Le premier chapitre avec un petit zeste de lemon pour mes lectrices fidèles. Bonne lecture ;)
Dans la pénombre faiblement éclairée par le halo chaleureux d'une bougie, Vitaly feuilletait un livre. Il était très tard et il ne trouvait pas le sommeil. C'était habituel pour lui, alors il tentait de s'occuper, dans un grincement, la porte d'entrée de ses appartements s'ouvrit lentement. Hermione se tenait dans l'embrasure de celle-ci. Elle lui faisait face et s'approchait d'une manière délicieusement lente vers lui. Presque féline.
Les boutons de sa chemise étaient entrouverts comme l'était sa bouche. Vitaly pouvait apercevoir la naissance de sa poitrine. Juste en bas de ses clavicules, deux grains de beauté ornaient sa peau. Sans aucun mot, elle s'hissa sur ses cuisses, se pressant tout contre lui. Sa chaleur l'irradiait, c'était une délicieuse brûlure qui commençait à se propager dans son corps. Doucement, elle releva la tête pour plonger son regard brûlant de luxure dans le sien. La couleur des yeux d'Hermione lui évoquait le miel qu'elle lui avait donné pour soigner sa plaie. Ses lèvres subitement sur son cou, déclencha une terrible décharge électrique à travers tout son corps.
Haletant, il ouvrit brusquement les yeux en soupirant. Son boxer était trempé. Une légère honte l'envahi, voilà qu'il se jouissait dessus comme un adolescent bourré d'hormones. D'un recurvite informulé il se nettoya et se retrouva assis en s'appuyant contre la tête de lit. Granger. C'était inadmissible. Non pas pour un jeune homme quelconque de fantasmer sur elle, mais inadmissible pour lui.
Magnifique. Et encore. Hermione était séduisante, envoûtante, gracieuse. Rien ne suffisait. Leur langue manquait d'adjectif pour pouvoir décrire parfaitement la beauté de la jeune femme. Une torture pour lui. Son corps le trahissait. Elle lui plaisait. Elle avait grandi en une magnifique jeune femme. L'ayant toujours traité avec respect, jamais, une seule fois, il n'avait posé les yeux sur cette enfant, du temps où il vivait encore sous le nom de Severus Snape. Puis avec sa fonction d'espion il n'avait posé les yeux sur aucune femme. Ça ne l'intéressait pas. Il extirpa son sexe déjà érigé par la pensée de cette sublime créature et son apparition dans son rêve. C'était un interdit, mais cela ne faisait que l'exciter plus.
Son membre pulsait fortement, le faisant gémir et s'abandonner complètement au plaisir. Il le saisit d'une poigne forte et fit descendre et s'élever sa main. Sa poitrine se soulevait à une vitesse folle, presque synchronisée avec le rythme de sa main. Sentant que ses testicules remontaient plus près de son corps, il se mit à les caresser et à infliger ce même traitement à son gland turgescent et brillant de son abondante lubrification.
Il sifflait à présent et une grimace de plaisir lui fronça les sourcils. Un gémissement grave et continu lui échappa. Il n'en pouvait plus, il allait exploser. Il cria en reprenant un va et vient de sa main qui le fit éjaculer sur son torse. La sensation avait été terriblement violente. Son corps se galvanisait encore.
Il mit du temps à reprendre son souffle. Cette fois-ci, il préféra prendre une douche froide, qui n'eut pas d'effet sur son excitation. Rapidement, il sécha ses longs cheveux et resta un moment les poings sur les hanches. Devait-il ou non se rendre à la réserve de potions pour prendre un calmant dans cet accoutrement ? Les couloirs des cachots étaient sûrement déserts.
De son côté, Hermione venait de faire une promenade matinale. Le jour se levant sur Poudlard et ses alentours était rassurant pour elle. La pénombre au temps de la guerre avait transformé ce lieu chaleureux qu'elle connaissait en endroit sinistre. Maintenant elle appréciait ces moments. La guerre lui avait appris à aimer chaque petit détail. À cette heure-ci, personne n'était encore réveillé. Les occupants du château profitaient des derniers instants de leur nuit. L'horloge du hall affichait neuf heures moins dix. Avant de retourner vers les cachots elle se rendit à la volière pour récupérer son courrier. Elle redescendit aussitôt et retourna à ses appartements.
