Bonjour à tous !

Déjà je tiens à m'excuser pour le retard, j'ai été pris de cours par la reprise (des cours, Haha, jeu de mot de qualité médiocre), et j'avais beaucoup sous-estimé la charge de travail que j'allais avoir sur le dos.

Voici le chapitre 3. Désolé d'avance, il y a beaucoup d'extrait de journaux intimes, et finalement assez peu d' « action ». J'espère que ça vous plaira quand même ! Dès le prochain chapitre, on rentrera dans le vif du sujet : le Poudlard Express, et surtout le château !

Bonne lecture à vous, j'essaierai de publier la semaine prochaine, moyennant que des tonnes de projets ne s'abattent pas sur moi !

Chapitre 3

« Bellatrix était en septième année quand je suis rentré à Poudlard. Mes deux autres cousines, Androméda et Narcissa, étaient en cinquième et troisième année. Toutes les trois à Serpentard, ça va de soi.

A l'époque, Face-de-serpent faisait déjà ses courses dans la maison des consanguins, piochant parmi les héritiers sangs-purs pour rejoindre ses Mangemorts. Néanmoins, les trois sœurs étaient fières, et donc n'allaient pas accepter aussi facilement de rejoindre les rangs d'un inconnu, surtout quand on sait le nombres de cadavres qu'il laissait dans sa route, et ce indépendamment de leur sang.

Cependant, plus qu'être fières, elles étaient surtout talentueuses, et magiquement très puissantes. Mes parents m'avaient expliqué que le chiffre trois était important en arithmancie, comme si cela expliquait tout. Non. Ce qui faisait leur force, c'était qu'elles étaient toujours ensemble.

Je me rappelle de mes premiers pas dans la Grande Salle comme si c'était hier. Tous ces élèves, qui nous étudiaient du regard, nous, premières-années. Et là au centre de la table ornée de vert, les trois sœurs, assises côte à côte. C'était comme s'il y'avait une sorte d'aura qui émanaient d'elles, qui faisaient qu'elles se détachaient de la foule, qu'elles rayonnaient. Elles étaient inatteignables.

Je ne leur avait que très peu parlé jusque là. Ma mère, Walburga, avait insisté que Régulus et moi-même passions le plus de temps possible avec elle, pour « parfaire » notre éducation . Les quelques fois où nous nous étions vus, à des réunions de famille, mes cousines ont toujours été cordiales.

Dès leur plus jeune âge, la sororité impressionnait leurs parents, Druella et Cygnus, par leur talent. Bellatrix, à six ans, avait fait apparaître des oiseaux au dessus du berceau de Narcissa pour l'amuser. Et ce sans baguette. Méda, elle, jouait avec ses dessins, qui prenaient vie autour d'elle. Et Cissy, Cissy ! On entend encore parler de son berceau qui se téléportait à chaque fois pour suivre ses sœurs !

Avant même d'apprendre à maîtriser la magie, elles la comprenaient, comme rarement personne ne l'avais fait avant elles.

Androméda était peut-être la plus affectueuse. Malgré son éducation, qui voulait qu'elle ne laisse pas transparaître ses émotions en grandissant, elle avait toujours l'air abordable.

A l'inverse, Narcissa, malgré son jeune âge, apparaissait toujours froide, réservée. En ça elle me faisait penser à mon petit frère.

Bellatrix... était Bellatrix. Elle n'a jamais été la plus saine des trois.

Elle était d'un naturel calme, mais irascible comme personne. Un rien la provoquait, et elle répliquait brutalement... et violemment. Elle souffrait des troubles mentaux qui frappent certains membres de notre famille. Et il faut dire que l'environnement familial n'arrangeait rien.

Trois filles parfaites, qui attisaient la convoitise des autres. Après tout, les mariages politiques sont monnaie courante, et quoi de mieux que de se pavaner avec une femme Black au bras ? De mon côté, je ne savais que penser. Mon père Orion, était de l'avis que leur talent allait être gâché si son frère décidait de les marier à d'autres sang-purs. Elles allaient devenir de simples femmes-trophées, faire valoir de leurs maris, dont on n'attend rien de plus que sourire et être jolies à tout instant.

Mais ça, Cygnus n'en avait rien à faire. Aussi, il était déjà en discussion avec les familles Lestrange, Nott et Malefoy sur le sujet. Des familles réputées pour leur magie noire, tout comme nous.

