Chapitre 3
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Ace eut du mal à se réveiller ce matin-là. Ils étaient rentrés très tard hier soir, à sa plus grande honte, ils s'étaient fait bien trop remarquer à leurs retours sur le Sunny go. Peut-être avaient-ils quittés le Cocoland vers 2 ou 3 heures du matin. Ils s'étaient incroyablement amusés, Luffy avait même complètement oublié d'aller à son fameux parc.
Ace avait gagné son concours, tout comme Robin dont il avait raté la prestation, ainsi que Sanji. Mais il voulait à tout prix enlevé cette dernière image de sa tête. Une bonne chose que Zoro soit parti avant.
Avec les gains ils avaient remboursé l'ardoise que Luffy avait contracté au bar. Le reste, Ace ignorait où il était parti, ni même qui en était en possession. Pas que ça lui importait réellement. Il avait fait ça pour son frère, pas pour l'argent. C'était étrange pour un pirate de penser ainsi. Mais comme pour Barbe Blanche, ce que Ace cherchait avant tout, ce n'était pas le One Piece, mais un chez soi, une famille. De toute façon, il ne faisait aucun doute pour lui que son petit-frère serait le Roi des Pirates, lui aspirait à des choses plus simple.
Il bailla et décidant que retarder le moment de se lever ne servait à rien, il s'extirpa du lit. Il savait qu'il avait dormi longtemps et son ventre grognait tellement qu'il avait l'impression d'avoir un trou noir à l'intérieur, près à inspirer tout ce qu'il lui donnerait.
Ace prit des vêtements au hasard dans le sac de son frère. Il n'avait plus rien de propre maintenant. Les autres vêtements de Sabo séchaient encore. Il espérait sincèrement que cette situation prendrait fin rapidement. Marco et lui avait des obligations auprès de leur propre équipage. Plus les jours passaient, plus le Moby Dick s'éloignait.
Et puis Sabo aussi avait son propre boulot. Hier son escargophone avait sonné, une de ses collègues avait appeler pour faire savoir qu'il devait rentrer, une mission importante l'attendait.
Chopper et Usopp avait bosser hier soir pour trouver une solution pendant qu'eux s'amusaient. Ace était sûr qu'il avait trouvé un moyen d'arranger les choses.
Il sortit de sa chambre sur cette pensée et marcha dans le long couloir vide du bateau. Il n'entendait aucun bruit venant des autres chambres, il espérait ne pas être le dernier debout.
En arrivant sur le pont il entendit du bruit venant de la cuisine, la porte était ouverte et on pouvait entendre le rire si caractéristique de Luffy. Marco sortit de la pièce et croisa son nakama.
-Bonjour.
-Salut Marco. On dirait que tu as réussi à dormir un peu.
Ace observa les petites cernes sous les yeux du blond. Il l'avait toujours connu comme ça, il n'était pas sûr qu'elles disparaissent un jour. Marco avait toujours dormi peu, apparemment ça lui suffisait, pourtant ça ne l'empêchait pas d'avoir parfois cet air fatigué sur le visage.
-Tu es debout depuis longtemps ? Demanda t-il.
Marco secoua la tête.
Ils se fixèrent silencieusement pendant plusieurs secondes jusqu'à ce que certaines images viennent peupler l'esprit totalement éveillé du brun.
Il rougit violement, eut soudain très chaud et recula d'un pas. Ses bras se levèrent avec hésitation, il ne savait même pas quoi en faire.
Il pensait avoir eu honte pendant un instant le temps du retour sur le Sunny la veille ? Foutaise. Il ne devait pas savoir ce que ce mot voulait dire avant aujourd'hui. Ce moment en particulier en faite.
Ils s'étaient embrassés ! Qui avait fait le premier pas en faite ? Peu importe, il se souvenait avec bien trop de précision des sensations, du corps du médecin contre le sien et du plaisir qu'il avait prit. Comme si ça ne suffisait pas il se sentait obligé d'exprimer toutes ses pensées chaotique à voix haute.
