Et voici le dernier chapitre que j'avais à corriger. Merci à celles qui me suivent depuis le début , la suite arrive bientôt. Et en attendant pour vous faire patienter un chapitre tout beau tout propre. Bonne lecture et à bientôt !
Ps: Merci pour vos commentaires ça me donne envie de continuer !
À des lieues de l'Angleterre, en plein milieu d'une mer à l'eau cristalline, Vitaly se reposait. Il avait pris un portoloin malgré qu'il se sentît de plus en plus faible. Désormais il devait faire un effort de concentration pour lancer un sort, ce qui l'inquiétait. Il avait décidé de se rendre sur cette île désertée par les humains pour ne pas rester à Poudlard où il devait toujours couvrir ses arrières. Pendant toute sa vie il avait passé les périodes de fête sous la neige. Cette année-là il voulait voir la mer, le sable chaud, les feuilles des cocotiers flottant au vent. La plupart des noëls de sa vie avait étés tristes. Dans les années soixante-dix Severus était un petit garçon. Sa mère le laissait aller à l'école moldue et c'est là qu'il avait appris l'existence du père Noël.
Son père, Tobias Snape détestait célébrer Noël. C'était un homme strict et brutal. Plus tard, lorsque le petit Severus était devenu un jeune homme mature, il avait compris la raison de la froideur de son père. Comme tout homme, son passé l'avait modelé. Tobias Snape n'était qu'un garçonnet au début de la seconde guerre mondiale. Originaire de Londres, il avait dû fuir la capitale à cause des attaques aériennes de l'ennemi. Comme il en était d'usage, les parents pouvant se le permettre, envoyaient leurs enfants dans des contrées reculées. Attendant de pouvoir trouver un moyen de reloger leur famille. Les jeunes enfants, se retrouvaient donc dans la campagne rase, sans la moindre famille, excepté ceux qui avaient des frères et sœurs. Les temps étaient durs et les hivers rudes. C'était justement lors de cette saison, un vingt-cinq décembre que Tobias appris une terrible nouvelle. Dans le dortoir plein à craquer, il venait de se réveiller dans un vacarme assourdissant. Ceux dont les parents pouvaient, avaient fait parvenir à leurs enfants des cadeaux. Ces derniers se hataient de s'habiller, boutonnant mal leur chemise, mettant leur culotte courte à l'envers dans la précipitation. Le petit garçon commença donc à imiter ses camarades. Descendant l'escalier, il vit le directeur du pensionnat, une lettre à la main. Ses parents étaient morts suite à une attaque. La douleur qui le prit contrasta avec toute cette joie autour de lui. Pendant que ses yeux étaient emplis de larmes , ceux des autres brillaient de joie. Son cœur se serrait de tristesse , leurs cœurs gonflaient de bonheur. Il hurla à plein poumon et déchira en mille morceaux la lettre. Il était orphelin.
Depuis cet événement, plus jamais il ne célébrait Noël. Les années suivantes, il servit de main d'œuvre pour reconstruire le pays. Il était jeune, sans famille , personne ne voulait de lui autrement. Alors il servait des patrons les plus acariâtres les uns que les autres, devenant servile. Trimant nuit et jour dans usines et chantiers. Battu s'il avait la malchance d'être fatigué ou trop lent. Il prit jeune la porte de sortie que lui offrait l'alcool, multipliant les abus. À peine à l'âge adulte, avec tout le poids de son vécu lui voutant le dos, Tobias Snape semblait avoir la quarantaine. Il s'était donc écarté de l'éducation de son fils qui ne le préoccupait pas autant que son travail à l'usine
Alors qu'Eileen n'avait aucune objection à fêter Noël. Elle pensait que si un enfant réclamait quelque chose il fallait éviter de le frustrer. Ce soir-là le jeune Severus venait de rentrer. Il avait passé son après-midi à jouer dans la neige autour de sa maison pour que sa mère puisse garder un œil sur lui. Tout couvert de neige, il avait secoué ses vêtements dans l'entrée et retiré ses chaussures. Sa mère était à la cuisine et semblait préparer un délicieux repas. Curieux, après avoir posé ses chaussures à leur place, il se dirigea vers la cuisine. Attiré par l'odeur. Sa mère se tenait devant la gazinière et se retourna vers lui en lui souriant. Son fils lui demanda quel plat était-elle en train de préparer. La réponse de sa mère le rendit fou de joie.
