LIVAÏ ACKERMAN
L'été prend fin à partir de l'instant où sa source d'énergie principale se voit étouffée de ces nuages hivernal, empiétant sur son territoire qu'il conquit chaque décennie. Des larmes et des pleures de défaite s'abattent sur le pays, exprimant sa rage en un coup d'éclair mais en vain. Le Nord n'était plus à lui, une partie du globe terrestre ne l'a jamais été. Les vents frais chassent le moindre source de chaleur jusqu'à plonger ces pauvres hommes, femmes et enfants dans un hiver des plus secs. Accompagnés d'une tempête noire décrite comme étant le châtiment de Dieu qui s'abat sur eux pour avoir tenté de défier les lois de la nature, c'est avec espoir qu'ils persistent à s'accrocher à ce qu'ils leur restent : la vie.
À la Gare Baden Baden, un sous-terrain regroupait parking privé et voie ferrée assez côtoyer par ses habitants, ses voisins et étrangers. Si certains voient du mauvais œil l'espace sous-terrain qui optimise leur quotidien parce qu'ils croient se rapprocher de l'entrée des Enfers, ils seront bien plus optimiste lorsqu'ils apprendront que la vie existe encore. Six pieds sous terres, un petit groupe d'adolescents et jeunes adultes était caché dans un labyrinthe gigantesque, aux couloirs étroits qui s'engouffrent sur plusieurs kilomètres suivis d'une arrivée d'eau filtrée par les égouts qui siègent juste au dessus de son plafond rocheux. Aucune lumière ne pouvait illuminer les lieux si aucune bougie et flambeau ne sont allumés volontairement par le « maître » des lieux si sombres et humides – chance à ceux qui n'attrapent pas un virus avec une température aussi glaciale et désastreuse.
Caché de la lumière du jour et protéger de la pluie qui s'abat au plafond, un petit espace aussi grande qu'une pièce de salon était éclairé de ses quelques bougies, des flammes ressortaient d'un tonneau en métal posté en son cœur où il fût entouré de ses rochers sculptés avec soin pour en faire des sièges où des coussins aux points de coutures soignées y étaient logés. Dans l'un des murs, un petite pièce y était forgée dont un comptoir en roche faisait office de bar des plus sympathiques où derrière celui-ci, des vivres soigneusement rangés à leur place quant au sol, il semblait ne pas avoir un grain de poussière ni une toile d'araignée perchée sur les murs. L'espace de vie était conviviale et nettoyée minutieusement preuve formelle que ces catacombes de guerre étaient encore habitées.
Quand les ténèbres chassent la lumière, le chat noir et la chauve-souris sont de sorties, quittant leur terrier pour remonter à la surface. Faufilés entre les ruelles les plus sombres de la ville inondées de ses flaques d'eaux, quelques gouttelettes d'eaux viennent s'écraser et s'éclabousser à même le sol et la marée d'eau de pluie. C'est ensemble qu'ils terminent dans un bâtiment laissé à l'abandon, esthétiquement grossièrement laid mais hygiène de vie impeccable lorsqu'on entre dans sa gueule, ici était un autre de leurs repaires. Enfin, un second repaire depuis que tout à commencer. Si ses pièces semblent marquée d'un certain charme, raffiné, son jugement chamboule rien qu'aux cris bien trop dérangeant de ses voisins. S'il se définissait réellement comme un meurtrier, son acolyte et sa petite soeur de coeur seraient les seuls témoins de leur mystérieuse disparition.
Aussitôt rentré, porte refermée derrière eux. Dans l'immédiat, il se contente de nettoyer ses bottes noires sans prendre la peine de se déchausser, le torchon souillé en main. Son visage fin et pâle était face à la porte d'entrée en bois de chêne quand il entend le plat des pieds nues détaler dans les escaliers et débouler jusqu'à lui rentrer dedans. Ses sourcils se froncent d'avantage qu'ils ne le sont déjà, sans un seul sourire qui pourrait illuminer un minimum son regard métallique et glacial, il pivota sur lui-même pour se prendre une petite fille dans les bras – qu'il n'avait bien entendu pas ouverts.