-Putain ! On s'est embrassés !
Le dire à voix haute était pire que tout. Il s'excusa pitoyablement avant d'en avoir assez d'entendre sa voix et se musela lui-même.
Au moins le blond semblait aussi embarrassé que lui. En parlant de blondeur, hier soir il avait complètement oublié qu'il avait surtout fait subir le baiser, à son frère révolutionnaire. Tant pis, il n'était pas obligé de lui dire. Ace réalisa dans le même temps pourquoi Marco l'avait freiné à plusieurs reprise quand il avait tenté d'évoquer les sentiments qu'il ressentait. Cette discussion aurait lieu, mais c'était préférable d'attendre que les choses reviennent d'abord à la normale.
Ace espérait qu'une fois qu'il aurait retrouver son corps, il pourrait faire les choses correctement, que Marco ne le rejetterait pas. Parce que ce n'était pas parce qu'il l'avait embrassé hier qu'il ressentait qui que ce soit pour lui. Il préférait ne pas être trop enthousiaste pour préserver son cœur.
Le dérouler de la situation défilait encore dans l'esprit d'Ace, mais il avait conscience qu'il était encore devant le commandant de la 1ère flotte. Qu'il n'avait rien dit de très intelligent depuis qu'il l'avait croisé et qu'il devait mettre fin à ce moment embarrassant.
Marco ne savait pas quoi dire et lui ne savait pas quoi regarder. Heureusement Franky sortit la tête de la salle à manger et les hélas. Ils y allèrent de bon cœur. Peu importe ce que Marco comptait faire précédemment, ça n'avait plus l'air si important que ça.
Ace s'installa à table et fut automatiquement servit par Sanji. Cet homme avait des doigts de fée et cuisinait extraordinairement bien. Peu importe les doigts qu'il possédait en ce moment. Tout le monde était là sauf Zoro qui malgré qu'il soit partit bien avant eux, dormait encore.
-Nous avons trouvé la solution ! S'exclama le petit renne.
Ses yeux brillaient et son visage était décidément bien trop mignon. La nouvelle était également plaisante à entendre.
-Vous allez enfin pouvoir nous rendre nos corps respectifs ? Demanda Sanji avec espoir.
-Oui. Mais pas tout de suite, ajouta précipitamment Chopper.
-Pourquoi ? Il y a un problème ? S'inquiéta Sabo.
Le message de son amie l'inquiétait et il voulait repartir le plus tôt possible.
-Non, simplement l'élaboration de l'antidote va tout de même prendre quelques heures. D'ici la fin de la journée, la situation sera revenue à la normale. Les rassura le médecin.
-Comment vous avez fait ?
L'archéologue était aussi curieuse qu'eux tous.
-Hé bien, un peu par hasard mais surtout grâce à Usopp.
Le sniper ne pensant pas être nommé fut un peu gêné d'avoir l'attention sur lui. Il était vraiment heureux d'avoir pu aider son ami, et surtout l'équipage. Chopper leur raconta exactement l'étendue de leur découverte. La plante qui avait causée tout ses problèmes se nommait « Ouvaname » et elle avait une caractéristique assez spéciale. C'était un bébé qui une fois adulte évoluait.
Chopper attendit que le capitaine arrête de rire pour pouvoir continuer. Mais quand celui-ci parla de Pokémon, il ne put retenir son sourire. Il continua tout de même son récit avec le plus de sérieux possible.
Pour évoluer la plante avait besoin de beaucoup d'eau, en quantité, mais de l'eau sucrée. A certaine période de l'année, la pluie de l'île obtenait cette particularité. Nami fut particulièrement intéressée par l'information. Ils étaient proche de cette période, la plante poussait toujours un peu avant. La pré Ouvaname était dotée d'une étonnante conscience pour pouvoir se défendre en cas de pillage. Elle était très méconnue mais la Ouvaname était assez utilisé pour confectionné certain paralysant ou gaz désorientant. A très grande dose elle pouvait même causé du délire. La version bébé qu'ils avaient vu agissait comme un désorientant mais à une porté plus importante. Elle changeait l'esprit des gens, leur identité. D'où son nom Ouvaname.
