Note début : Attention ! Cette fanficion est une histoire mettant en scène des relations entre hommes (Bilbo/Thorin) et entre membres d'une même famille (Kili/Fili). Si vous n'aimez pas, n'appréciez pas ou tout simplement n'êtes pas intéressé par ce genre d'histoire, je vous invite à cesser votre lecture et partir à la recherche de fanfictions qui correspondraient plus à vos goûts. Rien ne m'appartient. The Hobbit (et plus généralement la Terre du milieu) est la propriété de Tolkien. Je n'ai aucun bénéfice quel qu'il soit à publier cette fanfictions si ce n'est le plaisir de partager mon imagination. Sur cette note -pas vraiment intéressante-, je vous souhaite bonne lecture.
Chapitre 3 - Un départ déjà vécu
Le lendemain matin, Bilbo se réveilla bien plus tôt que d'habitude et avec en prime un énorme mal de tête. Il était déjà debout alors même que les premiers rayons du soleil n'avaient fait leur apparition. L'esprit embrumé et les membres un peu chancelant, il avança machinalement vers la cuisine où il se fit un thé bien chaud avec quelques plantes connu pour leurs efficacités contre les migraines. Après avoir bu quelques gorgé, il releva soudainement la tête de sa tasse et constata que des nains dormaient dans son salon.
Par Yavanna ! Comment avait-il pu oublier ?!
Son regard se posa sur les cadavres de bouteille de vins et les nombreuses choppes de bière. Il renifla discrètement sa chemise avant de froncer le nez de dégout. Il empestait l'alcool…enfin… ceci expliquait cela…
Après avoir pris un bain fort agréable qui acheva de le réveiller. Il regarda par la fenêtre et vit que le soleil n'allait pas tarder à se lever. Inutile de retourner se coucher maintenant. Autant faire quelque chose d'utile. Comme préparer un copieux petit déjeuner.
Il savait que son prochain vrai repas ne serait pas avant longtemps. Il sortit tout ce qui lui faisait plaisir. Sa réserve n°3 étant complètement vide, il piocha dans la cinquième. Un peu hésitant au début, il décida de prendre presque tout ce qu'elle contenait. De toute façon, il ne reviendrait pas avant au moins deux ans et d'ici là tout aura pourri et même développer son propre écosystème. Il devrait d'ailleurs laisser une note à Drogo pour lui demander de se servir généreusement ou de donner la nourriture à ceux qui en auront besoin.
Faisant plusieurs allers-retours dans un silence approximatif qui fit grogner quelques nains, Bilbo entama la préparation du premier petit déjeuner. Il en profita pour s'en préparé un second qu'il emportera avant de partir. Les Hobbit mangeant habituellement sept repas par jour, il comptait bien le faire le plus longtemps possible avant d'en être incapable. Il devait récupérer ses kilos perdu. La vision de ses cotes lorsqu'il se regardait dans le miroir le déprimait.
La bonne odeur des pancakes qui finissait de cuire réveilla de nombreux nains qui, tel des automates, prirent le chemin de la salle à manger ou les attendait déjà beaucoup de nourriture. Des fruits frai, sec ou à coque, de la confiture, des viennoiseries maison, du pain, de la brioche, des œufs au plat ou brouiller, des saucisses, du bacon, du thé, du lait et toutes sortes de jus de fruits. Les nains salivaient simplement en regardant la table dressée pour eux. Ils étaient presque tous installer lorsque Bilbo arriva avec les derniers mets : Des crêpes et des pancakes. Il les déposa sur la table et à l'instant même où il s'installa à son tour, les nains se jetèrent sur la nourriture.
Le Hobbit sourit. La nourriture volait de toutes parts et les nains commençaient déjà à rire ou à se hurler dessus. Le bouquant réveilla les derniers levé soit Dwalin que Bilbo fut étonné de voir en forme. Au vu de la quantité d'alcool que le nain avait ingurgité, il aurait été près à parier sur le coma éthylique. Nori arriva derrière lui, un peu moins en forme. Après tout, c'est lui qui avait fait un concours de boisson avec le garde. Concours qu'il avait d'ailleurs totalement perdu. Le nain remercia Bilbo lorsque celui-ci lui tendit une tasse de thé contre les migraines. Balin et Thorin arrivèrent en même temps, et s'installèrent près du cambrioleur.
