Bonjour !

Voici ma première fanfic ! Cela fait maintenant presque un an que j'en lis, notamment en anglais, et je décide enfin d'écrire la mienne !

Je vais essayer d'écrire un chapitre par semaine (désolé d'avance si je ne respecte pas ce timing).

Pour rajouter quelques mots sur l'intrigue, j'ai décidé d'écrire sur des jumeaux après avoir commencé une fanfic où les deux jumeaux se retrouvaient dans Serpentard et Gryffondor, ce qui créait un fossé entre les deux. Je me suis dit que ce n'était pas du tout naturel pour deux personnes qui ont vécu aussi longtemps ensemble.

Concrètement, il est totalement possible que je prenne des idées vues ailleurs, mais je vais essayer tant bien que mal de ne pas tomber dans les divers clichés de fanfic Harry Potter ( bashing de personnage, super-pouvoir du protagoniste, richesse infinie et Lord de 60 familles différentes).

Je pense notamment qu'il ne sera pas question de Lord et de noblesse dans cette histoire, bien que la famille sera très importante dans la première année. Les deux jumeaux vont apprendre très tôt qu'ils sont aussi Black, et vont essayer de les réunifier. Bien entendu, tout ce qui tournera autour de cette trame va beaucoup s'éloigner du canon ( par ex : Nymphadora va avoir le même âge que les jumeaux). La première année ne ressemblera pas au bouquin, en grande partie parce que je ne trouve pas ça très intéressant de reprendre l'histoire de la pierre philosophale, qui fait surtout de la présentation de personnage ( Voldemort) et d'univers. Je parle de première année, parce que j'ai l'intention de faire une saga de plusieurs tomes, notamment parce que j'ai deux ou trois idées qui peuvent chacune conduire à une histoire complète ( surtout si on les greffe sur le scénario de base).

Bref je m'égare, mais si jamais vous avez des questions sur la tournure que va prendre l'histoire n'hésitez pas !

Halloween, 1981

Au milieu de la nuit, dans la paisible ville de Godric's Hollow, à l'étage de la maison de la famille Potter, un vif éclat vert jaillit pour la deuxième fois. Une silhouette encapuchonnée enjambe le corps sans vie de Lily Potter, baguette à la main. Le meurtrier se dirige calmement vers le berceau des jumeaux, nés il y-a à peine plus d'un an.

Deux paires d'yeux innocents croisent le regard du Maître des Ténèbres. Le vert vif et innocent face au rouge sang cruel.

Le visage tordu et reptilien de Voldemort s'étire dans l'esquisse d'un sourire. Aujourd'hui, il se débarasse de la plus grande menace à son future règne sur le Monde magique. Les enfants de la prophétie ne seront bientôt qu'un mauvais souvenir.

Il pointe sa baguette vers eux et prononcent les deux mots fatidiques : Avada Kedavra. Une forte lumière transperce l'obscurité. Et soudain, une douleur insurmontable frappe tout son corps.

Il tombe à genou, trop fier pour crier. Son corps se désagrège petit à petit, comme s'il avait subitement pris feu. Un voile obscur obstrue sa vision, il espère que son supplice se termine bientôt.

Et puis plus rien.

Harry et Iris sont les seuls personnes encore en vie dans la maison.

Le zoo

Dix ans plus tard

Harry avait du mal a dissimuler sa joie d'aller au zoo. Certes, il était accompagné des trois personnes qu'il détestait le plus : son cousin Dudley ainsi que Petunia et Vernon, sa tante et son oncle. Cependant, comme depuis toujours dans sa vie, il était accompagné de sa sœur jumelle, et c'était de loin le plus important.

La vie au numéro 4, Privet Drive, était loin d'être une partie de plaisir. Il avait vite compris que Iris et lui n'avait pas été adoptés de bon cœur. Entre l'harcèlement verbal constant des adultes, toutes les tâches ménagères qu'il leur était exigé de faire, et l'étroite chambre dans laquelle ils vivaient, ancien dépotoir de Dudley, le jeune garçon était content d'avoir au moins une personne de son côté, et il ferait tout pour elle.

Il se rappelle d'un épisode spécifique, il y'a quelques années. A l'école, leur énorme cousin et ses amis couraient après sa sœur, une de leur cible de prédilection. En voyant ça, Harry avait attrapé la main de sa jumelle, et, en l'espace d'un instant, ils s'étaient retrouvé dans le placard sous l'escalier, leur chambre de l'époque. Il ne comprenait toujours pas comment c'était possible, mais au moins il avait sauvé Iris.

