-être jeune, mais je peux essayer de comprendre. J'aime croire que tous les deux, même si nous ne sommes pas du même sang, on partage quelque chose qui nous appartient à nous seuls. Et tu m'as tellement aidé que j'aimerais beaucoup rendre la pareille d'une façon ou d'une autre. »
Les yeux d'Hermione brillèrent sous ces propos. Elle se leva pour s'approcher du blondinet et lui embrassa le front avant de le prendre dans ses bras.
« Tu es bien trop futé pour ton propre bien chaton. Évidemment que je t'aime et que les biens du sang dépassent tout ça, tu es ma famille ici. Et jamais je ne te demanderai de faire quoique ce soit pour moi, même si je sais que tu le ferais volontiers. Profite de l'enfance que tu n'avais pas encore eue, joue, fais des bêtises et fais toi gronder, fais toi des amis, découvre tout ce qui t'entoure, mais laisse nous les problèmes d'accord ? Il n'y a rien qui doive t'inquiéter. »
Louis sourit avant de la serrer dans ses bras à nouveau. L'absence d'une figure maternelle dans sa plus jeune enfance l'avait privé de ces moments rares qu'il ne partageait en aucun cas avec son paternel, ni même ses deux frères et sœurs.
« Avant que je ne vienne te retrouver, je devais garder Lucie, qui avant moi, était avec Pansy. Il paraît qu'elle a passé une bonne partie de l'après-midi a râlé sur Eve. Il y a un lien avec tes états d'âme ?
- Peut-être, je ne sais pas tellement. Tu la connais ?
- Qui ça Eve ? Hum, oui c'est une louve du Terrier, elle doit approcher de la vingtaine. Elle est d'Écosse mais a étudié en France, à Beauxbâtons c'est ça ? Elle a été recueillie l'année dernière par Drago mais je ne sais pas de quand date sa transformation. Et aussi d'après Lucie, elle est vraiment lèche botte ! Souvent dans les basques de son père dès qu'il a du temps libre.
- Oui, j'avais cru le comprendre.. » grommela Hermione en enfonçant sa tête dans ses mains.
Le jeune garçon sourit à nouveau quand il s'aperçut qu'il avait trouvé une corde sensible.
« Il se passe quoi avec Drago ? Vous êtes… étranges, quasiment complémentaires mais prêts à vous égorger à la fois. C'est assez intriguant en fait.
- C'est plus compliqué que ça chaton… Lui et moi nous connaissons depuis nos onze ans et ne nous entendions pas du tout pour être honnêtes… La guerre est arrivée, nous a changé tous les deux et aujourd'hui, nous semblons être liés par une prophétie, ce qui n'aide pas à clarifier les choses entre nous. » soupira-t-elle en relevant la tête, les joues légèrement rouges.
« La prophétie de la Lune. J'en ai entendu parler et euh.. je l'ai peut-être lue par dessus l'épaule de Blaise l'autre jour, » avoua-t-il penaud, « Le fait est que le lien qui vous unit est fort et vous avez un gros poids sur les épaules. N'est-ce donc pas le parfait moment pour mettre vos différents de côté ?
- Le problème n'est pas là Louis, nous nous sommes occupés de ça il y a un moment déj…
- Alors le problème c'est que t'es jalouse. Ne me regarde pas comme ça, c'est vrai. Je t'ai vue rentrer chez toi hier telle une adolescente de 17 ans qui venait de rentrer d'un rendez-vous secret et là tu rages parce que tu as appris que potentiellement il était allé voir ailleurs entre temps. Hum c'est vrai que dis comme ça, cela ne joue pas vraiment en sa faveur. Respire Mione, tu es toute rouge voyons. »
La sorcière semblait mourir de chaud tant ses joues chauffaient, gênée suite aux aveux du garçon de douze ans face à elle. Tandis qu'elle se reprenait, il renifla discrètement l'air de la pièce. Ses intuitions étaient bonnes, ils n'étaient plus tout seuls depuis un moment. L'intrus paraissait être assez loin et était définitivement occupé à ce qu'il pouvait entendre, mais pouvait largement entendre leur conversation s'il le voulait. Et vu l'odeur de la personne en question, il se doutait que c'était probablement le cas.
