Lexa les regarda tour à tour sans comprendre, reposant sa tête lourde sur ses oreillers.
Le médecin essaya de se montrer un peu plus diplomate en reposant une main bienveillante sur l'épaule de sa patiente.
- « Euh… Oui… Voyez vous quand vous êtes entrer ici au service des urgences vous... »
- « Je quoi ? Quoi ? »
La jeune fille sentait un vent de panique souffler en elle. On lui cachait quoi ?
Une partie lucide d'elle se dit que si son petit ami avait été réduit en cendre, vu sa proximité avec l'explosion elle devait avoir de graves blessures.
Mais elle avait juste la tête lourde, se sentait courbaturée, barbouillée. Elle n'avait pas de mal à bouger ses bras ou ses épaules… Elle se rendit compte avec étonnement que sa peau n'avait aucune trace de brûlure.
Elle bougea rapidement ses jambes et ses pieds, cherchant à les toucher sous la couverture ayant soudain peur de les avoir perdu et de n'avoir sentit que des membres fantômes depuis son réveil.
Mais tout était là…
- « J'ai quoi ? »
- « Et bien vous étiez… en bien piteux état, votre pronostique vital était engager. Nous étions pas certains que… Bref... » Reprit le docteur. « Puis l'inspecteur Gadget ici présent a fait une proposition afin de vous sauver la vie et... »
- « Et quoi ? » S'impatienta Lexa.
A ce moment le professeur Rotoscope prit la parole.
- « Et bien nous avons dut pour vous sauver faire quelques modifications, hardware et software. Peau semi synthétique, implantation cybernétique, membres robotiques... »
- « QUOI ? » Hurla la jeune fille.
Le médecin leva les yeux au ciel et marmonna à l'encontre du professeur et de son manque de diplomatie pour dire les choses.
Le Chef Gontier reprit la parole.
- « En d'autres terme mademoiselle, avec l'autorisation de la police de Métroville, dans le but de vous garder en vie, vous avez été sous la suggestion de l'inspecteur Gadget transformer en cyborg bionique. »
Le médecin se frappa le front. Que les flics pouvaient être bourrins dans leur façon d'annoncer les choses !
- « Vous vous foutez d'moi ? » Demanda la jeune fille totalement incrédule de ce qu'on lui annoncer.
Gadget s'avança plus près du lit en essayant de sourire.
- « Il n'y avait pas d'autre moyen… aussi j'ai insister… Vous avez sauver ma nièce je voulais aussi que vous ayez une chance de vi... »
- « Nan mais ça va ! S'pour la caméra caché ? Je… J'm'en vais ! »
Elle rabattit les couvertures sur le coté et tenta de se mettre debout sous les protestations du docteur.
- « Non mademoiselle Bérante c'est encore trop tôt pour... »
Sans comprendre ce qui lui arrivait, la jeune fille partit en avant et se cogna la tête au sol dans un bruit métallique. Quand elle disait avoir une sensation de tête lourde… c'était apparemment pas qu'une sensation.
Tous étaient choqués et le médecin, Gadget et le chef Gontier se précipitèrent pour l'aider à se relever.
Le Professeur Rotoscope lui éclata de rire.
- « Hahaha ! Tiens ça me rappelle des souvenirs ! Gadget nous avais fait la même ! »
Sans se préoccuper des dires du vieille homme tous s'inquiéter.
- « Vous allez bien ? » Demanda l'inspecteur.
- « AH VOUS ME TOUCHEZ PAS ! »
Râla vivement Lexa qui avait réussi à se redresser sur un de ses coudes et qui de son autre main fit un geste au policier lui disant de dégager. Puis elle reposa sa main au sol… et ouvrit des yeux rond comme des assiettes en voyant que le bout de plusieurs de ses doigts s'étaient ouverts, laissant voir un briquet au bout de son pouce, un tournevis pour l'annulaire, une clé au petit doigt, un stylo au bout de son majeur.
En panique total cette fois, la jeune fille se redressa d'un coup, assise contre son lit d'hôpital, tenant son poignet de son autre main, regardant les personnes autour d'elle.
- « C'EST QUOI CA ? VOUS M'AVEZ FAIT QUOI ? C'EST QUOI ? »
- « Mademoiselle Bérante calmez vous. » Dit le médecin.