La punition qui s'en était suivie n'avait en aucun cas terni le souvenir. Quelques claques et une interdiction de manger le soir n'étaient rien en comparaison de la santé d'Iris.

Bénéfice inattendu de l'affaire, Dudley se tenait désormais bien à l'écart de leur duo, et refusait de s'approcher des deux « monstres », comme il les appelait.

Il regarda une dizaine de mètre devant lui sa sœur, qui était en train de lire attentivement la fiche explicative sur le boa constricteur. C'était tout-elle, toute information est bonne à prendre, surtout si elle utilisable dans son intérêt plus tard. Comme la fois où elle avait entendu la mère de Piers discuter des problèmes « d'accidents nocturnes » de son fils, et qu'elle avait ensuite fait chanter l'ami de Dudley. « Le savoir, c'est le pouvoir », une de ces phrases préférées, qu'elle avait lu dans un bouquin à la bibliothèque de l'école.

Ce n'était bien évidemment pas chez les Dursley qu'elle risquait de trouver un livre, encore moins éducatif.

Harry n'était pas allergique à apprendre, loin de là. Mais il ne partageait pas la soif insatiable de sa sœur pour l'activité.

Le garçon, petit pour son âge, rejoint Iris devant l'enclos à serpents. Comme si elle l'avait senti arriver, sa sœur se met à parler :

« Les serpents sont quand même fascinants. Ils sont installés paisiblement, sur leur branche, mais personne vient les embêter. Malgré leur calme, tout le monde sait qu'ils peuvent être très dangereux.

-Un peu comme toi, non ? Lui répond son frère, sourire au lèvre.

Iris se retourne, la question évidente dans le regard.

« Je veux dire, reprend Harry, les autres enfants à l'école nous laissent tranquille en grande partie à cause de toi. Tu effraie la bande à Dudley !

-Arrête, c'est le coup de la téléportation qui l'a fait flipper. Il était à deux doigts de se faire dessus quand il est rentré à la maison. »

La téléportation, l'une des nombreuses choses inexplicables autour des deux enfants. Ils n'avaient pas la moindre idée de ce qu'il se passait, mais il avait tout les deux compris qu'il se passait souvent des événements extraordinaires autour d'eux. Ils n'en parlaient pas avec les autres, leur oncle piquant des colères folles lorsque la moindre « anormalité » était évoquée.

« Je sais pas trop, Riri, Piers n'ose même pas te regarder dans les yeux. »

Pendant un moment, les deux se taisent, en contemplant le reptile derrière le verre.

« Tu penses qu'il se plaît, là-dedans ? Demande Iris, rompant le silence.

-Je pense qu'il aimerais retourner dans la nature, mais ça n'arrivera pas. Du coup, il se contente de ce qu'il a, se disant que c'est mieux que rien. »

Les mots « Un peu comme nous » n'avaient pas besoin de sortir de sa bouche pour qu'elle comprenne l'idée. Combien de fois ils avaient imaginé s'enfuir des Dursley, partir vivre en vadrouille, et ne plus jamais regarder derrière. Mais ils savaient que c'étaient plus facile à dire qu'à faire.

« Peut-être que vous devriez demander au principal intéressé, plutôt que d'en parler comme s'il n'existait pas. »Dans son enclot, le boa avait levé la tête et les regardait fixement.

Harry est le premier à se remettre de sa surprise :

« Excuse nous, on se savait pas que tu pouvais parler.

-Evidemment que je sais parler ! Le plus impressionnant est que vous, petits humains, sachiez parler la noble langue des serpents. C'est un don rare, surtout ici. Au Brésil, d'où je viens, les humains bénis par ce don sont plus nombreux, et plus humbles. »

Les jumeaux échangent un regard, à moitié ébahis, à moitié amusés par le ton condescendant du serpent.

« Voudrais-tu retourner là bas ? Le questionne Iris.

-Je n'y ai pas vécu une grande partie de ma vie, mais j'aimerais au moins goûter à nouveau à la liberté, ne serait-ce quelques jours. Je sens qu'il ne me reste plus tant de lunes à vivre. »

Malheureusement pour les deux enfants, la conversation coupe court lorsqu'ils entendent la voix de leur cousin Dudley, criant d'un air excité :

« Regarde Piers, les monstres ont fait bouger le serpent !

