Oui, oui, oui c'est déjà moi ! Non un an ne s'est pas écoulé entre le dernier chapitre et celui-ci ! Miracle, victoire, foi en l'humanité tout ça tout ça :p !
Bref, j'arrête de boire et bonne lecture !
Un petit mot quand même, ce chapitre a été assez difficile à écrire, le but étant de rester fidèle à JK notre bien-aimée mais sans la plagier... J'espère que ça vous ira :) Enjoy !
Chapitre 19 :
Hermione avait pâli, Drago aussi. Il n'y avait qu'eux deux qui savaient exactement quel type de serpent pouvait être aussi grand et ainsi, quel type de danger ils allaient devoir affronter plus loin ; et ce n'est que lorsque Neville demanda ce qu'ils avaient qu'Hermione prit la parole pour prononcer le mot basilic.
Blaise se stoppa net, les deux autres par contre n'avaient pas réellement l'air de comprendre… Hermione se chargea de leur ouvrir les yeux :
« - Le Basilic peut atteindre près de 15 mètres de long, il peut vivre très longtemps et il est surnommé le « roi des serpents ». Le problème, c'est que s'il y a une mue ici, c'est qu'il y en a sûrement un vivant plus loin.
- Et alors ? demanda Ron, il doit sûrement être lent s'il est aussi grand.
- Le problème Ron, continua Hermione qui n'aimait pas être interrompue, c'est que si tu croises le regard du Basilic, tu meures.
- Quoi ? Comment ça ?
- C'est pour ça que Cédric Diggory a été pétrifié ! Il a dû croiser le Basilic ! s'écria Blaise
- Mais il n'est pas mort, Cédric… et Miss Teigne non plus. » remarqua Drago.
Un long silence suivit sa déclaration, avant qu'Hermione ne pousse un cri :
« - De l'eau ! Il y avait de l'eau, le jour où Miss Teigne a disparu ! Elle a dû voir le reflet du Basilic et pas le Basilic directement. »
Tous acquiescèrent à cette déclaration et se demandèrent comment ils allaient pouvoir continuer alors qu'il savait que le Basilic se cachait sûrement dans un recoin plus loin…
Après quelques minutes d'un silence plus que pesant, Ron s'exclama :
« Bon ! qu'est-ce qu'on attend ! Notre meilleur ami est en danger aux prises avec un sort de Vous-savez-qui et un serpent géant. Il n'y a pas une minute à perdre ! »
Et sur ces mots, il s'élança le long du tunnel. Neville fut le premier à le suivre, après tout Voldemort, il connaissait. Blaise et Hermione, main dans la main, complétèrent le duo. Une fois encore, Drago resta en arrière ; il regarda les autres s'éloigner et leurs pas résonner dans le couloir. Comment arrivaient-ils tous à trouver le courage de continuer ? Ok, il y en avait deux qui étaient chez Gryffondor, dont un élu, mais les autres n'étaient-ils pas des Serpentards et des Serdaigles ? Mais surtout n'étaient-ils pas, comme lui, effrayés par la possibilité très probable de mourir ? On avait beau dire que l'amour donne des ailes, et que l'on peut tout subir par amour, Drago savait que c'était faux. Malgré le fait qu'il aimait Harry, il était un être égoïste qui n'avait aucune envie de mourir. La seule chose qui le poussa à rattraper les autres, c'est qu'il n'avait pas envie qu'ils s'en rendent compte.
Leurs pas résonnaient de façon brutale dans le tunnel sans fin qu'ils arpentaient en silence. À chaque bruit suspect, ils se figeaient et fermaient rapidement les yeux. Le tunnel semblait infini, il n'arrêtait pas de tourner, sans jamais s'arrêter…
Drago pouvait voir le visage pâle de chacun de ses camarades, et malgré le relatif entrain dont Ron avait fait preuve en s'élançant dans le couloir, le Serpentard remarquait très clairement la peur envahir son visage. Ils avaient tous peur. Ils étaient tous terrifiés. Ils avaient tous envie de voir le bout du tunnel, mais redoutaient terriblement ce qu'ils trouveraient au bout.
