Bonjour mes petits pandas, vous allez voir, même si la communication n'est pas encore au top niveau, ils progressent ! Et puis ils sont heureux, un peu, et ça c'est si bon !
Hazzatommo : quand c'est des compliments, ce n'est jamais trop long les reviews ;) et même quand c'est constructif ! Je suis ravie d'être un palliatif pour la fin de la série, cette histoire a été pensé ainsi ! Juste qu'il m'a fallu des années pour avoir la maturité de 'écrire parce que j'ai fini la série depuis un moment ;) ravie également que les lettres t'ont plu, même si je pense que c'est parce que tu as tout lu d'un coup, sans frustration ;p
J'espère que la suite te plaira et merci pour ta review ! :)
Bonne lecture !
Chapitre 13
Le lendemain de l'anniversaire sans joie de Merlin, les deux frères descendirent prendre le petit déjeuner après Arthur, qui finissait son café désormais tiède. Ils étaient tous les deux vêtus intégralement de noir, et Arthur comprit aussitôt.
– Ai-je le droit de vous demander de venir avec vous ?
Merlin hocha la tête distraitement. Arthur faisait partie intégrante de leur intimité, et lui aussi avait le droit d'aller se recueillir sur la tombe de son père. Après tout, il était encore en Afghanistan quand l'anniversaire de la mort de ce dernier était survenu, et ne s'y était pas rendu depuis qu'il était rentré.
– On peut y aller en voiture, cette année, proposa Arthur.
Il faisait référence à la rutilante et magnifique voiture très chère qui garnissait depuis la veille leur jardin. Livraison spéciale. Cadeau d'anniversaire d'Arthur à Merlin. Pour lui permettre de remplacer la vieille pétoire peu sécurisée (et dans un état de délabrement avancé, et Arthur craignait qu'elle soit aussi vieille que Merlin, si toutefois il n'avait pas su qu'à leur époque, les voitures n'existaient pas) avec laquelle il faisait les courses, et qu'il utilisait aussi peu que possible, le risque de panne et d'accident étant très élevé.
– Tu n'étais vraiment pas obligé de m'offrir ça, marmonna Merlin.
Il avait levé les yeux au ciel déjà mille fois quand Arthur lui avait offert son cadeau, mais cela n'avait nullement entamé l'enthousiasme du jeune homme.
– Bien sûr que si, répliqua-t-elle tranquillement, finissant son café, avant de disparaître dans les étages pour se changer et passer une tenue plus appropriée.
Sans surprise, leur sortie au cimetière fut triste et lourde de sens. Merlin et Morgan, durant longtemps, se recueillirent en silence sur la tombe d'Hunith, qui était de toute évidence entretenue. Ils en balayèrent la neige accumulée, mais le marbre était propre et net.
Celle d'Uther, pas très loin, n'avait pas été touchée depuis plus d'un an. Arthur, même durant sa permission de l'année précédente, n'avait jamais fréquenté le cimetière, et la végétation avait tenté de reprendre ses droits. Pendant que les deux frères, muets, priaient (qui ? c'était un mystère. Ils n'avaient pas de dieux à proprement parler), Arthur s'occupa de redonner éclat à la tombe salie. Le portrait en médaillon de son père, dans la continuité des autres ancêtres d'Arthur (y compris sa mère), semblait juger du regard son fils unique.
– Ne me regarde pas comme ça, marmonna Arthur. Je serais venu plus souvent si tu avais été plus gentil. Prends exemple sur Maman, tiens. Elle, elle me regarde gentiment. Tu n'as pas toujours été gentil, Père. Dans cette vie ou la précédente, d'ailleurs. Un peu de mauvaise herbe, ce n'est pas grand-chose en comparaison, hein. Tu te souviens que ton fantôme a voulu tuer Merlin. Je voulais juste un père, moi. Et toi, tu...
– Arthur ?
Merlin interrompit son monologue grommelé à l'adresse de son paternel, et en relevant les yeux, il vit son ami dans la même posture que lors de leur première rencontre. Cette fois, Merlin n'avait pas l'air surpris, et Mordred était à ses pieds, un sourire vaguement moqueur aux lèvres. D'ailleurs, Merlin aussi avait l'air de se moquer de lui.
