Et de six! Salut tout le monde!
Voici ce nouveau chapitre pour commencer la '' deuxième '' partie de l'histoire. Normalement, je ne découpe pas mes histoires avec des parties, mais uniquement avec des chapitres. Mais il semblerait que ce soit la forme adaptée à ''Briser le mur ''. Vous comprenez sûrement plus tard pourquoi je dis cela.
Allez, assez parler. Place à la lecture!
Chapitre 6: Les secrets font mal
Adrien arrive en avance au collège le lundi matin. Tout semblait comme d'habitude, mais ce n'était pas le cas. Ses camarades qui le croisèrent s'aperçurent que quelque chose n'allait pas: aucun sourire n'illuminait son visage angélique. Bien sûr, le jeune modèle avait ses jours maussades, mais il semblait alors avoir perdu toute joie de vivre.
Perdu dans ses pensées, Adrien ne se rendit pas compte qu'on le dévisageait. Il traverse la cour de l'école comme si rien n'était et se rendit à son casier. Il était en train de déposer ses affaires lorsque Nino vint lui dire bonjour.
«Salut mec! Je pensais que tu m'attendrais dehors, mais on m'a dit que tu étais déjà entré.
- Salut Nino. »
Le jeune DJ comprit tout de suite que quelque chose n'allait pas avec son meilleur ami. Celui-ci lui avait parlé d'une voix monotone et aurait répondu par réflexe. En temps normal, Adrien était toujours enjoué de venir au collège (ce qui était étrange pour un adolescent!). Seulement, il ressemblait alors à un robot, vide d'émotions. Nino devina donc que quelque chose lui était arrivé pendant le week-end. Il ignorait encore ce que c'était, mais il ferait tout pour découvrir et remettre de bonne humeur son meilleur ami.
Depuis que Nino avait reçu le miraculeux de la protection, il avait aperçu que son côté protecteur était plus présent dans sa vie civile. Il ignorait si le fait de devenir un protecteur de Paris occasionnel avait été le déclencheur, mais cela se révélait utile. Surtout lorsque son petite amie - alias la créatrice du Ladyblog - courrait dans tout Paris pour suivre au plus près les batailles entre les akumas et le duo de super héros. Ce désir de protéger s'était ensuite rapidement étendu à l'ensemble de sa famille et de ses amis. Adrien semblait avoir besoin de lui et il ne pouvait rien refuser à son meilleur ami.
«Eh, ça va mec?
- Merci de t'inquiéter pour moi Nino, mais ça va bien, tenta de le rassurer Adrien. Le week-end à juste été fatiguant.
- Adrien, je connais maintenant. Lorsque tu reviens épuisé un lundi, tu essayes au moins de garder un sourire de façade. Et je peux te dire d'aujourd'hui, je ne l'ai pas encore vu. »
Afin de ne pas être plus questionné, le mannequin essaya de faire bonne figure. Il tenta un sourire mais échoua. Il s'en aperçut en voyant l'expression soucieuse de son meilleure ami.
«Tu sais que l'on peut tout se dire entre potes? lui rappela Nino. Est-ce qu'il s'est passé quelque chose choisi pendant la séance photo de ton ... ou quoi que l'on t'ait obligé de faire durant le week-end?
- Non, tout s'est bien passé de ce côté-là.
- Alors tu as été encore privé de sortie. Je te jure ton père ...
- Nino, insista maintenant Adrien. Tout va bien avec mon père, enfin ... d'après sa propre normalité.
- Alors qu'est-ce que se passe? Je sais que ta vie n'est pas aussi parfaite que tout le monde le croit. Mais là Adrien, je vois bien que tu es triste. Toute l'école va s'en rendre compte.
- Je ... C'est juste ... »
Suite à ce que son meilleur ami est venu de dire, Adrien comprit qu'il n'avait pas si bien caché ses émotions. Nathalie lui avait déjà fait la remarque au petit déjeuner, et il avait tenté de montrer son masque habituel, mais en vain. Nino avait vu à travers lui et il semblerait que ce soit aussi le cas pour d'autres de leurs camarades. Un échec complet au final.