Inutile de vous dire qu'avec tout ça, la propagande de ma mère, et dans une moindre mesure de mon père, j'admirais mes cousines. Non pas que j'étais un enfant sans qualités magiques, loin s'en faut. Je n'étais juste pas à leur niveau.

Ce jour là, dans la Grande Salle, j'ai compris qu'elles étaient formidables. Que j'avais de la chance de les avoir dans ma famille. Qu'à elles trois, elles pouvaient tout faire.

Puis j'ai été placé en Gryffondor. Je les ai rapidement cherché du regard, pour voir leur réaction. A vrai dire, je m'attendais à voir dégoût et mépris sur leurs visages .

Pas le mélange de peur, d'anxiété, et de fierté que j'y ai vu.

Ce n'est que plus tard que j'ai saisi : je n'étais pas le seul enfant Black à avoir désiré quitter la famille, mais le seul à avoir franchi le cap, trouvé un échappatoire.

Après la fête, Androméda est venue discrètement me parler. Elle m'a dit qu'elles ne participeraient pas à la déferlante de haine qui s'abattrait sur moi, mais qu'elles ne pourraient pas être vu en public avec moi. Que ça serait trop dangereux pour tout le monde. Que je serais seul dans mon exil.

Par chance, je n'étais pas vraiment seul. A Gryffondor, j'ai trouvé mes meilleurs amis. Remus Lupin, Peter Pettigrew, et surtout James Potter, un frère avec qui je partage tout sauf le sang. »

Iris a eu du mal à s'endormir. Les premières lignes du journal de l'homme qui a trahi ses parents n'étaient pas du tout ce qu'elle imaginait. En lisant la date sur le journal, 1980, elle s'est posée plein de questions. Comment, en l'espace d'un an, une personne pouvait tellement changer ? « Un frère avec qui je partage tout sauf le sang », c'était ses mots ! Il devait y avoir un épisode plus tard, un point où tout a basculé.

L'enfance de Sirius, du moins pour l'instant, n'avait rien de radieuse, au contraire. Elle était quasiment sûr qu'il avait vécu des premières années bien plus douloureuse qu'elle et Harry. La famille Black avait l'air particulièrement dérangée...

Mais au moins, il disait qu'Androméda était gentille. C'est aussi l'impression qu'elle avait eu la veille, en discutant avec la belle dame. Quand au deux autres sœurs Black … Peut-être l'une d'elle était désormais madame Malefoy, à en croire le livre. La mère de Draco ? Elle essaie de se rappeler la femme qu'elle avait aperçu chez madame Guipure. Elle était belle, d'une beauté de reine de conte de fée. Elle pouvait imaginer que c'était la sœur d'Andy, même si elle n'avait pas été frappée par leur ressemblance.

En tout cas, appartenir à cette famille n'était pas de tout repos. Elle se promet d'en discuter avec leur hôte, quand l'occasion se profilera.

Dans les lits à côté d'elle, Harry et Dora dorment encore profondément. En l'espace d'une soirée, la petite fille au cheveux violets s'était déjà immiscée dans leur vie, et elle n'avait aucune intention de l'en déloger. Elle était si joyeuse, rayonnante, avec un de ses rires contagieux qui se propage et finit par illuminer la pièce.

Et c'était une lointaine cousine ! Même si elle ne l'avait pas montré, à l'intérieur elle avait été si heureuse de trouver de la famille, de la famille plus agréable que les Dursley.

Elle entend du mouvement dans le lit à sa droite. Elle se retourne pour voir son frère, qui se réveille doucement, ses petits yeux s'habituant à la lumière de la pièce.

Non, rien à dire. Ce matin, elle était contente.

Ils avaient finalement attendu près d'une heure, à discuter en attendant que la métamorphomage se réveille. Apparemment, elle n'était pas matinale du tout, et c'était encore à moitié endormie qu'elle était aller déjeuner avec les jumeaux.

Pour Harry et Iris, c'était très amusant de la voir aussi amorphe, en contraste à l'énergie dont elle débordait la veille.

Androméda les rejoint à table, déjà habillée pour la journée.

« J'espère que vous avez bien dormi. Cela fait longtemps que je n'ai pas conjuré de lits, et j'espère qu'ils étaient confortables.

