Bonjour à tous !
Vous l'avez attendu longtemps et le voici enfin !
Beaucoup de changement dans ce chapitre, j'espère qu'il vous plaira.
Merci à tous ceux qui me suivent et me laisse des commentaires, chaque fois c'est comme un petit miracle !
Je vous retrouve en bas et je vous souhaite une bonne lecture.
Disclaimers : L'univers D'Harry Potter ne m'appartient pas, quand à la trame de base elle appartient a hollywood !
Couple : HPDM, entre autre…
Rating : M
Amour cybernétique
Chapitre 2 :
Il y a des gens pour dire que certaines scènes de ralentit que l'on voit dans les films font perdre le fil du réel. Mais je ne suis pas de cet avis. Présentement, je suis en train de le vivre : ce ralentit où une chose terrible est sur le point de se produire. J'ai beau faire mon possible pour échapper à ce qui va suivre, je sais que c'est inéluctable.
Après le subtil croc jambe, d'un client (d'un crétin Roux ?...), qu'avec la pile d'assiettes qui me bouchait la vue, je n'ai pu anticiper, je me vois basculer vers l'avant, avec les assiettes, sans espoir de n'en sauver aucune. Et je ne parle même pas de mes mains, qui vont surement prendre cher.
Mes chevilles, chaussées de rollers, sinon ce n'est pas drôle, se tordent. Pas suffisamment pour me faire une entorse, mais assez pour me faire mal. Mes genoux touchent le sol en premier, et je sens que je suis bon pour une belle paire de bleu. Les assiettes se fracassent en un millier de petits morceaux, et je ne peux faire autrement que de m'en planter plusieurs dans les paumes en me réceptionnant. Si je suis parvenu à retenir un cri après le choc de mes genoux caillouteux sur le carrelage, là, c'est mission impossible.
« -MMMMMH ! PUTAIN ! »
Remus se précipite, maquant se ratatiner avec moi, tant courir avec des rollers, qu'il n'a jamais réussi à maitriser à vitesse « normale », relève plus du tour de force que de l'exercice de style.
HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM HPDM
« _HARRYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY ! »
Après toutes ces années, je suis arrivé à la conclusion suivante : ma tante a dut être une puissante nécromancienne dans une vie antérieure, parce que je suis persuadé qu'avec un cri comme celui-ci, elle pourrait réveiller un cimetière entier. ZombieLand ! Le Retour !
Je devrais pourtant y être habitué depuis le temps, mais chaque fois, je fais un sursaut à inscrire dans le livre des records. J'ai le cœur qui danse la gigue et j'ai du mal à reprendre pied. D'un œil vitreux, je regarde ma chambre sans la voir. Indécis quant à l'endroit où je me trouve, l'esprit entre rêve et réalité.
A tatillons, je me mets à la recherche de mes lunettes, histoire d'aider mon cerveau à se remettre en route. Abandonnées prêt de mon oreiller, je me demande pour la centième fois comment elles font pour être toujours en un seul morceau.
Chaque nuit ou presque, je m'endors avec elle sur le nez. Surtout depuis que j'ai rencontré Knight sur le site du lycée. On ne se lâche plus ou presque. Jusque tard dans la nuit on s'envoie des messages. Nos discussions sont variées et sans tabou. La liberté que nous offre l'anonymat, nous enlève le poids des conventions, du regard des autres ou même du notre. C'est libérateur, et bienfaisant. Surtout parce que ça m'arrive avec quelqu'un qui ne fait pas partit de mon cercle d'ami/famille, sommes toutes, assez restreint.
Pas que mes proches ne me satisfont pas, ou que je ne me sens pas en confiance avec eux. C'est juste qu'il me donne une affection et une attention très différente. Quelque chose que je serais en droit d'attendre d'un amant. Et je l'avoue, j'ai été bête de croire que je pourrais passer à côté de ce sentiment jusqu'à mon arrivée à la fac l'année prochaine. Là où tout serait à découvrir et où je n'aurais pas ma tante sur le dos, pour ne citer qu'elle.
Pas que je sois particulièrement à la recherche de son approbation, faut pas rêver non plus. Mais être dans un environnement où elle n'exerce pas sa dangereuse autorité, c'est ce qui se rapproche le plus de ma vision du paradis.
Je n'irais pas jusqu'à dire que knight et moi sortons ensemble par pixels interposées, mais je pense qu'une amitié amoureuse est plus proche de la réalité. Et ce simple fait fait voler des papillons dans mon estomac.
