Enfin de retour avec le chapitre 15 ! Bonne lecture , merci de me suivre :)
Inspiration...Expiration.
Le vent glacial sifflait en faisant mouvoir les arbres aux alentours. C'était le seul bruit qui venait à briser le silence. Celui des branches qui se brisaient sous la bourrasque. Hermione avait fait le vide total dans sa tête. Ou plutôt, son état de conscience était modifié. Elle était insensible à la douleur qui l'avait meurtrie en le voyant dans cet état.
À présent tout était vide. Comme pour l'en protéger et lui conférer une force. Tout un flux d'informations lui parvenait à présent, sa cage thoracique se soulevait encore, son hémorragie n'avait pas été provoquée par une blessure. Donc aucun corps étranger à extraire. Un flacon opaque était tombé au sol. Elle devrait l'examiner plus tard. Mais d'abord il lui fallait stopper le saignement et le déplacer en lieu sûr.
Ne voyant aucun linge ou tout autre chose pouvant être appuyé contre l'origine du saignement, elle sacrifia une manche de sa chemise. D'un coup sa cape tomba au sol, le tissus de la chemise se déchira lorsqu'elle tira dessus. Puis elle l'ensorcella pour qu'il ait la propriété d'une éponge. En quelques secondes le cou de Vitaly était couvert et Hermione prête à le déplacer. Sa peau était froide. Elle agrandit sa cape d'un sort et la déposa sur le corps de Vitaly pour conserver le peu de chaleur qu'il émanait.
Avec précaution elle s'écarta de lui et lui jeta le sort de lévitation. Hors de Poudlard elle aurait pu transplaner, mais les barrières magiques ne lui laissaient d'autre choix que de franchir le tunnel. Par chance Vitaly respirait . Seulement il ne réagissait pas et devait être soigné au plus vite.
Arrivée au château elle se dirigea rapidement vers les cachots. Une fois dans les sous-sols elle put percevoir une silhouette au loin qu'elle reconnaissait. Draco la rejoignit en courant.
-Hermione, Merlin ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Fit le jeune homme en se précipitant pour l'aider.
- Je l'ignore, lui avait-elle répondu d'une manière presque inaudible.
Lorsque Draco fixa son visage il lui demanda de qui il s'agissait. Là encore elle lui répondit machinalement :
- C'est bien là, la question.
Incrédule Draco la regarda sans vraiment comprendre sa réponse. La jeune femme poussa la porte et demanda à son ami d'installer le jeune homme sur le lit.
Elle disparut quelques secondes avant de revenir avec deux fioles de potion et une bassine avec des compresses. Son ami continuait à la regarder incrédule exécutant simplement ses ordres. Avant de nettoyer la plaie elle versa un des flacons dans le récipient. Un fluide cicatriciel de son invention. Une première pour son expérimentation. Draco maintenait quelques instants la tête de l'homme pour qu'Hermione puisse bien le nettoyer. Puis elle lui administra une potion régénératrice.
- Tu peux enfin me dire ce qu'il se passe ? Lui chuchota Draco interrogatif.
Avant de répondre Hermione réajusta la position de son collègue et vérifia ses constantes.
- Il respire mieux et son cœur bat faiblement mais tout à fait dans les normes.
- Il est tiré d'affaire tu penses ?
- Je ne sais pas, lui répondit Hermione en s'asseyant au bord du lit.
L'ambiance était pesante pour Draco. Il n'aimait pas l'état dans lequel son amie était. Et surtout il ne comprenait rien à la situation, ce qui était frustrant pour lui. Mais il ne voulait pas la déranger. Elle tombait déjà de fatigue. À peine s'était-elle assise qu'elle avait sombré. Il se contenta de l'embrasser sur le front en la couvrant d'un plaid. Lui se blottit dans un canapé avant de sombrer dans le sommeil.