-C'était probablement l'une des meilleures nuits de ma vie ! S'exclame Harry. Chez les Dursley, nous avions un matelas à même le sol, et c'est tout ! »

Le regard d'Androméda s'assombrit en entendant ces mots.

« Ecoutez, je sais que c'est tôt le matin, que vous n'êtes pas trop réveillés, mais sachez que vous n'aurez plus jamais besoin de retourner là-bas. Vous pouvez habiter ici pendant les vacances, et même après. On ne se connaît pas vraiment, mais je ne tournerais plus jamais le dos à ma famille ! »

Les deux enfants Potter ne savent pas comment réagir à cela. Des larmes commencent à tomber sous le coup de l'émotion et deux paires de bras s'enlacent autour de la femme. Nymphadora vient les rejoindre, et, pendant un moment, l'ombre de ce qu'aurait pu être, aurait du être la famille des Potter plane sur les quatres personnes.

Les jumeaux ne cachent pas leurs larmes de soulagement. Savoir qu'ils étaient voulus, ici, c'était le plus beau des sentiments.

Après ce moment de tendresse, ils se remettent à table et mangent tranquillement, les enfants échangeant des sourires de temps en temps, quand leurs regards se croisent.

Iris, ne voulant pas détériorer l'ambiance, décide d'attendre un autre moment pour évoquer le journal du criminel.

Les trois enfants commencent à discuter avec la mère de la métamorphomage de ce qu'ils ont appris chacun sur les autres.

« Et Maman, ils sont fourchelangues ! C'est pas génial ça ? Tu disais que c'était un don rare et super utile en médecine !

-Vraiment ? Androméda se tend, en entendant la nouvelle. Impressionnant. Malheureusement, je pense que vous ne devriez pas le crier sur tout les toits. Beaucoup voient les fourchelangues comme des mages noirs, surtout parce que Vous-Savez-Qui en était un. Mais c'est complètement faux. Il y a beaucoup d'endroits dans le monde ou le don est vénéré, tout comme les serpents.

Les deux jumeaux ne savent pas quoi penser de ce développement. Étonnamment, c'est Harry qui fait le lien avec ce qu'il a vu dans le monde Moldu.

-La médecine ? C'est pour ça qu'il y a des serpents sur les pharmacies, alors !

-Oui ! Le caducée, avec ses deux serpents, est le symbole du dieu grec Hermes, ajoute sa sœur. C'est un emblème de médecin !

-Exactement, reprend la maîtresse de maison, mais la Grande-Bretagne magique est très obtuse sur le sujet, et sur tout les types de magie qu'elle ne comprend pas. Pourtant, le fourchelangue est très réputé dans les sorts de soins. Je n'en sais pas plus, malheureusement. »

Encore un point qui fait grincer des dents les deux enfants. Plus ils en apprenaient sur leur nouveau monde, moins ils étaient emballés. Malgré cela, Iris lance un regard déterminé à l'adulte :

« Ça sera à nous de changer ça alors ! Hors de question que je me fasse encore rabaisser pour quelque chose que je n'ai pas choisi d'avoir !

Ces mots provoque un sourire fière à Androméda.

-J'espère sincèrement que tu réussiras. Merlin sait que ce pays à besoin d'un bon coup pied dans le derrière pour enfin avancer ! »

Pendant ce temps, Harry étudiait sa sœur et fait rapidement le lien entre la discussion et sa réaction, la veille, quand elle rentrée bredouille du magasin d'animal de compagnie.

« Tu veux un serpent, Riri ? C'est ça que tu regardais pendant que je cherchais une chouette ?

-J'aurais aimé, en plus il y en avait un magnifique, et vraiment fascinant à l'animalerie. Mais je suis pas sûre que c'est autorisé à l'école. C'est dommage, ils avaient l'air de savoir plein de trucs !

-Hmm, il faudrait que j'en discute avec Minerva, ajoute la belle femme pensivement, mais je pense qu'une exception est possible pour un fourchelangue, surtout si tu te portes garante qu'il ne blessera personne.

-Vraiment ? Ça serait génial !

-Je lui enverrai un hibou ce matin. En attendant, est-ce que vous avez envie de faire quelque chose aujourd'hui ?

-Je sais, je sais ! S'écrie sa fille, toute excitée. On peut leur apprendre à faire du balai volant !