-Ce soir je prépare un repas très spécial que mon petit garçon m'a demandé pendant tout le mois de décembre. Un repas de noël.
Son fils sautait de joie et se précipita dans les bras de sa mère pour la remercier en l'embrassant et lui disant qu'elle était la meilleure des mamans.
-Mais d'abord Sevy tu vas aller prendre un bon bain pour te décrasser. Et s'il te plaît ne mets pas de l'eau partout. C'est d'accord ?
-Oui maman ! Avait crié du haut des escaliers le petit Severus qui était si impatient pour ce premier repas de fête.
Dans la salle de bain il jeta ses vêtements au linge sale et se peigna devant le miroir comme sa maman lui avait appris. Ses cheveux lui arrivaient sous ses petites clavicules. Il se détaillait dans le miroir et se posait la question qui le chagrinait depuis toujours. Pourquoi ne ressemblait-il pas à son père ? En effet il était le portrait craché de sa mère mais n'avait aucune caractéristique physique de son père. Son père avait les yeux bleus, des cheveux courts bruns, un petit nez et des traits prononcés.
N'y pensant plus il se mit dans la baignoire et joua avec les jeux qui étaient toujours dans la salle de bain. Il y resta longtemps, jusqu'à ce que l'homme de la maison soit de retour. Un moment toujours particulièrement traumatisant pour lui. Son père comme à son habitude était entré en criant.
C'était bien le seul papa qui ne faisait pas comme ceux à la télé. Il n'embrassait pas sa femme en lui demandant comment elle allait et la remerciait de ce repas qui sentait si bon. Au lieu de cela il la réprimandait. Lui demandait si elle était sortie étant donné qu'il lui avait interdit. Il devint fou quand Eileen lui expliqua qu'elle avait préparé un repas de Noël comme Severus lui avait demandé.
- Ce petit bâtard est bien ton fils. Toujours dans l'imagination, le soi-disant bonheur que provoque cette fête de merde.
- Tobias ! Ne parle pas comme ça de ton fils.
-Mon fils ? Tu veux rire Eileen. Tu le sais. Tu le vois. Et tu persistes avec cette phrase.
Le petit Severus était sorti de la baignoire et alla se cacher dans sa chambre, sous son petit lit. Rien ne changeait. Son père entrait, criait toujours à propos de lui et battait sa mère. Pour l'instant il était si petit. Il s'en voulait d'être si petit et ne pas pouvoir pendre la défense de sa mère. Un jour quand il sera grand et fort comme disait sa maman il pourrait l'aider contre tous les méchants.
Le bruit cessa quelques minutes plus tard et la porte d'entrée se claqua fortement. Severus dévala les escaliers pour trouver sa mère. Cette fois-ci Tobias ne lui avait pas fait de cadeau, il s'était déchaîné sur elle tellement qu'elle but deux potions contre la douleur. Son fils pleura à chaudes larmes et lui demanda pardon. Il se sentait si coupable d'exister. Car c'était son existence qui était la raison pour laquelle sa mère était une femme battue. Elle le sera dans ses bras et le réconforta. Puis elle lui dit que le repas était prêt et qu'il devait manger pour prendre des forces. Au début il refusa. La violence lui coupait toujours la faim. Après que sa mère lui montra tous les plats qu'elle avait préparés, il décida de se mettre à table avec elle. Sa mère était une excellente cuisinière et lui avait préparé ses plats préférés. Une soupe à l'oignon à la française, un gratin de pommes de terre et un petit rôti. Ils se régalèrent. À la fin du repas Eileen demanda à son fils de se cacher les yeux quelques secondes. Quand il les rouvrit sa réaction emplit le cœur de sa mère de joie. Il venait de découvrir son premier cadeau de noël qui lancera sa passion : le petit kit pour petit potioniste.
