Coucou tout le monde, je vous en reviens avec un nouveau chapitre de amour cybernétique version 2.0 ^^

J'espère que cette réécriture va vous plaire !

Sur ce une bonne lecture et je vous retrouve en bas

Chapitre 4 :

Dire que le monde vient de s'écrouler est un doux euphémisme…

Sur l'échelle du mood tracker, je dois être à moins huit mille…

Après avoir constaté la disparition de mon médaillon, j'ai tellement flippé que je me suis habillé sans vraiment regarder ce que je sortais du placard. Ce qui a donné un résultat pas très flatteur, ainsi qu'une chaussette très différente à chaque pied.

Puis, j'ai conduit jusqu'au saule à une telle vitesse que je me suis fait arrêter par les flics.

Heureusement que je connais l'officier Shakelbolt, pour lui servir son double café crème quotidien, parce que j'étais bon pour me payer une amande. Je crois que ça aurait été le pompon.

Au final, j'ai passé la journée à fouiller le parc en reniflant tout ce que je savais, malgré mon écharpe et mon bonnet. Sirius a fini par venir me chercher à la nuit tombée.

Dans ses bras, j'ai pleuré comme un bébé, désespéré d'avoir perdu mon plus précieux souvenir.

Le retour n'est pas des plus joyeux, ma tante fait de ma vie un enfer. Enfin, pire que d'habitude… Ou alors c'est parce que je n'ai plus la patience ? Ou les deux à la fois ?...

Dudley me soutient à demi-mot et m'a avancé discrètement quelques corvées, histoire que ce ne soit pas ça à me rajouter en plus.

Je ne le remercierais jamais assez.

J'en deviens un meilleur ami en dessous de tout, puisque je ne prends pas la peine de rappeler une Mione qui se fait un sang d'encre et que je mettais promis de taquiner sur son nouveau béguin.

Histoire de poser la cerise sur la gâteau, les rares heures de sommeil que je parviens à grappiller sont entrecoupées de cauchemars aussi bizarre qu'anxiogènes. A l'égal de ceux qu'on se paye avec une fièvre de cheval ou presque… Ce qui me fait dire, que j'ai dû choper une saloperie à rester toute la journée dans le froid, ce que me confirme le thermomètre au réveil…

Je m'asperge généreusement le visage d'eau froide histoire de me remettre les idées à l'endroit. En passant je tombe sur mon visage, qui me fait presque peur ! Ce n'est plus des cernes que j'ai, mais des valises ! Manque plus que les poignets… Ma peau oscille entre un blanc cireux et un vert pas très estival, qui va parfaitement avec les remous de mon estomac…

Je sens que la journée va être longue !

Préparer le petit déjeuner n'a jamais été aussi difficile.

La bile me monte à la gorge et rien ne parvient à passer la barrière de mes lèvres. Crime inimaginable pour qui a eu un Severus dans son entourage ! Mais je ne vais pas pouvoir faire autrement, c'est au-dessus de mes forces.

Ma tante enfonce le clou en étant particulièrement odieuse et je ne compte pas les vannes foireuses de Pansy.

Dudley tente, et c'est bien la première fois que j'entends son petit filet de voix passer un tel décibel, de me défendre, en leur crachant qu'elles et leurs cœurs sont aussi secs que des coups de trics, et que leur méchanceté les étouffera.

Il me donne un coup de main pour la vaisselle, et me tape gentiment dans le dos pour me soutenir avant de partir faire son entraînement.

Je me traine au bahut comme une âme en peine, et somnole pendant une bonne partie des cours sous le regard inquiet d'Hermione.

A la cafèt', je croise Blaise, accompagné de Draco, qui prennent tout deux de mes nouvelles. Mais j'ai à peine le temps de leur répondre et cours vers les toilettes les plus proches.

La vue, sans parler de l'odeur du réfectoire, ont fini de me retourner l'estomac et je rends tripes et boyaux.

Ce qui est vraiment dommage, parce que cette entrevue aurait pu à elle seule rattraper ma journée.

Le reste de l'après-midi se passe dans le même joyeux paysage et j'ai peine à aller prendre mon quart au resto.

Mais puisque je n'ai pas le courage d'affronter ma tante, je me contente de faire le minimum vitae.

Mes trois tontons poules avisent mon état, mais évitent tout commentaire, se contentant juste de me couver du regard.

Les commandes s'enchaînent et se succèdent. Quand la tête me tourne trop, je gobe un carré de sucre en catastrophe, ce qui n'arrange qu'à moitié mes maux d'estomac.