Nino remarqua alors que d'autres collégiens venaient à leur tournée chercher quelque chose dans leur casier. S'il voulait qu'Adrien se confie à lui, il fallait maintenant trouver un autre endroit plus calme. Il jeta un coup d'œil à sa montre: il restait un quart d'heure avant le début du premier cours. Leur salle de classe serait donc encore vide pendant un certain temps. Nino prit rapidement ses affaires dans son casier et invita son meilleur ami à suivre.
Arrivés dans la salle de cours, ils s'installent à leur table puis le jeune métisse se tourna vers Adrien. Il était déterminé à comprendre le problème de son meilleur ami.
«Maintenant que l'on est seul, tu peux peut-être tout me raconter?
- Nino, soupira Adrien devant son entêtement. Ne t'en fais pas pour moi.
- Je ne lâcherai pas l'affaire. Alya m'a appris deux ou trois trucs en la matière, et tu sais à quel point elle peut être obstinée!
Cette remarque fit naître chez Adrien le premier sourire de la journée. Effectivement, il ne savait que trop bien commenter la petite amie de Nino pourrait être bornée. En tant qu'amie, Alya avait toujours eu une personnalité déterminée. Elle incite les gens à aller au-delà de leurs limites et à tester de nouvelles choses. Mais en tant que Chat Noir, il savait qu'Alya pouvait être prête à tout pour alimenter le Ladyblog. Heureusement pour sa sécurité, Nino veillait sur elle du mieux qu'il pouvait. Adrien reconnut que ses deux amis s'étaient bien trouvés. Leurs caractères s'équilibraient naturellement et c'était la force de leur couple. Cela lui rappelait en quelque sorte la relation qu'il avait Ladybug.
Cette dernière pensée eut pour effet immédiat de mineur encore plus le moral du jeune modèle. Nino avait noté les changements rapidement d'émotions chez Adrien. Il s'inquiéta du fait que la tristesse gagne le combat.
«Eh Adrien, j'avais réussi à t'arracher un sourire ...
- Désolé Nino, s'excuse Adrien en posant son menton sur ses bras croisés sur leur table. Je n'ai pas vraiment la tête à ça en ce moment ...
- Alors par quoi sont accaparés tes pensées?
- T'es-tu un jour senti ... commença Adrien en tournant son regard vers Nino. Incapable d'être un bon ami?
- Si tu as des inquiétudes de ce côté-là Adrien, je te rassure. Tous tes amis savent à quel point tu prends l'amitié au sérieux. Et je suis le premier à l'affirmer. »
Nino remarqua alors que le blond ne le regardait plus, mais que ses yeux regardait un point fixe. Il ne mit pas longtemps à comprendre qu'Adrien avait besoin d'une réponse moins subjective.
«Mais tu ne parles pas de notre amitié, n'est-ce pas? demanda Nino.
- Non, reconnu honnêtement son meilleur ami.
- Est-ce que tu penses avoir mal agi en tant qu'ami? souhaita savoir Nino, afin d'explorer d'autres pistes pour faire parler le jeune modèle.
- Non ... ou peut-être, hésita Adrien. Enfin, je ne pense pas que l'avoir fait intentionnellement.
- Mec, tu n'es pas obligé de tout me raconter. Mais si tu veux de mon aide, il faut que tu m'expliques un minimum ce qui s'est passé.
- Une ... Quelqu'un que je connais ne va pas bien. Elle a vécu des moments difficiles ces derniers temps et ... »
Adrien était sur le point de continuer son histoire, mais s'interrompit soudainement. Nino ne comprit pas jusqu'à ce qu'il voit plusieurs de leurs camarades entrer dans la salle. Bien qu'ils soient leurs amis, Nino leur en voulu être arrivé à ce moment-là: il était enfin parvenu à faire parler Adrien.
Max et Kim, qui venaient de passer le pas de la porte, s'aperçurent bien vite que leur ami n'était pas dans son état normal. Ils adressèrent silencieusement un haussement de sourcil à Nino, souhaitant savoir ce qui n'allait pas. Le jeune DJ, n'a pas répondu de leur fournir, leur a répondu d'un haussement d'épaules. Leurs deux camarades promirent à Nino qu'ils auraient là, s'il y avait besoin de remonter le moral à Adrien. Nino les remercia et les laissa regagner leur place. Nino se rassit sur son siège et poussa doucement l'épaule de son meilleur ami, qui avait de nouveau enfoui dans la tête dans ses bras.