« Quelques semaines après le début de l'année, je me suis fais prendre en embuscade par cinq élèves en cinquième années, avec des robes vertes et argents. C'était l'une des rares fois où j'étais seul, mes amis étaient déjà dans la tour de Gryffondor pendant que j'étais allé chercher un livre de Métamorphose pour pratiquer.

Je n'avais pas besoin d'être devin pour savoir ce qui allait se passer. Le dégoût peint sur leurs visages, et les baguettes dans leurs mains me disaient que j'allais passer un sale quart d'heure.

Malgré les leçons de mes parents, je ne faisaient pas le poids face à cinq personnes en même temps. Le plus frustrant était que certains d'entre eux était vraiment faibles, n'avaient aucune idée de ce qu'ils faisaient.

Je me suis retrouvé à l'infirmerie, avec plusieurs fractures dans le bras, des plaques de pus sur tout le corps, des lacérations sur le visage. Le choc sur le visage de madame Pomfresh était évident, il faut dire que je devais avoir une sale mine.

Je suis resté plusieurs jours à l'infirmerie, visité par James, Remus et Peter, qui étaient fous de rage. Ils voulaient absolument se venger, mais on ne faisait pas le poids face à des élèves aussi âgés. Je les ai convaincu de ne rien faire.

Une fois, en plein journée, ma cousine Androméda était venue poser une question à l'infirmière. J'étais trop loin pour vraiment entendre de quoi elles parlaient.

Durant leur conversation, son regard a croisé le mien, et j'ai pu voir qu'elle était surprise de me voir ici, encore plus de l'état dans lequel j'étais.

La colère s'est dessinée sur son visage, et a disparu presque aussitôt.

Environ une semaine plus tard, les cinq étudiants qui m'avaient attaqués ont atterri devant les portes de l'infirmerie, dans un état qui m'aurait fait passer pour un élève en bonne santé. Les morceaux de leurs baguettes étaient dispersées autour d'eux.

Casser la baguette de quelqu'un, c'est l'affront suprême, l'humiliation. C'est sous-entendre qu'il est indigne d'être sorcier.

Heureusement, depuis cet incident, aucun Serpentard n'est allé plus loin que quelques remarques cinglantes à mon égard

Encore aujourd'hui je ne suis pas certains de laquelle a fait ça, mais je suppose que c'était Bellatrix. Si c'était Andy et Narcissa, on n'aurait jamais retrouvé les corps, elle sont trop rusées pour ça. »

Le mois avant la rentrée, une certaine routine s'était installée à la résidence des Tonks, et désormais des Potter.

Le couple partait au travail, respectivement à Sainte-Mangouste pour Androméda, et au chemin de Traverse pour Ted. Il était solliciteur dans un bureau d'avocats.

Pendant la journée, les enfants jouaient ensemble, discutaient, rigolaient sous l'oeil protecteur de Tobby, l'elfe de maison de la famille. A cela s'ajoutait beaucoup de lecture, que ce soit dans la collection des parents, sur la magie, sur Poudlard, sur la société britannique. Les journaux de James, Sirius et Lily étaient bien entendus aussi feuilletés, mais c'était très dur pour les enfants de se plonger dans la vie de toute ces personnes, qu'ils n'ont jamais eu la chance de connaître.

Harry avait un goût prononcé pour les livres sur les potions, il avait dévoré le journal de sa mère sur le sujet, et avait hâte de commencer à pratiquer à Poudlard.

Les trois enfants étaient pressés d'essayer la métamorphose et les charmes. Iris avait raconté les tours de McGonagall à la petite métamorphomage, et ils étaient désormais convaincus que sa matière allait être géniale.

Le seul point d'interrogation dans leur curriculum était la Défense contre les forces du Mal. Ils avaient seulement accès au livre sur la liste de fournitures scolaires, mais c'était une introduction, qui s'étendait très peu sur le sujet. Les bouquins sur ce domaine dans la bibliothèque personnelle des Tonks ne pouvaient pas être retirés des étagères par les enfants, les parents avaient des charmes dessus à cet effet.

Ils auraient aimé en savoir plus, mais ils comprenaient aussi que c'était un sujet dangereux.

Quelques jours avant la rentrée, et le départ des enfants pour Poudlard. Iris s'est retrouvée seul avec Androméda, toutes les deux en train de lire dans le salon. C'était le moment idéal pour questionner la femme sur sa famille.

