Note début : Attention ! Cette fanfiction est une histoire mettant en scène des relations entre hommes (Bilbo/Thorin) et entre membres d'une même famille (Kíli/Fíli). Si vous n'aimez pas, n'appréciez pas ou tout simplement n'êtes pas intéressé par ce genre d'histoire, je vous invite à cesser votre lecture et partir à la recherche de fanfictions qui correspondraient plus à vos goûts. Rien ne m'appartient. The Hobbit (et plus généralement la Terre du Milieu) est la propriété de Tolkien. Je n'ai aucun bénéfice quel qu'il soit à publier cette fanfiction si ce n'est le plaisir de partager mon imagination. Sur cette note -pas vraiment intéressante- je vous souhaite bonne lecture.
Prologue - Retour de quête
Bilbo était parti. Sans saluer ses compagnons de voyage, sans un regard en arrière, sans prévenir Gandalf qui, la veille, lui avait proposé de faire le voyage en sa compagnie. Il était parti comme un voleur, comme un cambrioleur.
Il était passé rapidement à Dale où il demanda un poney à Bard. Celui-ci accepta de bon cœur, touché par la tristesse qui se reflétait dans les yeux du Hobbit. Bilbo avait alors chargé les deux coffres de trésor qu'il avait reçu. Il aurait préféré ne pas les prendre mais les nains avaient tellement insisté qu'il n'avait pas eu le cœur ni la force de protester très longtemps.
Les deux coffres n'étaient pas les seuls souvenirs qu'il ramenait de son voyage. Sting était fièrement accrochée à sa ceinture. L'anneau doré qu'il avait trouvé dans les cavernes des montagnes brumeuses était caché dans la poche intérieure de son manteau. Un bouclier nain et quelques armes étaient attachés dans son dos, souvenirs offert par les nains. Et surtout, la cotte de mailles en Mithril offert par Thorin lui-même était bien en place sous sa chemise.
Dès qu'il passât les portes de Dale pour entamer son voyages retour, les larmes qu'il peinait à contenir finirent par rouler le long de ses joues. Sa gorge fut déchirée par un sanglot bruyant alors que son poney avançait calmement. Il avait bien fait de partir avant que Gandalf ne l'accompagne de force. Il n'aurait pas pu retenir ses larmes plus longtemps. Sa tristesse était trop grande pour qu'il puisse supporter la présence de quelqu'un à ses côtés.
Mort. Ils étaient tous mort. Sans qu'il ne puisse rien y faire. Kíli, Fíli… Thorin. Pire, le roi sous la montagne avait rendu son dernier souffle dans ses bras et le Hobbit n'avait pas bougé. Il n'avait rien dit, la gorge nouée par le chagrin. Il le regrettait à présent. Lorsque Thorin lui avait demandé pardon il n'avait rien dit. Pardon pour ses erreurs, pour l'avoir rejeté, pour l'avoir bannit. Bilbo s'était retrouvé incapable de dire quoi que ce soit, de répondre à ses excuses. De lui affirmer qu'il ne lui en avait jamais vraiment voulu. De lui offrir le pardon que le nain demandait, couché sur le sol… mourant.
Un énième sanglot lui déchira la voix. Il s'en voulait. Il s'en voulait tellement. Thorin était mort sans savoir qu'il avait été pardonné… sans savoir qu'il avait été aimé. Pour cela aussi, l'ancien cambrioleur s'en voulait terriblement. Ne pas avoir avoué au nain ce qu'il ressentait pour lui. Mais peu importe. Il était trop tard à présent. A l'heure qu'il était, le roi d'Erebor était surement enfermé dans un caveau au plus profond de la montagne solitaire avec son épée elfique et l'Arkenston, la pierre maudite.
Les larmes ne cessèrent jamais de couler. Tout le long de son voyage retour, pendant les 7 mois nécessaire pour rejoindre La Comté, son visage était inondé de perles salées. Même lorsqu'il fit une pause à Rivendell pour se reposer. Même lorsque les elfes tentèrent de le consoler, même lorsqu'il retrouva Myrtille dans les écuries d'Elrond. Ce vaillant poney parvint tout de même à lui arracher un sourire à travers ses larmes mais elles ne cessèrent pas pour autant.
Il était maintenant aux frontières de La Comté. Il allait retrouver Cul-de-Sac, son chez lui, son foyer. Mais cette constatation ne fit qu'augmenter ses pleurs. Il avait affirmé à Thorin, après les aventures avec les Gobelins, qu'il l'aiderait à retrouver son foyer. Il avait menti finalement. Thorin ne verrait jamais Erebor renaître de ses cendres. Ni Fíli… Ni Kíli…
Alors qu'il s'approchait d'Hobbiton, une pluie torrentielle fit écho à ses larmes. Fatigué, Bilbo ne remarqua pas que la pluie semblait tomber exclusivement sur lui. Ni qu'elle était tiède et salé comme les larmes qui continuaient inlassablement de mouiller ses joues creuses. Peut-être avait-il oublié de manger une ou deux fois… peut-être plus. Comment aurait-il pu avoir de l'appétit alors qu'il avait tant de regrets ? Alors qu'il suppliait le ciel de lui accorder une autre chance. Alors qu'il souhaitait que l'aventure n'ait jamais eu lieu. Alors qu'il souhaitait tout recommencer.