- C'est vous qui avez encore cuisiné tout cela ? Demanda le nain aux cheveux blancs.
Buvant son thé, le hobbit ne fit qu'hocher la tête.
- Vous feriez une très bonne épouse. Commenta simplement Balin.
Bilbo recracha une partie de son thé avant de tousser, ayant avalé de travers. Les autres nains l'avaient regardé s'étouffer avant de tous rugir de rire. Le hobbit replongea le nez dans sa tasse et décida de les ignorer. Du moins, il essaya. Le regard de Thorin ne cessait de lui bruler la nuque et il s'efforça de regarder ailleurs. Cela agaça profondément le roi qui grogna de mécontentement. Il y avait quelque chose d'étrange avec ce hobbit et il comptait bien trouver ce que s'était.
Le repas terminé et la vaisselle faite -en chanson s'il vous plait- les nains, le hobbit et le magicien se tenaient devant cul-de-sac.
- Donnez-lui un poney. Déclara Thorin en désignant le cambrioleur.
- Oh, non, non, non. Ne vous donnez pas cette peine, j'ai ma propre monture. Protesta Bilbo.
En un instant, et avant même que les nains n'aient pu faire le moindre geste, il contourna sa maison et entra dans son jardin. Comme prévu, Myrtille était toujours là et l'attendait avec impatience. Il sella le poney et lui caressa l'encolure.
- On repart à l'aventure, ma belle.
La ponette lui répondit d'un léger hennissement et d'un coup de tête qui fit rire Bilbo. Le hobbit monta à cheval avant de rejoindre les autres qui entamèrent leur chemin rapidement. Plusieurs Hobbits de Hobbiton saluèrent Bilbo sur le chemin.
- Ah, monsieur Baggins, bonjour ! S'écria l'un de ses nombreux voisins. Où allez-vous ?
- Bonjour, monsieur Wellber ! Je pars à l'aventure !
- A l'aventure ? Répéta le Hobbit étonné.
- Oui, oui. D'ailleurs, pouvez-vous me rendre un service ?
- Bien sûr, monsieur Baggins.
- Prévenez les Hobbit travaillant pour moi que j'ai confié mes terres à Drogo, mon cousin. Et dites à Lobelia Sackville-Baggins de ne pas s'approcher de ma maison.
- Ce sera fait, monsieur Baggins.
La compagnie s'éloigna enfin du village de hobbit. C'est finalement Ori qui posa la question que se posait de nombreux nains.
- Qui est Lobelia Sackville-Baggins… votre femme ?
- Certainement pas ! Fit Bilbo, près à vomir. C'est une petite vipère qui a bien trop de vue sur ma maison à mon goût. En plus, elle sent toujours le troll.
Les nains qui avaient entendu la réponse du cambrioleur rirent de son dégout avant de reprendre leur route.
Contrairement à sa première aventure, Bilbo n'hésita pas à engager la conversation avec les nains qui l'entourait. La compagnie, qui était un peu dérouté face à ce Hobbit étrangement heureux de les accompagner vers une mort certaine, finit par se détendre et apprécier les conversations du semi-homme. Seul Thorin continuait de ruminer dans son coin. Il avait la nette impression que le Hobbit l'évitait comme la peste. Non pas que cela le chagrine, à vrai dire, il s'en fichait royalement, mais il avait remarqué les regards en coin que lui lançait parfois le cambrioleur. Des regards remplis de regret, de peine et de douleur.
Mais qu'est ce qui n'allait pas chez ce maudit Hobbit ? Ce demandait-il souvent.
Au bout d'une semaine, le roi sans royaume décida finalement de confronter le cambrioleur. Il en avait plus qu'assez de ce jeu du chat et de la souris. Les autres nains avaient, eux aussi, remarqué cet étrange comportement de la part du Hobbit. Balin était même venu voir le chef de la compagnie pour vérifier que celui-ci n'ai rien fait contre le semi-homme. Cela l'avait d'ailleurs prodigieusement agacé. Évidement qu'il n'avait rien fait ! Il ne parvenait même pas à lui adresser le moindre mot sans que celui-ci ne s'enfuie lâchement !