Les jours semblaient s'écouler lentement pour Hermione qui s'ennuyait de ses cours à Poudlard. Il faut aussi dire qu'elle ressentait un manque envers son collègue. Nous étions le 24 décembre, Draco et Harry étaient allés faire un tour pour finaliser leur achat de cadeaux. Avant d'aller préparer le dessert pour ce soir elle décida d'envoyer des lettres de vœux pour ses rares amis. Une pour Ginny qui était actuellement en train de disputer des matchs importants. Une autre pour Luna, Hagrid et la directrice de Poudlard.
Elle venait de finir de rédiger ses lettres et sentit qu'elle n'avait pas tout à fait achever d'envoyer des vœux. Bon. Vitaly était son collègue il était normal de lui souhaiter ses vœux.
Plus tard Draco et Harry arrivèrent pour préparer le repas. Chacun avait pour tâche de préparer un plat. Hermione avait fini le dessert, un cheesecake aux fruits des bois. Ses amis déposèrent les cadeaux sous le sapin et allèrent la rejoindre dans la cuisine. Ils discutèrent un peu de leur journée et des fêtes de fin d'année dans leur enfance. Les blagues, le boxing day, le premier noël d'Harry chez les Weasley. Ils évoquèrent en riant leur première fête de noël qu'ils avaient fêté ensembles à Amsterdam. Ginny les accompagnaient et ils participèrent à une rave dans une boîte de nuit. C'était les débuts de la musique techno, l'arrivée d'un nouveau mouvement qui réunissait les jeunes. Ce soir-là ils étaient rentrés en barque à leur hébergement.
- Mais qu'est-ce qu'on était ivres ce soir-là ! Je me souviens, on est montés dans la barque, Hermione en face de moi je crois... Fit Draco hésitant
- Non j'étais à côté de toi Drake, et on a fait avancer la barque jusqu'à un tournant et on a tous ramé dans le sens inverse.
- Merlin ! On a fait du surplace pendant une demi-heure ! Éclata de rire Harry en sortant le plat du four.
Ils s'installèrent à table pour déguster le fabuleux repas qu'ils avaient préparé. Une entrée composée d'asperges et noix de saint Jacques, des patates douces en purée avec un pavé de saumon rôti et le cheesecake qu'Hermione avait préparé. Le tout bien sûr, accompagné de verres de vin. Peu après minuit ils ouvrirent leurs cadeaux. Hermione avait reçu un kit de produits pour le bain ainsi qu'un livre sur le venin par Draco. Ils s'embrassèrent et les garçons partirent se coucher pendant que la jeune femme lisait le livre sur les venins. Elle venait de finir le premier chapitre de présentation, assez difficilement à cause de son ébriété, légère bien sûr, mais elle n'aimait pas se coucher dans un état pareil. Se relevant pour boire un verre d'eau elle entendit que l'on frappait à la porte. En se demandant qui cela pouvait être à une heure pareille elle alla ouvrir la porte.
- Joyeux Noël Hermione Granger.
Par Merlin. Le voilà qu'il avait refait son apparition plus attirant que jamais malgré la pénombre qui régnait. Le fait qu'il ait prononcé son prénom la fit frissonner, c'était bien la première fois. Il lui tendit un pot de fleurs contenant de sublimes orchidées blanches. Vitaly lui présenta ses excuses en lui disant qu'il n'avait pas eu le temps de lui offrir un cadeau plus décent. Et s'excusa aussi d'avoir localisé l'endroit depuis qu'elle avait envoyé sa lettre en utilisant un sort. Elle le remercia puis s'appuya contre la porte en le regardant et susurrant :
- J'ai aussi un cadeau pour toi Vitaly, son ivresse la poussant à ne plus s'adresser à lui d'une manière si formelle.
- Ah oui ? Hermione il ne fallait pas, je ne mé...
La fin de sa phrase fut subitement étouffée contre les lèvres de la jeune femme qui s'était hissée sur la pointe de ses pieds pour atteindre son visage. Tous deux furent électrifiés par ce baiser si doux et inattendu même s'ils en avaient secrètement rêvé. La poitrine d'Hermione se pressa un peu plus contre son torse quand ils approfondirent leur baiser. Vitaly craignit qu'elle arrive à sentir son érection naissante. Pour sa joie et sa peine elle rompit le baiser.