Tout cela jusqu'à l'ultime client, que je vois à peine, tant mes yeux voient flou ! C'est à se demander si j'ai mis mes lunettes.

Je roule vers lui comme un condamné, et je trouve le sol très irrégulier…

J'attrape mollement mon carnet, et le salut avec toute l'ardeur commerciale qu'il me reste. Autant dire pas beaucoup.

Mon « qu'est-ce que se sera ? » n'est pas très intelligible, et j'ai des mouches devant les yeux.

« -Harry tu vas bien ? »

Je n'ai pas vraiment le temps de me demander comment il connait mon prénom, que je sens mes jambes me lâcher. Puis c'est le trou noir…

Je ne sais pas combien de temps je reste inconscient.

Surement pas longtemps, mais je m'étonne de n'avoir mal nulle part, et de me sentir si bien.

Je crois que je suis dans les bras de quelqu'un. Je ne sais pas de qui, mais ce contact est doux et réconfortant. Ça me donne envie de me pelotonner et de ne plus jamais les quitter.

J'ai l'impression que mon corps tout entier pèse une tonne, au point que j'ai du mal à ouvrir les yeux.

Je plisse les paupières.

Mes lunettes ont dut tomber parce que j'y vois encore moins bien que tout à l'heure.

Des sons commencent à me parvenir, tandis que des formes roses et noires dansent sous mon nez.

« -Il revient à lui, murmure le propriétaire des bras.

-Mon bébé, tu nous entends ? »

Severus… mon pauvre papa poule !

Je papillonne des yeux et ont me repose mes lunettes sur le nez.

Je tourne légèrement la tête pour tomber sur deux orbes grises que je connais par cœur.

Je crois que je me mets à rougir !

Peut-être que je pourrais m'être ça sur le compte de la fièvre qui me taraude depuis ce matin ?

Alors c'était lui le client mystère, en plus d'être celui qui a empêché ma rencontre fortuite avec le sol ? Décidément quel chevalier servant ! Ca me ferait presque sourire, si je n'avais pas autant l'impression d'être à côté de mon corps…

Lui et Sirius essayent de m'assoir sur une chaise sous le regard embué d'un Severus au bord de l'apoplexie.

« -Comment tu te sens mon bébé ? demande-t-il.

-A va, je baragouine, pas très sûr de moi. »

Draco me soutient de son mieux, et me tend gentiment un verre d'eau.

Je sirote doucement le liquide et reprends peu à peu conscience de mon corps.

Sirius me tape sur l'épaule en m'ordonnant de ne pas bouger avant la fin de mon service sous peine de mort lente et douloureuse, tandis que Severus cours en cuisine me rapporter une soupe à la tomate et des croutons de pains.

« -Tu aurais dû rester bien au chaud dans ton lit, me dit mon sauveur.

-Je l'aurais fait, si j'avais… »

Ma phrase se bloque dans ma gorge, lorsqu'il s'approche de moi au point que nos fronts se touchent, et que nos souffles se mélangent.

Mon Dieu ! Il est si prêt que je pourrais l'embrasser là, maintenant !

Il me fixe avec une telle intensité, je…

« -Tu as les joues rouge, et tu as de la fièvre, me dit-il en s'écartant. »

« -Tu as encore plus mauvaise mine que ce matin. »

Il est trop prêt ! Comment je suis censé pouvoir réfléchir un tant soit peu dans une situation pareil ?! Déjà que mon cerveau est en surchauffe.

Sirius arrive sur ces entrefaites et pose la soupe et les croûtons devant moi, avec l'ordre de tout manger ! Il a pour Draco un sourire éclatant, tandis qu'il lui tend un café crème, et une part de carrot cake, cadeau de la maison.

Je grimace. Qu'est-ce qui pourrait faire en sorte que mon estomac accepte mieux la nourriture maintenant ?

« -Tu as peur qu'elle t'attaque ? me demande-t-il en riant.

-Je suis presque sûr qu'elle pourrait, je grogne »

Il cesse de me regarder pendant une seconde, le temps de se saisir de la cuillère et de goûter la soupe. Il cesse de bouger, comme s'il attendait quelque chose, puis :

« -Je suis toujours entier ! s'écrit-il. Y a pas de danger. »

Il replonge la cuillère et la porte à ma bouche. Les midinettes appellent ça un baiser indirect non ?

