Salut à tous !

Voici le deuxième chapitre. Il y a beaucoup d'exposition du monde, et d'explications, mais c'est une étape nécessaire, et je me voyais mal faire une ellipse pour l'esquiver. Même si j'ai hâte d'écrire la suite !

On commence à toucher le cœur du sujet. Les autres personnages que j'ai mis en tag font leur apparition, et une bonne partie des Blacks ont déjà eu leurs quelques lignes de gloires. J'espère que ça va vous plaire. Je vous remercies aussi des retours. Les reviews font vraiment plaisir, et motivent beaucoup ! Je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait déjà autant de monde qui suive la fics, je pensait que les premiers chapitres allait passer inaperçus, noyés dans la masse.

Bref, un grand merci à ceux qui ont pris le temps de lire le premier chapitre, j'espère que vous allez apprécier celui là !

Comme je vois beaucoup de monde faire ça, dans l'en-tête de leurs fics, je vais pas me gêner et je vais vous parlez un peu de ce que je lis en ce moment. J'ai dévoré les fics de l'auteur JacobApples. C'est extrêmement bien écrit, et s'est orienté romance/famille. Il a beaucoup de couple inhabituels, celle que je lis en ce moment est une fic Harry/Narcissa, justifié par un voyage dans le temps. Harry est aussi le père de Teddy, et l'élève seul. C'est très fluffy par moment, mais le bon genre de fluff ! C'est en anglais par contre (désolé!). Après, je trouve que les fics sont un super moyen de progresser en anglais, le vocabulaire est rarement très poussé, et le niveau d'anglais est très abordable.

Voilà voilà, passez une bonne journée !

« Madame, vous pouvez vraiment lancer des sorts avec votre baguette ? »

Le groupe de trois était actuellement dans le magicobus, direction Le Chaudron Baveur. En voyant arriver le bus, conduisant à toute allure dans la banlieue de Londres, les enfants avaient eu beaucoup de mal à l'accepter comme mode de transport « sûr et sans danger ». Cependant la professeur leur avait assuré que beaucoup de gens prenaient le bus chaque jour, et qu'il n'y avait quasiment jamais d'accident.

« Oui, tout les sorciers ont une baguette, et vous apprendrez à l'utiliser à Poudlard. Cela fait partie des choses que nous allons acheter au Chemin de Traverse. »

-Avec quoi allons nous l'acheter, demande Harry, nous n'avons pas d'argent. N'allez pas croire que nous ne sommes pas reconnaissants que vous nous ayez sorti de chez les Dursley, mais nous n'avions rien qui nous appartient.

-Monsieur Potter, je pense qu'après un tour à la banque de Gringotts, vous ne direz pas la même chose. Vos grands-parents étaient assez fortunés, et vos parents ne vous aurais jamais laissé sans un sou.

-Vous connaissiez nos parents, madame ? Le jeune garçon était visiblement excité à l'idée d'en apprendre plus sur ses parents.

-J'ai eu la chance d'enseigner la métamorphose à vos deux parents. Ils étaient dans la même année, en Gryffondor. Lily était brillante et studieuse, surtout en charme et en potion. Votre père était plus prompt à faire des bêtises avec ses amis, mais c'était aussi un sorcier talentueux lorsqu'il s'agissait de ma matière. Vous leur ressemblez beaucoup. Harry a les yeux de Lily, et les cheveux de votre père. Mais dans le visage, vous ressemblez tout les deux à vos grands-parents, Charlus et Dorea. Mlle Potter a hérité des yeux bleus pâle de Dorea, et les cheveux roux de votre mère. »

McGonagall pouvait voir que les deux enfants étaient ravis d'en savoir plus sur leur famille, même si ce n'était que quelques informations. Elle suppose que Pétunia a été avare sur le sujet.

Iris comme à son habitude, garde dans un coin de la tête les points qu'elle n'a pas compris et lui demande plus d'explications :

« Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur votre matière, et qu'est ce que c'est un Gryffondor ?

-Je vois que vous êtes aussi curieuse que votre mère, Mademoiselle Potter. La métamorphose est peut-être la matière magique la plus complexe, du moins parmi celles qui requièrent une baguette. Elle consiste à faire changer de forme à un objet, ou un être vivant. »

Pour illustrer ses mots, elle sort un mouchoir de sa poche, et, après un simple coup de baguette, celui se transforme en papillon, qui vole quelques instants au dessus d'eux, avant de se cogner contre une vitre suite à un virage trop brusque du magicobus.

-... Peut-être que nous ne sommes pas au bon endroit pour réaliser des sorts de plus grandes envergures, mais je pense que vous comprenez. » Un léger sourire se dessine sur son visage, en voyant les deux enfants impressionnés par un tour qu'elle considérait facile.

« J'ai vraiment hâte de pouvoir faire des choses comme ça ! S'exclame le frère. Et un gryffondor, c'est une espèce d'animal magique ?

-Non, même si vous avez raison dans l'idée qu'il existe beaucoup de créatures magiques, certaines familières de la fiction moldue. Les dragons par exemple. Gryffondor est le nom d'un des quatre fondateurs de Poudlard, avec Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Ils ont aussi donné leurs noms au quatre maisons de l'école, dans lesquels tout les élèves sont répartis lors de leur premier jour.

Gryffondor et la maison des enfants qui valorisent la bravoure et la détermination avant tout. Poufsouffle et celle de la tolérance, l'honnêteté et la loyauté. Serdaigle favorise l'intelligence et l'originalité, la créativé. Enfin, les traits communs au Serpentard sont l'ambition, la ruse et la fierté. Vos deux parents étaient Gryffondor, et je suis moi même la directrice de cette maison.