« _HARRYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY ! »
Ca va ! Y a pas le feu ! Bordel de Merde !
Qu'est-ce qu'elle a, à s'égosiller ainsi de bon matin ? Il fait à peine jour !
« -J'arrive Tante Pétunia, je grommelle d'une voix rocailleuse. »
Je me lève en m'étirant un maximum, avant de descendre les escaliers avec la discrétion d'un troupeau de buffle, et me dirige vers sa chambre.
Je la trouve à sa coiffeuse en robe de chambre de satin rose, les bigoudis encore accrochés à sa tignasse décolorée, en train de se faire « belle », ce qui risque de prendre une paille vu l'ampleur de la tâche, mais passons.
« -C'est à cette heure-ci que tu te lèves fainéant ? M'apostrophe-t-elle sans préambule. Tu as une ribambelle de chose à faire aujourd'hui. »
Elle me tend une liste longue comme le bras, et me somme de me bouger le train pour préparer le petit déjeuner. C'est qu'elle a prévue une journée de soin au meilleur salon de beauté de la ville, et qu'elle ne tient pas à être en retard à cause de mon incompétence.
Elle est belle l'histoire ! Incompétence toi-même !
Mais comme je n'ai pas le choix, je me tais et me dirige la mort dans l'âme jusque dans la cuisine.
Je mets la bouilloire à chauffer, découpe quelques fruits de saison, sort le granola maison, ainsi qu'une tripotée de yaourt, et le lait du frigo. Je lance la cafetière italienne que j'ai préparée la veille, et fait cuire quelques muffins aux pommes.
J'ai été à bonne école avec Severus, et bien que ma tante me critique souvent, elle n'a rien à redire sur ma façon de préparer ses repas.
Dudley arrive dans la cuisine, tandis que je sors la vaisselle, et c'est tout naturellement qu'il s'en saisit pour tout installer dans la salle à manger.
J'ai à peine entendu son « bonjour », comme d'habitude, mais je lui réponds avec entrain. C'est bien le seul à le faire dans cette maison de cinglé.
Pas qu'il y soit souvent, remarque. Je sais que c'est dernier temps, il passe beaucoup de temps au club de boxe. Le coach pense qu'il pourrait faire les Jo dans quelques années s'il se débrouille bien.
Il s'est donc lancé à corps perdu dans ce sport. Je crois qu'à mon image, il attend d'avoir l'âge légal de partir en courant, loin de sa harpie de mère. La boxe doit l'aider à se défouler. Introverti comme il l'est, ce n'est pas un luxe, croyez-moi.
Il a un régime assez strict et m'a demandé de l'aider dans ce sens. Ce que j'ai accepté sans condition.
Lorsqu'il revient je lui tends le smoothie protéiné, récompense bien mérité après son footing de ce matin, ainsi qu'un encas et une salade de pâte pour le déjeuner qu'il emporte avec un merci beaucoup et un bon courage.
Je ne le reverrais pas avant ce soir.
Une fois ma tante et Pansy installées, je me réserve ma part dans un coin de la cuisine avant de monter prendre une douche. Avant d'entrer dans la salle de bain, je me prépare mentalement au capharnaüm qu'a dut y laisser ma cousine. Chaque jour est pire que le précédent. Inondation, abandon intempestif de serviettes détrempées et roulées en boule, invasion massive de cheveux jusque dans des endroits improbables, chute de poudres de maquillage dans le lavabo. Bref, rien que pour nettoyer tout cela, il me faut une éternité, et c'est le même cirque tous les matins.
Dès que la salle de bain retrouve un visage humain, je me glisse avec délice sous le jet d'eau chaude. Je me lave sommairement, et m'habille en vitesse. De toute façon, je serais bon pour une autre douche avant d'aller au restaurant, vu les tâches qui m'attendent avant d'y prendre mon quart.
Le dire comme ça me donne l'impression de prendre un tour de garde dans un environnement hostile, type guerre du Vietnam, ou que sais-je. Par moment, je me demande, presque, si ce ne serait pas mieux.
Lorsque je redescends enfin, c'est pour débarrasser la table alors que ma tante s'en va à son rendez-vous, embarquant sa fille dans son sillage, qui a l'intention de faire une virée shopping et cinéma avec ses copines.