- Vous m'évitez. Commença-t-il.
Par un hasard -tout à fait calculé par Thorin- ils étaient tous les deux seuls près d'un petit ruisseau. Les nains avait chargé Bilbo d'apporter de l'eau et l'héritier du trône en avait profité.
- N-non. Répondis difficilement le Hobbit.
A peine eu-t-il croiser le regard du roi qu'il se détourna vers le cours d'eau pour lui tourner le dos. Il n'y pouvait rien, c'était plus fort que lui. Chaque fois qu'il voyait Thorin, une image sanglante et parfaitement déplaisante s'imposait dans son esprit. Sa gorge se nouait, son cœur se serrait et les larmes lui montait aux yeux. Il ne pouvait pas. Pas encore. Il lui avait fallu presque trois jours pour Fili et Kili et il n'était amoureux ni de l'un ni de l'autre.
« Et puis, c'est deux-là avait l'art et la manière de changer les pensée sombres de ceux qui les entouraient. » Pensa le Hobbit avec un sourire en puisant de l'eau.
- Ce n'était pas une question. Grogna Thorin. Vous m'évitez.
Bilbo se crispa. Thorin était visiblement assez remonté contre lui. Il aurait voulu lui répondre, trouver une excuse bancale mais plausible. Quelque chose comme « Vous êtes simplement impressionnant et je n'ose pas vous aborder » puis s'enfuir à toute jambe. Simple. Rapide. Plus ou moins efficace.
Mais non. Une fois de plus, sa gorge était nouée et aucun son n'en sortit.
- Si vous ne vouliez pas nous aider, il suffisait simplement de refuser. Continua le nain. Vous pouvez rentrer chez vous dès maintenant, nous ne sommes pas encore si loin de votre foyer. Je n'ai pas besoin d'un poids regrettant sa décision.
Ses mots eurent l'effet d'un électrochoc sur le Hobbit. Alors que Thorin se détournait pour retourner auprès des autres, il sentit la poigne du cambrioleur l'en empêcher. Il lança un regard en arrière pour constater que Bilbo le retenait fermement et pour la première fois depuis le début de leur aventure, il ne détourna pas les yeux face aux orbes orageuses du roi.
- Non. Dit-il fermement.
- Non ? Répéta le nain.
- Non. Je ne partirais pas. Affirma le cambrioleur. J'irai jusqu'à Erebor, J'entrerais dans cette montagne, je prendrai l'Arkenston et je vous aiderais à retrouver votre foyer. J'irai même jusqu'à tuer ce foutu dragon s'il le fallait.
Ce fut au tour de Thorin de ne pas savoir répondre. Evidemment, il était convaincu que le Hobbit soit incapable de tuer Smaug. Il fallait être sérieux, il était probablement incapable de tuer un lapin alors un dragon…
Non, ce qui l'empêchait de parler était la sincérité et l'écrasante détermination qui émanait du cambrioleur.
La poigne de Bilbo se fit moins forte, jusqu'à finalement disparaître. Mais le semi-homme ne détourna pas les yeux. Thorin ne répondis rien de plus et retourna auprès de ses compagnons sans un regard en arrière. Bien qu'il laissait le blond derrière lui, il gardait son image en tête. Que pouvait-il bien cacher pour avoir une telle volonté de les aider, eux, des nains parfaitement inconnus.
Suite à cette entrevue. Bilbo rassembla tous ses efforts pour agir normalement avec le roi. Il ne voulait pas que Thorin doute de son envie de participer à cette quête. Ni qu'il le haïsse…Par Eru, non. Cela le détruirait définitivement cette fois.