-Donc si j'ai bien compris, on sera réparti avec d'autres élèves qui ont les même traits d'esprits que nous ? Est-ce que c'est pas mieux dans un groupe d'avoir un peu de chaque qualité ? »

A ces mots Harry esquisse un sourire. En entendant la description de chacune de maison, il avait une très bonne idée d'où allait atterrir sa sœur. Il ne pensait pas non plus qu'il irait dans la même maison, malgré qu'il ne veuille pas la quitter.

-Rien n'empêche aux élèves de chaque maison de se fréquenter, c'est même encouragé par le règlement. Cela dit, vous verrez qu'il existe une certaine rivalité entre elles, notamment à cause du quidditch et de la coupe des quatres Maisons. Le quidditch est un sport sorcier qui se déroule sur des balais volants. La coupe permet de récompenser la Maison qui est la plus assidue et qui a récolté le moins de punitions dans l'année.

Et ainsi, les jumeaux posent encore de nombreuses questions lors du trajet, auxquelles la professeure répond patiemment.

Le chaudron baveur

Harry ne sait pas à quoi s'attendre derrière la porte du bistrot. McGonagall leur avait expliqué leur statut de célébrités, suite à la chute de Voldemort, même s'il avait du mal à le comprendre.

Qu'avaient-ils fait, à part survivre ? Ce n'était pas de leur faute, mais bien un coup de chance, un miracle qui a fait que le mage noir est mort à leur place. Et si c'était déjà désagréable pour lui d'être au centre de l'attention, c'était pire encore pour sa sœur.

Ils arboraient tous les deux les marques de cette nuit fatidique. Lui une une cicatrice en forme d'éclair au dessus du sourcil gauche, Iris une longue cicatrice droite qui coupait en deux son sourcil droit. Il avait vu suffisamment souvent les autres filles se moquer du caractère garçon manqué que cela donnait à sa sœur pour comprendre que ça la gène autant. Maintenant qu'il sait d'où elles proviennent, il ne peut s'empêcher de frissonner.

A coté de lui, Iris souffle un grand coup pour se préparer mentalement. « N'y pense pas, ils ne te connaissent pas, pas vraiment. Tu ne leur dois rien ». Elle s'était répétée ces mots de nombreuses fois par le passé, à chaque fois qu'un passant la regardait avec mépris, comme la délinquante que les Dursley avaient peinte à leurs voisins.

La professeure ouvre la porte, et passe en premier, les deux enfants sur les talons. Ils tentent de se faire discrets, de ne croiser le regard de personne, malgré leur curiosité évidente pour le monde qui s'ouvre autour d'eux. Ils entrevoient les robes des sorciers, hommes et femmes, tombants jusqu'au sol, allants de coloris sombres jusqu'à des couleurs plus exotiques.

Le groupe était presque à la sortie quand un client un peu curieux s'approche d'eux :

« Sainte Morgana, c'est les Potter ! » A ces mots, tout les yeux se tournent vers eux, et les gens se bousculent pour les voir de plus près.

« Je vous remercie pour ce que vous avez fait ! Vous êtes de véritables héros !

-Est-ce que je peux vous serrer la main, ça serait un honneur !

-Je peux prendre une photo avec vous ? Mon fils et l'un de vos plus grands fans !

Une brouhaha grandit rapidement au sein de l'établissement, et les deux enfants sont engouffrés par la masse indisciplinée qui se rue vers eux. Heureusement, McGonagall lève sa baguette, et une bulle se forme autour d'eux trois :

-Assez ! Laissez-ces deux pauvres enfants tranquilles ! Ils ne sont pas venus ici pour être attaqués par des inconnus. Ayez un peu de respect, par Merlin ! »

De leur coté, Harry et Iris étaient choqués. Certes, ils savaient qu'ils étaient connus, mais un tel niveau de célébrité, de fanatisme, c'en était ridicule ! Leur parents étaient morts cet Halloween 1981, pourquoi voudrait-il être connus pour ça ?

La vieille dame presse un peu le pas pour sortir avec eux dans une ruelle qui donne sur un haut mur en briques noires.

« Je suis désolé que vous ayez du assister à cette cohue. Je n'en reviens pas que des adultes puissent agir ainsi ! »

-Ne vous inquiétez pas madame, lui répond calmement le garçon, ce n'était pas votre faute. On ne s'attendait pas être accueillis comme Elton John, c'est tout. »Il se retourne vers la barrière. « Excusez-moi, mais que faisons nous ici ?

-Cette barrière est là pour bloquer les moldus. Pour la désactiver, c'est très simple. »

A ces mots, elle tape avec sa baguette sur trois briques, et un trou se forme dans le mur. Derrière, une ruelle pleine de vie dans laquelle les gens défilent dans tout les sens, comme si de rien n'était.

« Bienvenus au Chemin de Traverse, le quartier sorcier de Londres. C'est ici que nous allons acheter vos affaires pour Poudlard, mais nous devons d'abord aller à Gringotts, retirer de l' argent, et voir ce que nous pouvons faire pour votre situation avec les Dursley. Suivez-moi.

Les deux enfants étaient bouche bées : Partout autour d'eux, de la magie. On la sentait dans l'air, un petit frémissement qui chatouillait la peau. Ils se sentaient vivants, vraiment vivants, pour la première fois peut-être. Comme s'il leur manquait une petite pièce pour être complets et qu'ils venaient de la trouver. En voyant leur réaction McGonagall leur explique :

« La concentration d'êtres magiques au même endroit peut se ressentir. C'est un sentiment qui peut-être plaisant, mais aussi très sinistre selon les créatures alentours. C'est une forme de sixième sens, pour les sorciers. Cela dit, je dois admettre que j'ai rarement vu des enfants réagir comme vous, il faut en général beaucoup d'expérience avec la magie pour obtenir un tel résultat.

