Note début : Attention ! Cette fanficion est une histoire mettant en scène des relations entre hommes (Bilbo/Thorin) et entre membres d'une même famille (Kili/Fili). Si vous n'aimez pas, n'appréciez pas ou tout simplement n'êtes pas intéressé par ce genre d'histoire, je vous invite à cesser votre lecture et partir à la recherche de fanfictions qui correspondraient plus à vos goûts. Rien ne m'appartient. The Hobbit (et plus généralement la Terre du milieu) est la propriété de Tolkien. Je n'ai aucun bénéfice quel qu'il soit à publier cette fanfictions si ce n'est le plaisir de partager mon imagination. Sur cette note -pas vraiment intéressante-, je vous souhaite bonne lecture.
Chapitre 1 - Une chance inespérée
Quelque chose ne va pas.
Depuis qu'il s'était levé, Bilbo Baggins sentait que quelque chose n'allait pas. Mais il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il fit le tour de son trou avant de finalement comprendre.
Rien n'avait changé. Tout était là. Comme si il n'était parti qu'une dizaine de minutes.
Il s'était pourtant attendu à de nombreuses visites où les Hobbits de la Comté lui demandaient des explications sur son départ précipité et son absence de deux ans, mais rien. Pas un seul de ses voisins n'étaient venu le voir. Il s'attendait à retrouver sa maison dans un état pitoyable. Il s'attendait à ce que quelques meubles et porcelaines manquent à l'appel. Nul doute que Lobelia Sackville-Baggins s'était fait un plaisir de prendre ce qu'elle désirait durant l'absence prolongée de Bilbo. Mais rien, tout était là et à sa place d'origine. Il s'attendait à une couche de poussière sur les meubles, à une odeur nauséabonde venant de ses 5 réserves dû au fait que la nourriture qu'elles contenaient avait pourri, mais rien non plus. Lorsqu'il y fit un tour, il constat que tous les aliments était encore bon et même frais. Pire, il constata que la réserve numéro 3, celle que les nains avaient pillés lors de leur venu il y a près de deux ans, était pleine. Quelqu'un vivait-il ici pendant son absence ?! Il s'attendait aussi à voir sa boite aux lettres déborder de courrier mais elle ne contenait que deux lettres.
L'une d'un cousin éloigné l'informant qu'il déménageait avec sa famille à Bree et qu'il apprécierait beaucoup que Bilbo vienne à sa crémaillère. L'autre venait de Drogo, l'un de ses cousins les plus proches. Bilbo et lui avaient pris l'habitude, depuis de nombreuses années, de s'écrire des lettres toutes les semaines, racontant les différents évènements de leur vie.
Le hobbit était pétrifié. Les larmes qui continuaient de couler depuis qu'il s'était réveillé venaient de cesser, enfin. Il était bien trop stupéfié pour penser à sa tristesse. Ces lettres… il les connaissait déjà. La crémaillère de son cousin était prévue pour le 16 avril de l'année 2941 du troisième âge, soit 10 jours avant le début de son aventure avec les nains. Il se souvenait parfaitement de cette lettre car il y avait déjà répondu, il avait même assisté à la crémaillère ! Il ouvrit la seconde lettre en vitesse pour constater que l'étrange phénomène se répétait. Drogo lui parlait de la semaine qui venait de s'écouler. La quatrième, et dernière, semaine du mois de Mars !
- Impossible ! S'exclama Bilbo en courant vers l'intérieur de sa maison. Il se précipita dans la cuisine où il attrapa le calendrier. En toute logique, celui-ci devrait afficher la date du 26 avril 2941, date à laquelle il était partit a l'aventure.
3 Avril 2941 TA.
Bilbo fixa le calendrier pendant encore un long moment. N'osant y croire. Comment cela était-il possible ? Pourquoi cela était-il possible ? Il avait remonté le temps, si bien qui lui restait 23 jours avant l'arrivée de Gandalf et des nains.
Bilbo éclata de rire. Il ria si fort qu'il en eu mal à l'estomac. Il riait si fort qu'il fut surpris lorsqu'un sanglot se mélangea a son rire et lorsque les larmes tombèrent au sol. Il ne tenait plus debout. Il s'accroupi sur le sol de la cuisine. Se tenant la tête qui commençait à lui tourner alors que son rire et ses larmes redoublait. Si un de ses voisins le voyait ainsi, nul doute qu'il s'inquiéterait profondément pour la santé mental du blond. Lui-même s'inquiétait pour sa santé mentale. Il devenait fou. Il était fou.