Elle respirait de façon frénétique, en tenant toujours son poignet, les gadgets de sa main toujours sortit. Soudain elle ferma les yeux semblant avoir très mal au niveau de la tête et une gadgeto main portant un maillet sortit de sous son gros bandage et explosa le carrelage de la chambre, laissant tout juste le temps à Gontier de se reculer avant de se le prendre sur la caboche.
Lexa poussa un cri en prenant conscience de ce qui venait de sortir de son crâne et commença à hyperventiler.
Sans lui demander son avis le médecin attrapa rapidement son bras pour lui faire une piqûre qui l'endormit presque instantanément. Puis il interpella deux des infirmières curieuses qui alerter par le vacarme avaient accourut jusqu'à l'encadrement de la porte.
- « Remettez là dans son lit. » Ordonna le docteur.
Tout le monde sortit de la chambre, l'inspecteur Gadget gardait la tête basse et les mains dans les poches, plus tellement persuadé d'avoir eut l'idée du siècle.
- « Vu ses réactions vous êtes faits pour vous entendre. Ça m'a rappeler des souvenirs. »
Déclara le Professeur Rotoscope en donnant une tape dans le dos de Gadget avant de s'en aller de son coté en trottinant avec sa canne.
Comparer aux autres il était plutôt serein. Le chef Gontier mit ça sur le compte d'un probable début de sénilité et se dirigea quand à lui vers les distributeurs et mit une pièce dans l'un d'eux pour commander un café, il donna un premier gobelet à l'inspecteur.
- « Merci chef. »
- « De rien. Un chocolat Sophie ? »
- « Oui s'il vous plaît. »
Un gobelet de chocolat tomba dans le distributeur et la petite fille remercia le supérieur de son oncle.
Lui même se servit un café et commença à jouer avec la touillette tandis que Gadget mettait plusieurs dosettes de sucre et de lait dans le sien.
- « Je vous avais prévenu des complications Gadget. »
- « Je sais chef… Mais elle s'y fera. Je l'aiderai ! Rien n'est impossible à l'Inspecteur Gadget ! »
Répondit-il soudain fier comme un paon, faisant sourire sa nièce et laissa Gontier dubitatif.
Le médecin sortit à son tour de la chambre de Lexa et les rejoignit aux distributeurs, tous avaient les yeux rivés sur lui, à part Finot qui essayait l'air de rien de boire dans le gobelet de sa maîtresse.
- « Comment va t-elle ? » Demanda l'inspecteur.
- « Mieux, elle est sous sédatif, elle a reprit son calme. »
- « Quand sera t-elle prête à utiliser ses gadgets ? » Demanda le chef Gontier légèrement plus pragmatique.
- « Ah… C'est ça le problème... » Dit le docteur en nettoyant un instant ses lunettes avec un pan de sa blouse. « Elle refuse de les utiliser… et elle refuse de vous voir. »
Gontier craqua son gobelet heureusement presque vide, laissant couler le peu de café restant sur ses chaussures.
- « Se rend t-elle bien compte de... »
- « Elle s'en fiche. » Le coupa le médecin. « Nous allons lui faire reprendre la rééducation de façon normal. Pour le reste… Je crains qu'elle ne soit pas psychologiquement prête et peut-être ne le sera t-elle jamais. »
Le docteur les salua rapidement avant de s'en aller.
- « Ah bah nous voilà bien ! Je vous avais dit que c'était une bêtise ! Cette fille n'a rien demander ! Et maintenant le maire va demander des comptes. Cette opération était coûteuse, surtout hors du programme et... »
Râla le chef Gontier en se resservant un café faute de pouvoir fumer sa pipe pour se calmer. Personne n'osa lui dire qu'au contraire ça ne risquait pas du tout d'arranger ses nerfs déjà en pelote.
Sophie jeta rapidement un regard à son chien prit en flagrant délit de gourmandise et déplaça son gobelet, le chocolat était mauvais pour lui, puis elle écouta la suite de ce qui se disait.