Et Arthur était assez lucide pour deviner que sa litanie à voix basse, l'air fâché, arrachant de grandes brassées de mauvaise herbe, devait être en effet assez comique. Qui avait décrété qu'on ne pouvait rire dans un cimetière, qu'il s'agissait d'une offense aux morts ? C'était stupide. Il était intimement persuadé qu'Hunith, de là où elle était, serait plus heureuse de voir ses deux fils le sourire aux lèvres.
Alors il éclata de rire. Et fut heureux de voir les deux autres suivre, et laisser éclater leur joie de se moquer d'Arthur.
– On va faire une fête, décréta Arthur dans la voiture, sur le chemin du retour.
Merlin, qui roulait lentement et prudemment sur la neige qui recouvrait les routes et tombait du ciel, ne daigna pas lui accorder le moindre regard. Mais la surprise et le dédain était parfaitement perceptibles dans sa réponse :
– Pardon ?
– Pour le nouvel an. On va faire une fête.
– Arthur, tu as déjà redécoré ta maison du sol au plafond. Ça va nous prendre huit jours une fois que les fêtes de fin d'année seront passées pour tout ranger. Que veux-tu faire de plus pour fêter le nouvel an tous les trois ? Ta baraque compte déjà plus de pièces que nous ne pouvons en occuper, tu sais ? Nous n'utilisons qu'un seul des salons. Quelle idée saugrenue que cela serait de faire une fête ? Tu ne veux pas faire venir un orchestre pour trois personnes, tant qu'on y est, si ?
Il regardait toujours fixement la route, mais les soupirs dans sa voix étaient clairs. Il ressemblait, en cet instant précis, malgré ses cheveux plus courts, son jean et son sweat, en tous points au valet du Roi Arthur, qui expliquait avec désespoir à son souverain que non, ce n'était pas une bonne idée.
– On ne fêtait pas Noël avant, pas vrai ?
S'il fut surpris du changement de sujet, Merlin n'en laissa rien paraître. De toute manière, il restait focalisé sur la route, à raison.
– Avant... ?
– Avant, dans notre ancienne vie.
– Ah. Non. On fêtait Samain, mais c'était différent. On ne fêtait pas vraiment la nouvelle année non plus...
– Mais on faisait une fête. Une grande fête. Les cadeaux... c'était différent. Mais je me souviens qu'il y avait bal. Un grand bal. Plus somptueux que tous les autres. N'est-ce pas ?
– Oui...
– Eh bien je veux donner bal, sourit Arthur avec une fraîcheur désarmante. Comme avant. Comme je suis sûr qu'il y en a eu des tonnes auparavant à la maison. Je veux donner un bal pour le nouvel an avec tous les gens du village.
Ils manquèrent de sortir de la route quand Merlin se retourna vers lui suite à sa tirade.
Mais Arthur, toujours souriant, était parfaitement sérieux.
Merlin avait eu beau objecter que c'était une idée idiote, et en plus de cela, irréalisable, Arthur n'en démordit pas. Et s'était contenté de lui répondre que « tout était possible, avec de l'argent ». C'était le mantra de son père. Et cela lui avait donné raison. En quelques jours, il avait réussi à soulever des montagnes. Il avait embauché un traiteur, des serveurs, établi des menus. Des ambiancieurs, un DJ. Un artificier. Un publicitaire, qui avait prévenu tout le village. Il avait prévu des nourrices et des baby-sitters pour que les parents puissent venir avec leurs enfants, et quand même s'amuser. Le champagne était compté en quantité plus que suffisante. Les invitations précisaient que, si les invités avaient déjà quelque chose de prévu avec amis ou familles ne faisant pas partie du village, ils étaient également les bienvenus, à condition de prévenir en amont du nombre d'invités supplémentaires.