Les bûches craquaient doucement dans l'âtre de la cheminée. Une sensation crispa la jeune femme qui se réveillait. Les muscles tendus par une position inconfortable pour dormir. Après un laps de temps elle se rendit compte qu'elle avait dormi au bord de son lit près d'une masse chaude. Aucun souvenir du moment où elle s'était endormie. Lentement elle se releva en s'étirant avant de tourner la tête vers l'occupant du lit. Vitaly, dormait paisiblement.
Les événements de la veille refirent surface. La cabane hurlante, l'hémorragie, Draco. Draco qui lui aussi dormait profondément. On était déjà vendredi , l'heure du dernier cour de potion de la semaine n'allait pas tarder à débuter. Hermione n'avait qu'une dizaine de minutes pour se rendre à son cours.
Elle glissa hors du lit et vérifia rapidement avec sa baguette l'état de celui avec qui elle avait partagé son lit. Elle avait mal dormi à cause de l'inconfort. Lui dormait paisiblement. Son état s'était amélioré. Il aurait besoin d'un peu de repos mais il était hors de danger. En un éclair Hermione se prépara et sortit de ses appartements.
Ce matin-là elle avait par chance cours avec ses élèves les plus studieux en potion. En commençant le cours elle distribua le matériel et énonça les consignes à suivre :
-Aujourd'hui le cours portera sur les antidotes. Vous travaillerez sans parchemin d'instruction. Bon courage.
Les étudiants commencèrent à piller leur bezoard dans leur mortier à l'unisson. Hermione s'étira. Ses muscles étaient encore endoloris de sa courte nuit de sommeil. À tâtons elle chercha une fiole dans la poche de sa cape. Il lui arrivait d'avoir une potion de secours pour les douleurs. Ce qu'elle croyait être une potion pour les courbatures ne l'était pas. C'était la fiole qu'elle avait trouvé près du corps inconscient de Vitaly dans la cabane hurlante.
- Miss, nous avons terminé, fit une voix lointaine.
Qu'est-ce que cette potion pouvait être. Elle l'ignorait et devait absolument le savoir.
- Miss Granger ? Continua une voix en se rapprochant de son bureau.
D'un coup l'enseignante fut tirée de ses pensées. Ses élèves avait tous terminé leur potion et attendaient sagement son autorisation pour sortir. Elle ne savait pas combien de temps ils avaient passé à attendre qu'elle réagisse..
- Oh excusez-moi jeunes gens, vous pouvez partir et me laisser vos fioles.
Elle prit un moment pour se ressaisir pendant l'interclasse. Une longue journée l'attendait.
Dans une pièce qui lui semblait inconnue, Vitaly émergeait d'un sommeil profond. Il ne put bouger tout de suite. Il avait besoin d'un moment pour pouvoir s'asseoir et appuyer son dos contre la tête de lit. Son cou était douloureux et entouré d'un pansement solide.
Cette chambre avait la même disposition que la sienne. Il comprit alors où il avait atterri, en apercevant sur le bord du lit, les affaires d'Hermione. Malheureusement il n'avait aucun souvenir de la veille. Juste lui avoir avoué sa véritable identité. Comment l'avait-elle pris ? Et où était-elle en ce moment ? Était-il vraiment nécessaire de lui dire ? Il ne savait pas vraiment quelle heure il était et parcouru du regard la pièce pour trouver une horloge ou n'importe quoi pour lui indiquer l'heure. Il faisait sombre, le feu dans la cheminée était presque éteint.
C'est en tournant difficilement la tête qu'il vit qu'il n'était pas seul. Sur un canapé de cuir près d'une fenêtre magique se tenait une silhouette masculine, une cigarette à la main. La lumière s'alluma par enchantement et il vit à qui il faisait face. Cette vision lui décrocha la mâchoire. Il était tout simplement choqué.
- Draco Malfoy ?
Le concerné se redressa dans le fauteuil et se dirigea vers le lit pour mieux voir le jeune homme alité.