Iris acquiesça béatement. Son regard s'était fixé sur une animalerie, avec des hiboux et des chouettes dans des cages. Elle se rappelle la mention d'un hibou dans la lettre de Poudlard, avec lequel elle pouvait envoyer du courrier.

La professeur, remarquant ce qu'elle observait relève la question silencieuse :

« Les animaux de compagnies sorciers sont un peu différents de ceux des moldus. Ici, les chouettes, les chats, et même les crapauds sont très populaires. Il existe même une race de chat sorcier, les fléreurs. Ce sont des animaux très intelligents. Nous pourrons regarder au retour de la banque, si l'un d'entre eux vous intéresse. »

Gringotts

Harry essayait tant bien que mal de ne pas dévisager le gobelin en face de lui. Il était plus petit que lui, avec de longues oreilles pointues et des rangées de dents à en faire pâlir un requin.

La professeur venait de lui fournir la clé au coffre des Potter. Apparemment, il est aussi possible d'y stocker des objets de valeurs, c'est pour cela que le gobelin avait déclaré :

« Monsieur Potter m'avait demandé d'amener ses enfants à leur coffre, et de leur donner plusieurs objets. Je vais vous y conduire de ce pas. »

Le chariot qui les transportait dans les sous-sols de la banque n'avait rien à envier aux montagnes russes les plus folles, non pas qu' Harry ait déjà mis les pieds dans un parc d'attraction. Derrière de hautes colonnes, il aperçois une énorme tête de reptile, quelque chose qui pourrait être un dragon. La chaleur des flammes au loin confirme sa réflexion.

Au bout de quelques minutes, les deux enfants sont devant une grande porte, le nom Potter inscrit dessus en grandes lettres dorées. Gripsec, le gobelin qui les accompagnait, sort la clé de la poche et la tend à Harry.

« Seul vous et votre sœur pouvez ouvrir le coffre. C'était l'une des conditions très précises de vos parents. Ils ne voulaient pas que trop de monde y aient accès, surtout pas le ministère.»

Timidement, il s'approche et met la clé dans le verrou. Des mécanismes compliqués s'enclenchent, et la porte s'ouvre en deux.

Iris rejoint son frère et lui prend la main, pour qu'ils entrent ensemble.

A l'intérieur, un tas immense de pièces d'or est entreposé au centre. « Celles en or, c'est des gallions » se rappelle t-il de la conversation avec McGonagall. Il sort un petit sac de sa poche, La professeur le lui avait donné pour pouvoir stocker leur argent, et leurs affaires. Il avait des sortilèges d'extensions dessus, apparemment. Il prit quelques dizaines de pièces.

De son coté, Iris était plus attirée par une armoire avec une collection de bouquins. Le gobelin arrive à ses côtés et déclare :

« Le contenu de cette armoire était ce que vos parents voulaient que vous récupériez, la première fois que vous mettiez les pieds à Gringotts. Il s'agit de leur journaux personnels, dans lesquels ils avaient ressassé leur vie. Certains tomes appartiennent à vos grands-parents, et à votre parrain Sirius Black. »

En entendant ce nom, McGonagall se tend et se met à protester :

« Vous ne suggérez tout de même pas qu'ils lisent ce qu 'il a écrit ? Pas après ce qu'il a fait ! »

-Je ne fais que suivre les indications de mes défunts clients, ce n'est pas mon travail d'émettre un jugement sur vos querelles humaines, répond le petit être dans un rictus. Cependant, que vous le vouliez ou non, les enfants ont un parrain et une grand-mère de la famille Black, peut-être devrait-il en apprendre un peu plus dessus.

-Excusez-moi, interrompt Iris, mais peut-être pouvez vous nous expliquez pourquoi nous ne devrions pas lire les journaux de notre parrain ? »

La professeur pince son nez sous ses lunettes, elle ne voulait vraiment pas leur apprendre ça aujourd'hui, aussi jeunes. Mais si elle avait bien cerné la personnalité presque inquisitrice de la fille au cheveux roux, elle ne pourrait pas se sortir de cette affaire.

-J'aurais aimé vous épargner tout cela. Sirius était l'un des plus proches amis de votre père, pendant toutes leurs années à Poudlard. Pendant la guerre, lorsque vos parents se sont cachés, il était la seule personne qui savait leur location. Malheureusement, il avait changé de camp, et les a trahis à Vous-Savez-Qui.

-Vous-Savez-Qui ?

-Le mage noir qui a assassiné vos parents. Son vrai nom est... Voldemort, mais personne n'aime prononcer son nom, il y-a une forme de tabou autour.

-Attendez, coupe Harry, vous voulez dire que ce Sirius est la raison pour laquelle nos parents sont morts ? Que l'on s'est retrouvé chez les Dursley ?

-Je suis désolé, je ne voulais pas que vous l'appreniez aussi tôt. Sirius Black est un meurtrier. Dans sa fuite, il a tué un autre ami de vos parents, Peter Pettigrow, ainsi que treize innocents. Il est actuellement emprisonné à vie à Azkaban, la prison des sorciers. »

Harry ne l'écoutait plus qu'a moitié. Il tremblait de rage. Trahi, ses parents avaient été vendus à leur pire ennemi, par ce type ! La seule maigre consolation est qu'il payait pour ses crimes.

Iris, un peu plus lucide, serra la main de son frère pour lui montrer son support.

« Il y-a cependant un point quelque peu étrange, reprend Gripsec derrière eux. L'enchantement autour de cette armoire ne devait rapatrier que les livres des membres de la famille des enfants. Or, une telle trahison aurait du en temps normal briser ce contrat. »

A ces mots la professeure de métamorphose se retourne. Que veut-il dire par là ?