-Donc on en revient au point de départ, vous lui avez fait peur et elle s'est défendue. Argua Usopp.
-Oh le pauvre bébé… S'attrista Franky.
Tout le monde sembla compatir au sort de la plante, même Sabo. Sanji et Ace n'en croyaient pas leurs oreilles. C'étaient eux les victimes aux dernières nouvelles.
-En quoi consiste l'antidote ? Demanda Nami.
-Les choses habituelle qui soignent les esprits confus et les bouffées délirantes. Avec une bonne dose de sucre. Ça apaise la plante et donc ses effets.
-Oh.
Ace avait du mal à croire que les choses pouvaient être aussi simple que ça.
-Je t'aiderais si tu le souhaites, proposa Marco.
Chopper sembla gêné, Marco était plus âgé que lui et il n'était pas habitué à travailler avec un confrère. Il acquiesça timidement.
Le petit déjeuner qui vu l'heure, faisait plus office de déjeuner se termina. Les deux médecins s'empressèrent d'aller s'enfermer à l'infirmerie pour concocter l'antidote. Usopp enfin libérer de ses obligations, alla taquiner les poissons avec Luffy qui essayait une nouvelle méthode de pêche plutôt étrange.
Nami et Robin décidèrent d'aller de nouveau en ville, comme il semblait qu'ils allaient bientôt repartir, elles avaient décidées d'aller acheter ce qui leur manquait. Franky les accompagna, simplement pour jouer les gros bras ou porte sac. Il n'aimait pas spécialement ce rôle mais s'en accommodait.
Sanji quant à lui rangeait sa cuisine et s'attelait à la préparation d'un gouter gourmand. Brook jouait du violon, accompagnant les débats de Luffy et Usopp. Sabo semblait déprimé les yeux dans les vagues et Ace alla lui parler, essayer de lui changer les idées. Ace comprenait l'inquiétude de son frère, surtout que cette Koala avait l'air d'être une très bonne amie à lui, en plus d'avoir l'air exigeante.
Il était presque 15h et Zoro n'avait toujours pas montré le bout de son nom. Ça commençait d'ailleurs à en inquiété certain.
-Il n'est peut-être pas en forme après ce qu'il s'est passé hier, supposa le sniper.
Il se reçut plusieurs regard d'incompréhension, Usopp comprit que Chopper et lui avait peut-être oublié de parler de ce qu'il s'était passé dans la forêt. Sanji les rejoignit sur le pont pile au moment ou il expliquait les évènements de la veille.
-Il n'a pas pu se débarrasser de simple chasseurs de prime ? S'étonna Luffy. Zoro est super balaise pourtant !
-Ouais mais bon, c'était bizarre de toute façon.
Usopp ne savait pas tellement comment décrire tout ça.
-Ils se battent d'une manière peu conventionnel. Il n'y a qu'à voir ce qu'ils ont utilisés sur Marco. Ils ne sont peut-être pas très fort mais ce sont de fins tacticiens et ils ont les armes pour se défendre. Expliqua le révolutionnaire.
-C'est vrai que dans certains cas c'est plus utile que la force brute. En plus avec notre notoriété il est facile de connaitre nos forces et aussi nos faiblesses. Commenta Ace.
-On est sûr qu'il va bien ? S'inquiéta Brook.
Usopp acquiesça.
-Chopper n'a rien détecté de bizarre. Et puis de toute façon Zoro voulait à peine qu'on le touche. Je crois que ça lui a fait bizarre d'être en difficulté. Il s'est enfermé dans sa chambre dés qu'on est arrivé sur le Sunny.
Sanji n'attendit pas la suite, discrètement il s'enfonça dans le Sunny. Il voulait s'assurer de lui-même que tout allait bien pour le marimo. Et dire qu'il s'était inquiété toute la mâtiné pour le bretteur. Il s'était réveillé tôt et était resté dans son lit, se demandant s'il n'était pas aller trop loin la veille.