« -Allez, un petit effort, m'encourage-t-il. On dit qu'il n'y a que le premier pas qui coûte. »

Je fronce les sourcils, et finis par ouvrir la bouche.

C'est étrange d'être remisé au rôle d'un enfant auquel on donne la béquée.

Le goût que me laisse la soupe m'enlève tous mes a priori. J'avais presque oublié…

« -Alors ? me demande-t-il en avisant ma mine satisfaite.

-Ca va aller pour la suite, j'annonce en reprenant la cuillère. »

Le contact de sa peau contre la mienne m'électrise, mais je fais comme si de rien était, en espérant que mon rougissement passe inaperçu.

Les minutes s'égrainent doucement. Je déglutit chaque gorgée avec d'autant plus de difficultés qu'il n'a de cesse de me fixer.

«-Nos familles se valent je trouve. C'est très ton sur ton, soupire-t-il. »

J'arque un sourcil interrogateur, la cuillère en suspend au-dessus du potage. C'est quoi la nouvelle lubie de son grand-père acariâtre, de sa mère castratrice et de son père absent ?

«Ca remet plein de chose en perspective…, murmure-t-il bien mystérieux. »

Je ne suis pas une commère pour deux ronds, mais là, je dois avouer qu'il pique sérieusement ma curiosité. Est-ce que je grille ma couverture d'amoureux transit si je lui pose une question trop directe ? Est-ce que je veux continuer à jouer la carte du mystère ? Une embrouille de plus est ce que ce serait si terrible ? Mais est-il seulement l'ombre d'une embrouille ou est-ce juste moi qui est perdue mes couilles à force de vivre avec ma tante ?

Le voir si près de moi, si prévenant, ça me donne des envies, de l'espoir…

Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans ma vie. Ce serait injuste de le considérer comme en faisant partit, alors que c'est tout le contraire.

« -C'est à croire que c'est la saison, je murmure presque. »

Il n'a de cesse de me fixer intensément, avec l'air d'attendre la suite.

J'hésite encore avant de continuer. La faute à mon manque de confiance en moi… On le saura !

« -Y a eu pas mal de changement dans ma vie ces derniers temps. Mais les vieilles habitudes ont la vie dure… »

Il me sourit gentiment et hoche la tête avec…Indulgence ? Mais pour qui ? Lui ou moi ?

« -Mais je fais de mon mieux !

-Je vois ça, murmure-t-il. J'aimerais que d'autres suivent ton exemple… »

Il boit une gorgée de son café et laisse son regard vagabonder quelques instants. J'en profite pour pousser le vis jusqu'à noyer mes croutons, histoire que le tout me tienne un minimum au corps. Mais je l'avoue, c'est son profil pensif, plus que le temps de trempage, qui sollicite mon attention.

C'est très irréaliste comme situation. Je n'ai pas l'impression que c'est lui le garçon dont je suis tombé amoureux, et pourtant tout me cri que si. J'ai peur que tout soit trop beau pour être vrai. Comme si plonger les deux pieds dedans aller rendre ce rêve éveillé fuyant, au point de disparaître pour ne plus jamais revenir.

Je tends la main vers lui, sans vraiment m'en rendre compte. Au moment, où j'attrape sa manche, il se tourne vers moi et me sourit tendrement ? Au point que je rougis comme une tomate bien mûre et baisse les yeux.

« Oui ? me demande-t-il. Qui y a-t-il ?

-Je…J'ai…eu peur que tu… t'en ailles, je murmure. »

Il presse sa paume contre la mienne, avant d'entrelacer nos doigts, et de porter mon poignet à ses lèvres.

« Je ne vais nulle part. »

Il plonge ses yeux dans les miens, et je m'y perds avec plaisir. Je crois que je pourrais l'embrasser là, tout de suite, et envoyer le reste péter ! Nos visages se rapprochent de plus en plus et l'idée qu'il sache qui je suis comme doucement à m'effleurer l'esprit. Je crois que je l'aurais embrassé si un grand fracas de porcelaine ne m'avait fait sursauter et piailler comme une souris, tant j'ai eu peur.

« Je… reviens, je bredouille en me relevant brusquement. Tu m'attends ?

-Je ne bouge pas. »

D'une démarche plus qu'incertaine, je me dirige vers la cuisine et fait signe à Severus que je vais voir ce qu'il se passe. Il baragouine quelque chose dans sa barbe inexistante, que j'ai du mal à saisir. Je crois qu'il parle du risque de faire une crise cardiaque ou d'une perte de cheveux liée au stress…

Je vais pour passer la porte de la réserve, lorsque je vois Remus en train de ramasser les débris en sanglotant. Sirius est à ses côtés et tente de l'en empêcher.