Iris, prit une décision et commence à récupérer les bouquins.

« Je pense que l'on devrait tout prendre, même ceux de Sirius Black. Qui sait, on en apprendra plus sur Voldemort, comme ça, et ses autres serviteurs. »

En entendant cela, Harry se calme et esquisse un sourire. C'est bien sa sœur ça, à se concentrer sur ce qu'elle pouvait tirer d'une situation , même terrible comme celle-ci. Surtout quand il s'agit de livres ! Il va la rejoindre, l'aide à ranger, et prends le premier tome qui lui tombe sous la main : Notes personnelles de potions, Lily Potter.

«Est-ce que l'on apprend les potions à Poudlard ? ça à l'air de ressembler à la cuisine.

-Oui, répond McGonagall, contente de changer de sujet. Le professeur actuel, Severus Rogue, était d'ailleurs un ami de votre mère à l'école. C'est une matière très exigeante, qui récompense la minutie et le sérieux.

-Je pense que je vais lire celui-là en premier, alors ! Je ne vais tout de même pas te laisser être la meilleure dans toutes les matières, hein Riri ? » Sa sœur roule des yeux à la remarque.

La sorcière les accompagnant se fend d'un sourire triste, en contemplant la complicité entre les deux enfants. Elle s'en veut énormément de les avoir laissé au sein de cette maison, sans amour, sans aucun contact bienveillant pendant dix ans. Elle ne peut qu'être ébahie par la chaleur qui émane d'eux, la joie qu'ils partagent. Elle n'ose même pas imaginer comment ils auraient tourné sans la compagnie l'un de l'autre.

Toute cette discussion autour de Black lui fait penser à une candidate potentielle pour la famille d'accueil.

Peut-être qu'elle accepterait de les prendre en charge ? Après tout, ils faisaient partie de la famille. D'autant plus qu'elle a une fille du même âge qu'eux. C'est décidé, ils iraient la voir après avoir achetés leur fournitures scolaires. Il va falloir qu'elle se libère un instant dans la journée pour la prévenir, par contre.

Elle interpelle les jumeaux :

« Si jamais vous n'avez plus rien à récupérer, nous devrions aller chercher vos affaires. »

Madame Guipure prêt à porter

« Rentrez, et demandez à Madame Guipure qu'elle prenne vos mesures de robes. Elle saura de quoi vous parlez, cela fait longtemps qu'elle réalise des robes pour les élèves de Poudlard. Il faut que j'envoie un hiboux, je n'en aurais pas pour longtemps. »

Sur ces paroles, professeure McGonagall laisse les deux enfants devant le magasin de vêtements.

Ils rentrent, et se dirige vers le comptoir, en attendant que quelqu'un arrive.

Une dame d'une cinquantaine d'année arrive, et les examine du regard :

« Deux premières années pour Poudlard, c'est ça ? Installez vous à coté du jeune homme, il est dans le même cas que vous. »

En effet, un garçon au cheveux blonds platines était déjà devant les miroirs, bras écartés pour que l'assistante puisse prendre ses mesures. En voyant les deux arriver, il pris la parole :

« Bonjour, nous serons dans la même année je suppose. Vous savez dans quelle maison vous allez être ?

-Comment peut-on savoir sans avoir été répartis, questionne Iris.

-Je suppose que l'on ne peut pas être certains, mais plusieurs famille ont toujours été placées au même endroit. Moi, je serais un Serpentard, évidemment.

-Je ne suis pas sûr d'où je vais atterrir, intervient Harry, mais je pourrais parier sur la maison d'Iris !

-Iris, comme dans Iris Potter ? » Les deux jumeaux échangent un regard, espérant que l'enfant ne va se prosterner devant eux. Heureusement, ce n'est pas le cas. « Ce qui fait donc de toi Harry Potter. Enchanté, je suis Drago Malefoy. Je pense qu'une amitié entre nous serait des plus fructueuses. Après tout, entre l'influence de ma famille, et votre célébrité, nous pourrions régner sur Poudlard. »

Harry s'apprête à rétorquer qu'il n'avait aucune envie d'être le supérieur de qui que ce soit, quand une belle dame aux traits aristocratiques fait son entrée dans le magasin. Ses cheveux, d'un blond presque gris, encadraient un visage d'une beauté incontestable. Drago s'excuse, explique que c'est sa mère et va la rejoindre, puis s'en va.

« Ouah, il se prend pas pour n'importe qui ! S'exclame Harry, une fois le duo sorti, faisant doucement glousser la demoiselle qui prenait leurs mesures. Je pense pas que je vais beaucoup l'apprécier, s'il est tout le temps comme ça.

-Je sais pas trop, en tout cas sa mère ressemble vraiment à une duchesse ! Mais c'était quoi cette histoire de maison, comment tu sais où je vais aller ?

-Quoi, ne me dit pas qu'en entendant les qualités de chacune, tu n'as pas su tout de suite laquelle était faite pour toi ? Parfois tu es vraiment hors du coup, Riri.

-Argh, et je suppose que tu vas pas me la dire !

-Bien sûr que non ! Pour une fois que je sais quelque chose que tu ne sais pas !

Le magasin d'Ollivander

« Ah, Iris et Harry Potter, je vous , approchez-vous »

L'excentrique Ollivander, avec sa barbes mal taillée et ses yeux pétillants malgré son âge avancé, les étudiait du regard. Il n'inspirait vraiment pas la confiance, avec son air fou, et c'est à reculons que les enfants suivent son conseil.