- « Ne vous en faite pas chef. C'est parce qu'elle n'a pas encore eut une formation par le très célèbre Inspecteur Gadget ! Je vais de ce pas lui parler. »
Et sur ces mots le policier s'en alla vers la chambre de la nouvelle cyborg. Gontier se contenta d'hausser les épaules et salua d'un geste la fillette et son chien avant de s'en aller.
De son avis tout ceci était une belle boulette.
Sophie jeta son gobelet vide et suivit de loin son oncle. Elle se sentait coupable de ce qui arriver. Si elle avait fait attention jamais cette passante n'aurait eut cet accident et personne n'en serait là aujourd'hui.
Gadget arriva à l'encadrement de la porte rester ouverte de la chambre de Lexa Bérante. Elle était dans son lit et tourner sur le coté, dos à lui. l'inspecteur toussota et toqua poliment à la porte.
La jeune fille sur le coté de son lit pleurait. L'effet du sédatif l'empêchait d'avoir de lourds sanglots à en perdre sa respiration.
Elle avait l'impression que tout lui tombait dessus comme une enclume. D'abord elle avait des doutes sur la fidélité de son petit ami, elle avait voulu passer à l'improviste à son travail pour s'expliquer avec lui. Et voilà où elle en était aujourd'hui. Elle l'avait perdu, elle n'aurait même pas de dépouille sur la quelle se recueillir. Il lui manquait, elle aurait aimer qu'il soit à ses coté.
Mais elle n'avait plus personne et voilà que pour la maintenir en vie on avait fait d'elle un… un machin !
Au « toc toc » sur la porte la blondinette se tourna un court instant en pensant qu'il s'agissait des infirmières. Elle se retourna sur son coté en voyant qu'il s'agissait de l'inspecteur Gadget.
- « Mademoiselle Bérante ? »
Elle ne lui répondit pas.
- « Je suis l'inspecteur Gadget et je serai ravi de vous apprendre à vous servir de vos Gadgets afin d'aider à... » Dit-il d'un ton plus enjoué.
- « J'ai dit que je voulais voir personne ! N'entrez même pas ! » Répondit-elle d'un ton sec.
- « Ah… oui vous avez besoin de repos. » Reprit le policier d'un ton quelque peu dépité. « Je… je repasserai. »
Sur ses mots il étendit son bras jusqu'au bouquet de fleurs abandonné en vrac sur la table de chevet, il y prit une fleur et avança son bras jusque devant le visage de la nouvelle cyborg. Celle-ci se montra surprise mais ne dit rien.
Gadget la posa sur son oreiller et essaya de plaisanter.
- « Vous voyez, techniquement je ne suis pas entrer. »
Il entendit juste la jeune fille renifler ses larmes. Le policier repartit donc en affichant un air triste.
- « Tout va bien Oncle Gadget ? »
Demanda Sophie assise sur un des fauteuil du couloir à coté de Finot. Il s'agenouilla pour être à sa hauteur.
- « Moi je vais bien. Mais Lexa, tu sais elle va avoir besoin de temps pour s'habituer à ses gadgets. »
L'inspecteur fut assez surprit de voir sa nièce pleurer. Sophie était une fillette au mental d'acier. Nul ne savait dire si c'était naturel dans son caractère ou si ça avait été forger ainsi à cause de son Q.I. élever ou suite à la perte de ses parents. Mais depuis sa petite enfance, elle était une enfant qui pleurait rarement.
- « Je m'en veux Oncle Gadget, c'est ma faute. Si j'avais fait plus attention. »
Il prit sa nièce dans ses bras.
- « Chuuut, Sophie personne ne pouvait prévoir cette explosion. »
Finot les rejoint dans le câlin, n'aimant pas voir ses maîtres tristes.
- « Mais tu vas avoir des soucis avec le chef Gontier à cause de moi » Reprit la fillette. « Et Lexa va se détester et te détester. »
- « ça j'en fais mon affaire. » Il retrouva un ton enjoué et sûr de lui. « Personne ne résiste à l'Inspecteur Gadget et son charme convainquant voyons. »
Il fut soulager d'enfin réussir à arracher un sourire à sa nièce.
- « Et maintenant que dirais tu d'une glace ? J'ai bien envie d'une menthe chocolat. »
Sophie se leva pour le suivre avec Finot.
Qu'importe les situations son oncle savait toujours lui faire retrouver le sourire et restait au petit soin avec elle.