Je me retrouve seul dans la maison et commence ma tournée. Je récupère le linge sale de tout le monde, le tri par couleur et lance la première machine. J'attrape l'aspirateur et commence un nettoyage en règle de toutes les pièces de la maison ou presque, avant de passer la serpillère dans la cuisine, d'étendre le linge et de refaire repartir un cycle. J'ai presque fini une partie du repassage, lorsque je m'aperçois que l'heure du déjeuner est passée depuis un moment et je n'ai rien avalé. J'englouti donc le reste de la salade de pâte, avant de prendre une douche bien méritée.
L'heure de prendre mon quart au restaurant approche, je résigne donc à mettre l'immonde uniforme rose et noir que ma tante a rendu obligatoire. Le cliché : les gays portent du rose va en prendre un coup, mais qu'importe ! C'est une couleur que j'exècre au plus au point et j'en fais régulièrement des cauchemars !
Au restaurant, c'est l'heure de pointe. Les commandes se succèdent à nous en faire perdre notre latin. Je jongle entre le service et la cuisine, où Severus aurait désespérément d'une aide supplémentaire. Mais ma tante argue que la main d'œuvre coûte trop cher…
Ça se passe de commentaire, vous en conviendrez ?
La catastrophe décrite précédemment se produit après l'arrivée de l'équipe de basket, et de celle des pompoms girls. J'y vois Draco sexy-Malfoy, sa copine toute en jambe et en poitrine, ainsi que ce grand dadais de Ron, ainsi que Blaise un vieux pote de primaire qui irait bien mieux à Hermione que l'autre tâche, je vous fais un croc en jambe pour m'amuser !
« -T'es vraiment un abruti congénitale Weasley, s'écrie son capitaine, tandis qu'il se penche vers moi. »
Il m'attrape les poignets pour se rendre compte de l'ampleur des dégâts.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le spectacle n'est pas très réjouissant. J'ai beau ne pas être une chochotte pour deux sous, là, je suis au bord de la nausée. Mes paumes ressemblent à un hérisson qu'on aurait battu à mort ou presque.
Une merde de plus à afficher à ma journée déjà bien remplie.
Il grimace, alors que moi je sens la douleur refluer rien qu'au contact de sa peau sur la mienne, et l'attrais de ses grands yeux gris.
« -Mon Bébé ! S'écrie Severus qui est sorti de sa cuisine, alerté par le bruit. Qui est le responsable de cette boucherie ! »
Il brandit sa plus grosse poêle en fonte sous le regard soudain penaud d'un Ron qui, ma foie n'en mène pas large.
Sirius se précipite.
« -Chérie, on en a déjà parlé ! On ne frappe pas les clients devant témoin. Pose ça tout de suite. »
Son ton dès plus lugubre rend Ron encore plus nauséeux que moi si c'est possible.
Si je n'étais pas blessé ça me ferait presque rire.
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Ron a payé pour la casse, et il a pour obligation de faire profil bas, s'il veut un jour avoir le droit de revenir. Il est tellement accro aux cookies triples chocolat de Severus, qu'il n'a pas pipé mot et c'est contenté de hocher la tête frénétiquement, en signe d'assentiment.
Cette histoire n'est pas passé inaperçu aux yeux de ma tante, ça aurait été trop facile. D'un autre côté, il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir mes bandages. Remus a passé un moment à me retirer les débris de porcelaines, le tout à la pince à épilé. J'ai douillé comme rarement, mais heureusement, je n'ai pas eu besoin de point de sutures. Les extrémités saignent facilement. Il a juste fallu que j'évite de plonger mes mains dans l'eau pendant un moment.
Ce qui n'a pas rendu ma tante très compatissante, et a considérablement fait chuter mes maigres finances.
J'ai même dû éviter le club photo pendant plusieurs jours. Les bains de développement sont par trop corrosifs pour que je prenne le risque.
Plusieurs fois, Draco est venu me saluer au bahut pour prendre de mes nouvelles et s'excuser pour la bêtise de son équipier, qu'il, je cite, supporte de moins en moins.
L'attention m'a beaucoup touchée. Les autres n'en sont pas venus à mieux me considérer, mais ça n'a pas vraiment d'importance.
Hermione a joué les mamans poules pendant toute ma « convalescence », faisant presque concurrence à Sev. Ce qui m'a presque fait peur.
Avec tout ça, le mois d'Octobre touche presque à sa fin, et avec lui se prépare le bal d'Halloween.