Il coure vers le terrarium, bousculant au passage Harry, ce qui lui valut un regard froid de la part d'Iris.

« Bouge, sale bête ! Menace t-il le serpent, en se mettant à frapper sur la vitre.

-Moi, une sale bête ? Tu as de la chance d'être de l'autre coté de cette vitre, vermine ! Mais seuls les jumeaux Potter le comprennent.

Soudain,les mains de Dudley traversent la vitre, où du moins, l'endroit où elle se trouvait auparavant. L'enfant, dont la taille rivalisait celle d'un petit pachyderme, poursuit sont élan et se retrouve tête la première dans le bassin de l'enclos. Au même instant, le boa saisit l'opportunité pour s'enfuir en glissant par dessus les jambes du garçon, directement en dehors de sa prison. Piers s'écarte rapidement de son chemin, mais Iris et son frère restent figés sur place, sous le coup de la stupeur.

« Merci, petits humains, la nature n'oubliera pas ce que vous avez fais pour moi. Bon voyage !

Sur ces mots, le boa s'enfuit loin du zoo.

Harry se retourne vers l'enclot de l'animal, et éclate de rire en voyant Dudley toujours dedans, paniqué par la réapparition du verre. Une joie de courte durée cependant, puisqu'il aperçoit son oncle et sa tante se diriger vers eux. Il sait qu'il ne risque pas de beaucoup sortir de sa chambre dans les prochains jours …

Les lettres

1er Juillet 1991

Le reste des vacances avait vu la routine s'installer au 4 Privet Drive. Harry et Iris, après avoir écopé d'une semaine d'interdiction de sortir de leur chambre, se sont retrouvés à faire la cuisine, le ménage, prendre soin du jardin, comme toujours depuis leur arrivée. Parfois, il arrivait à Iris d'en vouloir à ses parents de les avoir laissé dans cette situation, quelle idée stupide de conduire après avoir bu !

Elle acceptait cependant sa misère sans sourciller, elle avait appris bien assez tôt que cela ne servait à rien de se plaindre, bien au contraire.

Au moins, avec son frère, ils pouvaient décider de qui faisait quoi. Étonnamment, malgré qu'il soit d'habitude le plus impulsif et elle la plus réfléchie, elle le laissait cuisiner. Il était bien meilleur, la cuisine étant la seule pièce où il savait se montrer très patient et méticuleux. Mieux valait faire correctement le travail, inutile de se retrouver puni bêtement.

Ils étaient actuellement en train de faire la vaisselle quand la désagréable voix de Pétunia ordonne :

« Va chercher le courrier Iris ! Vernon attend une lettre importante ! »

Son frère lui sourit gentiment, pour lui faire comprendre que ça ne le gênait pas de laver tout seul.

Elle va donc récupérer les lettres tombées au pied de la porte d'entrée.

Dans le tas, deux lettres attirent son attention, de part leur intitulé :

Mademoiselle Iris Potter,

Deuxième chambre au premier étage

4, Privet Drive, Little Whinging

L'autre était adressée à son frère. Par dessus un tampon qui lui était inconnu, celui de l'école de Poudlard.

Elle donne le reste du courrier à son oncle, qui l'attend dans le salon, puis se dirige tranquillement rejoindre Harry, pour lui donner sa lettre.

« C'est quoi dans ta main ? Lui demande Vernon, un rictus suspicieux sur le visage.

-C'est pour Harry et moi, lui répond Iris, tout en sachant pertinemment que cette réponse n'allait pas lui plaire.

-Quoi ? Donne moi-ça ! S'écrie-t-il en lui prenant des mains les deux enveloppes. Son visage est rapidement devenu rouge, sous le coup de la colère, et devint même violacé après avoir lu l'intitulé.

-Dans votre chambre tout de suite ! Et je ne veux plus entendre parler de ces lettres ! »

Sans piper mot, la jeune fille fait signe à son frère de la suivre et monte les escaliers.

Une fois la porte fermée derrière eux, Harry prend la parole :

« C'était vraiment pour nous ? On a jamais reçu de courrier jusque là …

-C'est pas le plus bizarre, en plus. Les lettres précisaient « Deuxième chambre au premier étage », et venait d'une école que je ne connais pas. Comment c'est possible ?

-Et Vernon était vraiment en colère, quand ils les a vu. Je suis sûr qu'il sait ce que c'était, lui.