Prisonnier de l'étreinte de l'adolescente, le brun ne put s'empêcher d'émettre un râle tandis qu'il entend le rire de fouine de son acolyte. Il logea une main sur le front de cette dernière qu'il vient pousser sans aucune délicatesse, sa peau brûlante et cette odeur de transpiration de quoi horrifié sa soirée de dégoût.
« Dégage de là, Gamine. Tu es encore plus sale qu'à notre rencontre. Quand t'es-tu lavée pour la dernière fois, hm ?
▬ Grand-frère, je ne suis pas une gamine… ! Je-je n'arrive toujours pas à me défaire de cette satanée grippe...
▬ Crois-tu que je ne l'avais pas détecté ? Vires tes sales pattes et vas te laver. »
Visiblement, il n'était pas d'humeur à lui laisser le dernier mot après quoi, elle le libère de ses chaînes pour ensuite filer dans la salle de bain. Le brun vient passer ses mains sur ses vêtements pour enlever le moindre défaut causé par l'adolescente aux traits d'Emilia Clarke. Elle qui ne le voyait jamais sourire, au point d'interroger le blond si cette mimique existait réellement chez lui, hélas trois fois hélas nul n'a jamais vu son visage se fendre en deux. Les traits de cet homme, son apparence, sa taille, il était comme figé dans la glace, bloqué dans le temps. Biens des mystères entouraient ce dernier où même ses plus proches amis ou même sa famille ne réussiraient à décrocher la vérité. En fait, tous sauf une personne mais cette personne n'était pas là aujourd'hui.
Du coin de son regard ténébreux, il observa le plus vieux s'écarter de lui pour se rendre dans l'espace cuisine où il commença a faire bouillir de l'eau et durant ce laps de temps une mystérieuse boite en ferraille ressortie de son grand sac noir à lanière. À peine eut-il le temps d'ouvrir son socle qu'il compris immédiatement ce qu'il était entrain de manigancer, le retour de ces herbes médicinales qui ne faisaient malheureusement guère effet. Lui-même n'était pas naïf, pourtant, il ne pouvait pas faire autrement s'il voulait ralentir et étouffer la maladie de leur petite-soeur. Il se refusait de constamment la voir souffrir dans un état aussi désastreux, c'est pourquoi il remettait ça sur le tapis. Est-ce que ses efforts désespérés valent vraiment le coup ? Il l'ignore, peut-être qu'elle finira comme eux mais s'il pouvait éviter que ce jour arrive il en serait que ravis. Inutile de lui adresser la parole, de lui faire cracher ne serait-ce un mot pour comprendre la colère, la douleur et la tristesse qui ronge son esprit meurtri.
« Je sais ce que tu dois être entrain de te dire. Nous avons déjà essayer les plantes médicinales et les médicaments volés de l'hôpital. Peut-être que cette maladie aura eu raison d'elle mais nous ne pouvons pas nous permettre de la laisser souffrir sans rien essayer. Livai, tu sais, j'avais même pensé à l'envoyer à l'hôpital mais crois-tu sincèrement qu'ils voudront sauver la sœur de deux criminels ?
▬ L'hôpital est plein à craqué, ils ne pourraient pas s'en occuper dans tout les cas.
▬ Et cette seringue que nous avons volés, que crois-tu qu'il pourrait s'agir d'un remède contre ce fichu virus ?
▬ N'y penses même pas, ces porcs sont aussi détraqués que nous le sommes. Nous pourrions signer son arrêt de mort bien avant l'heure, j'ignore ce qu'elle contient et ça ne me plaît pas autant que toi.