«Qu'est-ce qui s'est passé avec cette personne? redemanda Nino.
- Je ... Non, oublie cette histoire Nino. Ce n'est rien.
- Si tu ne veux pas en parler en présence des autres, je comprends. Mais je n'abandonnerai pas. On en reparle à la pause de dix heures. »
Bientôt, Alya et Marinette franchirent elles aussi le pas de la porte ... et à l'heure. L'apprentie journaliste était passée plus tôt à la boulangerie cela semblait avoir motivé sa meilleure amie pour se préparer dans les temps. C'était donc un exploit pour Marinette ne pas arriver essoufflée au premier cours de la journée.
Au moment même où Marinette vit Adrien, elle ne met s'empêcher de s'inquiéter pour lui. Elle avait aperçu auparavant le côté fragile de son béguin. Elle savait que derrière ce visage angélique, se cachait un adolescent comme les autres qui avait aussi ses problèmes. Cependant, elle n'aimait pas le voir si triste. Durant un instant, un frisson la parcourut. Elle avait croisé une seconde le regard d'Adrien et avait une sensation de déjà vu. Elle préféra nier cette sensation et se concentrer sur la personne qui avait le plus besoin de son attention.
Avec Alya, elles allèrent s'installer à leur table, ayant bien l'intention de savoir ce qui était passé pour que l'héritier de la famille Agreste soit ainsi. Elles étaient sur le point d'interrogation Nino mais la cloche sonna et Mme Bustier entra dans la pièce. Nino s'excuse rapidement auprès des filles et leur promesse de tout leur raconter plus tard dans la journée.
Avant le début du cours, Marinette regarde une dernière fois le garçon se tenant devant elle. N'ayant aucune information sur le week-end d'Adrien, la franco-chinoise commença à se faire des films. Quelqu'un était-il mort? S'était-il disputé avec son père? Est-ce que celui-ci avait une fois encore menacé le retrait de l'école publique?
Chacune de ses idées angoissèrent un peu plus Marinette. Comment pourrait-elle avoir son fils '' Ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps '' si Adrien n'était pas heureux, ou pire si elle ne pouvait plus jamais le revoir? Alya dut sentir que l'esprit de sa meilleure amie divaguait. Elle donna un coup de coude à Marinette et celle-ci revint dans la réalité. La jeune styliste la remercia pour son geste, bien qu'embarrassée qu'Alya ait pu si facilement deviner ses pensées.
Pendant ce temps, Adrien ne s'était pas rendu compte de ce qui se passait derrière lui. Un vrai dire, il n'y avait pas pris le temps de remarquer ce qu'il l'entourait. Il lui semblait que son esprit était dans un épais brouillard depuis ce matin-là ... ou plutôt le début du week-end.
Si Adrien n'avait pas dit grand choisi à Nino, c'est parce qu'il ne pouvait pas. S'il avait pu, il lui aurait tout raconté, mais il n'en avait pas la liberté. Cela concerne son fils alter-ego masqué et sa lady. Comment expliquer à Nino qu'il craignait pour la santé de Ladybug, sans autant mettre en péril en double vie?
Adrien se força à continuer à prendre des notes du cours, mais son cœur n'y était pas. Son cœur s'était brisé le samedi précédent, alors qu'il entendait les confessions de Ladybug à Maître Fu. Bien sûr, il n'avait pas voulu les espionner. Avec ses oreilles super sensibles, Chat Noir avait cependant pu entendre l'intégralité de leur conversation depuis le salon. Adrien avait appris avec effarement que Ladybug avait aussi eu des cauchemars suite au Jour des Héros. Contrairement à lui, elle n'avait pas encore réussi à se défaire de ses mauvais rêves. D'après ce qu'il avait compris, cela lui rongeait même le moral.
En temps normal, il aurait été heureux que la coccinelle reconnaisse enfin qu'ils étaient proches. C'était une victoire dans sa conquête pour le cœur de sa dame. Mais il ne souhaitait pas gagner son amour si elle souffrait de cette relation. Il voulait l'aimer, mais il se demandait s'il en avait encore le droit. Après tout, n'est-ce pas à cause de leur rapprochement que sa lady craignait dorénavant de le perdre?