Ma meilleure amie fait chauffer ses méninges de créatrice en herbes depuis des mois pour nous confectionner les costumes parfaits.
Elle s'intéresse de plus en plus au look steampunk, et s'en inspire grandement. Je crois que son amour pour les costumes des derniers siècles et la mode actuelle, a trouvé son harmonie.
Elle fait donc péter crayons et croquis, en plus de me trainer dans les boutiques vintages qu'elle affectionne tant, et autres friperies.
J'avoue que lorsque je vois ses esquisses, je flippe un peu.
« -Ma Mione d'amour ? Tu es sur que c'est pas un peu trop ? Après tout on sera que tous les deux. »
Autant ce qu'elle a prévu pour elle passera comme une lettre à la poste, autant pour moi je trouve ça un peu trop… en cuir ?... osé ?...en bottes ? Ou peut-être les trois à la fois. Même si j'avoue que le masque qu'elle m'a fait est magnifique.
Sur un moule de mon visage, elle a façonnée un loup de velours noir, qu'elle a customisé avec des écrous, des éléments de montre et une libellule en fer forgée.
« -Ce n'est pas une raison pour faire les choses à moitié. »
L'année dernière, avait été une épreuve de force dont j'avais eu du mal à me remettre. Le journal du lycée m'avait demandé de couvrir l'évènement avec Luna, une des journalistes en herbe. Une fille cool, quoiqu'un peu loufoque. On avait fait de notre mieux, pour faire notre boulot. Mais comme ni elle ni moi n'étions bien considérés, nous avons passé la soirée à nous faire marcher dessus, et plus de la moitié de mes photos étaient dans le flou le plus total.
Luna avait dût broder un max, sur le déroulement de la soirée avec ce pauvre résultat.
Nous avons presque hésité à rendre notre boulot à la rédaction. Et puis nous nous sommes dit que ce serait vraiment dommage de priver les futures générations de se ramassis d'imbéciles qui se trémoussaient à tout va avec des costumes tous plus approximatifs les uns que les autres.
Cette année, ils se passeront de nous. Nous avons décidé de boycotter le bal, et de nous retrouver chez Hermione. Nous allons fêter Halloween comme il se doit : à grand renfort de bonbons monstrueusement édulcorés, et de films bien flippant.
Dans la liste, The Conjuring, Mister Babadook, Mama, et quelque chose de bien cucul pour clôturer tout ça et faire de beaux rêves, Orgueil et Préjugés version zombie. Nous entrecouperons les films pour mieux ravitailler les enfants du quartier en bonbons et fil dentaire. Hermione se bat aussi contre les caries, à l'image de ses deux parents dentistes.
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« -Le bal d'halloween rend les gens complètement dingue, me dit Knight un soir. Qu'est-ce que ça va être le jour du bal des finissants ?
-En voilà une bonne question ? Pour certain, ou certaine, je pense que ça a autant d'importance que le jour qui commence par un M.
-Je suis fatigué de tout ça.
-Comme je te comprends ! Moi cette année je fuis cette séance de torture.
-Et si je te demandais qu'on s'y retrouve ? Tu fuirais ? »
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« -Et alors qu'est-ce que tu lui as répondu ?!
-Je lui ai dit que c'était soudain.
-QUOA ?! Mais enfin !
-Tu sais, c'est quelqu'un qui se cherche encore. On ne peut pas dire qu'il est un environnement familial très ouvert sur le sujet de l'orientation sexuel. Sa mère a l'air très fermé sur la question, et quand à son père, il est toujours par monts et par vaux. Il ne me voit quasiment jamais.
-Je ne vois pas bien le rapport.
-J'ai peur qu'il me rejette face à la réalité de la situation.
-T'es sur que c'est la seule raison ? »
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Quelques jours avant le bal, une rumeur court. Draco et Ron en serraient venus aux mains, et il aurait fallu que leurs coéquipiers s'en mêlent pour les séparer. Même Blaise, qui d'ordinaire est quelqu'un de calme, de très pragmatique, toujours un peu en retrait s'est interposé le premier.
Apparemment, ce serait Ron qui aurait débuté les hostilités, bien qu'on ne sache pas trop pourquoi. Il devient clair pour Hermione que ce gars n'est vraiment pas recommandable, mais elle éprouve encore quelques sentiments pour lui. J'ai beau chercher dans les méandres de ma mémoire je n'arrive pas à me souvenir comment c'est arrivé. Je pense qu'avec le temps c'est devenu une habitude. J'aimerais bien qu'elle la perde rapidement, parce que les cours d'algèbres qu'elle lui a donné à une période n'ont jamais fait évolué la situation de manière satisfaisante, alors je ne vois pas pourquoi ça changerait maintenant.
