Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowling.
Note d'Auteur : Bonsoir, voici le troisième chapitre de ce recueil, qui est de mémoire le premier que l'on a écrit avec bev. J'espère qu'il vous plaira, n'hésitez pas à me laisser une review et bonne lecture.
Les dangers de l'amour
C'était durant cette soirée-là qu'ils s'étaient parlés pour la première fois, Cormac McLaggen et Daphnée Greengrass. La fête de Slughorn s'éternisait, le voir faire des ronds de jambe à Potter ennuyait grandement la glaciale Sang-Pur. Elle voyait Granger essayer d'esquiver par tous les moyens possibles Cormac, son cavalier. Elle alla même jusqu'à se cacher derrière des rideaux. De son côté, le Gryffondor ne semblait pas comprendre à quoi elle jouait. Cela arracha un mince sourire à celle qui était surnommée la ''Reine de glace'' par ces camarades. Il n'y avait que lui pour ne pas voir qu'elle cherchait à tout prix à se débarrasser de lui. C'était l'une des rares fois que cette Miss-je-sais-tout avait un cavalier un peu près correct, elle ne savourait même pas sa soirée. Daphnée regarda avec un discret coup d'œil son propre cavalier, un Serpentard insipide qui l'avait ignorée au profit des petits fours. Être préférée à des amuses-gueules aurait put la vexer si elle n'en avait pas pris l'habitude auprès de certains de ses condisciples. Sous ses yeux, Cormac comprit enfin le manège de sa cavalière et par dépit alla s'assoir dans sur une des chaises vacantes, non loin d'elle. Il la regarda à peine, probablement un peu vexé d'avoir été rejeté de la sorte après avoir été invité, qui plus est ! Soudain Severus Rogue interpella Drago Malefoy qui s'était invité à la fête, tous se levèrent, surpris. Le mouvement de foule fit se rapprocher Cormac de Daphnée. Une fois le calme revenu, tous reprirent leur soirée, les deux sorciers étaient alors assis l'un à côté de l'autre.
Abandonné ? demanda Daphnée à son voisin
Ce dernier serra un instant les dents pensant à une moquerie de la Serpentarde.
À l'évidence !
Moi aussi, marmonna la blonde, délaissée pour des amuses-bouches. Et toi ? demanda-t-elle même si elle connaissait la réponse
Granger m'a invité pour rendre jaloux Ronald Weasley et je suis tombé dans le panneau.
La si angélique et prude Miss-je-sais-tout est donc capable de monter un coup pareil ? en rigola presque Daphnée
Apparement, même si ses goûts amoureux entachent sa célèbre intelligence.
Un Weasley, qui plus est celui-ci, c'est bien indigne de son talent.
Me voilà donc dindon de cette farce, soupira Cormac.
Ton abandon a au moins le mérite de s'expliquer, pour ma part, je n'égale pas l'attrait du banquet, apparemment. C'est insultant!
Et qui a donc osé préféré son estomac à cette gracieuse beauté ?
Un aveugle, probablement. Tu ne serais pas en train de me faire du charme McLaggen ?
Et si c'était le cas, quelle serait ta réaction ?
Un sortilège entre les deux yeux, de quoi t'humilier encore plus. J'ai tout vu concernant ton ''petit'' accident avec le professeur Rogue.
Cormac rougit légèrement à cette révélation. Néanmoins il répondit sur un ton léger.
Tu me fends le coeur, moi qui espérait une réponse plus favorable.
On ne fait pas la cour à une Serpentarde sans être prêt à en payer le prix McLaggen.
Peut-être que le prix en vaut la chandelle, tu ne crois pas Greengrass ?
Seul un courageux Gryffondor est assez téméraire pour essayer, ou bien est-ce de la folie peut-être ?