Il avait été incapable de faire face à Ladybug après avoir écouté sa confession. Cela avait été la raison première - et non l'urgence de redresser son alter-ego civil - qui a été amené à quitter l'appartement du grand gardien. Le court échange de regard qu'ils avaient eu avant son départ avait réussi à l'attrister pour des jours.
Depuis, Adrien cherchait une solution afin d'apaiser Ladybug. Il avait écarté d'office l'idée de confronter directement à la coéquipière. Celle-ci était capable de se concentrer sur le fait qu'il avait écouté une conversation avec Maître Fu, au lieu du véritable problème. En tant que Chat Noir, il fallait amener sa dame à se confier d'elle-même, et la tâche s'annonçait compliquée.
Voilà ce qui minait les pensées du jeune mannequin depuis le samedi matin. Il avait passé son week-end dans cet état émotionnellement instable. Adrien avait même donné du fil à retordre aux collaborateurs de son père lors d'une séance photo. Le retour au collège n'a rien changé à ses inquiétudes et il était maintenant en cours, toujours à broyer du noir. Se sentant piégé dans une situation inextricable, Adrien ignorait quand l'étincelle d'espoir reviendrait illuminer sa vie.
Ce n'est qu'à la pause de midi qu'Alya et Marinette purent savoir les détails de cette histoire. A la pause de dix heures, Nino avait réussi à isoler son meilleur ami et à lui soutirer quelques informations. Cependant, il n'eut pas le loisir de parler avec leurs amies avant la reprise des cours.
Il s'attendait donc à ce que sa petite amie l'attendait au tournant à la pause déjeuner et il avait eu laissa donc à regret Adrien partir pour la bibliothèque alors qu'il restait avec Marinette et Alya.
«Alors, Adrien? demanda Alya.
- Ça a l'air compliqué comme histoire, commença Nino
- Est-ce qu'il va bien au moins? s'inquiéta Marinette.
- Il a le moral dans les chaussettes, c'est le moins que l'on peut dire.
- Est-ce qui t'a dit ce qui ne va pas?
- Je n'ai pas compris la situation dans son ensemble. Cependant, j'ai compris que quelqu'un dans son entourage ne va pas bien.
- Quelqu'un que l'on connaît? voulut savoir Marinette.
- Non, je ne pense pas. Il ne m'a pas dit qui c'est, mais il m'a assuré que ce n'était pas son père, ni Nathalie ou le Gorille.
Les trois adolescents s'échangèrent alors un regard découragé. Comment aurait-il aidé Adrien à aller mieux que ignoraient son problème? Dans un premier temps, il fallait déjà qu'ils découvrent la personne qui hantait l'esprit du jeune modèle.
«Personne à l'école ne semble avoir problème. Et Chloé à l'air plus en forme que jamais.
- En parlant de Chloé, il faudrait mieux que je rejoigne Adrien. Elle a beau être sa meilleure amie d'enfance, je ne suis pas sûr qu'il ait envie de la voir en ce moment.
- On se serait bien joint à vous Nino pour le déjeuner. Seulement, on s'était promis avec Marinette que l'on mangerait à la boulangerie.
- Mais on peut arranger ça, propose la franco-chinoise. On fait un rapide aller-retour et on revient manger avec vous.
- Non, prenez votre temps pour déjeuner. Moi je gère Adrien.
- Tu es sûr Nino?
- Oui allez-y. Et je vous préviens s'il se passe quelque chose, rajouta-t-il en sachant qu'Alya le lui demanderait.
- D'accord, capitula sa petite amie. Allez viens Marinette. »
La jeune fille aux cheveux roux embrassa rapidement Nino puis avait saisi la main de sa meilleure amie. Cependant, celle-ci résista à l'emprise d'Alya et adressa un regard soucieux à leur ami. L'identité civile de Carapace comprit rapidement la raison à cela.
«Ne t'inquiète pas Marinette, il ne lui arrivea rien pendant la pause déjeuner.
- Tu es sûr?