Et passa un peu plus d'un mois de rééducation pour Lexa Bérante à l'hôpital central de Métroville.
Les progrès de la jeune fille était phénoménaux. Ils étaient transférer au Professeur Rotoscope qui suivait cette évolution de très près, bien qu'elle refusait toujours d'utiliser le moindre gadgets implanté en elle.
Lexa était d'une nature têtue et voulait sortir de cet hôpital à tout prix.
Mais elle n'était pas la seule de nature obstinée.
Même si elle refusait catégoriquement de lui adresser la parole et qu'il entre dans sa chambre, l'inspecteur Gadget était là tout les jours. Plusieurs heures, la semaine et les week-end.
Il lui parlait même si elle se murait dans le silence. Il l'encourageait à travers la baie vitrée de la salle de kiné en sortant des drapeaux et des confettis de son chapeau.
La vie avait apprit à Lexa à être d'une nature solitaire. Aussi elle ne comprenait donc pas bien la persévérance du policier.
D'abord elle s'énervait, se disant qu'il n'était qu'une entourloupe de la police pour absolument la convaincre de bosser pour eux.
Et puis… Inexplicablement il y avait une sincérité et une naïveté qui se dégageait de l'inspecteur.
Elle ne le connaissait que par les journaux, la TV et la radio. En vrai il était beaucoup moins hautin que les interviews pouvaient le laisser croire.
Il lui ramenait tout les jours des bouquets de fleurs différentes, lui parlant toujours de la variété de fleurs du jour sans pour autant qu'elle lui réponde.
Il les déposait sur sa table de chevet à l'aide de ses gadgeto bras, respectant ce qu'elle lui avait demander, c'est à dire de ne pas entrer dans la chambre. Gadget s'était installer une chaise et restait à l'entrée.
L'inspecteur lui parlait de tout et de rien. De la pluie, du beau temps, lui donnait des nouvelles de Sophie, parlait de souvenirs de missions. Tandis qu'elle était murer dans un silence profond, parlant déjà peu au personnel médicale.
Certains aides soignants prenaient les paris, ils avaient l'impression que l'inspecteur Gadget essayait patiemment d'apprivoiser un animal sauvage.
Un jour l'inspecteur arriva, toujours le sourire aux lèvres avec un bouquet de perce-neige, il salua rapidement le personnel de l'hôpital qui commençait à le connaître à force de le voir tout les jours.
Comme à son habitude il toqua à la porte ouverte de la chambre de Lexa.
- « Bonjour ! Vous allez bien aujourd'hui ? »
Comme d'habitude elle ne desserra pas les dents, assise dans son lit dont le dossier était remonter, ses longs cheveux blond enfin libre de cet affreux bandage qui lui avait entourer la tête pendant un bon moment.
L'inspecteur avança un de ses gadgeto bras dans le couloir pour attraper une chaise qu'il plaça devant la porte, de son autre bras extensible il posa le nouveau bouquet sur un coin libre d'une des table de chevet de la jeune patiente.
Il faut dire qu'elle avait à présent deux tables de chevet de chaque coté de son lit et elles étaient remplit de vases avec de grands bouquets de fleurs.
- « Ce sont des perce neige, symbole d'espoir nouveau. J'espère que vous les apprécierez. J'espère que vous n'êtes pas allergique. »
Elle ne répondit toujours pas.
Une fois ses bras revenu à leur place, Gadget remarqua qu'il n'entendait pas le bruit de fond habituel de la télévision.
- « Vous ne regardez pas la télé aujourd'hui ? »
Il poussa presque un cri de victoire dans sa tête et retint quelques feu d'artifices dans son chapeau lorsque Lexa leva les yeux vers lui puis lui indiqua la TV d'un signe de tête.
D'accord elle n'avait pas parler mais elle avait communiquer ! C'était un début !
Le policier tourna la tête vers la TV au mur où était un post-it « en panne ».
- « Nom d'un gadget ! Et on ose vous laisser sans télévision ? Attendez je vais réparer ça. »
La patiente haussa un sourcil et croisa les bras, se reculant malgré elle dans ses coussins quand l'inspecteur allongea de nouveau ses bras en disant « go go gadgeto cou » afin d'allonger celui-ci et de rapprocher sa tête de l'écran.