▬ Tu as probablement juste. L'idéale c'est que nous ayons un laboratoire pour pouvoir effectuer des analyses mais ces créatures entour de nous commencent à m'irriter le poil. Sans parler de ces chiens du gouvernement qui ont été lâchés pour nous pister. »
Le métal de ses pupilles s'assombrit dès lors où l'armée avait été mentionné par son acolyte, lui non plus n'était pas rassuré d'apprendre une telle nouvelle, tout partait d'une petite substance dont il ignorait les origines de sa conception. Pourtant, si le gouvernement voulait a tout pris mettre la main sur ce qu'ils ont réussi à dérober alors c'est qu'elle doit contenir un liquide fondamental, peut-être un atout potentiel pour assurer leur survie. Avant d'émettre de telles suppositions et hypothèses, le brun devait découvrir ce qui animait ces monstres, comment fonctionne leurs transformations, qu'est-ce qui contamine les vivants à finir comme eux ? Tout ne peut pas être une simple question d'hygiène sinon il verrait toute la population mourir sous ses yeux.
Un soupire franchis la barrière de ses fines lèvres, brisant le maître du silence, d'un pas après l'autre il se dirige à la salle de bain du bâtiment où il retrouve l'adolescente totalement dénudée, assise a même le sol tandis que le haut de son corps était achevé contre le rebord de la baignoire, ses cheveux mi-longs masquait sa nuque. Sa main gauche contre la surface en bois de la porte qu'il vient d'ouvrir sur cette pièce, du haut de ses un mètre soixante il fût témoin d'une scène dramatique digne d'un film rempli de niaiserie, tout ce dont il détestait. Sa posture, elle ressemblait à un légume auquel on y aurait arraché sa couche de peau, le rendant ainsi fragile et faible. Comprenant qu'elle ne s'était pas encore lavée depuis le temps qu'il lui a donné l'ordre, dans un râle il vient remonter les manches de sa chemise blanche. Il sortit des gants du tiroir pharmaceutique qu'il enfila aussitôt avant de venir loger ses mains sous les bras nus de sa petite soeur pour la soulever.
C'est à bout de force qu'elle avait loger l'un deux autour de la nuque du brun, s'aidant de sa force physique puis venir plonger le bas de son corps dans la baignoire remplie d'eau. Il la libère d'entre ses griffes une fois qu'elle fut calée, s'assurant qu'elle ne risquait point de glisser et se noyer dans la baignoire. Il pris un instant pour se redresser et venir mouiller d'eau froide un gant de toilette qu'il avait récupérer dans un placard où était rangé les serviettes de bains. Il revient à elle puis d'une délicatesse légendaire il passa le gant de toilette au visage de la rouquine afin d'hydrater sa peau rougit par la fièvre tandis qu'elle commence à marmonner :
« Je viens de passer ma journée au lit, j'ai pris ce que Grand-frère m'avait donné pour calmer ma fièvre mais j'ai la sensation que mon état ne cesse d'empirer...
▬ Cela t'apprendras à négliger l'hygiène, si tu faisais attention à laver tes mains après avoir toucher tout et n'importe quoi, tu n'en serais pas là. Qui sait ce que ces ingrats t'ont transmis comme maladie.
▬ Grand-frère, personne ne m'a touchée... ! Je ne sais pas comment j'en suis venue à tombée malade peut-être est-ce la période ? Tout le monde est entrain de tomber de la fièvre, mais grand frère et toi êtes plus solides que moi... »
Elle parlait comme si elle savait quelque chose, qu'elle était intimement convaincue qu'un événement catastrophique allait se produire et sait pertinemment qu'elle pourrait ne pas faire parti des survivants. Quelque part au fond d'elle, elle savait qu'elle était condamnée, qu'elle ne pourrait suivre ceux qu'elle aime pourtant chaque minute, chaque second, elle garde les yeux ouverts pour continuer à se battre à leurs côtés. Le plus douloureux pour elle, est de savoir que ses frères avaient consciences que sa vie pouvait tenir que sur un fil et qu'un moment ou un autre celui-ci pourrait se casser en deux. Le fait est qu'ils sont tout deux à ses petits soins ne fait qu'accroître ce sentiment poignant qui lui serre le cœur et noue sa gorge parce qu'elle sait tout autant qu'eux qu'ils vont se séparés dans la mort. Si elle ne s'inquiétait pas pour son état de santé, elle s'inquiétait pour ses frères entrain de piller des banques et des hôpitaux pour survivre tandis que parmi eux la mort marche dans leurs pas.