- Oui! Allez-y. Je veille sur ton prince charmant, lui promet Nino en lui fait un clin d'œil. »
Cette taquinerie déstabilisa la jeune styliste et ses joues s'empourprèrent instantanément. Alya profita de son état pour l'emmener avec elle, en direction de la boulangerie. Elles avaient à peine quitté l'enceinte du collège, l'apprentie journaliste remarqua de sa meilleure amie jetait de fréquents regards en arrière. Alya devina facilement les inquiétudes de Marinette.
«Il va aller bien Marinette. On ne sera absentes qu'une heure.
- Je n'aime pas voir Adrien comme ça.
- Eh Marinette, tout le monde a des hauts et des bas dans la vie. Quel que soit le problème d'Adrien, je suis sûr qu'il va finir par le résoudre.
- Mais c'est comme s'il avait perdu sa joie de vivre. J'ai peur qu'il se fasse ... akumatisé.
- La pensée aussi m'a traversé l'esprit ce matin, avoua Alya. Mais Adrien est fort: il sait gérer ses émotions.
- Et si ce n'était pas le cas cette fois?
- Alors Ladybug et Chat Noir seront là, comme chaque fois. »
Marinette grimaça intérieurement à cette déclaration. Bien sûr, le duo de super héros viendrait en cas d'akumatisation. Pour Alya, c'était logique. Mais dans le cas où ils étaient évoqués, tout ne serait pas aussi simple. Face à un Adrien sous le contrôle du Papillon, obtenu-elle rester impartiale? Saurait-elle mettre de côté ses sentiments pour le jeune mannequin? Marinette n'était pas si sûre de cela. Elle aurait trop peur de la bénédiction, bien que celui qui n'hésite pas à tout faire pour récupérer son fils miraculeux.
Alors qu'elles arrivaient devant la boulangerie, Alya vit que leur dernier échange avait secoué sa meilleure amie. Elle posa sa main sur l'épaule de Marinette et la força doucement à lui faire face.
« Oublie ce que l'on vient de se dire Marinette. On va tout faire pour remonter le moral à Adrien et il ira bientôt mieux.
- Ok, acquiesça la jeune styliste en tentant un sourire.
- Allez entrons, rien que la bonne odeur me donne l'eau à la bouche. »
Les deux collégiennes entrèrent dans la boutique des parents de Marinette. Madame Dupain-Cheng était en train de servir un client tandis que l'on entendait son mari chantonner depuis l'atelier. La mère de Marinette repéra rapidement sa fille et sa meilleure amie.
« Vous voilà les filles, comment s'est passé la matinée ?
- Ça aurait pu mieux aller, soupira Marinette»
Sabine Dupain-Cheng s'attendait à une autre réponse de la part de la fille. En voyant sa mine soucieuse, elle interrogea du regard Alya. La jeune journaliste tranquillisa la boulangère d'un geste de la main. La mère de Marinette comprit alors que ce n'était pas un problème très important, ou du moins, que pour sa fille. Rassurée, madame Dupain-Cheng invita les collégiennes à monter à l'appartement, les prévenant qu'elle les rejoindrait sous peu.
Dès qu'elle pénétra dans sa cuisine, Marinette invita Alya à s'installer confortablement. Elle s'excusa ensuite car elle devait faire un aller-retour dans sa chambre. Elle s'était aperçu ce matin-là qu'elle avait (encore) oublié un manuel pour ses cours de l'après-midi.
« Vas-y Marinette. Je te jure, un jour, tu vas oublié ta tête avant de partir au collège, ironisa Alya »
Frustré par la pique de la Ladyblogueuse, Marinette lui tira la langue avant de grimper dans sa chambre sous les rires de sa meilleurs amie.
Marinette cherchait son livre d'anglais lorsque son regard se posa sur la photographie d'Adrien posée sur son bureau. Instantanément, l'adolescente perdit à nouveau son sourire. Tikki, qui était sortie du sac de Marinette pour ''prendre l'air'' remarqua le changement d'expression de sa porteuse.
« Marinette, c'est encore Adrien qui te préoccupe ?
- Je sais que je ne devrais pas m'en faire à ce point, mais c'est plus fort que moi Tikki.
- Je ne te juge pas Marinette. C'est normal de s'inquiéter pour les gens que tu aimes.
- Je me dis parfois que je ne devrais pas aimer Adrien à ce point.
