Trois mois étaient passés. Erik avait entamé son cours, et il commençait à enfin s'habituer. Heureusement que ses collègues le soutenaient, parce qu'il s'était senti débordé les premières semaines. Il avait à peine eu le temps de se reposer, et de faire avancer son histoire avec Charles. Mais après quelques semaines, il s'était mieux organisé. Il avait pris les conseils de tout le monde, et cela avait plutôt bien fonctionné. Donc il avait pu continuer avec son ami. Ils avaient fait d'autres repas, parfois ils avaient juste passé du temps tous les deux. Ils prenaient tout deux un malin plaisir à taquiner l'autre. Plus le temps passait, plus ils allaient loin, et plus ils se rapprochaient.
Mais pour Charles ce n'était toujours pas suffisant. Le temps commençait à lui paraître long, mais il laissait le temps à Erik. Il n'avait peut-être jamais autant fantasmé sur son ami que ces derniers temps. Il le trouvait si attirant, ses lèvres si tentantes. Des heures à le regarder, des heures à rêver de lui. Mais il ne voulait pas mettre Erik dans l'inconfort, alors il attendait.
Et un soir, enfin, cela arriva. Ils venaient de finir une partie d'échec. Jamais ils ne s'en lassaient, ce jeu avait tellement de possibilités. Ils étaient en fin d'après-midi, et Erik avait hésité quelques secondes, puis s'était rapproché de Charles. Ce dernier le regarda faire, surpris. Puis l'allemand se pencha, et posa doucement ses lèvres sur celle de son partenaire. Charles répondit immédiatement au baiser. Ils se séparèrent après plusieurs secondes, et se sourirent. Sans parler, ils venaient de se mettre ensemble, et de se promettre d'être aux côtés de l'autre jusqu'à la fin. Ils s'embrassèrent à nouveau, se laissant le temps de découvrir les lèvres de l'autre.
Ils finir par se séparer à contre cœur, l'heure du repas ayant sonné. Ils allèrent donc manger, tout souriant.
A la fin du repas, Charles fut obligé de retourner travailler un moment. Il alla donc dans son bureau. Il n'en ressortit que quelques heures plus tard, et se dirigea vers sa chambre. Une fois à l'intérieure de celle-ci il vit Erik assit sur son lit.
- Tu m'attendais ?
- Oui, et je n'ai touché à rien, je te le promets. Mais c'était plus confortable de t'attendre sur son lit que sur le palier, sourit-il.
Charles sourit, puis se hissa sur son lit. Erik ne perdit pas de temps, allongea son compagnon et l'embrassa passionnément. L'infirme fut surpris, mais répondit vite au baiser. Il avait du mal à respirer correctement mais s'en moquait, se laissant se perdre dans ce baiser dont il avait tant rêvé.
Erik passa sa main sur le torse de l'homme en-dessous de lui et défit les boutons de sa chemise, pour ensuite lui la retirer. Il alla l'embrasser dans le cou, puis sur le torse. Il dévorait la peau de son amant. Bordel qu'il avait envie de lui. Ledit amant capta les désirs de son homme et l'arrêta.
- Erik… je dois te prévenir, j'ai des problèmes à cause de ma paraplégie.
- Quels genre de problèmes ? demanda-t-il en se redressant pour le regarder dans les yeux.
- Des problèmes d'érection.
Erik se pencha et susurra à son oreille.
- Alors utilise tes pouvoirs pour entrer dans ma tête Charles, et ressent mon plaisir.
Le professeur frissonna, et laissa son amant repartir à la conquête de son corps en ne stoppant pas les gémissement qui sortaient de sa bouche.
- En revanche, je ne sais pas trop comment m'y prendre Charles, je ne voudrais pas te faire mal.
- Alors laisses-moi te guider.
Le télépathe pénétra dans la tête de son compagnon, savoura le plaisir qu'il ressentait et guida Erik. Ce dernier agit, comme s'il avait toujours su comment faire. Ils y prenaient tous les deux beaucoup de plaisir. Puis alors que Erik avait le visage enfouis dans le cou de son amant, pendant qu'il bougeait ses hanches, Charles laissa les larmes couler. Des larmes de plaisir et de bonheur. Il avait enfin ce qu'il avait cru ne jamais pouvoir avoir, en dépit de tous ses efforts. Quelqu'un qu'il aimerait, et qui l'aimerait en retour. Qui saurait qui il était, qui ne le jugerai jamais, avec qui il n'aurait pas besoin d'utiliser de subterfuge. Erik. Il le connaissait, savait tout de lui, comme Charles savait tout de l'homme qu'il aimait. Il sentait son cœur déborder de joie, et sa tête de plaisir que son homme lui donnait.
Leur orgasme les ravagea. Ils reprirent leurs esprits pendant quelques minutes, puis Erik releva la tête et embrassa Charles amoureusement.
- Je t'aime Charles… murmura-t-il.
- Je t'aime aussi Erik, répondit-il sortant ces mots pour la première fois depuis qu'il était tombé amoureux de lui.