Enfin, Arthur avait précisé qu'il était possible de réserver un hébergement sur place, au besoin, pour les personnes excédentaires, moyennant une certaine participation. Le reste, en revanche, était entièrement gratuit, offert gracieusement par Arthur.
Et, à la grande surprise de Merlin, cela fonctionna parfaitement.
Même la partie où Arthur avait décrété que ce serait un bal costumé « comme au Moyen-Âge » avait fonctionné. Il avait même prévu les services d'un loueur de costumes, sur place, pour les gens qui le souhaiteraient. Et le trente-et-un décembre, une foule compacte se pressa chez eux.
Dans un besoin évident d'intimité et de sécurité, toute la maison avait été verrouillée. La cuisine, le salon, les bibliothèques, les chambres du premier étage étaient fermées à clé. Seul le deuxième étage, et son immense et magnifique salle de réception en pierre taillée, était accessible. L'entrée se faisait grâce à un service d'ordre et de vestiaire qui orientait les invités vers l'escalier de pierre et la salle de réception, sans jamais se perdre sur le chemin, afin que personne n'ait l'idée d'aller fouiller dans les affaires des habitants de la maison.
Tous étaient venus déguisés, ou presque. Ce n'était pas toujours très moyenâgeux, et Merlin regardait d'un œil critique les robes résolument victoriennes ou renaissance portées par certaines femmes, lui qui avait réellement connu ces époques.
Mais tous s'en fichaient. Tous s'amusaient, profitaient du buffet, dansaient au son de la musique. Les enfants, qui pour la plupart se connaissaient tous, fréquentant la même école, s'amusaient comme des fous, trop heureux d'avoir le droit de courir dans la salle de réception et l'escalier de marbre, laissés sous la surveillance de loin du personnel engagé dans ce but, tandis que les parents savouraient le champagne et la liberté.
Et Arthur, au milieu de tout ce monde, déguisé en roi, rayonnait.
– Il a l'air vraiment heureux, commenta Morgan.
Merlin et lui étaient en retrait de la fête. D'un accord tacite, ils n'avaient pas respecté les codes des vêtements qu'ils portaient des siècles plus tôt. Personne ne les aurait cru s'ils avaient affirmé que oui, c'était bien d'époque ! Arthur non plus, ne portait pas vraiment les mêmes coupes de chemise qu'au temps de son règne, leur préférant des culottes bouffantes et un pourpoint rouge et or qui ne le faisaient pas tellement ressembler au Haut Roi qu'ils avaient servi. La couronne, en revanche, était la même, et la voir ceinte sur la tête d'Arthur était presque physiquement douloureux pour Merlin. Il avait beau savoir que c'était du papier mâché et de la peinture, sa poitrine se comprimait difficilement quand il l'effleurait du regard. Et regarder Arthur se pavaner était tout ce dont il était capable.
– Il est né dans un univers de joyaux scintillants et de titres ronflants, de paraître et d'apparence.
– Il le détestait, répliqua Morgan.
– Peut-être pas à ce point, nuança Merlin, qui l'avait connu mieux que personne. Il n'aimait pas jouer le rôle du Prince, parfois. Il aimait sa liberté, autant de mouvements que de pensées. Mais il aimait s'amuser, parader, danser. Il n'aimait pas les fêtes qu'Uther donnait, parce qu'il s'agissait souvent de nobles et d'étiquettes, et il n'y avait nulle joie sincère. Tu n'as connu que les fêtes du temps où tu étais chevalier. Où Gwen était Reine, et où l'amusement était le premier but recherché. Et où Arthur essayait d'être Roi, et laissait l'amusement à ses hommes sans pouvoir en jouir par lui-même.
– C'est paradoxal.
Merlin soupira en portant son verre à sa bouche. Le champagne était délicieux. Arthur devait le payer une fortune.
– C'est Arthur. Il est paradoxal.
– Pas autant que toi, accusa Morgan. Tu l'aimes et tu le fuis. Il t'aime et tu le repousses. N'est-ce pas le plus paradoxal des comportements ?
Merlin vida son verre d'un coup.