Son visage lui rappelait étrangement quelque chose. Mais ce fut son regard qui l'informa de qui il s'agissait. Ses jambes se mirent à vaciller et il ne tenait plus debout, devant s'assoir sous l'effet de la surprise.
Flashback. 1998.
Contre l'avis de ses parents, qui craignaient des représailles, Draco était resté pour aider à restaurer le château. L'édifice de pierre se tenait à peine debout dans la lande écossaise. Des tas de gravats entouraient le château et ne permettaient pas d'accéder à certaines parties.
Une tâche grave attendait la directrice et d'autres adultes. Celle de retrouver les corps des disparus. Une cinquantaine de personnes avaient perdu la vie. Adultes et enfants.
Tous furent retrouvés et rapatriés à leur famille, tous, sauf celui de Severus Snape. Draco avait vite perdu espoir lorsqu'on lui avait affirmé que son corps n'avait pas été retrouvé.
Il s'appliqua alors à déplacer les gravats avec d'autres élèves . Dès que les pierres furent réunies en un énorme tas , la reconstruction pu commencer. Tous armés de leurs baguettes les sorciers dirigés par la directrice s'activèrent à remodeler le château. En un temps record de trois jours , Poudlard était comme neuf. Draco était soulagé. Il allait pouvoir rentrer chez lui en attendant le verdict concernant son implication pendant la guerre.
Pendant ces trois jours, on lui avait lançé des regards en coin, suspicieux. Il en avait l'habitude mais cela irritait. Pourquoi pourquoi ne le laisait-on pas en paix? Il était là pour aider, comme les autres, Poudlard avait aussi été sa seconde maison pendant des années. Finalement le temps s'était rapidement écoulé et le soir même il partirait pour le Manoir Malefoy. En marchant dans le château, il sentit un pincement dans son cœur. C'était la dernière fois où il arpentait ses couloirs. Il allait prendre des cours particuliers pour avoir son diplôme, ses parents craignaient pour sa sécurité.
Par habitude il se rendit aux cachots, visitait une dernière fois la salle commune des serpentards et les classes de potion. Devant le bureau de son parrain il se figea net. Son cœur se serra si fort que Draco éclata en sanglots. Ses larmes déferlaient sur ses joues, en une cascade salée qui se nichait aux commissures de ses lèvres. Sa poitrine se soulevait rapidement le faisant hyper-ventiler. Il se fit violence pour reprendre sa respiration normale. En ouvrant les yeux, il distingua une silhouette rendue floue par ses larmes qu'il balaya du revers de main.
- Granger ?
- Tiens, fit la jeune femme en lui tendant un mouchoir.
Draco se redressa rapidement et attrapa ce qu'Hermione lui avait tendu. Il se moucha rapidement et le rangea dans sa poche.
- Je ne m'attendais pas à te voir ici, Granger.
- Je pense que tu peux cesser de m'appeler ainsi après t'avoir vu de la sorte.
Touché. Il grommela et pris place sur une paillasse, la fixant de ses yeux rougis.
- Tu penses que c'est drôle, Hermione ? lui avait-il dit, d'une manière cinglante.
- Je n'ai jamais dit que c'était drôle Draco. Je suis ici comme toi, pour la même raison.
L'intéressé ne lui répondit pas et continuait à fixer le vide.
Voyant son mutisme, elle continua.
- Je... Je sais qu'il il était.
- Ah ouais ? T'as bien écouté le petit discours de tes copains gryffondors ? Severus Snape le bâtard des cachots ? C'est ça ?!
Il lui avait presque hurlé au visage. Sa respiration redevenant chaotique, ses veines sur ses tempes étaient gonflées par la tension. Sa mâchoire crispée.
- Non. Severus Snape, l'homme meurtri par la vie et mort injustement. L'homme sacrifié.