N'avait-il pas poussé la plaisanterie trop loin ?
Au final Zoro n'avait rien vu de l'humiliation publique qu'il lui avait fait vivre, mais tout de même. Pendant des heures il avait pensé que le bretteur lui en voulait à mort. De toute façon Sanji était déjà certain de payé sa blague au prix fort.
Mais avec ce que venait de dire Usopp il se demandait si le marimo allait si bien que ça. N'était-ce pas sa faute s'il avait été si troublé qu'il n'avait pas pu se débarrassé de ces simples chasseurs de prime ?
xXx
La porte de sa chambre s'ouvrit avec fracas et Zoro émergea immédiatement de sous son drap. Parfaitement éveillé, il fixa Sanji qui faisait de même. Sanji était en train de lui parler, Zoro cru comprendre qu'il devait se lever et aller manger.
Mais alors qu'il voyait son corps devant lui, Sanji lui faire ça, les images de la vieille lui revinrent avec force en mémoire. Combien de fois l'avait-il fait ? Son sexe était douloureux et ses lèvres était d'un rouge presque carmin. Il les avaient bien trop mordiller avant de décider d'étouffer ses gémissement dans son oreiller, puis au creux de son coude.
Se branler. Jamais il n'aurait pensé tomber aussi bas. Cette drogue l'avait juste transformé en une chose toute molle et gémissante. La frustration et l'excitation avait été si forte que Zoro était persuadé qu'il aurait baisé avec n'importe qui. La première personne qui serait rentré dans la chambre hier soir par exemple. A quelques exception près bien entendu…
Se retenir était douloureux et se libérer presque vitale.
A un moment il avait glissé un doigt entre ses fesses avec hésitation. Puis il avait fermé les yeux et l'avait doucement introduit, extrêmement lentement. Ça avait été au-delà d'étrange. Zoro n'avait pas du tout aimé, peu importe qu'il ne s'y était pas bien prit. Ce n'était pas pour lui se genre de chose. Alors il avait juste continué à se soulager comme il savait le faire. A la fin c'était plus devenu douloureux qu'autre chose. Il ne jouissait plus, simplement des orgasmes étranges qui durait bien trop longtemps et qui le laissait plus au supplice qu'autre chose.
Il avait en quelque sorte souillé le corps du cuisiné. Avait-il réellement tenté de se mettre un doigt ? Et puis il avait, encore et encore, touché le sexe tendu du blond… Ses mains, dont une qu'il avait fracassé au bar, avait servit pour ça. N'était-il pas minable ?
Il détourna le regard, il n'arrivait même pas à regarder Sanji dans les yeux, peu importe que ce soit les siens. Il ne savait pas de quoi le blond parlait à vrai dire, cela faisait un moment qu'il avait arrêter d'écouter.
Il devait lui dire de partir.
-Dégage de là ! Lâcha t-il.
Sanji fronça les sourcils.
-Je viens te donner de bonne nouvelle et c'est comme ça que tu me parles ! Se vexa t-il.
Zoro ignorait de quoi il parlait.
Il voulait vraiment que le Sourcille en vrille quitte cette pièce, malheureusement il fit quelques pas, s'enfonçant encore plus dans l'antre.
Zoro ignorait à quelle heure il s'était endormi. Bien trop tard, il avait entendu ses compagnons aller se coucher, certains tout près de sa chambre. Il eu honte d'avouer que ça n'avait fait que l'excité encore plus. Il s'était simplement endormi du sperme partout sur le corps. Il était sûr que son sous-vêtement devait être sous son lit et son pantalon pas loin de tomber. Une chance qu'il ait à un moment rabattu le drap sur lui. Il ne savait plus trop pourquoi il avait fait, mais c'était tant mieux.
La chambre sentait le sexe.
Il était impossible que Sanji ne sente pas l'odeur qui emplissait la pièce.
Zoro voulait juste qu'il se barre.