– Je ne l'aime pas et il ne m'aime pas. Ne devrais-tu pas aller t'amuser avec les autres enfants ? Regarde, ils jouent au loup.
Sa voix sifflante laissait transparaître sa colère, et Morgan ne vit pas l'intérêt d'insister davantage. Quand Merlin le renvoyait à sa place enfantine qui ne comprenait rien, et qui était loin d'être en adéquation avec l'âge de son âme, c'était pour mieux mettre fin à la conversation. Et Morgan aimait être un enfant, parfois. Surtout qu'avec l'alcool et l'excitation de la soirée, personne ne se rendrait compte qu'il userait un peu de magie pour gagner les jeux de ses petits condisciples. Une partie de chat perché ou de loup était toujours plus drôle avec un soupçon de magie.
Il s'éloigna sans un mot, laissant Merlin seul avec sa douleur, ses souvenirs, et son verre vide.
– Tu as passé une bonne soirée ?
La voix doucereuse d'Arthur vint effleurer le cou de Merlin, qui se resservait un nouveau verre. Il ne buvait jamais beaucoup, en temps normal, un héritage des druides et de forts souvenirs de quelques mauvaises expériences, mais ce soir, il avait bu plus que de raison.
Arthur, lui, avait passé la soirée à jouer à l'hôte parfait et à trinquer avec ses invités, tout en maitrisant parfaitement la quantité de ce qu'il ingérait. Son père aurait été fier de lui. Merlin, les joues rouges, se retourna lentement vers lui. Derrière Arthur, la salle se vidait lentement, dans un froufroutement qui n'était pas sans rappeler ceux qui accompagnaient les sorties de ces dames, quelques millénaires plus tôt.
– Ça t'amuse tant que cela, de jouer au roi ?
– Plutôt, oui, sourit Arthur. J'avais l'impression de relier mon passé et mon présent. Est-ce si mal ?
Merlin eut un sourire triste. Il comprenait le sentiment d'Arthur. Aucun des souvenirs de sa très longue vie n'était plus fort que les années passées aux côtés de son Roi Éternel, à donner bal et à servir aux banquets, à chasser et à guerroyer, à écrire des discours et à servir Arthur. Parfois, malgré la difficulté de l'époque, les progrès qu'ils ne connaissaient pas encore (et oui, appuyer sur un bouton et avoir accès au catalogue Netflix était pour Merlin un progrès indispensable de leur ère. Il avait un faible pour les séries télé, ce n'était pas de sa faute), il était nostalgique de ces années-là. Il pouvait comprendre la volonté de son ami.
– Mais tu n'es pas Roi. Tu n'es plus Roi, et cette couronne n'y changera rien.
La peinture et le papier mâché, de près, ne faisaient pas illusion, pas quand on avait connu l'or pur et lourd qui ceignait la tête d'Arthur.
– Tu n'es pas un reflet de ce passé, poursuivit Merlin. Tu es toi, l'Arthur de ce monde. Tu n'es plus le Roi présent et à venir.
– Mais je suis toujours TON Roi ? murmura Arthur, s'approchant un peu plus.
La salle était désormais vide. Pleine de monde, elle avait paru étouffante. Désormais vide, elle semblait aussi large que le trou béant dans la poitrine de Merlin.
– Vous serez pour toujours et à jamais mon Roi, Mon Seigneur, répondit aussitôt Merlin, de manière automatique, dans une amorce de référence.
Il avait toujours été le pire serviteur de la planète, et n'avait jamais traité Arthur avec le respect dû à son rang. Mais il l'avait toujours davantage respecté que quiconque.
– Où sont-ils tous allés ? souffla Merlin, dans une tentative désespérée de détourner l'attention.
Arthur était en effet beaucoup plus proche de lui qu'il n'était capable de le supporter, et la main ferme jouait doucement avec les cheveux de sa nuque, sans forcer pour l'approcher de lui, mais une présence bien claire. Arthur ne jouait pas, il rappelait les enjeux.
– Feu d'artifice, tu te souviens ? Minuit va sonner dans quelques instants. Morgan est prêt à passer à l'action.