Ses jambes ne le portèrent plus du tout et il s'effondra au sol encore secouer par ses rires et ses sanglots.
Deux ans de sa vie. Deux ans de sa vie partie en fumé. Disparu. Comme si rien n'avait jamais eu lieu. La seule chose qui lui permettait de ne pas se laisser aller à la folie était Sting qu'il parvenait à voir à travers ses larmes. Le poignard elfique reposait non loin de l'entré avec tous les souvenirs de son aventure. Cela prouvait bien qu'elle avait eu lieu, non ? Alors pourquoi le calendrier indiquait la mauvaise date ? Pourquoi sa maison n'avait pas subit le moindre changement ? Pourquoi ses voisins ne semblaient pas avoir remarqué son absence de deux ans ? Que se passait-il, bon sang ?!
Il lui fallut de nombreuses heures pour se calmer. Et une ou deux de plus pour se relever. Peut-être était-ce une blague ? Mais qui pourrais lui faire une blague aussi cruelle ? Il fila dans sa salle de bain et tenta de se rendre présentable. Il remarqua qu'il avait beaucoup maigri mais peu importe, il s'occuperait de ce détail plus tard.
Dès qu'il fut près, il s'empressa de quitter Cul-de-Sac pour se rendre au marché. Les Hobbits qu'il croisa le saluèrent avec autant de respect que lorsqu'il était parti. Lui qui pensait que les autres habitants de Hobbiton le verraient comme un paria à son retour. Il interrogea le vendeur de choux en toute innocence sur la date du jour.
- Nous sommes le 4 Avril, bien sûr ! Allez-vous bien, monsieur Baggins ? Vous avez une mine affreuse !
- Je… Oui… je vais bien… enfin, un peu mieux. J'ai été… heu… malade toute la nuit… Inventa-t-il difficilement.
- Oh vraiment ? Je vous souhaite un bon rétablissement dans ce cas ! Sourit le marchand avant de servir une jeune Hobbit qui souhaitait acheter plusieurs choux. De très bonne qualité d'ailleurs.
Bilbo s'éloigna et l'après-midi continua ainsi. Il interrogea plusieurs marchands et même quelques clients sur la date du jour et tous lui donnèrent la même réponse. 4 Avril 2941.
Lorsqu'il rentra chez lui, le soir même. Il éclata en sanglot une fois de plus. Mais contrairement au 7 mois précédant, ce n'était pas vraiment des larmes de tristesse. Du moins, pas entièrement. C'était des larmes de soulagement. Parce qu'il avait compris maintenant.
Par il ne savait quel miracle, il avait remonté le temps avant son aventure. Ce qui signifiait que Kili et Fili était en vie, ce qui signifiait que Thorin était en vie. Ce qui signifiait qu'il avait une autre chance. Une chance miraculeuse et inespérée. Et il n'allait pas la gâcher. Il passa une bonne partie de la nuit à faire une liste de toutes les choses qu'il devait faire avant l'arrivée de Gandalf.
Il n'avait pas besoin de trouver des vêtements de voyages, ni des armes. Tous ses souvenirs de sa première chance se trouvaient dans le vestibule. En revanche, il devait s'entrainer. Hors de question d'être un poids, une fois de plus.
Il fallait qu'il prenne des dispositions quant à l'avenir de sa maison durant son voyage. Il décida de confier la gestion de ses terres et de sa maison à son cousin Drogo en qui il avait toute confiance. Bilbo nota dans un coin de parchemin qu'il fallait absolument prévenir son cousin du danger que représentait Lobelia Sackville-Baggins. Cette femme ne devait pas s'approcher de chez lui. Il nota aussi qu'il devait écrire son testament. Juste au cas où. Après tout, rien ne garantirait sa survie dans cette deuxième chance. Il comptait bien sauver la ligné de Durin, peu importe le prix à payer pour cela.
Bilbo se coucha tard ce soir-là. Des pensées plein la tête mais cette nuit fut la plus reposante qu'il eut depuis près d'une demi-année.
Le lendemain, il s'attaqua à la rédaction des différentes lettres qu'il avait à faire. Il commença par celle de Drogo, lui expliquant son attention de partir à l'aventure comme sa mère avant lui et les responsabilités qu'il lui confiait. Le testament ne fut pas difficile à écrire, n'ayant aucun héritier, il décida que l'entièreté de ses biens irait à son cousin et à la femme de celui-ci. Il écrivit également une lettre au vieux Took. Etant son grand père mais aussi le chef d'Hobbiton, le vieil homme avait droit à des explications sur la future disparition de son petit-fils préféré.