-T'es vraiment pas croyable. Tu commences vraiment très bien la journée ! Râla le cuisinier. Et puis c'est pas parce que je t'interdis de voir mon corps totalement nu que ça t'empêche d'avoir une hygiène irréprochable. Il se boucha le nez, dégoutté. Ça put la mort ici.
Zoro se figea. Sanji le remarqua et s'agaça du comportement étrange du bretteur. Il donna un coup de pied rageur sur la tête de lit. Zoro lui envoya un regard noir. Sanji secoua la tête et prit une grande inspiration. Avant de se rappeler que la chambre sentait mauvais…
Il fronça les sourcils et bougea les narines, sentant à renfort de grand reniflement l'odeur en question. Il comprit d'ailleurs bien vite de quoi il retournait. Il fixa alors Zoro, une lueur de rage dans les yeux.
-T'es vraiment un pervers détraqué ! Comment t'as pu faire ça ?! Merde ça put vraiment trop.
Sanji voulait savoir combien de fois il avait pu se branler pour que ça sente autant. Avant de se rappeler qu'il ne voulait pas de détail.
-La ferme ! Tu sais très bien comment ça marche, répliqua Zoro.
Il hésita puis s'essuya le corps avec le drap avant de le repousser pour s'habiller. Maintenant que Sanji avait découvert le poteau rose, il ne servait plus à rien de se cacher.
-Et tu pouvais pas te retenir quelques jours ?!
-Faut croire que ton corps était trop tentant.
Zoro n'allait certainement pas s'humilier en lui parlant de la drogue. Et puis il savait que ce genre de propos clouait avec une efficacité certaine le bec du cuistot.
-Maintenant est-ce que tu vas enfin sortir de ma chambre histoire que je puise me préparer?
Il était évident qu'il entendait très nettement le mot « douche » en disant ça. Sanji n'attendit pas plus longtemps pour partir.
Zoro se rendait-il compte de ce qu'il venait de dire ? Le rouge aux joues, Sanji alla s'enfermer dans sa chambre, il n'était pas sûr d'agir tout de suite normalement devant les autres.
Il se sentait vraiment trop débille. Une fois encore il donnait tant d'importance aux propos du bretteur. Il ne voulait pas être comme ça, mais il était forcé de constater que depuis son passage sur l'archipel où il avait passé les deux ans, Sanji avait changer. Ou plutôt s'était découvert.
Il n'arrivait plus à ignorer Zoro ni tout ses sentiments contradictoires qu'il provoquait en lui.
xXx
Avant la fin de l'après-midi Nami, Robin et Franky étaient de retour. Chopper et Marco étaient quant à eux sortit de l'infirmerie une demi-heure plus tôt. L'antidote était fin prêt.
Les quatre personnes touchées par l'effet puissant de la plante observaient leurs verres, étrangement rassurés par la couleur rosé du liquide et l'odeur sucré qui s'en échappaient. Ils n'avaient pas vraiment l'habitude que les médicaments soient bon, espérant que celui-ci le soit vraiment et n'en ait pas que l'air.
Ils étaient tout les 6 dans l'infirmerie, les autres attendant dehors qu'on leur rapporte la bonne nouvelle. Sabo et Ace étaient debout, se tenant aux côtés du phénix. Zoro était assis sur le lit, alors que Sanji était assis sur le tabouret du bureau de Chopper. Le médecin de bord terminait de leur expliqué ce qui allait se passer. Marco observait la scène, silencieux. C'étaient les patients de Chopper et le renne c'était beaucoup investit pour eux. Il ne voulait pas s'immiscer la dedans juste à la fin.
-Pas d'effets secondaires, n'est-ce pas ? Voulu savoir le cuisinier.
Chopper eut l'air embarrasser et leur demande simplement de boire.
-Bon on te fait confiance, docteur.
Chopper était sûr de lui. Après ça restait un remède qu'il n'avait jamais testé avant.
Les quatre patients burent en même temps leurs verres. Ils grimacèrent sous le goût bien trop sucré de celui-ci, mais ne laissèrent pas une goûte. Chopper et Marco les observaient, attentifs. Est-ce que ça avait marcher ?
