ERWIN SMITH
L'américain laissait entendre le claquement de ses talons sur le sol bétonnier et humide d'un liquide ronge-foncé qui se mélangeait à de la boue, provenant de l'extérieur des murs. Du haut de ses un mètre quatre-vingt huit, le visage droit et le regard planté devant lui, il défilait dans ces couloirs lugubres et macabres sans jamais se retourner. Suivit de ses deux acolytes composés d'une femme et d'un homme aussi grands et charismatiques que lui, il semblait ne pas craindre le sous-sol de ce gymnase. L'atmosphère étouffante de ces lieux se rapprochaient intimement, selon lui, aux Enfers avec les grognements démoniaques de ces êtres infâmes dont la vie leur a été dérobée, privée. Il pense aux Enfers parce qu'il les aurait sans doute rejoint s'il avait trouvé la mort. Pas qu'il fasse parti de ces bons samaritains croyants mais s'il l'avait été, il serait persuadé qu'un soldat ne pourra jamais terminer sa course au Paradis, seul l'Enfer pourrait expier ses péchés et comme dirait notre bon vieux Caporal-Chef Livaï : « Une fois que tu as du sang sur les mains, jamais tu ne pourras t'en laver. »
Au bout de quelques minutes de marche qui pourraient lui paraître des heures entières, le grand blond avait achevé sa course au bon milieu d'un couloir du sous-sol où il s'était arrêté devant une porte en bois de chêne. Sans l'ombre d'une hésitation, il s'était vu la franchir, arrivant sur une pièce assez spacieuse qui autrefois servait de vestiaire pour femmes ou hommes, cela il l'ignore puis qu'aucune indications ne figurait sur la surface de la porte.
Un pas en avant et pourtant, l'atmosphère rafraîchi et macabre demeure intacte voir bien plus pire qu'au delà de ces murs. La pièce était trop peu éclairé d'une ampoule centrale qui s'illumine d'une couleur émeraude, assez pour pouvoir dessiner les hommes et femme qui s'y trouvaient. À noter, que le plus important était cet homme miniature installé sur une chaise en bois, les mains menottées à son dos, il ne pouvait plus s'échapper. A vrai dire, il ne bougeait même pas d'un poil, guère étonnant après le tranquillisant qu'il a dû se taper avant d'être enfermer dans ce trou à rat. Une gouttelette d'un liquide rougeâtre vient s'écouler le long d'un des pieds avant de la chaise en bois, terminant sa descente sur le carrelage recouvert de crasse et de poussière. À son réveil, il n'osera imaginer depuis quand les concierges du gymnase n'ont pas été fichues de laver cette pièce, s'il avait su qu'on l'enfermerait comme un animal sauvage peut-être qu'il se serait pointé lui même faire le ménage de printemps.
« Major Smith ! Content que vous soyez venu ! Nous avons vérifié s'il s'agissait bien de l'homme recherché et il a effectivement le même tatouage dans le dos.
▬ Lui ôter sa chemise n'était pas nécessaire, lieutenant mais soit. Son état facilitera son réveil. J'espère que vous avez veuillez à mettre leurs affaires en lieux sûr, si l'un d'eux réussi a s'échapper, je ne donne pas cher de notre peau.
▬ Oui, Mon Major ! Nous avons récupérer toutes leurs armes pour les placer dans l'armurerie, de quoi gonfler nos ressources.
▬ Fort bien. Voulez-vous bien chercher de quoi réveiller notre Princesse aux bois dormant ?
▬ Tout de suite, Major Smith !
▬ Lieutenant Hina. Pourriez-vous quémander le retardement du code ? Dîtes leurs que nous serons prêts dans deux heures.
▬ Hina se charge de les appeler. »
La jeune femme à sa droite venait de tourner les talons et quitter la cellule temporaire de leur prisonnier, sortant de la poche intérieure de sa veste militaire un talkie-walkie où elle enclenchait la fréquence désirée. Calée derrière la porte, le Major Erwin Smith pouvait l'entendre répondre à ses exigences sans se poser de questions, quant à lui, son attention s'était posé sur le brun installé sur la chaise en bois, placée en plein cœur de la pièce sombre et humide. Si ces quatre murs autour d'eux qui les renfermaient, n'étaient pas isolés, chacun d'eux pouvaient percevoir les d'une petite fille faisant écho dans les couloirs du sous-sol alors que celle-ci provenait de la surface. Certains sentaient leur sang se glacer dans leurs veines mais cela ne semblait faire frissonner d'un poil le chasseur. En effet, si ces hurlements de détresse pouvaient réveiller la bête pour l'analyser et l'examiner, cela ne serait qu'un gain de temps pour eux, comme pour lui.