« Je sens que vous allez être des clients compliqués. Venez, jeune fille, et essayez cette baguette, bois de charme, 27 centimètres, crin de licorne. »

-Euh, d'accord, répond-elle, prise au dépourvu, qu'est ce que je fais ?

-Prends la baguette, Iris, la rassure McGonagall, qui avait entre temps cédé à la demande des enfants, qui voulaient qu'elle les tutoie. Si c'est la bonne, tu le sauras très rapidement.

Timidement, elle effleure la baguette des doigts avant que le vieil homme la récupère.

-Non, absolument pas ! Alors, celle-ci peut-être ? 21 centimètres, frêne, ventricule de dragon. »

Cette fois-ci, la fillette au cheveux roux a le temps de la prendre en main, mais n'obtient qu'une sensation de vide, plus désagréable que de tenir un quelconque bâton.

« Je vois, je pensais bien que cela se passerait comme ça, marmonne Ollivander. Peut-être cela alors ? »

Cette scène dure presque une heure avant que le marchand dépose une baguette en houx, avec un noyau en plume de phénix.

Iris n'a même pas besoin de la saisir pour savoir que cette fois c'est la bonne. Du coin de l'oeil, elle aperçois son frère, tout aussi fasciné qu'elle par l'objet. Elle lève le sourcil, en interrogation silencieuse.

« Je veux la même, lui dit-il. Je sens qu'elle m'appelle !

-Curieux, très curieux, remarque le vendeur. Il est très rare qu'une baguette choisisse deux personnes. Malheureusement, je pense que dans l'état actuel, elle ne serait parfaitement adaptée à aucun d'entre vous. Il faudrait que je la retouche. S'il me restait des plumes du même phénix, je pourrait éventuellement en fabriquer une deuxième pour vous, jeune homme, mais ... »

A ces mots, un éclair de flamme éblouit la pièce, aveuglant momentanément ses occupants. Harry croit entrevoir un oiseau, mais juste après, il n'y avait plus rien, si ce n'est une plume qui se dépose doucement sur le présentoir.

« Toute compte fait, je pense que ce problème est réglé, déclare Ollivander, pas le moins du monde perturbé par ce qu'il vient de se produire. Si vous voulez bien me laisser un instant, je crois que j'ai ce qu'il faut dans l'arrière boutique. » Et sur ces mots, il part en trottinant.

« Professeur, est-ce normal qu'il y ait des explosions comme ça, dans le monde sorcier ? Interroge Harry, tout en clignant les yeux, pour se remettre de son éblouissement.

-Ce n'était pas à proprement parler une explosion, mais disons que le mode de déplacement des phénix est pour le moins... ostentatoire. » Elle même n'avait vu qu'un seul phénix dans sa vie, et si elle ne se trompait pas, c'était le même que celui qui a faillit les brûler vifs à l'instant.

Le petit garçon avait du mal à s'imaginer de tels créatures. Des oiseaux de feu ? Des licornes ? Des dragons ? Bien qu'un monde remplis d'animaux aussi dangereux l'effrayait un peu, il se disait que c'était un progrès par rapport au 4, Privet Drive. Et puis, il appartenait à ce monde. Il venait d'y entrer, mais il s'y sentait déjà plus à sa place que dans une banlieue pavillonnaire, avec une famille détestable.

Iris de son côté, attendait avec impatience sa baguette magique. Quand elle l'avait effleuré des doigts, elle avait ressenti la même chose qu'en mettant les pieds au Chemin de Traverse. Un sentiment de plénitude, qui engloutissait tout son corps.

Ollivander réapparait une vingtaine de minute plus tard.

« Voilà, essayez donc ça les enfants. 27,5 centimètres, bois de houx, plume de phénix pour madame, et 29 centimètres, bois de houx, plume du même phénix pour monsieur. Ce sont deux baguettes assez souples. »

La réaction est immédiate, dès qu'ils prennent les baguettes en mains, un léger crépitement se lève dans la pièce, et des étincelles jaillissent de leurs extrémités. Cependant, les deux enfants ne peuvent s'empêcher de penser qu'il manque quelque chose, une dernière pièce au puzzle.

« Je lis dans vos regards une pointe de déception. Je ne crains que vos baguettes ne vous aillent pas encore. Malheureusement, je n'ai pas de noyaux satisfaisants pour vous. Pour l'instant, elles feront l'affaire, mais je vais effectuer des recherches pour les compléter. Je vous les cède gratuitement aujourd'hui, vous me paierez quand je pourrai les terminer. Cela dit, ces plumes de phénix sont très étonnantes. Hormis les votre, une seule baguette contient une plume du même phénix. Celle qui vous a fait vos cicatrices. Quelque chose me dit que vous êtes destinés à faire de grandes choses... »

Avant même que McGonagall ou les enfants puissent lui poser d'autres questions, il s'enfuit dans ses rayons. La première est très perturbée. Ollivander, qui n'arrive pas à fournir une baguette adéquate pour un élève de premier année ? C'était une première. Et que penser de leur lien avec celle de Voldemort...

La révélation a plombé l'ambiance, et les jumeaux adoptent un air morose, en pensant au meurtrier de leurs parent. Partout où ils allaient, il y avait quelqu'un pour leur rappeler cette soirée, où ils sont devenus orphelins. La sorcière au regard sérieux s'adoucit un instant, pour les réconforter.

« Je comprend que c'est dur pour vous, tout cette attention. Mais vos parents seraient fiers, que vous fassiez face comme cela ! Gardez la tête haute, et ne laissez-pas ce qui s'est passé vous définir ! Le peu de temps que j'ai passé avec vous me suffit pour dire que vous êtes des enfants formidables. »

Ses mots ont l'effet escompté, et les deux enfants se ressaisissent. Ils se lancent un regard entendu, puis Iris prend la parole :

« Où allons nous, maintenant ?