- Toi aussi tu ne me connais pas. Lui chuchotât-elle à l'oreille.
Et elle lui claqua la porte au nez.
Ils ne se revirent pas avant la rentrée. Après le passage à la nouvelle année Hermione alla profiter du peu de temps de répit qu'il lui restait pour se reposer avant de reprendre les cours. La soirée de la sainte sylvestre avait été exténuante, alors un peu de temps dans sa maison de vacances lui faisait le plus grand bien. Même si elle était torturée par le souvenir de son baiser partagé avec Vitaly. Elle ne pouvait en vouloir que plus.
Les cours allaient bientôt reprendre. Vitaly venait d'arriver devant les grilles du château en transplanant. Il avait dû rentrer plus tôt, sa santé avait commencé à se détériorer, il commençait à être souffrant. Une fois dans ses appartements il commença à concocter une autre potion, avec un autre dosage. Il ne pouvait pas laisser cette chose prendre le dessus sur lui. Durant des années il avait lutté contre la torture physique et mentale. Il devait passer outre et s'accrocher, persister. Ce soir-là il ingurgita trois potions aux dosages et effets différents. De fatigue il tomba de sommeil.
Le manteau neigeux s'était réduit à l'école de Poudlard. Quelques élèves jouaient dans le parc, profitant des derniers moments d'amusement avant de reprendre les cours le lendemain. Hermione venait de poser ses affaires dans sa chambre ainsi que ses cadeaux de noël. Son orchidée sentait si bon. D'ailleurs elle se demanda si son collègue était déjà rentré. Elle refusa d'aller frapper à sa porte. Elle avait plus qu'aimé le contact de leurs lèvres mais à présent ils étaient de retour au travail. Le parc se vida peu à peu et elle décida de faire un tour avant le repas.
La directrice venait de finir son discours de vœux pour la bonne année. Elle avait surtout insisté sur le fait qu'elle espérait que cette nouvelle année sera studieuse et pavée de réussite pour l'école et ses élèves. Hermione arriva un peu en retard. Vitaly s'était rendu au repas, l'attendant. Son cœur s'emballa quand il la vit, mais il resta impassible. Elle s'installa à sa place habituelle mais ne le regardait pas. Pour éviter qu'on remarque qu'elle avait un intérêt visible pour lui. L'ambiance était assez tendue. Vitaly ne supporta pas et préféra se retirer dans sa chambre. Il commençait à se sentir mal.
Le lendemain les élèves venaient de faire leur entrée dans leur salle de classe pour reprendre les cours d'une manière studieuse. Au programme du jour, un filtre de paix. Les élèves copiaient la partie théorique pendant que leurs professeurs corrigeaient déjà leurs devoirs qu'ils avaient eus à faire pendant les vacances. On passa enfin à la partie pratique. Un membre d'un binôme cherchait les ingrédients et l'autre le matériel. C'était partie pour la concoction en dix-huit étapes de la potion. Hermione passait dans les rangs, aidant les élèves et les conseillant.
- Miss Raven ne chauffez pas trop la potion je vous prie. Lorsque votre potion est convenable, une vapeur argentée s'en élèvera.
Hermione retourna s'asseoir pour remplir la fiche de notes des élèves mais elle vit quelque chose qui lui glaça le sang. Vitaly toussait du sang. Il cachait sa bouche de son mouchoir plein de sang. Elle lui toucha le bras lui demandant s'il se sentait bien. Il ne répondit pas et cracha une impressionnante quantité de sang qui vint tacher le sol. Le jeune homme devint tout pâle et se dirigea vers la porte pour sortir. Hermione resta plantée, paniquée à le regarder s'en aller. Elle s'inquiétait et sentait qu'elle devrait connaître le mal qu'il le rongeait. Ainsi pendant les cours de l'après-midi, en surveillant ses élèves du coin de l'œil, elle se renseignait sur les pouvoirs du venin. Les adolescents avaient obtempéré à son ordre de travailler dans la calme pour ne pas la déranger. Avant le repas elle aida quelques élèves pour leurs devoirs, leur expliquant des moyens mnémotechniques. Après avoir mangé elle alla faire sa ronde de nuit. Elle croisa Minerva qui s'inquiétait elle aussi pour la santé de Vitaly. Elle s'adressa à elle très sérieusement quand elle allait rentrer à ses appartements :
- S'il vous plait Hermione... S'il arrive quoi que ce soit au maître Anatolievitch prévenez-moi. C'est important.