Hélas, s'il espérait être réveiller en douceur c'était peine perdue puisqu'un des soldats arrivant avec un sceau rempli d'eau glacée ne s'était pas privé, offrant une douche froide à leur prisonnier de marque. Law coule a flot sur Livaï Ackerman qui se réveille en sursaut. À peine une goutte d'eau s'était abattue sur le sommet de son crâne que ses paupières s'étaient écarquillées, délivrant deux pupilles aux couleurs d'un acier froid et tranchant, ses dents blanches resserrées, il ferma brusquement ses mains et tenta de les libérer en vain – manquant de laisser sur ses poignets pâles la marque de ses menottes. Ses battements cardiaque viennent tambourinés contre sa cage-thoracique, son sang circulait à toute allure dans ses veines venant faire grimper la température de son corps humide et froid. Il étouffa un cri de surprise quand il sentit tout son corps se faire noyer d'eau gelée, ses cheveux et son pantalon noir trempés, quelques gouttelettes s'égouttaient des quelques mèches de sa crinière noire corbeaux, certaines perles s'écoulaient de son visage fin et pâle ainsi que du haut de son corps redessinant ainsi sa musculature mise en valeur ▬ contre son gré.
Il effectue un mouvement sec de la tête afin de retirer ces quelques gouttes d'eau de son visage trempé, ses mèches de cheveux brun qui s'étaient collés devant son regard sévère avaient finit décollés et déplacés sur un côté – sans se soucier du style que cela pourrait lui offrir, après tout il n'est pas là pour enfiler des perles. Comprenant bien vite la situation dans laquelle il se retrouvait, Livaï reprenait un total contrôle de son esprit, sa respiration forte s'était finalement étouffée suivit de sa fréquence cardiaque qui avait repris un rythme régulier. Ses sourcils habituellement froncés se renforcèrent lorsque les cris et les pleures d'une petite fille, provenant de leur plafond, viennent résonner dans ses tympans. Le prénom du jeune Jaeger avait été hurler avec rage, sans nul doute, cela signifiait qu'ils étaient entrain de s'en prendre au gamin. Pour quelle raison ? Ça, il l'ignore mais une chose est sûre c'est qu'il compte bien faire ravaler ses morts au type qui a eu le malin plaisir de l'arroser. Chance à lui qu'il ne s'agissait pas d'une eau sale et bourrée de bactéries, parce qu'il risque de hurler à s'en exploser les poumons. Oh oui.
Un jour, le jeune Ackerman remerciera son vieux de lui avoir enseigner l'anglais pour comprendre de quel degré, ces larbins du gouvernement osaient se moquer de lui. Il les entend le surnommer « Princesse au bois dormant » comme l'a tantôt fait ce type, face à lui. S'il ne le connaissait ni d'Adam, ni d'Eve, il ne pouvait oublier le visage de son chasseur où un sourire victorieux y trônait. Une lueur de haine s'était enflammée dans ses iris assombris, devenues presque noires, lorsqu'elles furent relevées sur celles lumineuses d'Erwin Smith. Livaï ignore la présence du Lieutenant Hina qui venait de faire son retour, avant qu'il ne renifle le nuage toxique de sa cigarette : une véritable torture pour ses narines, sa gorge et ses yeux – si l'idée de lui souffler à la figure lui venait à l'esprit. Lui qui n'avait pas pris au sérieux l'arrestation de son oncle aux États-Unis, voici la preuve que cet événement a bien eu lieu. À son tour, le brun pris en chasse son chasseur de son regard reptilien, notant le danger que cet homme pouvait représenter à son égard, il l'observa se déplacer dans le vestiaire dans lequel ils se trouvent. D'une main solide, il souleva une chaise en bois avant de venir la placer à un peu moins de deux mètres de son prisonnier, avant de s'y installer.
Voilà que Cap'tain America s'était préparé pour lui balancer l'un de ces discours à mourir d'ennui dans la gueule. De quoi faire rager le « super-vilain » de l'intérieur. Finalement, une balle dans la tête lui épargnerait bien des choses dont il ne regrettera jamais.
« Heureux de te revoir parmi-nous et navré pour le réveil forcé. En vu de la fatigue encrée sur ton visage, je craignais que tu ne te réveillerais jamais.
▬ Tsk. Râla-t-il de mauvais goût.
