« Moltaec, le 25 juillet,

Arthur,

J'ai volontairement exécuté le même tour pour te prouver ma magie, hier comme aujourd'hui, afin que cela éveille en toi l'écho de notre passé.

Tu n'as jamais rien vu de ma magie parce que tu étais jeune et arrogant, persuadé qu'aucun magicien ne passerait l'enceinte du château, et que je la cachais bien. Ensuite tu n'as rien vu parce que tu avais confiance en moi. Tu ne doutais pas du rôle que je jouais, et te mentir durant toutes ces années, fut-ce pour ton bien, a laissé en moi des lacérations plus profondes que je ne l'aurais jamais pensé.

Tu n'étais pas fermé à la magie comme l'était ton père, mais tu méconnaissais mon peuple, et les évènements donnaient rarement raison aux magiciens, parfois nourris d'une haine souvent aveugle à ton égard, parfois à cause de faits dont je m'impute l'entière responsabilité, comme la mort de ton père. Plus le temps passait, et plus mon rôle était facile à tenir.

Je ne peux pas t'aider. Je n'ai pas le pouvoir d'arrêter tes cauchemars, et je ne sais que te dire de plus. Pose-moi les questions que tu as et j'essayerai d'y répondre. C'est le mieux que je puisse faire.

Merlin »