Le bain chaud semble soulager les muscles et articulations de son corps et sentait sa tension chuter : mais pour combien de temps ? Son souffle était régulier, il s'en est assuré. Alors qu'il termine de nettoyer son dos, des voix masculines portantes viennent siffler dans leurs oreilles. Isabel cesse de râler quand elle croise le regard métallique du plus vieux, son attention était tourné sur la sortie de la salle de bain, il était concentré à écouter la conversation qui avait débuter dans le hall d'entrée. Leurs voix résonnant dans les couloirs, l'adolescente se mise a écouter également. Insultes et injures volent en éclat, la tension monte au plus haut point, le brun lâche le gant de toilette dans la baignoire où se trouvait Isabel puis se redresse sur ses deux jambes. Il retira ses deux gants qu'il dépose dans le lavabo, si son visage inexpressif laissait croire qu'il était totalement calme, l'adolescente ne s'y méprenait pas connaissant ce dernier comme s'ils étaient nés ensemble dans ce monde, elle n'ignorait pas à quel point il était entrain de bouillir de l'intérieur. D'ailleurs, avant qu'il passe la porte de la salle de bain, d'une voix sèche et venimeuse, elle l'entend le commander :
« Tu as trois minutes pour terminer et nettoyer la pièce. Je vais avoir besoin de toi pour faire le salon. »
Alors qu'il était entrain de défiler dans le couloir, elle ne put s'empêcher de protester son dernier ordre avec une voix portante.
« Mais le salon je l'ai déjà lavé ! »
Dans le hall d'entrée qui était rattachée à la cuisine et au salon, le grand blond aux yeux bleus avait ouvert la porte d'entrée aux hommes qui étaient venus toquer chez eux. Pourtant, il ne prenait pas la peine de s'écarter du passage pour les laisser pénétrer leur demeure, surtout avec des chaussures dégueulasse aux pieds, une main sur sa hanche il observait avec attention ceux qui lui faisaient face. Il les reconnaît, ils faisait parti de leur petit groupe de délinquant qu'il a décidé de dissoudre avec Livai à l'appuie, bien sûr la nouvelle n'avait pas réjouit ces derniers tellement qu'ils se sont rassemblés devant leur porte.
« Tiens dons, je vois que la pilule du lendemain n'est toujours pas passée ! »
À peine eut-il le temps de prononcer ses derniers mots qu'il reçut un poing au visage. Sa tête fût tournée d'un coup sec sous l'impact, le choque l'avait même fait reculer de quelques pas alors qu'il tentait de maintenir un équilibre pour ne pas tomber. Une main contre sa bouche, une gouttelette d'un rouge foncé vient perlé sur le parquet du salon, un goût nauséabonde en bouche, ses billes glaciales étaient plantées au sol marqué par la boue de leurs chaussures noires. Ils s'étaient permis d'entrée comme s'il venait de prendre en compte ce crochet du droit comme une auto-invitation pour eux. Les sourcils froncés, le blond sous traits de Lucky Blue Smith s'était redressé alors qu'il passe le dos de sa main sous son nez pour nettoyer la coulée de sang qui venait s'échapper d'une de ses narines. Le second s'était mis à rire sous l'état dans lequel son « boss » l'avait mis.
« Sacré crochet du droit les filles, ok. J'avoue l'avoir mérité. U-hu..
▬ « Les filles » ? Et tu oses te moquer de nous après t'être prise une raclée ? T'es pas prêt de te relever cette fois-ci !
▬ Vas-y Boss, foutez-lui une raclée ! J'crois que son mec n'est pas prêt d'arriver pour lui sauver les miches !
▬ J'crois plutôt que vous auriez mieux fait de retirer vos chaussures avant de rentrer, voyez, il se rendra compte que je ne suis pas le seul à avoir souillé son parquet. Rétorqua le blond d'un sourire sarcastique tandis qu'il continue de les défier du regard.