▬ Je suis Erwin Smith, le Major des brigades spéciales des États-Unis. Je me doute que tu dois t'inquiéter pour tes amis mais ils sont en sécurités.
▬ Faux. Corrigea Livaï d'une voix sèche. Vous savez tout comme moi.
▬ Tes amis sont en sécurités à l'intérieur de ces murs, mes hommes apportent tout leur soutient pour la bataille à venir. Le danger se fera une joie immense de s'accueillir à eux, s'ils persistent a vouloir s'enfuir. Cela dit, je reconnais que tu as raison sur un point... La petite rouquine qui se trouvait avec ton groupe, est actuellement dans un état alarmants, loin de vouloir être pessimiste je lui donne une heure avant de succomber par la maladie. Et tu sais tout comme moi, ce qui se passe après la mort d'une personne. »
Le jeune homme avait resserrer ses poings, renforçant ses biceps déjà bien dessinés, c'est en vain qu'il tentait de maintenir son sang-froid. Son regard d'un acier tranchant, et envieux pour le meurtre, fusillait l'Américain posté face à lui, son égo défié depuis son réveil. Aucun sourire, pas le moindre trait déformait son visage masculin, ses pupilles d'un océan de glace se reflétaient à travers ceux métalliques du plus jeune ▬ poursuivant une bataille de regard sans relâche à la One Piece pompant bien cinq minutes d'épisode. Sans le connaître, Livaï le détestait au plus haut point lui laissant un goût nauséeux en bouche. Comment osait-il parler d'eux comme s'il s'intéressait à son entourage, à lui ? Bien sûr, il ne faut pas être stupide. Tout ceci aboutira à la fameuse problématique qu'ils se posent tous. Qu'ils gaspillent leur salive autant qu'ils le désirent. Jamais ils ne mettront la main sur cette seringue.
« Aucun docteurs ni médecins ne pourra la soigner. Néanmoins, lui offrir les adieux de ses amis avant qu'il ne soit trop tard, est une opportunité à ne pas manquer. Je pourrais te laisser le temps d'y réfléchir mais penses-tu qu'elle sera assez forte pour t'attendre ?
▬ Tsk. Encore un traître mot et je jure de te péter les deux jambes.
▬ Je suis flatté par tant de rancœur, au point que tu es oublié dans quelle situation tu te trouves, Livaï.
▬Allez vous faire foutre ! »
Le Major n'avait pas encore quémander l'emplacement de cette seringue, sans doute cachée au fin fond des catacombes, que Livaï perdait peu à peu son sang-froid. Crachant ainsi son venin après un silence pesant de sa part, cela semble néanmoins fatiguer la femme qui se trouvait derrière le grand blond aux yeux bleus. Ses billes ténébreuses, par la colère de s'être retrouver en tête à tête avec eux, dérivent désormais sur le Lieutenant Hina. Une femme environ la trentaine portant l'uniforme traditionnel, sur mesure, de l'armée Américaine, mesurant près d'un mètre quatre vingt-cinq, un visage fin et pâle au maquillage impeccable dont ses lèvres pulpeuses étaient teintes d'un rouge sanglant. Une longue chevelure rose-pastel cascadant sa colonne vertébrale et recouvrant également sa poitrine généreuse, encadrant son décolleté où un ou deux boutons ont dû sauter en court de route. Une blonde entre les lèvres, elle remis ses lunettes de soleil correctement sur son front, remettant ses gants en cuire en ordre par la même occasion. Il l'observe se rapprocher dangereusement de lui, tout en se plaignant des hommes avec qui elle travaille mais, sa manière de s'exprimer lui fait grandement penser aux enfants de la forêt ▬ Assez mignon quand on y pense.
`« Ces hommes ne sont que de beaux parleurs oubliant de passer à l'acte. Hina est accablée par leur incompétence mais ce qu'elle trouve insupportable demeure le silence des agneaux. »`
Sans qu'il ne s'y attend, la Rose se saisit de sa crinière courte et brune de sa main droite pour venir basculer sans délicatesse la tête du jeune homme en arrière, offrant une belle vue sur sa gorge où sa pomme d'Adam en ressortait après un ravalement de salive. Entre son annulaire et son Majeur gauche, elle s'empare de sa cigarette puis sans le moindre scrupule elle vient cracher la fumée grisâtre et toxique au visage du gamin. Celui-ci eut le temps de fermer ses paupières, épargnant ses yeux d'une attaque sauvage le piquant suffisamment, les sourcils toujours aussi froncés quand un râle réussit à se glisser entre ses dents blanchâtres. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il vit ceux cristallisés du lieutenant Hina, remarquant alors son froncement de sourcil, il fut surpris quand il sentit sa main libre se loger sur l'une de ses cuisses. Elle pouvait la trouver assez fine pour un homme, a ce demander si la moitié de son corps ne serait pas celui d'une femme. Cherchant la blessure par balle, elle glissa son pouce dessus lorsqu'une grimace vient déformer son visage, s'il était aussi fort que ce cher « Kenny le Beauf » (ainsi était le surnom qu'elle lui avait offert) il ne pouvait néanmoins pas rester indifférent quant à l'emplacement de sa blessure profonde.