Le corps de Zoro s'effondra sur le lit. Sanji vacilla et Chopper se précipita vers lui pour l'aider à s'assoupir dans le bon sens. Le dos coller au dossier, il serait regrettable que leur cuisinier se fracasse le crane par terre.
Marco comprit vite ce qui attendait les deux frères. Il réceptionna efficacement le corps de Sabo et agit vite quand celui d'Ace pencha dangereusement en avant. Mais le brun avait cette mauvaise habitude de ne jamais porter de haut. Sabo avait décidé de faire de même d'ailleurs le peu de temps ou il avait habité ce corps. Alors dans la précipitation, les doigts du médecin ne purent se refermer que sur les cheveux d'Ace.
Il écarquilla les yeux et lâcha aussitôt le brun. Il ne voulait pas non plus lui arracher les cheveux. Toutefois il réalisa son erreur bien trop tard et le corps du brun s'écrasa par terre. Il fit un bruit affreux et Chopper et lui se regardèrent, choqués.
-Je ne pense pas qu'il ait eu mal, relativisa le blond.
Il espérait tout de même qu'à son réveil ce serait la même chose. Marco était tout de même certain qu'Ace aurait au mieux un joli bleu ou une bosse, au pire une légère commotion cérébrale. Mais ça irait, le 2nd commandant de la flotte de Barble Blanche avait la tête dure, vraiment.
Sur le pont, alors que le ciel se parait d'un joli orangé, le soleil montrant ses dernières lueurs, le reste de l'équipage discutait de ce qu'il allait faire ensuite. La priorité allait être de trouver à Sabo un moyen de transport rapide pour qu'il puisse aller vaquer à ses obligations. L'équipage du Chapeau de Paille était tombé sur le Révolutionnaire sur l'île précédente alors que le blond terminait une mission avec sa partenaire, Koala. Sabo ne voyait pas beaucoup son frère, d'où sa décision de se séparer de sa partenaire pour passer du temps avec son petit frère. Mais à présent il était temps pour lui de reprendre son rôle de 2nd de l'Armée Révolutionnaire.
Apparemment il y avait du nouveau sur une vente d'arme.
-On pourrait le déposer sur la prochaine île. Ce ne serait pas dérangeant Luffy, le rassura Nami.
Tout le monde trouvait Sabo très sympathique, tout comme Ace. Les membres de l'équipage étaient à chaque fois étonnés de voir à quel point ses frères étaient différents de lui.
-Je sais, mais je pense pas que Sabo voudra. Il n'a pas tellement envie qu'on soit mêlé d'une manière ou d'une autre à l'Armée Révolutionnaire. Sabo est balaise, il arrivera à se débrouiller.
Luffy bailla et regarda avec espoir la porte close du couloir. Il espérait que quoi qu'il se passe, ça allait vite se terminer, il était bientôt l'heure de diner.
-Hey, vous êtes là ?
Brook se pencha par-dessus bord, vite suivit par les autres. Oromi, la serveuse et gérante du Cocoland se trouvait devant leur bateau, un panier bien garni dans les mains.
Avant même de savoir ce qu'elle voulait, Luffy cria de joie et descendit la voir.
-C'est pour nous ?
Elle acquiesça. Trop obnubilé par sa faim, le Chapeau de Paille ne remarqua pas que Oromi n'avait pas vraiment l'air à l'aise. Robin observait la serveuse avec intérêt.
-Un remerciement pour hier soir. On s'est bien amusé et vous m'avez ramener beaucoup de nouveau client.
Elle tendit le panier au pirate qui le prit, heureux.
Oromi sembla vouloir ajouter quelque chose, Luffy l'observait, intrigué.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda t-il.
-Non rien.
Elle aborda un énorme sourire et puis s'en alla.
Luffy remonta sur le bateau avec le panier.
-Elle est vraiment gentille ! S'exclama Luffy.