Au détour d'un couloir, la lueur d'une baguette illuminait les murs. Elle n'était plus seule à être réveillée dans le château maintenant. Elle éteignit la sienne pour ne pas éblouir la personne lui faisant face.
Vitaly les cheveux encore trempés, reposant sur ses épaules découvertes, dégoulinaient sur son torse et ses reins entourés d'une épaisse serviette blanche. Au mauvais endroit, au mauvais moment. Les deux furent surpris de leur fortuite rencontre au détour d'un couloir. Après tout qu'est-ce qu'ils croyaient. N'étaient-ils pas voisins ? Ni Vitaly ni Hermione ne s'était adressé le moindre mot. Elle se précipita à sa chambre. Ses joues étaient rouges.
La jeune femme souffla puis s'assit sur son fauteuil, hébétée. La scène se rejouait en boucle dans sa tête, au ralenti. Depuis qu'elle l'observait en secret, elle s'était demandée à quoi ressemblait son corps, sous ses capes. Voilà que maintenant elle avait eu une réponse à sa question. C'était même beaucoup plus que ce qu'elle voulait savoir.
Elle s'était presque immobilisé en le voyant. Sans pouvoir le contrôler, son regard parcouru le corps de Vitaly. Ses longs cheveux noirs encore mouillés, dont l'eau ruisselait en petites gouttelettes sur sa peau. Elle regarda leur course, s'arrêtant sur leur sillage. Son torse finement musclé presque imberbe. Ainsi que ses abdominaux visibles en partie à cause de sa minceur. Là en bas de son nombril une fine pilosité traçait une ligne jusqu'à son bas ventre. Et sûrement au-delà... C'est d'ailleurs cette vision qui la fit rougir. Sous le tissu blanc immaculé, elle pût deviner son sexe déformant la serviette. Elle se gifla mentalement et se releva. Pas d'amourettes elle se l'était dit. Hermione ne pouvait pas laisser ses hormones prendre le dessus sur elle. Une douce sensation parcourait son bas ventre mais elle prit le soin de s'occuper pour éviter d'y penser. Elle espérait que Vitaly ne s'était pas rendu compte de son regard sur son corps. Car c'était évident qu'elle avait posé les yeux sur lui d'une manière très différente de ses habitudes.
McGonagall avait convié après dîner les professeurs. Ceux qui n'étaient pas restés au château s'étaient déplacés pour l'occasion. Rien de très préoccupant, juste une réunion pour parler de la période d'examen qui approchait à grand pas. Tous se réunirent dans une grande salle décorée d'une table gigantesque. Les elfes de maisons avaient sorti des bouteilles de vin et de whisky pur feu. La réunion promettait d'être ennuyeuse, il fallait l'égayer un peu. Quand Vitaly vint s'asseoir dans la salle, il se rendit compte que la femme qu'il convoitait parlait avec le coach de Quidditch. Ce n'était qu'un idiot, le nombre de neurones qu'il avait supposément devait s'estimer à deux. Un pour sa passion, l'autre pour les jolies femmes. Le potioniste eu un pincement de jalousie devant cette scène, même s'il savait que ce jeune homme n'allait pas la séduire. D'ailleurs, qui pouvait bien parvenir à la séduire elle ? L'homme reprit son masque habituel et s'assit.
-Bien ! Tout le monde est présent. Tout d'abord je voudrais vous remercier pour votre présence aujourd'hui. Je sais que personne ne veut retourner au travail pendant les vacances.
McGonagall avait bien réussi à détendre l'atmosphère. Ils purent enfin discuter de la période d'évaluation. Cette année, tous les élèves de septième année devaient passer leur A.S.P.I.C en avance.
-Une nouvelle directive du ministère donc, nous impose maintenant de scinder les examens de fin d'année en deux parties. Cela leur évitera une longue période de révisions. Nous comptons rendre l'école encore plus reconnue qu'elle ne l'est en ayant un taux de réussite à 100 % aux examens. Les élèves en spécialité potion qui veulent rejoindre la nouvelle école de médicomagie doivent-eux aussi passer un premier examen. Il sera passé dans l'enceinte de l'établissement et les copies seront envoyées en correction…
À la fin de sa tirade, la directrice passa près de chaque professeur pour leur donner un planning de surveillance des examens. Quand ce fut le tour d'Hermione, elle lui confia que son travail avec le professeur Anatolievitch était excellent.