`« Hina est curieuse de savoir quel effet ça fait, une blessure à la jambe. Et, lorsque celle-ci ne pourra être soignée qu'à l'amputation. Un Yamakasi sans jambes est un Yamakasi mort. »`
Est-ce cette femme qui lui a tiré dessus ? À peine concluait-il son rôle dans cette affaire, il vient étouffer un cri d'horreur, ses dents serrées si fortement qu'il semblait avoir moins mal aux gencives qu'il torturait de son plein gré. Cette douleur à sa cuisse venait d'être ravivée lorsqu'il sentit l'index de cette femme s'infiltrer dans le trou que la balle avait tracé sur son passage et qui d'ailleurs était retenue prisonnière. Si jamais il réussit à s'en sortir après toute cette sale histoire, mieux vaut pour lui qu'il retire cette fichu balle avant que sa blessure ne vient à s'empirer comme Hina a aimé lui rappeler. Impatient que cela cesse à sa cuisse, ses poings se resserraient si fort que ses ongles pourtant très courts réussissaient à marquer la paume de ses mains tandis que les menottes auxquelles il voulut se libérer de force, offre à ses poignets des marques de plus en plus profondes, raflant sa peau pâle.
« Hina quémande à retirer le silence de ce jeune homme. Hina n'a qu'une seule question à lui poser et Hina jure qu'elle ne se répétera pas. Qu'est-ce que cet homme a fait de cette seringue volée ? »
Un énième râle de douleur, Livaï ne put s'empêcher d'émettre un grognement de rage quand il céda aux désires de cette maudite femme. S'il savait qu'au courant de sa vie antérieure elle était Contre-Amiral du gouvernement mondial de la Marine et qu'elle n'avait aucune pitié pour des hors la loi dans son genre, peut-être aurait-il trouver un meilleur plan pour fuir ces militaires plutôt que d'écouter ce sale gamin. La maison des Jaeger, un endroit sûr ? Quelle bonne blague. Il aurait dû rattraper ce môme au lieu de le laisser pisser le sang partout, suite à quoi, ces chiens pisteurs ont réussis à leur tomber dessus.
« Tsk... ! Au sol, derrière le comptoir... Puisque vous croyez me connaître, il est inutile d'en dire plus.
▬ Es-tu entrain de nous dire la vérité ou est-ce un coup monté, Livaï ?
▬ Tsk... Vous me forcez à parler, je vous réponds... Maintenant, j'attends votre part du contrat, Erwin.
▬ Lieutenant Hina, vous pouvez le relâcher. »
Aussitôt ses derniers mots prononcés, le Major Erwin Smith s'était retiré de sa chaise en bois, les talons tournés, il décide de quitter la pièce tout en faisant signe à ses soldats de le suivre. Dans sa démarche, il semblait sûr de ce qu'il faisait, chose qui n'enchantait guère le brun encore sous l'emprise de cette femme démoniaque. D'ailleurs, il ne l'avait pas lâché de son regard métallique contrairement à elle qui venait planter son attention de nouveau sur lui. Cette poigne solide sur ses cheveux charbonneux et encore trempés, puis cette main logée à sa blessure, l'impatience d'être libéré pouvait se lire à travers les lignes de son visage pâle. Sans la moindre pitié, elle enfonça d'avantage son doigt dans la plaie ouverte à la cuisse de ce pauvre garçon. Quand un râle de douleur vient résonner dans les oreilles de la Rosée, resserrant ses dents jusqu'à torturer ses gencives un nouvelle fois, un sourire satisfait se dessine sur le visage strict de la femme. Décidant d'arrêter de le torturer, elle retira sa main de sa cuisse où son pantalon ne pouvait plus éponger le sang qui continuait de s'écouler de sa plaie profonde. C'est alors, qu'elle vient murmurer à son oreille :
« Ce qu'Hina déteste plus que tout en ce bas monde sont les menteurs. Si Hina découvre que cet homme a menti, elle reviendra pour lui prendre sa jambe. »
L'ancienne Contre-Amiral de la Marine libéra Livaï de ses griffes, elle se redresse sur ses talons puis lance un regard vers quelques soldats qui les avaient accompagnés pour la séance interrogatoire. Son sourire disparut, elle ordonna ces derniers :
`« Des hommes doivent rester et veiller sur ce prisonnier.