Il lui faudrait un électrochoc je ne vois que ça.
Je devrais tout de même faire attention à ce que je souhaite ce genre de vœux pourrait être mal interprété.
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Après les cours, je prends mon quart au restaurant. Hermione m'y a accompagné, comme ça arrive souvent du reste. Pas forcément pour ma charmante présence, aujourd'hui c'est cheesecake au citron, et elle s'en relèverait la nuit pour en manger. Qui suis-je pour rivaliser ?
Elle s'est installée à sa table attitrée, avec un livre sur les costumes sous l'empire de Napoléonien. Tout un programme.
Au bout d'une demie heure, je vois entrer Pansy. Elle tient la porte à Lavande, et sa clique, suivit de prêt par un Draco à la mine la plus flippante du monde, un Blaise amusé et un Ron renfrogné.
Ca pue mes agneaux !
« -Harry ! Ici ! Me somme Pansy. »
Je roule docilement vers elle, avec en prime mon sourire le plus hypocrite. Je les installe à une table. Si le grand roux me regarde à peine, et que la pouffe de service me toise de toute sa blondeur, Draco et Blaise me saluent avec un vrai et grand sourire.
Je leur tends des menus, qu'ils refusent froidement pour les uns et poliment pour les autres. Je décide donc d'aller débarrasser les tables abandonnées.
Je n'arrive pourtant pas à m'empêcher d'écouter leur conversation.
«-Vous vous êtes conduit comme des prolétaires ! Aurais-je droit à une explication ? s'insurge Lavande. Draco ? »
Sa voix est haut perchée et guindée au possible. Comment Draco fait pour sortir avec une nana pareil ?
« -Lavande, répond Draco en se pinçant l'arête du nez. Il me semble t'avoir dit que je voulais « te » parler. Pas que je voulais me donner en spectacle.»
Oh ! On dirait qu'il y a de l'eau dans le gaz…
« -Tu n'as besoin de personne pour te donner en spectacle ! Tu le fais très bien tout seul, rétorque-t-elle.
-Pour cela il faut remercier Ronald et sa fâcheuse tendance à se mêler des affaires des autres. »
Je n'avais jamais vu Draco aussi en pétard ! Son image de garçon parfait en prend un coup !
Ron lui s'enfonce dans son siège.
« -C'est parfaitement ridicule ! Nous sommes des personnages populaires ! Notre image rend notre quotidien public ! »
Cette fille se croit au pays des Bisounours. Comment peut-on combiner si parfaitement la méchanceté et la Naïveté ?
« -Tu veux du public ? réplique Draco plein de hargne. Tu vas être servit !
-Draco, l'appel Blaise dans l'espoir de tempérer la situation.
- C'est fini entre nous. »
Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il ne passe par quatre chemins. Le visage de Lavande se décompose. Elle devient d'abord blanche comme un linge, avec la bouche qui s'ouvre et se ferme, sans que le moindre son n'en sorte. Puis elle rougit de colère et s'égosille :
« - QUI CROIS-TU ETRE POUR ME PLAQUÉR DE LA SORTE !?
-Quelqu'un de censé.
-TU NE PEUX PAS ME PLAQUER COMME CA !
-Je viens de le faire.
-ET POUR QUELLE PETITE PETASSE ? »
Draco se lève et frappe du poing sur la table.
« -Je ferais attention à ce que je dis si j'étais toi ! Tu as eu la conversation que tu voulais maintenant FOUS LE CAMPS ! »
Lavande décide de se draper dans ce qui lui reste de sa dignité et s'en va sans oublier de lancer un regard assassin à son désormais ex petit copain.
« -Réjouis-toi Weasley, maintenant elle est tout à toi ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur ! »
Ron se lève à son tour rouge de colère en faisant tomber sa chaise.
Sans plus faire attention aux deux basketteurs, je me tourne vers Hermione qui vient de lâcher son crayon.
Je pense que Lavande et moi avons tous les deux eut ce que nous voulions. Maintenant, va falloir en subir les conséquences.
Et nous voilà arriver !
J'espère que ça vous a plu ?
La suite aussi vite que c'est possible !
Un petit com ?
A bientôt
Angel