▬ Il continue de se moquer ?! C'est une insulte à notre nom, faites lui regretter son arrogance et sa bêtise d'avoir quitté notre organisation ! Pourquoi ? Une pauvre catin ! J'me demande lequel des deux en a eu assez de coucher avec l'autre pour se taper une catin ! Un rire gras et provocateur arrache la gueule de l'homme tandis qu'une rancœur se ressent au timbre de sa voix grave. Quoiqu'il en soit, vous allez tout les deux regretter pour votre trahison et on va emporter la fille avec nous. Elle nous servira comme monnaie d'échange ! »
Si le blond avait réussi a esquiver un second revers tel un bon élève ayant compris la première leçon de cours, il fut néanmoins pas au bout de ses surprises lorsque l'homme se jeta sur lui de tout son poids, son corps bascula en arrière et s'écroule sous la masse graisseuse du plus âgé. Les sourcils froncés d'avantage et les dents serrées, le sang continuait a s'écouler d'une de ses narines, il n'eut cependant pas le temps de s'en occuper qu'il se prit un coup de poing au visage. À nouveau mais cette fois-ci, c'est son autre joue qui venait de prendre cher, l'impact du coup était si violent qu'il crut pendant un instant que l'homme allait lui fracturer la mâchoire ou pour les optimistes seul une dent en tomberait, lui laissant alors un goût métallique et amer en bouche. Son torse fut écrasé sous l'un des genoux de son agresseur qui vient s'appuyer sur sa partie centrale, ses battements cardiaques avaient accélérer sous le coup de l'adrénaline mais son souffle fut rompu une fois. C'est alors qu'il sentit deux grandes mains entourer son cou qui fut serrés comme on presse un citron, l'homme commençait a l'étrangler après l'avoir battu au visage.
« Va chercher la fille pendant que je me charge de son cas ! »
Avait-il ordonné à son acolyte, qui partie se promener dans les couloirs pour les débusquer. Les dents serrées, manquant de perdre connaissance, Furlan tentait de se débattre mais il profitait que le visage de l'homme soit a sa portée de main pour venir le prendre entre ses mains et vient enfoncer ses pouces dans les yeux. Cependant, ses forces commençaient à l'abandonner et l'homme bougeait la tête pour éviter ses doigts. À l'instant même où l'homme était trop occupé a étrangler le jeune homme, son acolyte se mis a revenir dans le salon glissant sur la colonne vertébrale, projeté depuis les couloirs. Tandis que la vision du blond commence a se troubler, une main se saisit du col des vêtements de l'homme puis d'une poigne presque herculéenne il vient se faire dégager immédiatement de sa victime. L'obligeant a lâché prise sur son cou, il se fait projeter contre le mur à proximité de l'entrée, son dos plaqué violemment contre celui-ci. Mais il n'eut pas le temps de se mettre a tousser qu'il se reçut un coup de pied dans les côtes tellement fort qu'il entendit le doux son des brisements d'os. Il dû sentir ses côtes venir s'écraser contre ses poumons au point de lui causer de gros problèmes de respiration.
Ce fameux mec tant redouté par ces porcs était bel et bien présent depuis le début, d'ailleurs, la nouvelle ne manque pas de venir souligner une lueur de terreur dans leurs regards déformés.
Si l'homme pensait que sa punition était terminé alors il se trompait lourdement sur son compte. En effet, il se pris un second coup de pied mais cette fois-ci en plein visage, l'impact était si violent qu'il ne put s'empêcher de cracher deux dents qui viennent rebondir sur le parquet mais l'envie de cracher son sang le prend également aux tripes.
Ce n'est pas terminé.
Le type qu'il avait tantôt envoyé au tapis a su trouver un minimum de courage et la force de se relever, mais il notait son courage pour venir lui chercher des noises dans sa demeure. Retirant son pied du visage de l'homme encastré contre le mur, le brun ne perdit pas un instant pour lever l'autre jambe et venir fracasser la main du second le forçant a relâcher le poignard qu'il a voulu retourner contre lui. La jambe droite toujours tendue, il pivota sur lui même et dans un mouvement rapide il eut a peine le temps de poser son pied droit avec délicatesse sur le sol que sa jambe gauche venait d'être levée a son tour, le dessous de son pied gauche vient s'écraser dans le cou du nouvel agresseur, sa pomme d'Adam enfoncée, il se tient aussitôt le cou de ses deux mains. Il chuta à genoux sur le sol alors qu'il émit des bruits incompréhensible comme quelqu'un qui était entrain de manquer d'air, quelqu'un qui n'arrivait plus à respirer, quelqu'un qui était entrain de mourir s'étouffant dans son propre sang.