L'après-midi, il fouilla les vieilles affaires de sa mère stocké dans l'une des nombreuses pièces de sa maison. Il y trouva quelques objets intéressant. Un sac bien plus pratique que celui qu'il avait emporté la première fois, un carquois, des flèches semblant elfique et un arc. Peut-être pourrait-il s'entrainer à l'arc ? Sa mère le lui avait enseigné lorsqu'il était jeune. Mais après plusieurs heures d'entrainement dans son jardin, à l'abri des regards indiscrets, il devait se rendre à l'évidence : Il était d'une nullité absolue !
Il grogna de désespoir et attrapa une flèche avant de la lancer à main nu sur la cible, de colère. Comment pouvait-il être aussi nul ?! Lorsqu'il entendu le bruit caractéristique d'une flèche se fichant dans la cible, il tourna la tête vers cette dernière pour constater que la seule flèche qui l'avait atteint était celle qu'il avait lancé à bout de bras. Il leva les yeux au ciel. Les Valar se moquaient de lui, ce n'était pas possible. Puis il empoigna une autre flèche et visa la cible sans se servir de l'arc. Une fois de plus, celle-ci se planta dans la cible.
Bilbo fronça les sourcils. Peut-être que la première n'était pas un coup de chance finalement.
Mais lancer des flèches n'était pas facile. Il partit en direction de sa cuisine pour prendre des couteaux et retourna devant la cible. Chaque couteau qu'il lançait atteignait l'objectif. Il était plutôt fier de lui. Maintenant qu'il y pensait, il avait toujours été doué au lancé, bien que lorsqu'il était plus jeune il s'agissait seulement de lancer des cailloux sur tout ce qui croisait sa route. C'est d'ailleurs depuis ce temps que les petits animaux qui vivait dans La Comté s'enfuyaient rapidement dès que le hobbit avait le malheur de ramasser une pierre sur le sol.
Lorsque la nuit commença à tomber, il rentra chez lui et se fit un copieux diné. Il avait perdu beaucoup de poids et maintenant qu'il allait un peu mieux mentalement, il se devait de palier à ce manque.
Les 23 jours qui le séparait de l'arrivé de Gandalf passèrent assez rapidement. Deux jours avant son arrivé, le Hobbit commença à préparer la liste des ingrédients dont il avait besoin pour préparer le festin de rois qu'il comptait servir à ses amis nains.
Le jour J, Bilbo était dans son jardin, fumant la meilleure herbe à pipe qu'il possédait. Il était à la fois impatient et terrorisé à l'idée de voir le vieux magicien. Pire encore, à l'idée de retrouver ses compagnons de voyage. Et surtout Kili, Fili et Thorin. Les yeux fermé, il imagina les différents scénarios qui pourraient se passer lors du repas. Ce qu'il pourrait changer pour faire bonne impression auprès des nains, auprès de Thorin. Malgré les nombreuses pensées qui asseyaient son esprit, il entendit parfaitement des pas lents s'approcher de lui. Il reconnut la démarche de Gandalf en grande partie grâce au bâton de marche -ou sceptre magique pour ce qu'il en savait- qui frappait le sol à rythme régulier.
Le Hobbit fit tout ce qu'il put pour garder son calme. Il avait envie d'ouvrir les yeux, constater que ce n'était pas un rêve, hurler la vérité au pauvre magicien qui ne s'y attendrait pas le moins du monde. Crier qu'il fallait sauver Thorin, Kili et Fili. Mais il parvint à garder ses émotions pour lui bien que la tâche fut ardue.
Lorsque le soleil qui caressait son visage fut masqué par la présence du vieil homme devant lui, Bilbo pensant que c'était le bon moment pour ouvrir les yeux. Il ne put s'empêcher de le fixer pendant quelques secondes. N'osant croire que sa chance inespérée était bien réelle. Il en avait douté pendant les 23 jours qui le séparaient de la date fatidique. Mais maintenant qu'il voyait Gandalf, le doute n'était plus permis.
- Bonjour ! Lança joyeusement le hobbit. Il ne pouvait s'empêcher d'être joyeux en ce jour béni de seconde chance. Mais sa bonne humeur disparue un peu. Il avait presque oublié à quel point le magicien pouvait être agaçant quand il le voulait.