« Premièrement je te rappelle que tu as 12 ans et moi 21 donc un peu de respect jeune homme s'il te plaît. Deuxièmement je ne ressemble pas du tout à une adolescente, par Merlin. Nous sommes tous les deux adultes, il fait ce qui le chante avec qui lui chante, je n'ai pas mon mot à dire sur quoi que ce soit et dans tous les cas, je n'ai pas la position pour le faire. Et je ne suis pas jalouse !
- C'est moi l'enfant mais pour le coup, tu aurais pu aller le voir et en parler pour régler vos affaires. Criez vous dessus si vous le souhaitez, mais s'il vous plaît, reprenez-vous, Ashton a besoin de vous. »
Hermione soupira devant l'insistance du garçon en face d'elle. Heureusement qu'il n'était pas allé à Poudlard, puisqu'il aurait causé du tracas au Choixpeau entre sa ruse, sa loyauté, son envie de savoir et sa vison effrontée des choses..
« Je sais. Et je te promets qu'on fera tout pour le ramener au plus vite.
- Très bien. Donc va parler à Drago de ce qu'il s'est passé hier soir.
- Il est hors de question que je parle de sa vie sexuelle avec lui. Je le verrai quand je devrais lui donner le rapport. » rétorqua-t-elle en montrant le dossier sur la table de sa tête.
« Soit. Mais je maintiens que tu dois le faire. En plus, comme tu vas être amenée à passer dans son lit bientôt, autant que tu saches à quoi t'attendre..
- LOUIS ! »
Le petit blond ria aux éclats sous l'air mi-choqué mi-amusé de sa tutrice. Il rassembla rapidement ses affaires, prit ses livres dans ses bras puis se dirigea d'un pas souple vers la sortie.
« Je vous laisse. On se voit au repas ce soir ! Ou pas. » ajouta-t-il à voix basse tout en marchant, un sourire joueur au coin des lèvres. Il aperçut vaguement l'ombre de l'Alpha entre deux rayons en arrivant à la porte. Ah il allait en avoir des choses à raconter à Blaise…
De son côté, Hermione avait récupéré le dossier face à elle pour le feuilleter une dernière fois avant de le glisser sous la porte du bureau de Drago. Si elle pouvait éviter de le croiser seul, elle s'en porterai mieux. La défense de la meute s'annonçait correcte pour les négociations et envisager plus que sérieusement de récupérer Ashton, mais elle craignait que les choses ne tournant mal. Ils ne pouvaient pas se permettre d'évoquer la moindre information trop importantes car des centaines de vie en dépendait, mais ils voulaient tous retrouver au plus vite leur frère, et Gabriel profiterait très certainement de la rencontre pour provoquer la meute adverse et soutirer des confidences au sujet de la Prophétie. Et à part se dévoiler à ses yeux pour assister aux échanges et aviser Drago, Hermione était à court d'idées…
Et comme l'avait si bien dit Louis, ses pensées divergentes ne l'aidaient absolument pas à se concentrer. Quelle conversation venait-elle d'avoir. Une leçon en bonne et due forme enseignée par son élève de 10 ans son cadet. Qui, au final, était parti aussi vite qu'il n'était arrivé, essoufflé, une heure auparavant. Elle se remémora brièvement les derniers mots prononcés avant qu'il ne parte lorsqu'un très léger bruit lui fit relever les yeux. Est-ce que Louis avait bien employé la deuxième personne du pluriel dans sa dernière phrase ?