- Pourquoi ? s'étonna le kwami de la création.
- Tu as entendu ce qu'Alya a dit tout à l'heure. Si Adrien venait à être akumatisé, Ladybug et Chat Noir seraient là pour la sauver du Papillon.
- Quel est le problème Marinette ?
- Je ne suis pas sûre de pouvoir combattre Adrien si le cas venait un jour se présenter. J'ai affronté la plupart de mes camarades, ma meilleure amie, même ma grande mère. Mais j'ignore si j'aurais le courage de m'opposer à Adrien.
- Prenons le problème à la racine : Adrien n'est actuellement pas akumatisé. Et cela n'arrivera pas si vous restez présents pour lui. De plus, tu ne penses pas qu'il est assez fort mentalement ? Tu me racontes souvent qu'il est sous pression à cause de son père et de son métier de modèle. Alors pourquoi craquerait-il maintenant ?
- Tu as raison Tikki. Merci d'avoir calmé mes angoisses.
- Il n'y a pas de quoi Marinette. »
Alors que sa jeune porteuse partait de nouveau à la recherche de son manuel, Tikki lâcha un soupir d'inquiétude. Elle avait gardé confiance devant Marinette afin de rassurer celle-ci. Cependant, l'état d'Adrien l'avait aussi alerté.
Depuis qu'elle avait appris qui était Chat Noir, Tikki avait gardé un œil sur son identité civile. Chat Noir étant la personne complémentaire de sa Ladybug, elle devait vérifier s'il n'arrivait rien au porteur du miraculous de la destruction. Elle n'avait pas totalement confiance en Plagg pour l'avertir en cas de problème. De plus, elle devait veiller à l'équilibre entre le duo de super héros. Dernièrement, la relation entre leurs porteurs avait beaucoup évoluée, mais tant de changement en si peu de temps pouvait être dangereux. Et l'état d'esprit dans lequel elle avait vu le béguin de Marinette ne lui annonçait rien qui vaille. Il fallait qu'elle trouve un moyen de discuter calmement avec Plagg...
« Trouvé ! s'écria Marinette en brandissant son livre d'anglais »
Cette exultation de joie interrompit le kwami de la création dans ses pensées et elle se promit de chercher une solution par la suite. Marinette donna à Tikki des macarons en tant de déjeuner et lui demanda de retourner dans sa cachette habituelle. La petite déesse alla se cacher dans le sac de Marinette. Celle-ci put alors rejoindre Alya et sa mère à la cuisine.
Madame Dupain-Cheng était en train de ranger sa cuisine alors que Marinette Alya étaient en train de finir de manger. Sa fille semblait aller un peu mieux qu'à son retour du collègue. Madame Dupain-Cheng savait que sa meilleure amie y était pour beaucoup. Alya avait en effet passer la demie-heure précédente à faire rire Marinette.
« Très bien les filles, qu'est-ce que vous voulez comme dessert ? demanda Madame Dupain-Cheng en interrompant le duo d'adolescentes.
- Surprenez-moi Madame. Jamais un de vos desserts ne m'a déplu.
- Merci Alya. Chacun de tes compliments nous va toujours au cœur à Tom et à moi. Nous donnons le meilleur dans notre métier pour créer les meilleurs des pâtisseries
- Attends Alya, je sais, s'exclama soudainement Marinette. Maman, est-ce qu'il nous reste encore des essais de ce week-end ?
- Oui, bonne idée Marinette. Alya, tu vas goûter en avant première les dernières de nos créations.
- Génial ! »
La mère de Marinette sortit alors une boite de macarons du frigo et les posa sur la table. La jeune franco-chinoise se moqua silencieusement d'Alya qui admirait les petites pâtisseries. Les macarons étaient de trois couleurs différents : blanc, noir et orange.
« Nous avons tester de nouvelles saveurs, précisa la mère de Marinette. Les blancs sont à la noix de coco, les oranges sont à la carotte et les noirs sont...
- Au réglisse ? tenta Alya.
- Non, ils sont au chocolat, révéla Marinette en étonnant sa meilleure amie.
- Nous avons choisi du chocolat noir. Tom et moi avons réussi après plusieurs testes à les rendre plus gourmands sans qu'ils ne soient amers.