Sans attendre il prit un des sandwich affectueusement préparé par la jeune femme.
-Capitaine, l'arrêta Robin. Je pense qu'il serait préférable de ne pas toucher à ce panier.
-Hein ? Pourquoi ?
Il avait l'air horrifier par l'idée. Il avalait d'ailleurs un énorme morceau de poulet qu'il se dépêchait de finir. Robin hésita à développer. Elle n'avait aucune preuve mais c'était quelque chose qui l'inquiétait depuis la première attaque de Chasseur de prime. Et puis les autres lui avait reporter ce qu'il était arrivé à Zoro alors elle avait enquêté sur l'île. Le shopping avec Nami n'était qu'un prétexte pour observer la ville et ses habitants.
-Je ne suis pas sûr, mais je pense que cette nourriture n'est pas saine, argumenta t-elle.
-C'est vrai qu'il doit y avoir du gras, mais pas comme si Luffy était du genre à prendre du poids, relativisa le sniper.
-Non je veux dire que la nourriture pourrait être empoissonné. Expliqua plus clairement l'archéologue devant la méprise du long nez.
-Je suis immunisé.
Luffy fit un signe de victoire et continua à manger. Robin soupira et continua de s'adresser aux autres.
-Les pirates prennent de plus en plus de place dans le monde. Beaucoup d'îles sont même placées sous le contrôle de certains équipages. D'autres sont quant à elles sous la protections de Yonkou, comme l'île des Hommes poissons par exemple, expliqua t-elle.
-C'est vrai que c'est de plus en plus le cas, acquiesça Nami.
-Pourtant cette île ne bénéficie pas de ce genre de pratique non ? Hésita Usopp.
-Effectivement.
-Et en quoi ça en fait quelque chose de dangereux ? Demanda Brook.
-Rien. Jusqu'à ce qu'on additionne ça aux attaques qu'on a récemment subit. Je pense que cette île est affiliées aux chasseurs de prime. Soyons réaliste, on est là depuis plusieurs jours et la marine ne s'est toujours pas montrée. Tout le monde nous accueille chaleureusement, j'ai du mal à y croire. Nous sommes des pirates, ça devrait au moins les inquiétés un peu. Nous nous sommes battu juste devant leurs côtés et personnes sur l'île ne semble en avoir entendu parler.
Cette nouvelle fit son bonhomme de chemin en chacun d'eux. Les arguments de Robin se tenaient.
-Mais c'est horrible.
Luffy cracha un peu de nourriture par terre, il s'empressa de la mettre dans sa bouche. Il hésita à continuer de manger.
Et puis soudain son regard fut attiré par un papier au fond du panier. Il le prit et le lut rapidement.
-Robin, tu penses que les habitants obéissent aux chasseurs de primes parce qu'ils le veulent bien ?
-Je ne sais pas. Que dit le papier ?
Luffy lui passa.
-Moi je dis que ces gens obéissent juste pour avoir la paix et qu'on ne va pas laisser des abrutis motivés par l'argent nous embêter plus longtemps!
Sur le papier était marqués « Partez vite. Ils vont attaquer cette nuit. »
Luffy fixait l'horizon avec cet air déterminer que Usopp lui connaissait si bien. Il soupira, à quoi bon argumenter, depuis le temps il avait l'habitude.
Cette nuit le Sunny serait témoin d'une nouvelle bataille que l'équipage du Chapeau de Paille comptait bien gagner. Ils allaient gagner. Ces gens étaient venus seuls les chercher, ils allaient vite comprendre que peu importe qu'ils soient bien armés, ce n'était toujours pas suffisant pour battre les pirates.
xXx
Ace avait mal à la tête. Il gémit douloureusement et porta instinctivement la main à son front.
-Bordel de merde…
Bon sang pourquoi avait t'il une énorme bosse ? Quand c'était-il fait ça ?
-Ne bouge pas trop vite.
Ace reconnu la voix de Marco.
-J'ai la tête qui tourne, gémit-il.
-C'est normal.