-Pas la peine de se prendre la tête la dessus, Ryry. De toute façon, il a du jeter les enveloppes au feu, on en saura pas plus. »

2 Juillet 1991

« Toi, va chercher le courrier ! »

Harry s'empresse d'aller le récupérer, espérant au fond de lui recevoir à nouveau une lettre, et cette fois pouvoir la lire.

A sa grande surprise, il y a en haut du tas, deux lettres de la part de Poudlard. Malheureusement pour lui, avant même qu'il ne puisse les récupérer, son énorme cousin s'en empare avec une agilité qu'on ne lui imagine pas en le regardant.

« Papa, les jumeaux ont reçus du courrier ! »

-Rends moi ça Dudley, s'emporte Harry, c'est pour moi ! »

S'il avait vu son oncle se diriger vers lui, il se serait abstenu de cette remarque. Ce dernier le gifla et le menaça :

« Sous ce toit, rien n'est à toi, garçon. Nous t'avons accueilli, nous t'avons donné un lit et à manger, à toi et ta sœur. Si tu veux manger ce soir, tu as intérêt à oublier ces lettres, c'est compris ? »

A ce moment, une enveloppe ce glisse sous la porte. Puis une autre, et encore deux après. Deux exemplaires de chaque lettres, identiques au précédentes. L'adulte se hâte de vérifier s'il y'a quelqu'un derrière la porte, et constate que le porche est vide.

Tremblant de colère, il se retourne vers le petit enfant au yeux verts :

« Pas de repas pour toi ce soir ! Monte dans ta chambre, et vite ! »

Sachant qu'il ne gagnera pas ce combat, Harry se résigne et rejoint sa sœur.

Après lui avoir expliqué ce qu'il s'est passé, ils réfléchissent à un plan pour pouvoir lire ces fameuses lettres, sans que leur famille ne s'en rende compte...

3 Juillet 1991

Harry était dans la cuisine, en train de préparer les pancakes et le bacon pour le petit déjeuner, tandis que ça sœur était en train de laver le hall d'entrée, en attendant patiemment le courrier. Le plan était qu'elle puisse récupérer un exemplaire de chaque, avant que Vernon ou Dudley viennent les embêter.

Elle était en train de dépoussiérer le meuble à chaussure lorsqu'elle entend le postier s'arrêter devant leur maison. Rapidement, elle se prépare à intercepter les lettres, dès qu'elles passent par l'encoche dans la porte.

Malheureusement pour Iris, son oncle a aussi vu le postier, et, fait assez rare pour être noté, décide de sortir du canapé de son plein gré pour aller récupérer les lettres. En entendant son pas lourd dans la pièce d'à coté, la petite fille se met à paniquer. Il n'y a nulle part ou se cacher ! Elle aurait besoin d'un petit miracle pour mener à bien sa mission.

Par chance, Harry avait aussi vu Vernon se diriger vers l'entrée, et décide de créer une distraction pour le ralentir. Il renverse une poêle dans la cuisine, en faisant un maximum de vacarme.

« Garçon ! Tu n'as pas intérêt d'avoir gâché de la nourriture ! »

Et les pas se dirigent désormais vers la cuisine, laissant juste assez de temps à Iris pour récupérer les lettres et aller les cacher dans leur petite chambre.

Plus tard, dans la soirée

Une fois le travail journalier effectué, les jumeaux se retrouvent confinés dans leur chambre.

« Vite, montre moi ce qu'elles disent ! Fais pas durer le suspens ! »

Harry avait du mal à contenir son impatience. Iris, amusée par son enthousiasme, ouvre sa lettre et la place entre eux pour qu'il puisse la lire en même temps qu'elle :

COLLÈGE DE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE

Directeur : Albus Dumbledore
Commandeur du Grand-
Ordre de Merlin
Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers
Chère
Mlle Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au
1er septembre, nous attendrons votre hibou le 31 juillet au plus tard. Il est également possible d'écrire votre réponse au dos de cette lettre, si vous ne posséder pas d'hibou.
Veuillez croire, cher Mlle Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice-adjointe

COLLÈGE DE POUDLARD - ÉCOLE DE SORCELLERIE
Uniforme
Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés :
1) Trois robes de travail (noires), modèle normal
2) Un chapeau pointu (noir)
3) Une paire de gants protecteurs (en
cuir de dragon ou autre matière semblable)
4) Une cape d'hiver (noire avec attaches d'argent)
Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l'élève.