« Andy, je sais que t'aimes pas trop en parler, mais est-ce que tu pourrais m'en dire plus sur ta famille ? Je sais que notre grand-mère était aussi une Black, et que c'était un peu compliqué, mais j'aimerais en savoir plus.

La mère soupire. Difficile était un euphémisme. Les souvenirs qu'elle avait étaient loin d'être tendre, et n'avaient en aucun cas leur place dans une conversation avec une petite fille.

-D'accord. Mais il faut que tu acceptes qu'il y a certaines choses dont je ne peux pas, et surtout ne veux pas te parler ! Qu'est ce que tu voudrais savoir ?

-C'est vrai que tu as deux sœurs ? Tu n'en parles jamais.

-Oui, Narcissa et Bella … Bellatrix. Elle n'ont pas beaucoup apprécié mon choix d'époux, elles ont coupé les ponts lorsqu'elles l'ont appris, comme le reste de ma famille. Narcissa est maintenant Malefoy, elle a un fils de votre âge je crois. Je n'ai jamais rencontré mon neveu...

-Malefoy ? On a rencontré Drago Malefoy chez Madame Guipure ! C'était sûrement lui. On a aussi vu sa mère. Maintenant que tu le dis, c'est vrai qu'elle te ressemble un peu. Elle était très jolie …

-Oui, Cissy a toujours été celle qui prenait le plus soin d'elle. Elle obéissait aux exigences de nos parents sans sourciller, de ce coté là. Je ne sais pas comment est Drago, mais son père, Lucius, ce n'est pas une bonne personne.

-Comment ça, questionne l'enfant.

-Il suivait l'idéologie de Tu-Sais-Qui. C'était un mangemort, mais sa position au sein du ministère lui a permis d'échapper à la prison.

-Quoi ? Mais c'est terrible ! Comment des criminels peuvent rester en liberté comme ça ?

-Malheureusement, le gouvernement est corrompu jusqu'à la moelle. C'est la loi du plus riche, par certains aspects.

-Et Narcissa, est-ce qu'elle était..., demande Iris, ne voulant pas énerver Androméda.

-Une mangemort ? Je ne pense pas, elle est bien trop fière pour ça, pour corrompre sa peau parfaite avec la marque des Ténèbres. Elle est aussi suffisamment intelligente pour rester éloignée de ce genre d'affaire.

Un silence s'installe, le temps qu'Iris digère ce qu'elle vient d'entendre.

-Et Bellatrix, elle est comment ?

Le sujet est plus sensible, la petite fille s'en rend compte en voyant la mère se tendre.

-Bella est... en prison. Elle était l'une des plus fervantes serviteurs de Tu-Sais-Qui. Elle a commis des crimes terribles.

-Donc tu as une sœur criminelle, et l'autre mariée à un criminel, résume Iris.

-Oui, Les Black sont désormais pour la plupart morts, ou en prison. Et le pire dans tout ça, c'est qu'une part de moi aime mes deux sœurs, aime mon cousin, malgré ce qu'ils ont fait. On était si proche les unes des autres à Poudlard. Même Bella, avec ses problèmes mentaux. Elle était déjà violente, et souffrait de psychose, mais dans ses moments de lucidité, c'était notre grande sœur. La magie noire l'a corrompue en sortant de l'école. » Elle s'arrête un instant pour se recomposer. « Désolé, je ne veux pas t'embêter avec mon radotage.

-Non non, la rassure l'enfant aux yeux bleus. Je dois t'avouer quelque chose, et je pense que ça ne va pas te plaire. On a récupéré des journaux de nos parents à Gringotts, et je suis en train de lire ceux de … Sirius Black, ton cousin.

-Quoi ?! S'écrie son interlocutrice. Mais pourquoi tu fais ça ? Tu sais bien ce qu'il a fait ! Ces livres peuvent être dangereux !

-Non ! Pour l'instant il ne parle de rien de méchant ! Il raconte juste son enfance, et sa vie à Poudlard. Du coup j'en sais un peu sur ce que vous avez vécu. Je suis désolée que tu ais du vivre comme ça.

-Écoute Iris, tu n'as pas à être désolée pour mon enfance, c'était il y a longtemps, et ce n'était pas ta faute. Mon père était un être méprisable, et ma mère n'était pas bien mieux. Orion et Walburga, les parents de Sirius et Regulus étaient pire encore. Tu ne devrais pas lire ces journaux, Merlin sait ce qu'il a pu écrire dedans.