Marco se leva de sa chaise et apporta un verre d'eau au brun. Ace se redressa sur son lit et prit avec reconnaissance le verre d'eau. Sa gorge était sèche et ça lui fit du bien.
-Je dois t'avouer que c'est ma faute, s'excusa le blond.
Ace haussa les épaules. Peu importe de quoi Marco parlait, Ace était sûr que ce n'était pas grave.
-Au moins ça a marcher. Je crois que je n'ai jamais été aussi content de retrouver mon corps.
-Également heureux de te retrouver.
Marco passa sa main dans les cheveux du brun en faisant attention de ne pas effleurer la bosse douloureuse du plus jeune. Ace sourit, il aimait tellement quand Marco était tendre comme ça avec lui. C'était toutes ces attentions qui l'avait fait tombé amoureux du médecin.
Ace se rappela alors ce qu'il s'était passé entre eux i peine deux jours. Maintenant que Marco savait la nature de ses sentiments pour lui, sa manière d'agir avait quelque chose de cruel. Une manière d'entretenir inutilement l'espoir. Ace ne savait toujours pas ce qu'il devait attendre du blond, ce qui allait même se passer pour eux. Le mieux serait de ne s'attendre à rien. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire.
Son regard se perdait bien trop dans les yeux doux du blond et son cœur battait bien trop vite. Quel âge avait-il pour réagir ainsi à une simple caresse ? Avec beaucoup de peine, Ace pensa que Marco devait certainement caressé la tête des enfants de la même façon. Pas comme s'il s'amusait à caresser la tête des autres commandants. De n'importe qui enfaite.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Je prends soin de toi. Les autres se sont réveillés il y a plus d'une heure.
-Ah bon ?
Marco hocha positivement la tête.
-Je suis simplement la pour m'assurer que ce que tu as sur le front est bien une simple bosse.
-Je te rassure, c'est bien le cas !
Il esquissa un pauvre sourire avant de grimacer. Marco déposa le verre vide sur le bureau près du lit. Il resta silencieux pendant quelques minutes le temps d'examiner rapidement le plus jeune.
-Peut-être mais tu es aussi un peu faible. Il faut que tu te repose.
-Compris. Je vais juste dormir alors.
Ace tira le drap sur lui et Marco l'aida à bien s'allonger. Ace fut étonné de voir que Marco restait tout de même dans la chambre.
-Tu ne comptes pas me regarder dormir quand même ? Plaisanta t-il.
-Peut-être, je ne vais pas avoir grand-chose à faire que te regarder pendant un moment.
-Mon pauvre. Ace sourit, sentant la fatigue le gagner.
-De quoi tu parles ? Tu devrais plutôt avoir peur. C'est assez bizarre et effrayant de se faire observer pendant son sommeil.
-Tu n'as pas tort. Dors avec moi alors.
Marco se figea. Ace ne savait pas vraiment ce qu'il disait, il était simplement fatigué.
De toute façon Marco ne pouvait pas dormir. Il avait été informé par Luffy que les chasseurs de primes allaient attaqués cette nuit, son rôle était de protéger son compagnon. Il ne doutait pas de la capacité de l'équipage du jeune frère d'Ace à s'en sortir, mais avoir quelqu'un pour veiller sur Ace alors qu'il n'était pas en pleine possession de ses moyens était rassurant. Surtout pour lui. Si Luffy avait plus peur que Ace, alerter par le bruit de la bataille, décide de se joindre à eux, Marco avait plus peur que son jeune compagnon se fasse attaquer.
-Tu es vraiment amoureux de moi, n'est-ce pas Ace ?
Marco était perdu, il aurait aimé qu'Ace ne se confesse jamais. Ne tombe pas amoureux de lui. Mais Ace était amoureux de lui et il se sentait horrible d'en être flatté. Tout allait changé, Ace allait forcément souffrir de cette situation et lui se sentait quelque part heureux, heureux qu'un homme aussi magnifique s'intéresse à lui.
Qu'allait-il faire avec ses sentiments qui commençait à naitre en lui ?