- D'accord, vous m'avez convaincue. Je goûte ! »
Alya mangea une bouchée d'un macaron et un soupir de satisfaction ne tarda pas à échapper de ses lèvres. Marinette et sa mère s'échangèrent un regard : le test était réussi. Cette nouvelle saveur ferait bientôt son apparition dans les présentoirs de la boulangerie.
La jeune styliste reconnaissait que ses parents avaient fait un travail pharamineux sur la création de ces nouveaux macarons. Et bien qu'elle aimait aussi ceux à la noix de coco et à la carotte, elle devait reconnaître que ceux au chocolat était ses préférés. Et Tikki semblait aussi de cet avis. En effet, la petite créature avait accueilli ces nouvelles pâtisseries avaient des étincelles dans les yeux, sous le regard amusé de sa porteuse.
Marinette ne résista pas longtemps à la tentation. Elle piocha plusieurs macarons dans la boite et en glissa discrètement un à Tikki. Elle s'empressa ensuite de manger un au chocolat noir... un délice !
Marinette reconnut que le chocolat noir avait un autre avantage que sa saveur sucrée avec un peu d'amertume. En tant que fille de boulanger, elle avait appris au fil des ans les bienfaits de différents aliments. Le chocolat noir aidait le corps à sécréter de la sérotonine et des endorphines, c'est pour cela qu'il était conseillé d'en manger quand on se sentait déprimé. Le macaron au chocolat noir était exactement ce qu'il fallait à Marinette après cette matinée.
Soudain, Alya vit Marinette se relever et quelque chose s'illuminer dans son regard. Connaissant bien sa meilleure amie, la jeune journaliste comprit qu'elle avait une idée. Marinette demanda à sa mère si elle pouvait avoir une petite boîte. Madame Dupain-Cheng acquiesça et descendit en chercher une à la boulangerie. A son retour, Marinette remercia sa mère et plaça uniquement des macarons au chocolat dans la boite.
« Si tu voulais en emmener pour ta classe ma chérie, tu aurais dû me demander une plus grande boite, suggéra la mère de Marinette.
- Pas besoin maman, c'est seulement pour une personne. Je crois que le chocolat noir fera le plus grand bien à quelqu'un que l'on connaît. »
Marinette adressa un regard entendu à Alya. Celle-ci ne mit pas longtemps à comprendre le futur destinataire des macarons. Sans un mot, la Ladyblogueuse sourit à la franco-chinoise, lui faisant savoir qu'elle faisait une bonne action. Alya était heureuse d'avoir une meilleure amie si bienveillante. Dans un sens, Adrien avait même de la chance que Marinette l'est choisi lui parmi tous les garçons de Paris.
Dix minutes plus tard, Marinette et Alya étaient de retour au collège. Elle retrouvèrent Nino et Adrien à la cafétéria. La jeune métisse se rendit rapidement compte que la timidité de Marinette auprès d'Adrien avait fait son retour. Marinette l'avait amenée à se cacher avec elle derrière un muret, non loin de deux garçons. Alya soupira devant l'attitude de sa meilleure amie.
« Marinette... Chez toi, tu étais prête à lui donner ces macarons sans problème. Qu'est-ce qui a changé depuis tout à l'heure ?
- Mais... c'est Adrien.
- Marinette, je sais que tu as le béguin pour Adrien. Mais pour une fois, oublie tes sentiments. Tu es là en tant qu'amie. Tu veux lui donner quelque chose pour le réconforter, car c'est ce que fait une amie. »
La porteuse du miraculous de la création comprit qu'Alya avait raison. Elle lui adressa un regard de remerciement, puis les deux collégiennes sortirent de leur cachette. Elles s'approchèrent de la table où se trouvaient Nino et Adrien. Le jeune mannequin semblait étudier l'un de leurs manuels. Mais si on l'observait bien, on pouvait s'apercevoir que son regard fixait le vide.