Cette phrase avait éclaté au visage de Draco comme une bombe. Il en avait été soufflé et était incapable de lui répondre. Elle poursuivit :
- Oui. Je l'ai vu mourir. Et oui. J'ai vu ses souvenirs. Je sais qui il était Draco... Et je…
Elle ajouté après une seconde de silence gêné :
- Je voulais... Te présenter mes condoléances, c'était un homme si... Courageux, dit-elle d'une voix éraillée en retenant ses larmes.
Le jeune homme fondit en larmes. Il était si triste, si perdu sans son parrain, mais touché par la présence de Granger lors de ses derniers instants.
Après avoir balayé des dernières larmes, il s'adressa à elle d'une voix cassée.
- Merci Hermione. D'avoir été là pour lui. Ça me rassure.
- C'est normal Draco.
Fin du flashback
D'un pas pressé, Draco traversait le long couloir menant à la grande Salle. C'était l'heure du déjeuner, les élèves s'écartèrent en le voyant. Il avait l'air fou. Arrivé devant la salle il se mit à scander le nom de son amie.
La jeune femme apparut à la seconde, inquiète.
- Draco qu'est-ce qu'il y a ?
-Hermione... C'est... incroyable , je... Viens... Tes appartements... C'est...
Son amie le coupa net.
- Tu vas te calmer et manger, je vais demander à Winky de te faire un repas.
-Mais...
- Mais tu es fatigué et tu dois avoir faim. J'ai que deux cours cet après-midi, j'arrive dès que je finis. D'accord ?
- Bon... D'accord, dit-il embarrassé en voyant les regards curieux sur lui.
Il retourna aux appartements d'Hermione aussi vite qu'il en était parti. Winky avait déposé deux plateaux garnis de divers plats sur le guéridon du petit salon. Une odeur alléchante titillait ses narines.
Vitaly l'attendait, le dos reposant contre la tête de lit.
- Je te l'avais dit Draco. Elle est occupée.
Il semblait préoccupé par quelque chose. Draco ne put s'empêcher de penser que c'était lié à Granger.
- Tu veux l'éviter plutôt. Qu'est-ce qu'il se passe avec elle ?
Le jeune homme ne lui répondit pas et tenta de se lever pour prendre un plateau. Ses muscles faciaux se crispèrent de douleur.
- Reste allongé, Hermione a dit que tu devais te reposer.
- J'ai faim.
-Oh… Désolé, fit Draco en lui déposant le plateau sur ses jambes.
- Merci.
Le dernier cour que dispensait Hermione venait de commencer. Les élèves de dernière année copiaient en silence les ingrédients d'une potion. Elle s'absenta un instant, pour ce rendre dans la réserve voisine, se saisir d'une préparation de son cru. Un liquide qui détectait la présence des ingrédients propres au polynectar. Elle trempa une bandelette de parchemin dedans. Une invention qui lui permettait de ne pas rater la potion qui l'avait transformée en chat.
Elle se saisit de la fiole qu'elle avait trouvée avant de la tester. D'abord elle attendit que la bandelette s'imbibe dans le précédent liquide. Puis elle testa le contenu de la mystérieuse fiole. Le résultat fit manquer un battement à son cœur.
Le cour se déroula avec lenteur. Elle revoyait tous les événements avec lui. Son arrivée, son accident de potion, ses absences, la fois où elle l'avait surpris dans la réserve. Toutes ses fuites. Hermione ne comprenait plus rien mais fit mine de rien pour garder la tête froide devant ses élèves.
Enfin, la cloche sonna. La tension commençait à monter peu à peu. La jeune professeur ramassa ses affaires, jeta un dernier coup d'œil à sa salle de cours puis se rendit à ses appartements. Le chemin qui ne lui prenait même pas une minute semblait lui prendre une éternité. Elle devait le mettre face à toutes ses incohérences.
Déterminée elle poussa la porte avec la ferme intention de tout découvrir à son propos. À l'intérieur Draco gisait au sol, se tenant la tête. Il geignait de douleur.