Bien sûr. Arthur n'avait lésiné sur aucun détail. À minuit, un feu d'artifice serait lancé, formant dans le ciel le décompte de 10 à 0 avant la nouvelle année. Et comme aucun artificier ne savait faire des chiffres vraiment réalistes en temps réel en explosions colorés, c'était Morgan et sa magie qui se chargeraient de transformer les étincelles multicolores pour leur donner la forme voulue. Merlin n'avait pas voulu participer. Merlin ne pouvait pas participer. Cela demanderait au jeune garçon (sans compter le sort d'amnésie nécessaire à lancer sur l'artificier) une énergie que son aîné n'avait plus.
– Ah oui. C'est vrai.
– Tu viens le voir avec moi ?
Sans attendre la réponse, Arthur le saisit par la main et l'entraîna à sa suite. Cependant, au contraire de tous les invités qui avaient été conviés à rejoindre le jardin, où on avait tracé un chemin dans la neige et qu'on avait éclairé de lumières et de bougies, sans compter toutes les guirlandes lumineuses sur la façade, Arthur franchit des couloirs et des portes fermées à clé (il était le seul à posséder toutes les clés, réunies sur un trousseau. Si Morgan et Merlin avaient eu besoin d'aller dans un lieu verrouillé, ils pouvaient le faire en un mot), et ils débarquèrent sur une petite terrasse, surplombant la foule du village. Et profitant d'un point de vue magnifique sur le feu d'artifice.
Un instant, ils regardèrent en silence les éclats mordorés illuminer le ciel, et écoutèrent les « oh » et les « ah » de la foule enthousiaste.
10
Merlin sentit distinctement le moment où la magie de Morgan se mit en œuvre, façonnant avec difficulté les deux chiffres.
9
La foule s'émerveillait chaudement et à voix haute de la prouesse technique.
8
Arthur s'approcha d'un pas.
7
Morgan maintenait sa magie à l'œuvre avec ardeur.
6
Merlin ne fit aucun geste pour repousser le bras d'Arthur posé avec possession autour de sa taille.
5
La foule scandait désormais le décompte avec force, en rythme.
4
Merlin se rapprocha de lui-même du corps chaud et souple d'Arthur, si grand, si fort, si puissant.
3
Morgan allait s'effondrer de fatigue une fois le décompte achevé. La magie à l'œuvre n'était pas trop difficile (Merlin aurait pu la réaliser d'un battement de cil, fut un temps), mais elle était rendue compliquée par la rapidité d'exécution nécessaire.
2
Arthur resserra son étreinte, ses deux bras autour du corps de Merlin, inspirant son odeur et respirant dans son rythme.
1
Merlin avait perdu tout espoir de lutter contre lui-même.
0
La foule explosa de « Bonne année ! Bonne santé ! Meilleurs vœux ! » enthousiastes, d'applaudissements et d'embrassades. Morgan se laissa tomber au sol, heureusement bien emmitouflé, épuisé par son exploit. Et Merlin embrassa Arthur, passionnément.
Arthur répondit aussitôt au baiser qu'il n'avait pas initié, mais qu'il avait ardemment désiré. Leurs langues, immédiatement, se joignirent à la danse de leurs lèvres, s'explorant et de se redécouvrant après des mois d'abstinence.
Ils se séparèrent, haletant, leurs corps pressés contre l'autre, se réchauffant dans leur chaleur mutuelle, leurs joues rougies sans que l'alcool ou le froid n'y soient pour quelque chose.
– Merlin... murmura Arthur, et son ton avait tout du gémissement de supplication.
– Va t'occuper de tes invités. Je dois te donner quelque chose ce soir, mais je veux que tout le monde soit parti pour ça.
Et il brisa l'étreinte d'un geste, quittant le balcon secret. Arthur ne le retint pas. Il savait où était sa place, où l'appelait son rôle.
Prochain chapitre le Me 29 janvier !
Review, si le coeur vous en dit ? :)
Et bonne année 2020, dans laquelle viennent d'entrer nos protagonistes ;p