Livres et manuels
Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants :

Le Livre des sorts et enchantements (niveau 1), de Miranda Fauconnette
L'Histoire de la Magie, de Bathilda Tourdesac
Magie théorique, de Adalbert Lasornette
Manuel de métamorphose à l'usage des débutants, de Emeric G. Changé
Mille herbes et champignons magiques, de Phyllida Augirolle
Potions magiques, de Arsenius Beaulitron
Vie et habitat des animaux fantastiques, de Norbert Dragonneau
Forces obscures : comment s'en protéger, de Quentin Jentremble.

Fournitures
1
baguette magique
1
chaudron (modèle standard en étain, taille 2)
1 boîte de fioles en verre ou cristal
1 télescope
1 balance en cuivre
Les élèves peuvent également emporter un
hibou OU un chat OU un crapaud.

IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISÉS À POSSÉDER LEUR PROPRE

BALAI.

Iris relis une deuxième fois ça lettre, essayant d'encaisser ce qu'elle vient de lire. Ecole de sorcellerie ? C'est une mauvaise blague ? Cela dit, quelqu'un se serait donné beaucoup de mal pour qu'ils tombent dans le panneau.

Elle croise le regard de son frère, et voit au fond de ces yeux qu'il à la même pensée qu'elle : cela explique tellement de choses...

« Ça à l'air tiré par les cheveux, mais en même temps, on a un moyen facile de vérifier si c'est vrai, Lui dit-elle, l'incrédulité tangible dans sa voix. On répond au dos de la lettre, en expliquant la situation avec les Dursley, puis on attend de voir ce qu'il se passe.

-Dans le cas ou c'est vrai, j'ai pas la moindre idée d'où on peut trouver une baguette magique et un chaudron, et encore moins combien ça coûte. On pas d'argent !

-Calme toi Riri, on verra plus tard, c'est pas le plus important.

-De la magie ! Tu imagines si c'est vrai ? Ca serait incroyable !

-Il faudra qu'on trouve un moyen pour que Petunia et Vernon nous laisse y aller. D'ailleurs, t'as vu comment Vernon réagit quand il voit les lettres ? Je suis sûr qu'il sait ce que c'est. »

Le petit garçon voyant la colère se dessiner dans le regard de sa sœur, choisit de la prendre dans ses bras, l'un des rares moyens qu'il avait trouver pour la calmer dans ces situations.

« Tu penses qu'ils était comme nous, Papa et Maman ? Demande t-elle.

-Je sais pas Riri, écrivons notre réponse, et voyons ce qu'il se passe demain. J'espère juste que ce n'est pas une mauvaise blague. »

4 Juillet 1991

Le soleil venait de se lever sur Privet Drive, la matinée commençait à peine ce Samedi de vacances.

Les Dursley étaient encore profondément endormis. Les Potter, quand à eux, avaient eu du mal à fermer l'oeil, ils étaient toujours remués par les émotions de la veille. Ils n'étaient pas encore au courant qu'ils allaient vivre l'une des journées les plus incroyables de leur vie.

Non loin du numéro 4, une personne apparaît de nulle part, comme si une force supérieure l'avait subitement déposée là.

Mme McGonagall, la directrice-adjointe de l'école de sorcellerie de Poudlard venait voir les deux futurs élèves les plus attendus de leur année.

Le peu d'informations qu'elle avait pu cerner dans leur réponse était pour le moins perturbant. Elle craignait que les jumeaux Potter n'avaient pas vécu une enfance heureuse avec leur famille. Albus et elle avait eu vent des tensions entre Petunia et sa défunte sœur, mais ils espéraient qu'elle saurait les mettre de coté. Les protections autour de leur maison, qui avaient pu être érigé grâce au lien de sang qu'elle partageait avec les deux bébés, leur garantissaient une sécurité vis à vis des sorciers.

Elle s'approche de la porte et toque fort pour faire savoir sa présence.

Lorsque personne ne lui répond la première fois, elle frappe à nouveau, pour cette fois-ci entendre des voix à l'intérieur :

« Garçon, va voir qui vient nous réveiller à cette heure ! »

De toute évidence, elle avait sorti de leur sommeil les habitants de la maison. Elle savait qu'il était encore tôt, mais son cœur ne voulait pas perdre une seconde pour vérifier ses soupçons.