- « Je vais réparer ça en un rien de temps ! Hum voyons, go go gadgeto tournevis. »
Et un tournevis sortit de son annulaire.
La blondinette afficha un air dubitatif, fixant un instant son propre annulaire puis détourna rapidement le regard. Elle ne voulait pas réfléchir si elle aussi en possédait un au même endroit.
- « Voyons… Ah bien évidement que ça ne marche pas... »
L'inspecteur Gadget continua nonchalamment son bricolage, ayant l'air très sûr de lui jusqu'à ce que… un gros éclair d'électricité sorte du poste et fit vaciller les lumières de tout l'étage ! Puis la TV grésilla et tomba au sol dans un « Broum » et des grésillements d'électronique à l'agonie.
- « Par tout mes gadgets ! Vraiment de la camelote ! Pas très solides ces TV. Je vais demander qu'on vous en installe une autre. »
Le cou et les bras en place, le policier s'en alla interpeller une aide soignante, râlant de l'état de la télévision qu'il venait de démolir.
Lexa afficha un demi sourire malgré elle. Dans les interviews il n'avait pas l'air si maladroit.
Une trentaine de minutes plus tard un technicien arriva avec une nouvelle télévision, l'inspecteur Gadget sur ses talons, s'arrêta au seuil de la porte, continuant de lui faire inlassablement la moral comme quoi c'était inadmissible de ne pas pouvoir profiter des joies de la télévision dans un hôpital de cet envergure.
Une femme de ménage entra aussi pour ramasser les débris et repartit en même temps que le technicien qui donna rapidement la télécommande à la jeune blonde après avoir installer la nouvelle TV avant de s'en aller.
Lexa alluma sur une chaîne au hasard et tomba sur des dessins animés.
- « Et bien voilà une bonne chose de faite. C'est quand même mieux ainsi. »
Se félicita l'inspecteur.
- « Merci. »
Gadget sursauta presque au son de la voix de la jeune fille. C'était la première fois depuis des semaines qu'elle lui adressait la parole.
- « De rien. » Répondit-il avec un sourire.
C'était un sacré premier pas.
La blondinette parla à nouveau pour dire « non » lorsque l'inspecteur lui proposa un des bonbon du sachet qu'il avait été chercher au distributeur et « au revoir » quand il s'en alla.
Il sautilla presque de joie jusqu'à sa voiture et passa prendre à manger à emporter au restaurant japonais avant de rentrer. Ça ferait plaisir à Sophie, il fallait fêter cette journée.
A table Finot ne laissait pas une miette de ce qui se trouvait dans son assiette. Sa maîtresse s'amusait de son oncle qui avait du mal à attraper sa nourriture avec les baguettes et finit par piocher une fourchette dans un tiroir.
- « Je suis si heureuse Oncle Gadget. »
- « Je t'avais dit Sophie, rien ne me résiste. Le charme Gadget fonctionne toujours. »
La petite fille rit.
- « Ton charme ? Tu la trouves jolie Lexa ? »
L'inspecteur fit tomber un des pot de sauce au sol et une de ses mains gadget sortit de son chapeau avec un mouchoir pour essuyer les dégâts.
- « Comment ça ? »
- « Non rien. » S'amusa Sophie en croisant le regard de son chien.
Un peu moins taquine, la fillette avala une bouchée de riz et parla à nouveau.
- « Tu vas essayer de te rapprocher d'elle ? Tu devrais essayer de lui faire un cadeau autre que des fleurs. »
- « Ce n'est pas idiot Sophie. »
- « Il faut trouver quelque chose qu'elle aime. »
Le policier réfléchit.
- « Hum ça sera une enquête relativement facile je pense. »
La petite fille haussa les épaules et retourna son attention sur son assiette. Elle avait bien une idée sur la question mais n'osait rien dire. Son oncle n'écoutait que quand l'idée venait de lui. Et elle se sentait déjà assez fautive dans cette histoire, ça la faisait douter d'elle sur certains points et elle ne voulait pas ajouter d'embarras à son oncle.
- « ça fait longtemps que tu n'as pas eut de missions Oncle Gadget. »
- « Non et je ne vais pas m'en plaindre. »