-Nous pouvons passer par l'animalerie, essayer de vous trouvez une créature qui vous plaise. Après cela, nous avons rendez-vous avec une ancienne de mes élèves. » Elle les regarde prendre les devants, leurs problèmes de baguettes et de mages noirs déjà oubliés. « Oui, vos parents sont fiers de vous, j'en suis sûr » Ajoute-t-elle silencieusement.

Quelques dizaines de kilomètres au nord de Londres, deux heures plus tard

« Aïe, Hedwige ! Arrête de me mordre ! »

Iris ricane en voyant son frère subir le courroux de sa chouette. Quelques instant plus tôt, il avait exprimé ses doutes sur le fait de la partager avec sa sœur, pensant qu'elle risquait d'être surchargée. Apparemment, l'oiseau l'avait pris comme une atteinte à sa fierté, comme si elle ne pouvait pas faire le travail pour deux enfants.

« C'est bon, c'est bon, j'ai compris ! Tu es la meilleure des chouettes, pas besoin d'en prendre une autre pour t'aider. »

La petite fille était d'accord avec le choix de son frère, l'animal était magnifique. Mais quel tempérament... Heureusement, il y a eu comme un déclic avec Harry, et la chouette était très gentille... Quand elle ne se sentait pas insultée.

« C'est dommage que tu n'aies pas trouvé d'animal pour toi, Iris, déclare McGonagall. Les animaux sorciers sont très intelligents, et certains sont de véritables compagnons. »

En disant cela, elle se dirige vers un portail, derrière lequel se dresse une maison de style néo-classique aux murs gris clair.

« Je sais pas, il n'y avait pas grand chose qui m'intéressais.

Cette remarque fait tiquer son frère. Il sait quand sa sœur ment, ou n'est pas honnête. Il préfère laisser couler pour l'instant.

McGonagall utilise la cloche, pour faire savoir leur présence. Quelques secondes plus tard, le portail s'ouvre, et ils entrent dans la propriété. Une dame d'une quarantaine d'années les attend à la porte d'entrée. Elle porte des cheveux noirs, aussi noirs que ceux des enfants. Cependant, les siens sont disciplinés et coiffés élégamment, mettant en valeurs ces traits fins et ses iris légèrement violettes.

« Bonjour, Androméda, tu n'as pas changé depuis la dernière fois. Je te présente Iris et Harry Potter. Les enfants, voici Androméda Tonks.

-Je suis enchantée de faire votre connaissance, Répond-elle, sur un ton chaleureux. Minerva m'avait prévenu que vous passeriez nous voir. Entrez, Ted vous attend, et Nymphadora est impatiente de rencontrer des enfants de son âge.

Le petit groupe la suit à l'intérieur. La maison est finement décorée. Les enfants comprennent assez vite que leur hôte est riche, plus riche que les Dursley.

Ils arrivent dans un grand salon, avec de larges fenêtres qui laissent passer la lumière du soleil dans la pièce. Un homme aux cheveux courts, et au regard tendre est assis dans un fauteuil.

«Bonjour, je me présente, Edouard Tonks, mari de cette charmante jeune femme, mais appelez moi Ted, dit-il, volant un sourire à Iris.

-Bien tenté, Ted, mais la flatterie ne te mènera nul part, rétorque son épouse. Je n'oublie pas que c'est toi qui proposé à notre fille de faire de la cuisine ! Tu sais qu'elle est incapable de casser un œuf sans en mettre partout !

« Leçon numéro une, les enfants : ne jamais énerver une fille Black. Elles ont toute un fort caractère !

-Black, vous avez dit, s'exclame Iris. Vous voulez dire que vous êtes de la famille de notre grand-mère ?

-Nous venons de passer par Gringotts, explique McGonagall. Ils savent aussi, pour Sirius.

-Je vois. Oui je suis née Black, mais j'ai été... bannie de la famille. Disons que certaines personnes n'étaient pas d'accord avec mon choix d'époux.

-Quoi ?! S'écrie l'autre enfant. Vous n'êtes pas … un criminel, non ?

- Ahah, si seulement, soupire l'homme. Non, je suis né-moldu, c'est tout. Vous allez apprendre bien assez vite que certaines personnes n'aiment pas les nés-moldus. Pour eux, il existe une hiérarchie entre les sorciers : les sangs-pur tout en haut et les premières générations en bas.

-Mais, c'est de la discrimination ! S'insurge Harry. Et ils ont une raison valable de penser ça ?

-Non, il n'y a fondamentalement aucune différence entre les deux. Plusieurs mages noirs ont fait courir des rumeurs comme quoi les moldus volaient la magie des sorciers, mais ce n'est qu'un tissu de mensonges.

-Ça à l'air vraiment stupide, comme théorie.

-La foule suit le plus bruyant, pas forcément le plus intelligent, c'est la triste vérité. Par chance, Droméda ne croyait pas en ses bêtises, mais la famille Black, au moins certains d'entre eux, étaient de fervants défenseurs de la doctrine « sang-pur ». »

Harry était écœuré parce qu'il entendait. Il pensait être débarrassé des brutes qui lui avaient pourri la vie, et voilà qu'ici le racisme était une banalité. Comme si le monde magique était des décennies en retard sur le monde normal.

Il est tiré de sa réflexion par des bruits de pas qui dévalent les escaliers de l'autre côté du mur. Quelques marches avant la fin, il entend l'inconnu trébucher, et se rattraper de justesse. Juste après se dévoile une fille de son âge, ressemblant comme deux gouttes d'eau à Androméda, mais avec des cheveux violets lui allant jusqu'au épaules.