-Entendu directrice McGonagall... Je vous le promets.
Et elles se souhaitèrent la bonne nuit avant de tourner les talons et rejoindre leurs appartements respectifs. Hermione examina une dernière fois les couloirs à la recherche d'élèves qui ne respectaient pas le couvre-feu. Régnait dans le château le calme nocturne. Une sensation étrange s'empara de la jeune femme qui descendait dans les cachots pour retourner à sa chambre. Là-bas elle se prépara une tisane, avant de dormir, pour l'apaiser. Dans la cheminée une forme floue commençait à apparaître. Elle s'approcha, s'asseyant devant. À cette heure-ci ce pouvait être que Draco. La jeune femme n'avait pas tort.
- Hermione tu n'es pas couchée ?
- Bonsoir Draco... Tu oublies la politesse ce soir ?
- Désolé. Bonsoir. Je viens de faire un cauchemar...
- Le même que d'habitude ?
- Oui mais pas exactement. Là j'ai vu un serpent dans la cabane hurlante. C'était trop étrange...
- Draco, c'est un cauchemar, c'est ton inconscient ...
- Pitié Hermione... Je le ressens. Va à la cabane hurlante, je viens dès que possible à Poudlard.
Voyant que son ami la suppliait et qu'elle aussi avait ressenti une sensation étrange durant toute la journée, elle prit la décision de s'y rendre. Elle le rassura et lui affirma qu'elle allait y aller maintenant. Dehors il faisait nuit noire et il faisait quelques degrés en dessous de zéro. Hermione ne ressentait pas le froid, elle courrait dans le château pour aller dans le parc le plus vite possible. Tout commençait à s'accélérer dans sa tête. Arrivée au saule cogneur, elle se rendit compte que des tissus imbibés de sang jonchaient le sol. Sa prise se raffermit sur sa baguette et elle s'engouffra dans le tunnel qui menait à la cabane hurlante. Jamais elle n'avait couru aussi vite. Son cœur était prêt à sortir de sa poitrine. Elle n'était pas au bout de ses peines.
Au bout du tunnel, le faible halo d'une baguette était reconnaissable. Vu la lueur dont elle brillait elle savait que le sorcier était très faible.
Voyant le corps allongé devant elle, un long frisson remonta le long de sa colonne vertébrale. Des larmes coulèrent sans retenue de ses yeux noisette. Presque aucun mot ne pouvait sortir de sa bouche, ses cordes vocales étaient comme inexistantes. Sur le sol gisait Vitaly. Sa peau était blanchâtre comme l'était celle de Voldemort. Une pâleur étrange contrastant avec le sang qui colorait de son pigment pourpre la partie inférieure de son visage et sa chemise.
Hermione prit place près de lui l'examinant brièvement pour comprendre ce qu'il se passait. Mille et une questions agitèrent Hermione mais par l'angoisse et la peur. Tout lui rappelait l'événement du 2 mai 1998. Les larmes redoublèrent et elle suffoqua sous l'effet du stress.
Vitaly la regardait impuissant. À présent c'était comme si son cœur saignait tant cela lui faisait mal de la voir souffrir. S'il avait pu, il l'aurait serré dans les bras. Mais il n'arrivait même pas à bouger l'extrémité de ses mains. Il ne lui restait qu'une chose à faire pour tenter de l'apaiser. C'était risqué mais la voir si déchirée par la scène ne lui laissa pas le choix. Juste avant de perdre connaissance, il la fixa dans ses yeux et susurra de sa voix grave :
- Je suis... Severus Snape... Pardon.