- Draco, qu'est-ce qui s'est passé ?
- J'ai pris un coup. Je préparais le thé en t'attendant, mais d'un coup trou noir. Et le temps que je revienne à moi il était parti.
Parti ?
- Merlin ! Et comment ? Comme ça ? J'en étais sûre ! Ses cachoteries et...
- Et je pourrais avoir quelque chose pour ma tête ? J'ai mal Hermione.
La jeune femme s'excusa et alla lui chercher une compresse qu'elle ensorcela pour qu'elle soit gelée. Son ami la remercia et s'installa dans le fauteuil en se tenant la tête.
Hermione se mit à faire les cents pas. Elle marmonnait sans cesse la même chose et semblait contrariée.
- Je sais où il peut être... fit Draco.
Le visage de son amie s'illumina et elle se mit à le saisir par le col de son pull.
-Merlin ! Pourquoi tu l'as pas dit plus tôt ? On a pas de temps à perdre ! J'ai une idée.
Elle le relâcha et s'empara de matériel médical sur le guéridon. Draco était déboussolé et si fatigué. Il avait mal dormi et sa journée était déjà riche en émotions. Il voulait juste pouvoir se reposer. Hermione agissait bizarrement, il ne comprenait rien. Le moindre effort mental lui coutait.
- On y va. Fit son amie déterminée et déjà prête.
Draco souffla.
- Tu me laisse me reposer après ?
- Tout ce que tu veux.
- Bon... Allons-y...J'espère que ça va marcher fit il en entrant dans la cheminée et lui tendant le bras.
Hermione le saisit puis entra pour se placer près de lui. D'une voix forte, Draco s'écria :
- Spinner's End !
Dans un fracas assourdissant et dans un nuage de poussière et de flammes vertes, Draco et Hermione firent leur apparition. La pièce était un petit salon, avec une bibliothèque qui devait être bien garnie. À en juger de l'amas de livres déchirés au sol.
- Où sommes nous ? Fit Hermione en regardant autour d'elle.
Une voix faible et grave lui répondit :
- Dans la demeure des Snape.
Dans la pièce juste à côté, Draco et Hermione découvrirent qui avait prononcé cette phrase. Il leur avait fallu moins d'une heure pour trouver Vitaly. Le jeune homme était dans un piètre état et se tenait le cou. Il était sanguinolent.
Draco s'approcha de lui, l'examinant et lui demandant s'il allait bien. Voyant son cou il demanda à Hermione si elle avait de quoi faire nettoyer et panser la plaie.
- Bien certainement, fit la jeune femme en souriant mystérieusement.
Elle donna à Draco une compresse et un bandage. Consciencieusement, il nettoya la plaie et s'appliqua à la protéger avec le bandage.
- Merci Draco.
- Bon. Maintenant que je t'ai aidé à le trouver, je peux te demander ce que je veux ?
- Quoi ? Fit Hermione en le dévisageant.
-Oui. C'est ce que tu as dit. Et j'aimerais bien un petit week-end au bord de la mer.
- Chez moi ?! Mais je...
- Non non non Hermione , tu m'as dit tout ce que je voulais. Les Gryffondors n'ont-ils pas de parole ?
La jeune femme grommela. Elle ne pouvait pas refuser mais ne voulait pas s'arrêter dans sa quête de la vérité.
- Bien. Mais vous... Vous venez avec nous. Fit-elle en pointant un doigt accusateur sur le jeune homme à la chevelure noire.
Avait-il le choix ? Il s'était réfugié ici mais d'une manière ou d'une autre, avec sa perspicacité et son intelligence, Hermione l'avait retrouvé. Fuir était inutile. Et son état était lamentable. Il n'aurait pas pu aller bien loin.
- Bien. Allons-y.
Hermione tendit son poing, suivie par Draco et enfin Vitaly. D'une secousse violente ils transplanèrent.