« Nymphadora, combien de fois je t'ai dis de ne pas courir dans les escaliers ! Tu vas finir a Sainte-Mangouste !

-Oups, désolé maman, répond la fille, sans avoir l'air désolé le moins du monde. Salut, s'exclame t-elle en s'approchant des jumeaux, moi c'est Tonks, ou Dora, mais jamais Nymphadora !

-Euh, bonjour, répond Iris. Pourquoi, tu n'aimes pas ton prénom ? Moi je le trouve cool, c'est bien d'avoir un prénom original.

-Hmm, il n'empêche qu'il est ridicule. Vous voulez jouer ? Papa m'a offert un jeu de bataille explosive, comme cadeau de départ à Poudlard.

-Attendez, avant que vous ne partiez, interrompt McGonagall, je voulais vous posez une question, à vous tous. »Une fois qu'elle est sûre d'avoir l'attention de tout le monde, elle reprend. « Je sais que vous ne voulez plus retournez chez les Dursley, et jamais je ne vous y obligerais. Androméda, je ne veux pas m'imposer, mais serait-il possible qu'ils dorment ici, au moins pour cette nuit ? Je pense que cela leur ferait du bien d'être avec un autre enfant de leur âge, se familiariser avec le monde sorcier.

-Bien entendu, répond Ted à la place de sa femme. Ils sont de la famille, après tout. En plus, je sens que Dora nous ferait entendre son mécontentement, si nous disions non.

-Vous voulez vraiment de nous, demande craintivement Iris. Je veux dire, vous êtes pas obligé, les autres ne voulaient pas non plus.

-Hey, hey, la rassure Androméda, bien sûr que l'on veut de vous. La famille ne tourne jamais le dos aux siens. Et ceux qui le font, ne sont pas vraiment de la famille. »

-Oh. Merci. » Et surprenant tout le monde, la petite fille s'approche de la femme, et lui fait un câlin.

Dans son dos, cette dernière tire un regard à McGonagall, comme sil elle voulait dire « Je veux des explications ! ».

Harry rejoint sa sœur et lui passe un bras sur les épaules. Après avoir remercié à son tour le couple de parents, ils partent à l'étage avec Nymphadora.

« Maintenant, je veux savoir pourquoi vous êtes ici, qui sont ces Dursley, et pourquoi cette pauvre fille pense qu'elle ne vaut rien, ordonne la mère, d'un regard de fer, en se retournant vers la professeure.

-Si vous avez une bouteille de whisky pur-feu, ce ne serait pas de refus. C'est une longue histoire, et elle est loin d'être plaisante... »

En haut, Nymphadora venait d'expliquer les règles de la bataille explosive au jumeaux.

« Ok, je sais que vous êtes Harry et Iris Potter, et vous savez que je suis Dora Tonks. J'ai une idée pour qu'on en apprenne un peu plus sur les autres. A chaque fois qu'une carte explose dans la main de quelqu'un, il doit donner une information sur lui. Ça vous tente ?

-Pourquoi pas, répond Harry, ça peut-être marrant !

-J'en suis aussi, fait sa sœur, toujours partante pour en apprendre plus sur les gens.

-Okay, vu que je suis gentille, je commence ! »

Tonks retourne une carte, puis une autre. Cependant, bien que connaissant le jeu, elle était aussi débutante que les deux autres. Et ça ne manque pas, quelques cartes plus tard, l'une d'entre elles éclate en dessous de ces doigts.

« Mince ! Alors, qu'est ce que je peux vous dire... Commençons simple. Mon anniversaire est le 5 Janvier ! Voilà, à toi Iris.

-Allez je me lance, mais j'aimerais qu'on change la règle : on doit dire quelque chose de marrant sur nous. Sinon c'est pas vraiment un gage, non ?

-Ohoh j'aime ça Iris, je sens que tu vas me plaire ! Allez, va pour ce changement !

-Fais attention Dora, Riri va te soutirer des informations gênantes, tu ne t'en rendras même pas compte !

-Tais-toi Ryry ! Pour la peine, c'est à toi de jouer, ah !

-Pas de soucis, puisque tu te dégonfles ! Alors je vais prendre cette carte...

-Vous vous appelez tout les deux Riri, questionne la fille à la chevelure violette.

-Oui, c'est un diminutif d'Harry et Iris, répond la jumelle. On fait ça depuis aussi longtemps qu'on puisse se rappeler. » Au même moment, un léger boum se fait entendre.

-Argh, j'étais sûr que j'allais réussir à en faire plus, s'exclame Harry, en se frottant la main. Alors, moi c'est plus une histoire. Il y'a quelques années, notre cousin Dudley avaient mangé mon assiette, et ça m'avait beaucoup énervé. J'étais en train de penser que c'était un gros cochon qui ne faisait que s'empiffrer, et d'un coup, une queue de cochon lui a poussé sur le derrière ! »

Dora éclate de rire suite à l'anecdote. Elle déclare que c'est l'une des vengeance les plus drôles qu'elle ait entendu.

Les enfants jouent ainsi pendant plus d'une heure, échangeant des anecdotes d'enfances. Les jumeaux apprennent que Dora a un cousin, qu'elle n'a jamais rencontré parce que leurs mères ne s'entendent plus.

Elle est très maladroite, et cela l'a mis plusieurs fois dans l'embarras. Comme la fois où elle est tombé à la renverse devant une fille qu'elle venait de rencontrer.