Enfin, un mur apparut devant eux sur lequel étaient gravés deux serpents entrelacés. Les regards se tournèrent vers Neville qui s'approcha et n'eut aucun mal à imaginer que ces horribles sculptures serties de grosses émeraudes étincelantes étaient réelles. Il ouvrit la bouche et un sifflement rauque s'en échappa. Dans un grondement sinistre, le mur s'ouvrit en deux pour laisser place à l'entrée d'une longue salle faiblement éclairée. Tout semblait humide et verdâtre, l'atmosphère était étrange, voire étouffante. Les piliers de pierre sculptés de serpents qui entouraient la salle, obscurcissaient l'espace et projetaient leurs ombres funestes sur les murs. Les élèves de Poudlard se figèrent au seuil, le cœur battant, sensibles à chacun des craquements du lieu. Blaise avança le premier, sa baguette en avant, vite suivi par les autres. Ils gardaient tous les yeux à peine entrouverts et les fermaient rapidement à la moindre alerte. Ils avancèrent ainsi pendant quelques minutes, jusqu'aux deux derniers piliers, de là ils purent apercevoir une statue gigantesque qui faisait toute la hauteur de la salle. Représentant un sorcier vieillissant, que Drago identifia comme Salazar Serpentard, la statue semblait les fixer d'un air menaçant.
Soudain, Hermione s'écria « Harry ! » et se jeta au pied de la statue devant une silhouette vêtue de l'uniforme de l'école. Absorbés par la contemplation du maître des lieux, les autres n'avaient pas remarqué le jeune homme allongé par terre. Tous se précipitèrent autour du Poufsouffle.
« - Il respire, indiqua Hermione,
Son visage est terriblement pâle », marmonna Drago
Hermione secoua Harry doucement, espérant qu'il se réveille, mais en vain.
« - Harry ! Tu nous entends ? demanda son petit ami
C'est inutile de lui parler, il ne se réveillera pas » prononça une voix derrière eux.
Tous firent volte face pour rencontrer le sourire mauvais d'un jeune homme de grande taille. Adossé à l'un des piliers, il semblait être là depuis le début. Les cheveux noirs et le regard calculateur, il semblait flou.
« - Qui êtes-vous ? demanda Neville
Tom Jedusor déclara-t-il avec un sourire en coin
Tom Jedusor ? Vous étiez préfet à l'école non ? demanda Hermione, j'ai cru voir votre plaque dans le couloir des récompenses.
C'est exact, continua Jedusor, sur le même ton doucereux et glaçant.
Pourquoi il ne se réveillera pas ? demanda d'une voix froide Drago qui ne perdait pas le Nord.
Il est toujours vivant, si telle est la question.
Je viens de me rappeler que vous avez eu votre récompense il y a plus de cinquante ans, commença Hermione méfiante, vous êtes un fantôme ?
Disons plutôt un souvenir, un souvenir bien conservé » répondit Jedusor d'une voix paisible.
Il indiqua du doigt un objet par terre, proche des pieds de la statue. Les autres se rapprochèrent et Neville récupéra l'objet :
« - C'est un journal… » mais le reste de ces mots resta coincé dans sa gorge quand il se retourna et vit Jedusor pointer la baguette d'Harry sur la tempe de celui-ci. L'étrange inconnu les regardait avec un grand sourire de satisfaction.
« - Que faites-vous ? demanda Drago, c'est pas le moment de jouer ! Il y a un Basilic caché ici ! Il pourrait arriver d'un moment à l'autre !
Il n'arrivera que si on l'appelle » répliqua Jedusor avec le plus grand calme.
Drago allait faire un pas vers Jedusor, mais Neville le retint.
« - Qu'est-ce que vous voulez dire ? Qu'est-ce qui est arrivé à Harry ?
Une question intéressante que voilà ! La raison pour laquelle Harry se trouve dans cet état, c'est qu'il a ouvert son cœur et raconter sa vie à un inconnu. Pourtant, tout le monde sait bien qu'il ne faut jamais parler aux inconnus.
De quoi parlez-vous ? continua Neville
Du journal intime, dit Jedusor en montrant le livre noir dans les mains de Neville. Mon journal. Le très gentil et très naïf Harry y a décrit sa vie pendant des mois. Il me racontait sa superbe vie de petit Poufsouffle imbécile, ses déboires avec son ami Ron Weasley, ses doutes d'adolescent en manque, ses petites préoccupations dérisoires, et aussi - un lueur moqueuse s'alluma dans les yeux de Jedusor - la grande question : serait-il un jour assez bien pour que le merveilleux, l'unique, le très Grand Drago Malfoy l'aime réellement ? ».