- Qu'entendez-vous par là ? Me souhaitez-vous le bon jour ou affirmez-vous que c'est une bonne journée que je le veuille ou non ?
Bilbon le fixa un peu plus. Encore aujourd'hui il se demandait pourquoi le magicien ne pouvait pas simplement lui rendre son salut.
- Ou alors vous voulez dire que vous vous sentez bien aujourd'hui en particulier ? Ou, tout simplement qu'aujourd'hui est une journée où il faut être bon ?
Le Hobbit s'empêcha de soupirer avant qu'un sourire amusée ne prenne place sur son visage. Il était heureux de retrouver Gandalf. Le Gandalf d'avant la quête.
- Tout cela à la fois. Puis-je vous aidez ? Cela fait bien longtemps que vous n'êtes pas venu ici, maitre Gandalf.
Les sourcils broussailleux de l'homme se haussèrent. Ainsi le Hobbit se souvenait de lui ?
- C'est ce que nous verrons… Fit mystérieusement le magicien. Je suis étonné que vous vous souveniez de moi, pour tout vous avouez.
- Comment oublier les incroyables feux d'artifices que vous faisiez lors du solstice d'été ? Les histoires d'aventure que vous racontiez aux jeunes Hobbits lorsque vous étiez de passage sont restées gravées dans ma mémoire.
Et c'était vrai… bien que la première fois il eut du mal à s'en souvenir.
- Oh, oh ! Sourit le magicien. Je vois que vous vous souvenez bien de moi.
Cela lui faisait plaisir que le fils de Belladonna Took se souvienne ainsi de lui malgré les 29 années qui les séparaient de sa dernière visite.
- Et bien, mon cher Bilbo Baggins, sachez que je me souviens de vous également. Je me souviens de ce petit Hobbits qui rêvait d'aventure et qui courrait à travers la forêt a la recherche des Elfes et qui ne rentrait chez lui qu'à la nuit tombé. Je cherche quelqu'un pour prendre part à une aventure. Cela vous intéresse-t-il ?
- Hum… Une aventure dites-vous ? Fit Bilbo pour se laisser le temps de contenir cette folle hystérie qui menaçait de le faire sauter sur place. Pourquoi pas ? Mais j'aimerais savoir en quoi consiste cette aventure, avant tout.
- Je suis malheureusement attendu, je doute avoir le temps de tout vous expliquer.
- C'est fort dommage. Soupira le hobbit. Dans ce cas, accepteriez-vous de vous joindre à moi pour le diner ? Ainsi vous pourrez m'expliquer de quoi il retourne plus en détail.
- Mon cher Bilbo, vous lisez dans mes pensées. Sourit le magicien en s'éloignant. Je viendrais donc pour le diner.
- Dois-je m'attendre à d'autres invités ?
Le magicien se tourna vers lui, cette fois, assez curieux. Le hobbit avait-il un instinct hors du commun ou lisait-il réellement dans les pensées ?
- Il est possible que d'autres personne m'accompagne, en effet.
- Combien seront-elles ?
- Hum… 13 ? Toussota le magicien de peur de voir la proposition tomber à l'eau. Après tout, 13 était un nombre conséquent et le hobbit pouvait prendre peur et annuler.
- Dans ce cas, je vais préparer un grand repas. Dit Bilbo avec un sourire avant de rentré chez lui.
Dès qu'il fut hors de vu, Gandalf contempla la maison encore un moment avant de revenir sur ses pas pour tracer la rune du cambrioleur sur la porte. Il était plongé dans ses pensées. Le hobbit prenait étrangement bien la nouvelle… Lui qui s'attendait à au moins quelques réserves. Certes il était un Took mais il s'attendait à voir un peu de mentalité Baggins. Il décida de remettre cette question à plus tard. Belladonna Took l'avait étonné plus d'une fois. Son fils pouvait bien faire de même.
Bilbo, lui, s'était laissé glisser le long de la porte. Son cœur battait à un rythme bien trop rapide. Il ne savait pas comment il avait fait pour garder son calme. Lorsqu'il entendit le bruit de gravure sur la porte il sourit. Ce n'était pas un rêve. Il allait recommencer son aventure. Il allait changer les choses. Il allait les sauver ou mourir en essayant. Il se leva soudainement. Il avait encore un festin à préparer après tout. Il fallait aussi qu'il écrive une pancarte à accrocher devant sa porte pour demander à ses futurs invité d'essuyer leurs bottes sur le paillasson.