Marinette, ne se faisant pas confiance, préféra ne pas lui parler. Elle glissa doucement la boite des macarons devant lui et assit à la table. Elle feignit ensuite de regarder ailleurs, tout en observant la réaction du jeune modèle. Celui-ci ne tarda pas à remarquer la présence de la boite de la boulangerie. Il l'ouvrit puis adressa un regard interrogateur à sa camarade. Marinette prit sur elle-même pour ne pas bégayer,
« Il paraît que le chocolat est un bon réconfortant pour quelqu'un qui a de la peine. »
Ces quelques mots touchèrent en plein cœur Adrien. Ceux-ci laissaient transparaître du réconfort. Pas de la piété ou de l'inquiétude. Le sourire sincère qui illuminait le visage de Marinette réchauffa un peu le cœur du jeune mannequin. Il remarqua le rougissement de ses joues et s'aperçut qu'il l'avait observée, sans savoir combien de temps.
Il détourna le regard un instant pour se donner une contenance, puis reprit contact ses prunelles bleues.
« Merci Marinette pour les macarons, la remercia-t-il d'un sourire qui désarma Marinette.
- Pas... pas de quoi Adrien.
- Tu sais quand même que tu brises mon régime alimentaire ? dit-il avec ironie.
- Quoi ?! s'étrangla presque la jeune styliste. Mais je le savais pas !
- Marinette, la rassura Adrien. Je peux bien faire un écart pour une fois. Mon père n'est pas obligé de savoir tout ce que je mange.
- Bien dit mec ! se réjouit Nino en échangeant un high-five avec son meilleur ami.
- Tu es sûr ? s'inquiéta Marinette.
- Oui. Je préférais même que ce soit toi ma nutritionniste, plutôt que la personne qui a établi mon régime alimentaire. »
La jeune héroïne ne répondit rien, mais le doux rose qui vient couvrir ses joues apporta une réponse à Adrien. Elle semblait apprécier le compliment. De son côté, Alya adressa un clin d'œil complice à sa meilleure amie.
« Ne dit-on pas que l'on peut gagner le cœur d'un homme par son estomac ? Lui murmura-t-elle. »
Marinette rougit encore plus au sous-entendu de sa meilleure amie. Ignorant tout de l'échange entre leurs amies, Adrien avait pioché un macaron et en avait proposé un à Nino qui avait accepté avec empressement. Ils avaient à peine goûté les macarons que les deux meilleurs amis s'échangèrent un regard : les macarons de la famille Dupain-Cheng valaient vraiment le détour.
« Ils sont délicieux Marinette.
- Merci Nino.
- Parfait, il n'y a pas d'autre mot pour les décrire. »
Ce compliment direct eut raison du mental de Marinette. Elle s'empourpra en un instant en balbutiant un remerciement. Alya reconnut alors les limites de Marinette : elle avait pu participer sans trop de problème à la conversation, mais le compliment avait été de trop. Elle décida donc d'intervenir afin que Marinette puisse reprendre contenance tranquillement.
« Les parents de Marinette ont fait des tests ce week-end.
- Je me disais bien que je ne connaissais pas ce parfum, fit la remarque Nino.
- Chocolat noir, dernière recette en date, révéla Alya.
- Ce qui est toujours bien avec Marinette, c'est que l'on peut goûté les nouveautés en avant-première.
- Ils ont aussi testé d'autres saveurs : noix de coco et carotte. Je dois dire qu'ils sont aussi pas mal réussi.
- Et tu ne m'en as pas ramenés ? fit Nino avec une moue.
- En tout cas, nota Adrien à destination de Marinette, on a hâte de les goûter.
- Vous verrez bientôt, vu que les recettes ont été créé pour Halloween... »
Marinette s'interrompit soudainement. Elle prit sa tête dans ses mains et se mit se maudire de tous les noms. Ses amis ne comprirent pas son brusque changement d'attitude et s'en inquiétèrent.
«Qu'est-ce qu'il y a Marinette?
- J'étais pas censé vous le dire. Je devais faire la surprise à toute la classe avant les vacances. »
Devant cette réponse à laquelle ils ne s'attendaient pas, ses amis éclatèrent de rire. Il n'y avait que Marinette pour se mettre dans tous ses états pour cette raison.
Et voici! Ce sera tout pour ce soir. Un chapitre très long, qui aurait tout d'abord été fusionné avec le chapitre suivant (ce qui se révélait plus plus long)
Tout est intimement lié, mais si vous voulez savoir la suite ... Eh bien, rendez-vous la semaine prochaine!