-oOo-
Quelques mois étaient passés depuis cette fameuse soirée de Noël. Cormac et Daphnée s'étaient revus quelques fois, apprenant petit à petit à se connaître et à s'apprécier. C'était une bien étrange amitié que celle entre un lion et un serpent, entre un géant rouge et une reine de glace. Daphnée appréciait ses échanges piquant avec Cormac, elle n'était pas traitée comme une jouvencelle en détresse ni comme l'Héritière d'une des plus grandes famille Sang-Pur. Avec McLaggen, elle était juste Daphnée. La sorcière sentait ses sentiments évoluer envers le Gryffondor, elle voulait que cette amitié évolue. Ce soir-là, elle avait rendez-vous avec Cormac dans la salle sur demande, c'est la première fois qu'ils se verraient après le couvre-feu. Elle avait fait attention à ne pas croiser Rusard ou son directeur de maison, il ne manquerait plus qu'elle se fasse prendre pour une amitié avec un lion. . Elle fit trois l'aller-retour dans le couloir du septième étage et une grande porte apparue. Celle-ci s'ouvrit sur un salon, composé d'un canapé et de plusieurs fauteuils. Cormac y était installé le nez plongé dans un livre de cours, ils n'étaient plus qu'à quelques semaines des ASPICS après tout. Il releva la tête et eut un grand sourire en la voyant, il l'appréciait de plus en plus. Elle n'était pas comme Malefoy, Goyle ou Parkinson, à prôner la suprématie du sang-pur et des mangemorts. Elle était prisonnière de ce monde, ne parvenant pas à y trouver sa place et refusant de servire de cadeau à une riche famille pour que son père puisse négocier une alliance.
La blonde aimait également le Gryffondor, il ne faisait pas parti des Gryffondors anti-Serpentards comme Weasley et Finnigan, enfin … Ginevra et Ronald Weasley. Les jumeaux étaient différents, ils considéraient les élèves, tous les élèves comme des victimes potentielles de blagues et mauvais tours, ou de potentiels associés provisoires en fonction des cas, sans se préoccuper des Maisons. La Serpentarde s'installa dans un fauteuil, à côté de son ami.
Ta journée c'est bien passée ? demanda alors Daphnée
Si j'entends encore une fois le mot ASPIC, je vais faire une overdose, et toi?
Longue, deux heures d'histoire de la magie, s'il ne fallait pas mon ASPIC de cette matière l'année prochaine, jamais je ne l'aurais gardée.
Pourquoi te le faut-il ?
Je veux faire des études supérieures en Histoire de la Magie. Avoir une vision globale de notre Histoire et pas juste ce que les victorieux veulent nous faire croire et toi, après cette année, tu veux faire quoi ?
De la politique Daphnée, je veux essayer de faire avancer le monde sorcier. Faire que les mentalités évoluent et nous ouvrir sur d'autre sociétés, d'autres cultures !
De bien belles idées, mais as-tu les moyens de les réaliser ?
Ma famille a quelques soutiens et en grimpant un à un les échelons. Changer les choses petits à petits, avec délicatesse pour que les changements soient plus facilement acceptés.
Avec délicatesse ? Un gryffondor qui me parle de délicatesse ? Il va se passer quoi ensuite ? Tu vas m'annoncer que Malefoy et Granger couchent ensemble ?
Je me permettrai pas de rompre ainsi leur secret, ria Cormac. Un couple Gryffondor/Serpentard te semble-t-il si improbable ?
Non, certaines vipères sont prêtes à ouvrir les cuisses très rapidement en échange de certaines choses. Tu ne sais pas le nombre de fois que certains de tes camarades ont couché avec certaines filles que je connais. Mais Granger et Malefoy, tu ne vas pas me faire croire que c'est véridique ?
Ah, qui peut savoir ? Je ne pense pas, je ne suis ni le confident de Malefoy ni de Granger. Mais je te ne parlais pas de coucherie mais de couple, un vrai, pas que le sexe, tu pense cela possible entre un lion et un serpent ?
Ça le pourrait oui, mais pourquoi cette question ?
Cormac plongea ses yeux noirs dans ceux cyan de Daphnée. Il inspira un grand coup et dit.