« Ne fait pas ça à main nue ! Tu vas te blesser.

-Laisse-moi ! »

Je sursaute violemment comme si j'avais pris un coup. Remus est de loin la personne la plus douce et la plus calme du monde. Il ne cri jamais, n'a jamais un mot plus haut que l'autre. Et ce serait une chose bien difficile, lorsque l'on entend son petit filet de voix ! Alors le voir repousser son meilleur ami aussi méchamment, tout en lui criant dessus et en pleurant à quelque chose de perturbant.

Remus c'est un roc, ou en tout cas, c'est ce que je croyais.

« Si je ne suis même pas capable de faire ça, comment je pourrais aider Harry ? T'as vu dans quel état il est ?!

-Ola ! Ola ! On remet les choses dans l'ordre ! Ce n'est pas de Harry dont on parlait ! C'est de toi ! Alors cesse immédiatement avant de te planter un bout de faïence, et que je sois obligé de te conduire à l'hosto ! »

Remus le repousse de plus belle, il se redresse, et le toise. Contrairement à ce que j'aurais cru, ses beaux yeux dorés ne sont pas emplis de colère ou de frustration, mais d'une détresse si profonde qu'elle a l'air sur le point de le tuer.

« C'est pas important ! Tu ne comprends pas que ça n'est plus important ! Il est parti ! Lucius est parti ! Cette fois, il ne reviendra pas je le sais. Il vient juste de retrouver son fils… Alors, il prendra plus le risque de…

-Attends, je ne te suis pas là… Il t'a dit qu'il te quittait ?

-Il en a pas eu besoin ! C'est Narcissa qui l'a fait pour lui ! »

Je porte la main à ma bouche pour m'empêcher de crier. L'amant mystérieux de Remus c'est le père de Draco ?

« Il m'a quitté pour son fils, comment je pourrais lui en vouloir ? »

Ses pleures se font torrent, et il finit par se jeter dans les bras tendus de Sirius.

« J'ai tellement mal Sirius ! Je l'aime tellement ! Je l'aime à en crever ! »

Sirius resserre son étreinte sur son corps tremblant, et Remus s'accroche à lui comme si sa vie en dépendait. Et c'est sans doute le cas.

Remus a toujours été secret, d'une grande timidité. Il est émotif, mais très pudique, et le voir ainsi me brise le cœur.

Il faut que je parle à Draco. Il faut que je comprenne !

Les larmes aux yeux, je cours presque jusqu'à la table que je viens tout juste de quitter. Draco n'a pas bougé, mais affiche un air préoccupé lorsqu'il me voit.

« Harry ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

-Il faut qu'on se parle. On a plein de chose à dire. »

Ses yeux s'écarquillent au point de le faire ressembler à un hibou, mais il hoche la tête en signe d'assentiment. Le choc lui ayant presque coupé le souffle.

Je vais pour m'assoir, lorsque ma tante entre dans le restaurant en terrain conquis en me sifflant comme chien.

Elle choisit mal son moment pour faire sa diva ! Faut pas me chauffer là ! Je suis remonté comme un coucou suisse ! Je vais lui rentrer dedans ! C'est obligé !

« Ramène-toi ! Y a mon coffre à vider !

-Je suis occupé, alors prends tes deux petites mains manucurées et fais le toi-même ! »

Je sais que je viens de signer mon arrêt de mort, et que là, je risque fort de le sentir passer et comment vous dire que j'en n'ai rien à secouer ?

Toutes les têtes du restaurant se tournent brusquement vers moi. Je suis presque sûr d'avoir entendu leurs vertèbres craquer. Leur visage est empreint d'étonnement et… de peur aussi. Dire « non » à ma tante, c'est comme donner la corde au bourreau

« Qu'est-ce que tu viens de dire ? »

Le bourreau s'approche. Entame la formation d'un superbe nœud coulant…

Quant à moi, je ne quitte pas mes positions. Hors de question de lui faire le plaisir de m'écraser de nouveau. Mes couilles viennent de revenir de leur vacance et je ne suis pas prêt de les laisser repartir !

Mort au Tyran ! Sus à l'ennemi ! Ça va saigner !

Et voilà !

J'attends vos retours avec impatience

De gros poutous

Angel