Il faisait nuit lorsqu'il atteint Cul-de-Sac. Il libéra Myrtille dans son grand jardin étrangement bien entretenu malgré son absence et entra chez lui rapidement. Il se débarrassa de ses affaires, et se dirigea sans attendre vers la chambre principale. Il s'effondra sur le matelas et pleura encore un long moment avant de finalement s'endormir d'épuisement sans remarquer que quelque chose n'allait pas. Que quelque chose sonnait faux dans le luxueux trou qui était le sien. Comme si rien n'avait changé ou même bougé. Pas un grain de poussière ne souillait les meubles, un léger feu crépitait dans la cheminé, les fleurs en pot présente un peu partout dans la maison étaient en parfaite santé. Aucunes n'étaient fanées malgré les deux années qui s'étaient écoulées depuis le départ du Hobbit. Comme si quelqu'un s'en était occupé… comme si le Hobbit n'était jamais parti.
Dans un lieu, à la fois proche et infiniment loin de Cul-de-Sac, deux mains calleuses vinrent essuyer les larmes brillantes qui coulaient sur les joues d'une femme millénaires.
- Yavanna… Souffla une voix masculine. Qu'a tu fais ?
L'Aratar habiller de vert se réfugia dans les bras offert de son époux en tentant de faire cesser ses larmes. Elle poussa un soupire de bien être lorsque les bras puissant de Aulë se refermèrent sur son corps encore agité par les sanglots. Comment, elle, la mère de tous les Hobbits, pouvait rester indifférente à la douleur d'un de ses enfants ? Elle l'avait vu. Elle l'avait observé. Ce jeune Hobbit tombé éperdument amoureux de l'un des enfants de son époux. Elle l'avait vu heureux dans cette aventure, perdu aussi, en colère parfois… Mais à présent, elle le voyait affligé d'un chagrin si grand qu'elle en avait versé des flots de larmes comme s'il s'agissait du sien. Elle l'avait entendu aussi… Supplier que tout ce qu'il avait vécu ne soit qu'un cauchemar. Implorer pour avoir la chance de tout recommencer.
Et Yavanna avait pleuré. Elle avait versé de nombreuses larmes pour cet enfant dévasté par la mort d'êtres chers. Des larmes qui avaient fini par atteindre le monde des mortels pour toucher le petit Hobbit… pour lui accorder un souhait.
- J'ai accédé à sa demande. Répondis la femme.
Elle jeta un dernier regard au Hobbit endormit avant de fermer les yeux à son tour, bercée par les caresses de son amant. Aulë observait également le semi-homme alors qu'il passait ses longs doigts dans la chevelure blonde et parsemée de fleurs plus belles les unes que les autres. Il comprenait pourquoi sa femme s'était prise d'affection pour ce jeune Hobbit en particulier. Il était le premier de sa race à tomber amoureux d'un nain. Yavanna voyait en lui tout l'amour qu'elle portait à son époux. Le symbole était fort. Un Hobbit, création d'Yavanna, tombant amoureux d'un nain, création d'Aulë.
Le forgeron finit par soupirer. Il allait devoir expliquer à Eru comment un semi-homme était parvenu à remonter le temps… Aulë savait que le créateur du monde ne serait pas heureux de cette nouvelle. Bien qu'au vue de son omniscience, il était surement déjà au courant. Il eut également une pensée pour Vaïrë, la Valar qui tissait les événements de la Terre du milieu. Elle non plus n'allait pas être ravie. Elle appréciait peu devoir recommencer un travail qu'elle avait déjà terminé.
Mais que pouvait-il y faire ? Ce qui était fait était fait. Cela faisait des millénaires qu'il était incapable de refuser quoi que ce soit à sa femme. Il se demanda même s'il en fut capable un jour.
- Bilbo Baggins… Murmura le Valar. Une autre aventure t'attend. Il ne tient qu'à toi de la rendre différente de la première. Ne gâche pas le présent de mon épouse.
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P'tit note : Bien le bonjour ! Ceci est ma première fiction sur The Hobbit. J'ai remarqué qu'il y avait peu de fiction qui traitaient de voyage temporel (du moins en français). J'avais donc envie d'y mettre un peu du mien. N'hésitez pas à laisser un commentaire. Bonne journée !
PS : Si vous avez des bonnes fictions Time-travel, n'hésitez pas à me les conseiller.