Drago sursauta à l'entente de son nom et un sentiment de tristesse l'envahit. Ainsi, même à Harry, il n'était pas capable d'exprimer ses vrais sentiments… Même à Harry, il n'était pas capable de faire comprendre qu'il aimait réellement…
Pendant tout son discours, Jedusor n'avait pas quitté la baguette d'Harry et continuait à la pointer allègrement sur sa tempe.
« - Voyez-vous, c'est terriblement ennuyeux d'avoir à entendre les nombreuses idioties d'un gamin pathétique, poursuivit-il. Mais j'ai été patient. J'ai compati, j'ai été gentil. Et Harry avait tellement besoin de moi, alors que tous ses amis l'abandonnaient et s'éloignaient pour s'occuper chacun de leur côté de leur petite vie misérable.
Il éclata d'un rire froid et aigu qui emplis Neville d'un sentiment de déjà-vu, pendant que les autres sentaient la pique de Jedusor s'enfoncer dans leurs poitrines comme un insidieux sentiment de culpabilité.
J'ai toujours eu un don pour séduire les gens, continua le jeune homme. Alors Harry m'a ouvert son âme, et grâce à ça, j'ai senti grandir en moi un nouveau pouvoir, beaucoup plus grand que celui du pauvre petit Poufsouffle. J'ai alors pu aisément déverser un peu de mon âme dans la sienne.
Qu'est-ce que ça signifie ? demanda Neville, la gorge sèche.
Toi, le grand Neville Longdubat, l'élu, n'a pas encore compris ? dit Jedusor d'une voix douce. C'est Harry, le méchant. C'est lui qui ouvert la Chambre des Secrets, c'est lui qui lancé le Basilic sur les gens, lui qui a fait régner la terreur sur Poudlard !
C'est faux ! s'écria Drago
Non, c'est vrai. Bien sûr, le pauvre Harry ne se rendait compte de rien, il lui a fallu du temps pour commencer à douter. C'était très amusant, il faisait tout ce que je lui disais. Et puis, il a commencé à me parler de l'élu, et c'est là que j'ai eu l'idée de l'amener ici. Après tout, très cher Neville, tu étais la personne que j'avais le plus envie de connaître. Je n'étais pas sûr que tu viennes, mais je me disais qu'un second appât plus Gryffondor, dit-il en regardant Ron, ferait sans doute mieux l'affaire. Il faut croire que mon plan a mieux marché que prévu.
Pourquoi aviez-vous envie de me connaître ? demanda l'élu en avançant d'un pas.
Comment se fait-il qu'un bébé dépourvu du moindre talent magique ait pu vaincre le grand Lord Voldemort ? » demanda Jedusor avec un sourire engageant.
Pendant qu'une lueur rougeâtre s'allumait dans ses yeux avides et que Neville lui faisait face, les autres semblaient complètement perdus. Hermione et Drago ne cessaient de se jeter des regards en voyant le corps d'Harry devenir de plus en plus pâle tandis que Blaise et Ron se sentaient de plus en plus inutiles. Ils étaient inutiles. Ils n'avaient jamais été dans une situation comme celle-ci, ils n'avaient jamais été en danger de mort avec un serpent tueur de sorciers ni un inconnu mystérieux et louche. Ils n'avaient jamais été confrontés à ça… contrairement à Neville. Neville qui se tenait face au souvenir de Jedusor et qui n'avait pas l'air d'avoir peur.
« - Qu'est-ce que ça peut vous faire ? Voldemort a vécu après vous !
Voldemort, commença Jedusor, d'une voix douce et glaçante, est mon passé, mon présent et mon futur. »
Tout en gardant l'œil sur Harry, Jedusor se leva et écrit dans l'air en lettres d'or « Tom Elvis Jedusor ». D'un mouvement de baguette, les lettres s'animèrent pour faire scintiller le message : « Je suis Voldemort ».
Neville recula d'un pas, Ron étouffa un cri, Hermione attrapa la main de Blaise et Drago ressembla plus que jamais à un cadavre.
Ben quoi ? Une fin sans sadisme n'est pas une fin :p À la prochaine ! Et surtout dîtes-moi tout :)