▬ Nous ne le laisserons pas s'échapper, Lieutenant Hina ! Comptez sur nous pour le retrouver à votre retour ! »`
Quittant la pièce, le Lieutenant Hina tomba nez à nez dans une discussion surprenante entre son supérieur hiérarchique et une infirmière. Que faisait-elle derrière la porte alors que des patients attendent ses soins avec impatience ? De son regard intrigué, elle vient détailler cette jeune infirmière de haut en bas, elle la décrit de fond en comble comme si elle voulut découvrir tout ses secrets même les plus intimes qu'ils soient. Cette demoiselle mesurant près d'un mètre soixante sans compter ses bottines à talons, cheveux raides et orangés s'arrêtant aux épaules, pupilles océaniques comme ceux de son interlocuteur, sur sa tête trône un étrange chapeau avec grosses lunettes en accessoire. Pourtant vêtue de l'uniforme d'infirmière, presque à croquée, quelque chose interpelle Hina lorsqu'elle sentit cette dernière assez nerveuse. Guère étonnant après avoir été prise la main dans le sac par le Major lui-même.
« P-pardonnez-moi, Mr.. Smith... ! J'ai dû faire une pause... Je n'ai pas l'habitude de devoir a...abattre des femmes et enfants... Si seulement, nous nous étions préparer à cette tâche difficile...
▬ Détendez-vous, Infirmière. Vous n'avez rien à craindre, entre nous. Dîtes-moi comment vous vous appelez ?
▬ Oui. Vous avez raison... Souffla-t-elle, l'air lessivée. Je m'appelle Koala, Koala Rall... !
▬ Très bien, Koala. Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ? Un accent britannique, je présume.
▬ C'est exact... Je suis venue étudiée en Allemagne pour devenir ophtalmologue...
▬ Vous aimez prendre soins de ceux qui vous entourent, nul doute que vous auriez fait une brillante ophtalmologue. Mais, tout cela s'est brutalement arrêté et vous l'avez compris. Vous le savez, nous ne pouvons pas avancer ni même espérer gagner sans se battre, sans sacrifices... »
Cette jeune femme était entrain de lui mentir ouvertement, il en était intimement persuadé même convaincu par son instinct. Seulement, le devoir de cette dernière lui importait bien trop peu puisqu'il avait d'autres chats à fouetter, il n'était pas venu dans ce Pays étranger pour enfiler des perles. Pourtant, un geste inédit et incompréhensible réussit à surprendre l'ancienne Contre-Amiral de la Marine, en effet, il venait de tendre un Talkie-walkie militaire à la rouquine face à elle. Etait-il entrain de la draguer ? Sur ce coup-ci, Hina le trouvait bien Beauf. Pourquoi lui confier les clefs de leur base militaire ? Elle n'est qu'une inconnue à ses yeux ! Et le pire, c'est qu'il vient en rajouter une couche :
« Prenez ceci. Vous êtes une femme intelligente, aucun doute que vous en ferez bon usage. Vous enverrez mes salutations au lieutenant « Kruger » . »
Sur ces derniers mots, le grand blond aux yeux bleus avait tourné les talons pour quitter les sous-sols du gymnase, suivit par ses frères d'armes. A l'extérieur de la bâtisse, ils s'étaient retrouvés sur le parking empiété et surveillé par quelques militaires. Ceux-ci veillaient à la sécurité des lieux en attendant impatiemment les prochains ordres du Major Smith. D'ailleurs, l'un d'entre eux eut le courage de prendre les dernières nouvelles, après quoi il lui répond :
« Continuez de sécuriser la zone et prenez garde aux souris cachés dans les trous. Une seconde d'inattention pour qu'elles disparaissent. Quant à moi, j'emporte les Lieutenant Hina et Mike pour une expédition à quelques rues d'ici. Nous saurons revenir dans les temps.
▬ Entendu, mon Major Smith ! Faites attention à vous ! »
Une fois a bord d'un fourgon militaire, le véhicule se stoppa devant le portail en grillage que des hommes venaient tirer afin de pouvoir les laisser passe, et c'est sans perdre un instant qu'il passa la ligne avant qu'ils ne scellent de nouveau le passage.
To be continued...