Les jours s'écoulèrent tranquillement. Mais lorsque Bilbo entendit pour la première fois depuis des mois les grognements des orques qui résonnait dans la forêt, tous les souvenirs de la guerre se rappelèrent à lui. Inconscient du malaise et même de la peur qui s'emparait du Hobbit, Fili et Kili le taquinèrent, énumérant toutes les horreurs commise par les affreuses créatures. Aucun des deux princes ne remarqua les blessures qu'ils rouvraient avec leur mauvaise blague. Le cambrioleur avait cessé de les écouter, assaillit par des pensées morbides. Les cris de souffrances des guerriers Elfes, Humains et Nains se battant pour leur vie résonnait dans ses oreilles. Sa vue s'obscurcissait de plus en plus pour laisser place aux souvenir sanglant de la bataille des cinq armées.
Ce n'est qu'en entendant la voix dure de Thorin qu'il revint à lui.
- Vous trouvez ça drôle ? Vous pensez qu'une attaque d'orques est une plaisanterie ?
Bilbo se tourna vers les deux princes pour constater qu'il avait chacun baissé la tête face aux remontrances de leur oncle. Discrètement, avec le pas aussi léger qu'une plume, Bilbo s'éloigna. Il savait ce qui allait suivre et n'avait pas envie de parler des orques. Il s'éloigna de la compagnie pour trouver la présence réconfortante de sa ponette. La seule créature à partager son secret de seconde chance.
Tentant autant qu'il put d'ignorer l'histoire que contait Balin, il sortit une pomme de sa poche et l'offrit à sa plus fidèle amie.
- Hey, Myrtille. Salua le semi-homme.
L'équidé se tourna vers lui et lui donna un coup de tête affectueux comme pour le réconforter ce qui fit sourire le Hobbit.
- Ouais, tu as raison. Murmura-t-il. Il faut que je surmonte ça ou je ne pourrais jamais les aider autant que je le voudrais.
Quelques jours plus tard, une pluie torrentielle s'abattit sur eux. Bilbo n'en était pas vraiment dérangé. Il avait une étrange affection pour la pluie depuis son retour dans le passé bien qu'il ne saurait dire pourquoi. Les nains, en revanche, ne cessait de se plaindre et Dori demanda même à Gandalf si il pouvait faire quelque chose contre ce temps de chien.
- Il pleut, maitre Dori, et il pleuvra encore jusqu'à ce que la pluie cesse. Affirma l'Istari. Si vous voulez faire quelque chose contre cette pluie, il vous faudra un autre magicien.
- Ça existe ? Demanda Bilbo en dissimulant un sourire joueur. Il avait très envie d'embêter le magicien durant cette nouvelle aventure. Peut-être était-il vraiment rancunier finalement.
- Quoi dont, monsieur Baggins ? Demanda Gandalf en se tournant vers lui.
- Des magiciens compétents. Dit platement le Hobbit.
Il ne prit même plus la peine de dissimuler son sourire lorsque les ricanements de plusieurs nains lui parvinrent.
- Il existe d'autres magiciens si c'est là votre question. Grogna le gris.
Encourager par les nains, Gandalf énuméra les cinq Istari qui vivait dans les terres du milieu. Quand bien même il ait oublié les noms des deux magiciens bleus. Bilbo leva les yeux au ciel lorsque le nom de Radagast. Un grand magicien à sa manière selon Gandalf, un fou aux yeux du Hobbit.
Ce n'est qu'après avoir parcouru de nombreuses lieues que la pluie cessa enfin.
Lorsque la compagnie de Thorin Oakenshield s'arrêta devant une vielle ferme délabrée, Bilbo frissonna d'horreur.
Bon sang ! Il n'avait établi aucun plan pour s'occuper des Trolls !
P'tit note d'auteur :
Bonjour/bonsoir !
Premièrement je voulais m'excuser pour l'attente incroyablement longue de ce chapitre. Je suis dans ma dernière année d'étude et le mémoire, les dossiers, les partiels, révisions et autres me prennent un temps monstrueux. J'ai donc décidé d'afficher sur mon profil les différents chapitres en cours et à quel point ils sont terminés. Je le mettrais à jour le plus souvent possible. Je ne pense pas réussir à être régulière dans mes postes mais vous pourrez au moins voir si les chapitre avance ou pas. Sur ceux, merci énormément pour vos review ou juste pour m'avoir lu. J'espère vous voir au prochain chapitre.