Son père est médecin à Sainte-Mangouste, l'hôpital sorcier, et il a déjà vu un patient qui est arrivé avec une tête trois fois trop grosse. Sa mère est gentille, mais stricte. Elle n'a pas trop d'amis, parce qu'elle a arrêté l'école moldu quand sa magie a commencé à causer trop d'accidents. Elle ne connaît pas beaucoup d'enfants sorciers, parce que sa mère à un statut de paria dans certains cercles, suite à son exclusion de sa famille.

C'était à nouveau à son tour de prendre les cartes. En une heure, les trois joueurs n'ont pas beaucoup progressé. Ils préfèrent tout les trois raconter et entendre des histoires plutôt que jouer.

« Voici mon plus grand secret, déclare t-elle fièrement. Regardez-bien. »

Elle fronce les sourcils, comme pour se concentrer. Peu à peu, ses cheveux s'allongent et changent de couleurs, deviennent roux, comme ceux d'Iris.

« Ouah, comment tu fais ça, s'extasie Harry.

-Je suis une métamorphomage. C'est un don très rare, il y en a très peu en Angleterre. Apparemment, il y a eu plusieurs Black par le passé qui étaient comme moi. Ça veut dire que je peux changer mon corps. Pour l'instant, je ne peux que changer mes cheveux et mes yeux, mais je suis en train de m'entraîner à modifier mon visage. C'est vraiment dur, même si c'est un don !

-C'est vraiment trop chouette, comme pouvoir ! Nymphadora la métamorphomage !

-Hey ! Ne m'appelle pas comme ça ! Sinon tu vas le payer !

-Ah ouais, et que ce que tu vas faire, la provoque Harry.

-Tu vas voir ! » Et la petite fille, dont les cheveux sont redevenus violets, lui saute dessus. Elle se met à le chatouiller frénétiquement.

« Arrête, arrête ! Iris, aide-moi, implore le garçon, entre deux fous rires.

-Non, tu l'as cherché, rétorque-t-elle en tirant la langue.

-Alors, qu'est ce qu'on dit, questionne Nymphadora,assise sur Harry, l'air triomphant.

-J'ai compris, tu t'appelles Dora, et rien d'autre. J'aurais du écouter ton père, les femmes Black sont vraiment folles !

-Je le prend comme un compliment. Mais ici, il y-a deux filles Black, contre toi seul. Tu devrais faire attention à ce que tu dit »Elle a désormais un sourire malicieux sur les lèvres. « Je crois que c'est à toi de raconter une histoire.

-Soit, pourquoi pas. Celle-ci est assez récente : On était au zoo avec notre oncle, notre tante et notre cousin. Pendant qu'on discutait avec un serpent, Iris et moi, Dudley est venu nous embêter. D'un coup, il s'est retrouvé emprisonné à la place du boa, et lui s'est enfuit ! C'est trop marrant, non ? Dora ?»

Dora n'avait pas écouté la fin de l'histoire, elle s'était figé dès qu'elle avait entendu le début.

« Vous pouvez parler aux serpents, vous êtes fourchelangues ?

-Si c'est le nom, je suppose. Pourquoi, c'est une mauvaise chose ?

-C'est. Trop. Cool ! Ça veut dire que pouvez leur demander de manger quelqu'un ?

Les trois enfants étaient dans leurs lits respectifs, dans la chambre de Nymphadora. Ils étaient épuisés, après la journées mouvementée qu'ils ont eu. Harry était déjà endormi, tout comme la métamorphomage.

Iris se remémorait les événements de la journée. Ils apprennent qu'ils sont sorciers, que la magie est réelle. Ils quittent les Dursley. Ils apprennent qu'ils sont célèbres. Ils vont dans une banque gérée par des GOBELINS ! Ils apprennent qu'ils ont de la famille encore en vie, mais que les Black sont... compliqués. Ils rencontrent l'une d'entre eux, et sa fille, qui est super sympa. Une sacré journée, mais vraiment l'une des meilleures qu'elle ait vécu !

Tout cela lui fait penser aux livres qui sont dans un sac au pied de son lit.

Elle se penche pour le récupérer, et sort un journal au hasard. Elle lit la couverture : Redorer le blason de la famille tordue des Black, par le superbe Sirius. Elle aurait peut-être rigolé si elle ne connaissait pas l'auteur.

Cependant, sa curiosité est piquée au vif, et elle décide malgré tout de l'ouvrir. Elle commence à lire la première page :

« Si vous lisez ce journal, c'est que vous voulez en savoir plus sur les Black. Laissez-moi d'abord vous demandez de garder toute vos préconceptions sur les liens familiaux à l'extérieur. Ici, rien ne se passe comme ailleurs. Nous parlons de mères folles à lier, de parents cruels et manipulateurs, et de l'utilisation de la torture dans l'éducation des enfants. Mais derrière tout ça, se cachent des humains. Très bien cachés, je vous l'accorde. Mais ils existent. Il y a aussi un ou deux tarés irrécupérables, faut pas abuser.

Le Black, par nature, se croit au dessus de tout, de tous. Après tout, il est « toujours pur », son sang ne se mélangeant jamais avec celui des gueux, encore moins des sangs-de-bourbes !

Cependant, malgré sa fierté, son orgueil inébranlable, notre famille décline, sombre dans la décadence et la honte. Chaque jours nous sommes plus faibles et plus distants les uns des autres, moi le premier. J'ai quand même fuis la demeure familiale et ma psychopate de mère !

C'est peut-être son idéologie extrême, qui nous forcent à être reclus de la société. Peut-être est-ce qu'une bonne partie de la famille suit aveuglément les ordres de ce dégénéré de Voldemort, le noble imposteur, comme je l'appelle.

J'ai ma petite idée sur la question : le plus grand danger pour les Black, c'est eux-même.

Et ça, je l'ai compris quand j'ai su la vérité sur Bellatrix, ma cousine.