-Pour l'instant, je ne comprend pas pourquoi il a pu faire ça à mes parents. Il écrit que mon père était son meilleur ami, comme un frère ! Et le journal date de même pas un an avant la mort de mes parents !

-Je ne sais pas quoi te dire, Iris. Pendant les trois années où j'étais avec eux à Poudlard, ils étaient inséparables. Mais un tas de choses ont pu se produire qui ont mené à ça.

-Tu penses, questionne timidement la fillette, que c'est possible qu'il n'ai pas trahi mes parents ? »

La femme arrête de ruminer et croise le regard de la fille. Elle se lève et la prend dans ses bras.

-Oh chéri, je suis désolé, mais il a été retrouvé sur les lieux du crime, en train de rigoler comme un fou furieux. Je sais que c'est tentant de penser le mieux des gens, mais ici ce n'est pas le cas. J'ai moi même cru pendant longtemps en son innocence, c'était le plus gentil de nous autres Black, et de loin. Il a du craquer à un moment, et rejoindre l'ennemi. Je suis désolé Iris. »

La fille au cheveux reste blottis dans ses bras pendant un moment, triste de voir cette famille s'être déchirée de l'intérieur.

« Merci de m'en avoir dis plus, Andy. Je pense que je vais aller me coucher maintenant. »

La femme lui sourit affectueusement. Elle savait qu'il n'y avait aucune façon d'assurer le silence de la fille, et bientôt, probablement ce soir même Harry et Nymphadora en sauraient autant.

« J'ai juste une dernière question, déclare Iris, en s'arrêtant dans l'entrée du salon, c'est qui qui a envoyé à l'infirmerie les élèves qui avaient attaqué Sirius ?

-On était d'accord toutes les trois pour venger notre cousin, mais c'est ma grande sœur qui est passé à l'acte. Bella n'a jamais été la plus proche de Sirius, mais elle faisait passer la famille avant tout le monde. Cinq élèves de cinquième années contre un petit première-année, c'était de la lâcheté. Ne la prend pas pour exemple pour autant ! Sa réaction était extrêmement violente. Cela dit, les élèves auraient du être exclus pour ce qu'ils avaient fait à Siri, et ils n'ont même pas été puni, faute de témoin.

La petite fille hoche de la tête pour confirmer qu'elle avait compris.

En montant les escaliers, elle ne peut s'empêcher de penser à cette famille qu'elle apprend peu à peu à connaître. Le plus dur à assimiler est la différence entre les personnes dépeintes dans le journal de Sirius, et la réalité, les criminels qu'ils sont devenus.

Lorsqu'elle lit leur histoire, elle ne peut s'empêcher de les apprécier, malgré leurs défauts. Comment ils ont tous pu basculer ainsi dans la folie et la violence ?

Elle rentre dans la chambre et trouve son frère plongé dans le journal de leur père, James Potter. De son côté, la petite métamorphomage dévorait un livre sur les sorciers célèbres. Depuis qu'elle avait appris que ses « cousins », comme elle appelait Iris et Harry, étaient fourchelangues, elle essayait d'en savoir plus, notamment au travers des autres magiciens ayant partagés ce même don.

« Harry, l'interpelle Iris, je viens d'apprendre que Drago Malefoy, qu'on a vu au chemin de Traverse est en fait le cousin de Dora !

-Quoi, sérieusement ? S'exclame l'enfant au yeux verts. Dis nous tout ! »

Leur cousine, tout aussi curieuse, ferme son livre et saute sur le lit du garçon, prête à écouter une autre histoire passionnante sur sa famille.

Le journal du géant et génialissime James Potter, 2 Décembre 1673

« J'en reviens pas que notre plan ai marché ! Il en a fallu du temps pour mettre au point ce sort, mais on y est enfin arrivé. Et Sainte-Morgana ça en valait amplement la peine !

Ça fait maintenant plusieurs semaines que l'on voulait se venger de Sandorne. Hecarius, de son petit nom, était un peu trop bruyant à notre goût sur le sujet des Sangs-de-bourbes et des traîtres à leur sang. Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est quand il a insulté Lily en sortant d'un cours de Potion. Lily ! La fille la plus gentille, la plus serviable, la plus jolie de la classe ! Je savais à ce moment là que cela ne pouvais rester impuni.