Parce que je tombe amoureux de toi
Daphnée écarquilla les yeux à cette révélation. Une émotion inconnue s'empara d'elle. Elle voyait l'espoir dans les yeux de Cormac. Elle aussi dans le secret de sa chambre de préfète, elle s'était imaginée dans les bras de Cormac.
Moi aussi, murmura-t-elle
-oOo-
La première fois qu'il l'avait vue, c'était durant le prétendu club de duel organisé par Lockhart, en première année. Sa magnifique chevelure blonde l'avait immédiatement subjugué, elle avait tellement de grâce lorsqu'elle avait mis Parkinson au tapis d'un seul sort. Pourtant, la sorcière brune était très douée. Tout de suite, il avait ressenti quelque chose pour elle, et cela n'avait fait que grandir au fur et à mesure des années : lorsqu'elle avait terrassé l'épouvantard, lors du bal de Noël, … Et ce qu'il avait développé le rongeait de l'intérieur, et un jour, cela pourrait bien le pousser à commettre l'irréparable.
Chacune de ses pensées lui étaient dédiées : allait-elle bien ? L'aimait-elle ? Le regardait-elle ? Chaque instant le rapprochait d'elle, il savait qu'ils s'aimaient, qu'ils étaient destinés l'un pour l'autre.
-oOo-
Cela faisait tellement mal, son coeur, comprimé dans sa poitrine l'oppressait, ses yeux noyés de larmes le brûlaient. Comment était-ce possible ? Pourquoi cette trahison ? Là, cachés des regards, son obsession était dans les bras d'un autre ! Un autre homme ! Et qui plus est Cormac ! Un … un éruptif ! Elle méritait mieux que ça, elle le méritait lui. Elle osait se fourvoyer avec un joueur de Quidditch, un idiot de première catégorie, alors que lui pourrait tout lui donner sur un plateau, un mot d'elle et le monde lui appartiendrait.
La rage prit peu à peu place dans son coeur, des images immondes d'elle et lui se formaient dans son esprits. Ils les visualisaient ensemble, intimes, et cela lui fit perdre le contrôle. Avant de commettre un acte qu'il regretterait, il partit en courant se réfugier dans son dortoir.
-oOo-
Daphnée était enfin heureuse, la vie lui souriait. Elle avait un homme dans sa vie et réussit son dernier examen : l'Histoire de la Magie. Son père acceptait même qu'elle fréquente Cormac, un sang-mêlé. Sa famille était certes influente, mais ils ne faisaient pas partis de l'aristocratie pour autant.
La blonde se dirigeait vers la salle sur demande, le lieu de ces rendez-vous avec Cormac, lorsqu'elle sentit une présence derrière elle. Elle se retourna : Colin Crivey si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, un Gryffondor de la même année que Numéro 7 et Loufoca. Le regard fou qui la transperça lui tordit l'estomac. Mal à l'aise, Daphnée commença à accélérer le pas en direction du septième étage. Le garçon la suivit, accélérant en même temps qu'elle. La reine des glaces ne le connaissait quasiment pas, elle se souvenait de lui uniquement parce qu'il harcelait Potter pour le prendre en photo, alors pourquoi la suivait-il ? La peur l'étreignait, Daphnée se sentait paniquer, dans l'action, elle ne fit pas attention où elle allait et se retrouva un couloir fermé, devant la porte d'une salle de cours désespérément close.. Colin se rapprocha d'elle, dos au mur elle se sentait si démunie. Elle prit sa baguette mais la terreur faisait trembler ses mains et son seul échappatoir tomba dans un bruit mat au sol. Un sourire dément s'épanouit sur le visage du Gryffondor. La sorcière blonde le vit approcher ces mains de son cou, elle se débattit, essaya de le pousser, mais rien à faire, le garçon avait plus de force qu'elle. Elle sentit la peau chaude de ses mains sur son cou puis soudain l'air se fit rare dans ses poumons, des tâches blanches troublaient sa vision. Dans un dernier hoquet de lucidité avant la mort, elle se demanda : Pourquoi ?