Après un court moment, un petit enfant au cheveux noirs lui ouvre la porte. Derrière des lunettes rondes, elle peut voir des yeux verts, trahissant la fatigue. Lily...

« Bonjour, M. Potter je présume. Je me présente, je suis Mme McGonagall, directrice-adjointe et professeur de métamorphose à Poudlard.

A ces mots, elle peut voir l'excitation se dessiner sur le visage du garçon.

-Enchanté madame. Vous voulez dire que ce n'était pas une blague, la magie, l'école tout ça existe vraiment ?

-Très certainement, mais Petunia a du en parler à ta sœur et toi, je ne m'abuse ?

Le regard noir et le masque qui remplace l'émotion sur son visage sont une réponse suffisante à sa question.

-Je vois. Est-ce que tu pourrais appeler ta sœur, je pense que c'est quelque chose que vous devez tout les deux entendre.

A ces mots, Harry se précipite à l'étage.

-Iris ! Viens, c'est une professeur de Poudlard, elle est venue !

Cependant, la voix qui lui répond n'est pas celle d'une jeune fille.

-Quoi ! tu as accepté l'une de ces personnes dans la maison ?! »

La grosse voix de Vernon résonne dans la maison, suivie des lourds bruits de pas associés à sa stature.

Les deux enfants dévalent l'escalier, suivi de près par un oncle fou de rage, le visage pouvant faire pâlir les tomates les plus mûres.

« Vous ! Vous n'avez rien à faire dans ma maison, allez-vous en tout de suite, avant que j'appelle la police !

Pendant ce temps, Petunia et Dudley descendent aussi, tout en restant derrière Vernon, effrayés par la visiteuse inattendue.

-Vous n'allez rien faire du tout, M. Dursley. C'est leur histoire, leur vie, que je viens leur présenter. Vous auriez du leur en parler il y a bien longtemps.

-On ne veut pas de votre genre ici, et il est hors de question que les deux gosses aillent dans votre école de monstres, comme leurs bons à rien de parents ! »

A ces mots, McGonagall sort sa baguette et bloque la langue du pachyderme en face d'elle. Du coin de l'oeil, et voit la surprise et la fascination des deux Potter, mais elle était actuellement trop énervée par les propos de Vernon Dursley pour leur expliquer ce qu'elle venait de faire.

-James et Lily étaient parmi les personnes les plus formidables que j'ai eu l'occasion de rencontrer ! Ils ont donné leur vie pour que leurs enfants vivent, et c'est comme ça que vous traiter leur sacrifice ? Petunia, votre sœur vous aimais, malgré votre jalousie, et regarder comment vous le lui rendez !

-Excusez-moi, l'interrompt Iris, la professeure entendant sa voie pour la première fois, mais que voulez dire par sacrifice ? Ils ne sont pas mort dans un accident de voiture?

-Quoi, certainement pas ! Vos parents sont des héros du monde sorcier, qui ont tenu tête face à l'un des sorciers les plus méprisables que l'on est connu. Et vous Petunia, vous êtes une disgrâce à la mémoire de votre sœur, mentir sur sa mort, à ses enfants ! La professeur tremble presque de rage, mais essaie tant bien que mal de se calmer.

-Iris, Harry, reprend-elle, si vous le voulez, vous pouvez venir avec moi, je vais vous montrer le Chemin de Traverse, le quartier sorcier de Londres. Je crains que je ne pourrais me contenir plus longtemps en compagnie de votre famille.

Les frères et sœurs échangent un regard avant de prendre une décision. Ils savent qu'il ne devraient pas avoir autant confiance dans une inconnue, mais ils choisissent tout de même de la suivre.

Vernon, qui ne peut toujours pas parler, à cause du sort de la professeure, essaie d'attraper Harry par l'épaule avant qu'il ne la suive. Un éclair bleu atteint sa main et la colle au mur.

-Si jamais vous essayer de mettre la main sur l'un de vos neveux, je vous promets que vous terminerez à Azkaban avant la fin de la journée.

A ces mots, Pétunia pousse un cri qu'elle étouffe de la main. McGonagall esquisse un sourire cruel à cette réaction.

-Je vous charge d'expliquer à votre mari ce que je vient de dire, Petunia. »Elle offre un regard bienveillant aux enfants à coté d'elle. « Mlle et M. Potter, venez avec moi, je vous promet que je vais vous trouvez des meilleurs accommodations qu'eux, même si je dois vous hébergez moi-même. »