Heureusement que Lupin peut dévorer des livres de sorts en moins de deux, sinon on aurait mis six mois avant de trouver le charme parfait. Une fois qu'on a réussi à mettre au point notre enchantement, on a planté l'aiguille dans le bas de son sac, Peter est étonnamment précis avec son sort de projection donc on a pu le faire sans qu'il s'en rende compte.

L'aiguille en elle même n'est pas très importante, il nous fallait juste quelque chose pour s'accrocher discrètement.

La première fois que le sort a fonctionné, c'était en cours de métamorphose. Un peu avant que McGonagall débarque, Sandorne a sorti son devoir de son sac, et l'a posé sur sa table. La tête qu'il a fait quand la feuille s'est plié en oiseau ! Le papier a commencé à lui dire qu'il ne voulait pas être associé à un tel idiot, puis est passé par la fenêtre en volant ! Du coup, il n'avait plus rien à présenter à Minnie, et elle lui a donnée une détention ! C'était excellent.

En cours de potion, c'était encore plus drôle. Cette fois-ci, l'oiseau a volé dans toute la classe, et ne trouvant pas de fenêtre pour s'en aller, il s'est jeté dans un chaudron rempli de potion ! Il a fondu en deux secondes ! Je n'ai jamais autant rigolé de ma vie.

Elle le top du top ? Lily a souri à notre blague ! Elle a souri ! »

Harry dépose le journal intime de son père sur sa table de chevet. Contrairement à celui de Sirius que sa sœur est en train de lire, James avait tenu son journal pendant ses années d'école, et était une mine d'or d'anecdotes plus drôles les unes que les autres. Il avait donné plein de bonnes idées aux trois enfants, pour s'occuper des éventuels élèves qui pourraient les embêter.

Il jette un œil à Iris avant de se coucher. Elle était en train de dormir. A coté de son lit, entouré autour d'une petite orbe chauffante, se trouvait Bouros, le petit serpent qu'elle avait choisi à l'animalerie. Il était magnifique, avec ses écailles couleur ébène, et sa petite tâche rougeâtre sur le front.

Le vendeur leur avait expliqué qu'un inconnu venant du Pakistan était passé quelques jours avant leur premier voyage au chemin de Traverse avec un œuf fraîchement éclot, et s'en était débarrassé là. Le vendeur n'avait pas compris tout ce que lui avait dit l'étranger, mais il leur avait assuré qu'il était très docile et inoffensif. Ces affirmations étaient de toutes façons inutiles, le reptile avait déjà capturé l'œil de sa sœur, et ils avait déjà discuté ensemble. De part son jeune âge, le serpent n'avait pas encore l'arrogance de ses confrères plus âgés.

Il était très content qu'Iris ai pu trouvé un compagnon qui lui plaise autant qu' Hedwige à lui. Cependant, les deux animaux n'étaient pas exclusif à l'un où l'autre des enfants, ils aimaient la compagnie des deux humains, et adoraient être au centre de l'attention.

Nymphadora n'était pas intimidé le moins du monde par le reptile non plus,et il lui arrivait de le prendre dans ses mains pour le caresser, au grand plaisir de Bouros.

Harry se pose sur le dos, en pensant au premier Septembre, qui marquera la fin des vacances. Il avait vécu les meilleures semaines de sa vie, en compagnie de Dora, Andy,Ted et sa sœur. Il leur était éternellement reconnaissant de les avoir pris en charge pendant cet été, et Dora était probablement la personne la plus proche de lui, en dehors d'Iris.

Il avait hâte de renouer avec ses origines en allant à Poudlard. Au travers des textes qu'il avait lu, des histoires de James, Lily et Sirius, il avait déjà l'impression de connaître le château. Marcher dans les grands corridors, aller en cours de Charmes où de Botanique, manger dans la Grande Salle, il voyait toutes ces possibilités comme une façon de se rapprocher de sa famille défunte. Il voulait leur faire honneur, en affrontant ce monde inconnu la tête haute. Et il ne sera pas seul : Iris et Dora seront à ses côtés, même si en observant les deux filles pendant ces derniers jours, il était quasiment certains qu'ils n'iraient pas dans la même maison.

Pour lui, ce n'était pas grave, et à chaque fois qu'il y pensait, il se faisait la même promesse : rien ni personne ne pourrait les séparer.