« Vous êtes aussi hideux et sales que ces comiques déambulant dans les rues. »
Le regard de ce jeune homme n'était que noirceur dès lors où ils sont tombés sur eux, s'il n'a pas apprécié leur injures envers sa petite sœur, leur comportement déplacé envers son frère de cœur n'avait fait que réveiller le dragon qui dormait. Il peut désormais entendre leur détresse entrain de jurer, de bafouiller et marmonner dans leurs Barbes, il n'avait que faire des porcs comme eux. D'ailleurs, d'un pas sec, il se saisit d'eux par le col de leur veste puis dans aucune délicatesse il vient les balancer dehors, les laissant chuter dans les escaliers en pierre de leur bâtisse. Lorsqu'ils terminent leur chute, ils se mirent soudainement a hurler a plein poumons d'horreur et de douleurs quand des grognements indescriptible s'étaient fait entendre dans la nuit. Il les entendait pleurer toutes les larmes de leurs corps, l'écoute de cette scène vient glacer le sang de Furlan ainsi que celui d'Isabel lorsqu'elle débarqua dans le salon après la guerre. Mais lui, aucune réaction, aucune expression ne réussit a déformer son visage a jamais figé dans la glace, même son regard était inaccessible, nul ne pouvait réussir a déceler ce dont il pouvait bien penser.
« Préparez-vous, nous partons d'ici. Plus nous tardons, plus il sera facile pour ces chiens de nous tomber dessus. Néanmoins, il me reste une dernière chose a faire.
▬ Parfait ! Nous te suivons, grand frère. Quelle est notre dernière mission ?
▬ Oui, on vient avec toi, Livai. Tu peux compter sur nous. »
Un sourire sincère longeait les lèvres du blond qui s'était relevé alors qu'il reprenait son souffle, une main a son cou qu'il massa. Le brun partit dans la chambre qu'il se partageait pour enfiler une simple veste noire a capuche tandis qu'il s'équipait de plusieurs poignards et aux armes pouvant lui servir, suivit de ses frère et sœur qui effectuaient les mêmes opérations, son attention s'arrêta un instant sur l'adolescente qui semblait en meilleure forme que tout a l'heure mais il nota encore sa fièvre permanente.
Lorsqu'ils reviennent dans le hall d'entrée, il furent stoppés à l'instant où un homme s'apprête à rentrer à l'intérieur. Un pas après l'autre, c'est traînant des pieds au point de racler le dessus sur le sol qu'il avance, des sons abominables et monstrueux s'échappent de sa gueule déchiquetée. La peau de sa joue droite n'était plus dévoilant l'envers du décor et de l'autre côté la peau pendait encore dans le vide. Ses pupilles étaient refroidies et étaient aspergées de sang, ce même liquide rougeâtre avait même coloré ses vêtements crades et à moitié déchirés. Pourtant, en vue du sang séché sur son corps presque noir, ils n'eurent aucuns mal à savoir que cet homme était mort depuis plusieurs heures et c'est sans compter l'odeur de pourriture de cadavre en décomposition. Si le mort rendait une petite visite aux vivants, il serait outré d'apprendre que l'un d'eux n'avait pas de temps à perdre avec lui qu'aussitôt le mort-vivant s'était pris de plein fouet le plat d'un pied dans le torse. La violence de l'impact sur son corps fragilisé se voit détruire de l'intérieur, sa cage-thoracique brisée en morceaux, il chuta en arrière et détala les escaliers qu'il avait mis temps de temps à monter. Le dos de son crâne se voit défoncé, réduit en bouillit lorsqu'il percute l'une des marches d'escalier de pierre.
To be continued...