Les yeux ronds et le rythme cardiaque soudainement accéléré, la jeune femme se retourna vivement pour regarder autour d'elle, mais ne vit personne. Abasourdie, elle décida de se lever en vitesse, attrapant ses affaires au vol, et de quitter la bibliothèque à son tour. Elle avait eu à son goût sa dose de mauvaises farces de la journée. C'est donc avec un pas cadencé qu'elle slaloma entre les grandes étagères de bois sombres, les yeux rivés sur la porte qu'elle avait à présent en vue.
« Tu n'avais pas quelque chose à me donner ? »
Une voix grave trop familière la coupa dans son élan. Elle fit quelques pas en arrière pour voir Drago Malefoy, feuilleter un livre debout, concentré sur sa lecture. Il n'avait même pas levé les yeux à son passage donc l'avait probablement seulement entendue. Elle se racla la gorge, hésitant sur l'attitude à adopter, puis se dirigea finalement vers lui.
« Si, le dossier que tu avais déposé dans ma chambre ce matin. Je l'ai lu et commenté, même si je n'avais pas grand-chose à ajouter. Je suppose qu'une réunion sera prévue demain pour organiser les derniers détails et discuter de la réponse à notre prise de contact.
- Je pensais plus à ce soir après manger, mais oui en effet. »
Toujours sans lever les yeux des lignes qu'il lisait, il tendit une main vers la lionne. Comprenant le message, celle-ci soupira fortement avant d'y poser sans aucune délicatesse le dossier qu'elle portait. Elle s'éloigna de lui tout aussi rapidement puis demanda, avec un air le plus anodin possible.
« Tu es là depuis longtemps ?
- Pourquoi cette question princesse ?
- J'étais là avec Louis pour son cours de Métamorphose. Je ne t'ai pas entendu arriver.
- C'est possible. Lui m'a entendu par contre. Je travaille vois-tu. »
En effet oui pour une fois songea Hermione, mauvaise. Elle fit demi-tour et sortit du rayon quand elle sentit une main se poser sur son épaule, qui la tourna doucement. Elle fit à nouveau face à l'Alpha, qui la regardait intensément cette fois-ci, bien qu'il paraissait un peu mal à l'aise.
« Écoute je suis désolé que tu aies mal pris l'épisode avec Eve hier soir. Je ne pensais pas que ça te ferait autant réagir.
- Comme tu as du l'entendre, ce ne sont pas mes affaires Drago. Tu fais ce que tu veux avec qui tu veux. Mais je suis ravie de voir que tu gardes le même succès qu'à Poudlard.
- C'est tes hormones tu sais. »
Hermione écarquilla les yeux sous ses paroles.
« Pardon ?
- Ce sont tes hormones qui te font réagir comme ça en partie. Les sentiments d'origine sont tout à fait réels, mais l'approche de la pleine lune et de l'hiver peuvent avoir cette effet sur les louves.
- Excepté que je ne suis pas une louve.
- Excepté que tu es l'enfant de la Lune, elle t'affecte donc comme nous. Cependant, comme je viens de te le dire, la possessivité est un sentiment réel accru par la lune. Mais n'est pas provoqué par elle. Quelque chose à cacher princesse ? »
Hermione balbutia des paroles incompréhensibles en assimilant les mots qu'il venait de lui dire et rougit considérablement sous le regard insistant et le rictus moqueur de sa Némésis. Ce dernier sourit et passa une main dans ses cheveux longs, la stoppant net dans ses paroles peu cohérentes. Il effleura quelques instants ses cheveux avant de s'éloigner, prenant lui aussi la direction de la sortie.
« A ce soir. »
Just one more hit and then we're through
'Cause you could never love me back
Cut every tie I have to you
'Cause your love's a fucking drag
But I need it so bad
Et voilà pour le grand retour! Harry, Ron et Théo font leur grand retour dans le prochain chapitre qui je l'espère arrivera rapidement... je fais tout mon possible pour !
Merci à ceux qui sont encore là, vraiment.
Lot of love,
xoxo, A.