-Un professeur manquera à l'appel pendant les examens, vous ne surveillerez pas certains examens ensembles. C'est dommage, car vous faites tous les deux un bon travail alors que vous êtes arrivés en septembre. C'était comme si vous aviez toujours enseigné.
-Merci Madame McGonagall. Je ferais mon possible pour que Poudlard reste l'une des Écoles de magie des plus renommées. Lui répondit Hermione en souriant.
La réunion ne s'éternisa pas. Les professeurs avaient juste une envie pressante de retourner chez eux. McGonagall porta un toast en l'honneur de cette année scolaire qui avait bien commencé. Tous le burent rapidement avant de s'éloigner les uns après les autres.
Dans la salle d'étude, une bougie brillait faiblement. Il faisait sombre, mais pas assez pour empêcher Hermione de dévorer un livre. Comme à son habitude elle s'était installée dans le canapé, relisant encore un livre sur les potions. Elle n'arrivait pas à comprendre comment Vitaly avait trouvé l'idée de faire administrer un anesthésiant magique comme lors du match. Elle voulut le savoir et se résigna à frapper à sa porte. Son cœur s'agitait dans sa poitrine. Frapper en plein milieu de la nuit à sa porte allait sûrement le déranger. Elle avait presque gratté à la porte, ne voulant pas le réveiller. Il n'ouvrit pas. Se tournant pour rejoindre son fauteuil elle sentit la porte s'ouvrir.
-Miss Granger que me vaut cet honneur à presque trois heures du matin. Siffla-t-il en réajustant sa cape autour de lui.
-Je suis désolée, je ne voulais pas vous réveiller.
-Je ne dormais pas, mais je vous remercie de vous tracasser de mon sommeil.
Elle rit et lui expliqua qu'elle voulait savoir par quelle magie il avait réussi à faire un anesthésiant aussi rapide. Content de lui, il lui expliqua avec plaisir le procédé. Elle avait compris, mais voulut savoir comment il avait trouvé cette idée. Sa réponse fut simple, il l'avait inventé. Fascinée, elle continua à lui parler.
- Et comment l'avez-vous découvert ?
- Eh bien j'ai trouvé un composant pouvant pénétrer dans la circulation sanguine. Un type de venin non-létal à une faible dose.
- Mais... Vous l'avez testé vous-même ? Je veux dire, vous vous êtes appliqué un composé potentiellement mortel ? Fit Hermione en s'asseyant, étonnée.
- Oui. Avec un dosage contrôlé le venin peut être utile.
- Certainement, les moldus l'utilisent, mais ils les expérimentent sur des rats de laboratoire.
-Alors, considérez que j'en suis un ! Fit-il en riant.
Hermione rit à son tour. Vitaly était humble. Il était capable de risquer sa vie juste pour trouver une manière d'administrer une potion. Ils restèrent silencieux pendant un moment. Elle releva alors les yeux sur lui, se retrouvant à le regarder dans les yeux. Ce contact visuel dura que quelques secondes mais c'était assez pour qu'ils se souviennent de leur matinée.
Se faisant tard, ils allèrent dormir, mais dès le lendemain et les jours suivants. Ils partageaient leurs trouvailles et lectures. Cela restait professionnel. Le samedi, Hermione recevait de la visite. Vitaly s'en était aperçu puisqu'il la cherchait pour lui montrer l'un des premiers parchemins de potion de toute l'histoire sorcière, un bien très précieux pour lui.
C'était un homme. D'une grande taille avec des cheveux blonds et longs retombant sur son manteau. Vitaly reconnue le jeune homme. C'était Draco Malefoy. Hermione et lui avait un air sérieux sur le visage pendant qu'il discutait rapidement. La voix de Draco semblait se précipiter.
Hermione ne s'était pas attendue à trouver Draco dans le château à cette heure-ci.
-Je dois te le dire dans un lieu loin d'ici Hermione. On ne sait jamais.
Il semblait complètement ahuri et fébrile, il parlait bas et rapidement. La jeune femme comprit que c'était important pour Draco alors elle se décida à l'accompagner. Elle regretta de ne pas pouvoir prévenir Vitaly que ce soir ils ne pourraient pas avoir leur conversation habituelle. Elle s'excuserait auprès du jeune homme demain en espérant qu'il ne prendrait pas son absence de ce soir trop mal.
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