Chers lecteurs,

On continue dans la montée du suspense (mais qui donc est ce mystérieux patineur ?)

Portez-vous bien,

Al

PS : réponse au gentil mot (eh ouais je suis comme ça moi je réponds)

Sahada : merci pour ta review ! (voilà, c'est une réponse aux reviews comme on les aime. claire et concise, honnête et ferme) et bonne lecture du coup !


« Merlingnépajust ! Gniédouéchamèèèèèèèère !

- Drago, la tête dans l'oreiller, c'est pas le langage que je maîtrise le mieux. »

Drago releva la tête et observa Blaise. Ce dernier était allongé sur son lit et feuilletait Quidditch-mag attentivement. Le dortoir était vide, et les vitres couvertes de givre et d'algue avaient l'exacte verdeur des yeux du patineur. Ou le beryl. Ou l'émeraude. Et merde again !

Drago reprit, plus distinctement :

« J'ai dit : '' Merlin c'est pas juste ! Il est doué sa mère !''

- C'est donc bien ce que j'avais compris. »

On toqua à la porte et Drago replongea la tête dans l'oreiller. Il était hors de question qu'un autre que Blaise puisse voir dans quel état il était après avoir vu le patineur anonyme.

« Salut chérie !

- Salut Blaisounet ! »

Drago ricana dans son oreiller au surnom ridicule que Pansy avait donné à son mec, puis gémit de dégoût quand il entendit le bruit de succion réglementaire qui indiquait que Blaise embrassait sa belle.

« Dragonichou, les paris vont bon train ! Millie a parié que tu mettrais la pâtée à l'inconnu, et les sœurs Greengrass qu'il exploserait ton score ! Bien entendu, je leur ai immédiatement fait remarquer qu'elles manquaient de loyauté et par Salazar ! Tu ne voudrais pas sortir la tête de ton oreiller, qu'on puisse enfin discuter entre adultes ? »

Drago grogna pour montrer son mécontentement mais releva finalement la tête. Pansy était lovée dans les bras fort musclés de Blaise (que voulez-vous, ça faisait partie des détails que Drago remarquait, même s'il avait toujours été très clair qu'il ne se passerait jamais rien entre eux) et le regardait d'un air moqueur.

« La rumeur selon laquelle la finale de Patinard se jouera entre toi et cet inconnu prend de l'ampleur.

- Ce festival est une immense farce…

- Parce que tu n'as personne contre qui patiner depuis trois ans. Cette fois, il va y avoir du sport. Tout le monde te connaît, et tout le monde a envie de savoir si tu vas te coucher ou gagner.

- Un Malefoy ne se couche jamais.

- C'est pas ce que disait Marcus. » répliqua Pansy avec un ricanement.

Pour la troisième fois en moins de dix minutes, Drago planqua son visage rougissant dans son oreiller en chouinant. Oui, lui, Drago Malefoy, avait chouiné. Il devrait rapidement jeter un Oubliettes à ses deux amis pour qu'ils ôtent ce moment gênant de leurs synapses.

Il finit par relever la tête :

« Je vais devoir m'entraîner de nouveau. L'autre n'a qu'à bien se tenir. »

Drago se leva d'un bond, se précipita sur son armoire et farfouilla dans sa penderie pour trouver ses patins. Il attrapa ses patins et ses gants.

« J'y vais. »

Il n'attendit pas la réponse des deux autres et remonta les escaliers en direction de la sortie.

Dans les couloirs, il rencontra au moins trois harpies qui se jetèrent sur lui pour avoir un autographe. Il les renvoya sèchement : c'étaient des Poufsouffle de troisième année, aucun intérêt. Il sortit et descendit la côte vers le lac gelé.

Il faisait nuit. La bise lui gifla les joues. Drago émit un ronronnement d'appréciation : il adorait le froid. D'une part, ça lui rappelait son enfance. D'autre part, quand il faisait froid, il était le seul à mettre le nez dehors. Il jouissait donc d'une liberté totale d'action et d'une solitude bienvenue. Ses fans ne le suivaient jamais quand il sortait dans la nuit glaciale.

Il parvint au lac et lança :

« Lumos. »

Il planta ensuite sa baguette dans la neige pour que la lumière éclaire la surface qui lui faisait face. Assis dans la neige, il analysa la glace en laçant ses patins. Solide, transparente. Bien rayée : l'autre avait dû patiner comme un fou. À moins que ce ne soit les trublions entraînés par les airs de Weasley qui aient fait le coup. Il allait avoir du mal à démarrer.

Il se lança sur la glace. Le plaisir qui le saisit en effectuant ses premiers croisés pour prendre de la vitesse effaça le désarroi qui l'avait saisi à la vue de son futur concurrent. Quand il patinait, tout allait bien. Il ferma les yeux et se laissa aller à la glisse.

Il ne vit pas les flashs du photographe planqué derrière un buisson.

Et encore moins les yeux verts (ou émeraude, ou béryl, ou aigue-marine) qui le fixaient depuis la tour des Gryffondor.