Salut à tous !

De retour pour un nouveau chapitre. Cette fois-ci, au menu, des nouvelles rencontres, les premiers cours, et des confrontations !

J'espère que ce chapitre vous plaira. A ceux qui laissent des reviews, vous avez pas idées à quel point ça motive d'écrire la suite.

Bonne lecture !

Chapitre 5

Le journal de Lily Potter, Septembre 1971

Ça y est, c'est la fin du premier jour de cours !

On a eu des matières vraiment passionnantes : Charmes, Métamorphose et Potions. Je n'ai que Potions avec Severus, malheureusement.

Le professeur de Charmes est M. Flitwick, un tout petit homme. Il est très cordiale et amusant. Il nous a appris un sort tout simple : Lumos. Severus me l'avait déjà appris dans le train, du coup j'étais l'une des premières à savoir le faire, j'ai même gagné des points pour Gryffondor !

On avait ce cours avec les Poufsouffle. Je n'ai pas trop parlé avec eux, mais ils était bien plus abordable que les Serpentard que j'ai croisé.

Métamorphose était surtout théorique. Quand je suis arrivée dans la salle, il n'y avait aucune trace de professeure McGonagall, juste un chat noir assis sur le bureau. J'ai hésité à aller le caresser, il était si mignon. Heureusement que j'ai rien fait, parce que ce chat était en fait la professeure ! Elle nous a expliqué que c'est un pouvoir très compliqué, qui permet à certaines personnes de se transformer en animal ! C'est vraiment trop bien, j'ai envie d'apprendre ça quand je serais plus grande.

Elle a posé plein de questions compliquées, et je savais pas les réponses à toutes. Un autre Gryffondor, James Potter je crois, a pu y répondre. Il a l'air d'en savoir plus que nous sur le domaine, peut-être qu'il a lu beaucoup de bouquins sur le sujet. Mais il a la tête comme un melon, il est agaçant !

En Potions, j'ai senti que les camarades de Severus et les miens n'aimaient pas qu'on s'assoit ensemble, mais j'ai eu que deux heures de cours avec lui, évidemment que je vais en profiter !

Le professeur était un peu spécial, il nous a fait tout un discours sur la sécurité, et il nous a expliqué les propriétés de quelques ingrédients. Le plus improbable, c'était sûrement le bézoar, un caillou qu'on trouve dans l'estomac des chèvres, et qui peut sauver de la majorité des poisons !

Severus connaissait déjà tout, même s'il n'a rien dit. Je voyais la fascination dans ses yeux, quand le professeur parlait des différentes potions. Il va être génial dans cette matière, j'en suis certaine !

En même temps, sa mère est apothicaire, il part avec un léger avantage !

Après un petit temps d'arrêt, sous le choc, Iris se dirige vers sa table. Elle constate que Drago l'attend avec un sourire satisfait :

« Mince, je n'aurais jamais parié qu'une Potter mettrait les pieds à Serpentard !

En disant ces mots, il lui fait une place juste à côté de lui.

-J'ai juste demandé au choixpeau de m'envoyer là où je serais le mieux. »

Elle s'assoit sans en dire plus, en face des deux filles avec qui elle avait partagé le bateau, Daphné Greengrass et Tracey Davis. Elle suit le reste de la répartition, notamment curieuse d'où allait être Dora.

Quand c'est le tour de la métamorphomage, elle dit à voix basse à son voisin :

« C'est ta cousine, la fille d'Androméda.

-Elle, avec les cheveux violets ? Comment sa mère peut laisser passer un truc pareil ?

-Il y a une explication à ça, mais c'est pas à moi de te le dire. Tu lui demandera, si tu veux vraiment savoir. Tu verras aussi qu'elle est vraiment têtue, et que c'est impossible de lui faire changer d'avis. »

A ce moment là, le choixpeau s'écrie « Poufsouffle » et la fille s'en va en sautillant vers la table pourpre, visiblement très satisfaite.

« Ah, Poufsouffle, la table des laissés-pour-compte ! » S'exclame le sang-pur. Iris lui jette un regard noir qu'il n'aperçoit pas, mais préfère ne pas élever la voix en public.

La répartition se termine avec Ron Weasley qui part en Gryffondor, et Blaise Zabini qui vient la rejoindre en Serpentard. Elle est un peu déçue qu'aucun des enfants du train ne soit avec elle dans sa maison, mais elle n'est pas surprise non plus. Dora n'avait vraiment aucune chance d'atterrir là, et Harry... Peut-être Harry, mais Gryffondor était plus approprié.

Le directeur se lève lentement de son siège, au centre de la table des professeurs. Cette simple action intime le silence presque par elle seule. Il prend la parole :

« Bonjour à tous et à toutes, et bienvenu aux nouveaux-premières années. Je vous souhaite réussite, bonheur, et accomplissement personnel. Avant de commencer ce repas, je n'ai qu'un mot à dire : Nitruxe ! »

Des assiettes pleines de nourritures se matérialisent sur toutes les tables, un véritable festin.

« Mes parents disent qu'il a toujours manqué une case à Dumbledore, déclare Drago, mais ils sont d'accord pour dire que c'est l'un des sorciers les plus puissants de la planète !

-Tu sais qui sont les autres professeurs, lui demande Iris, je ne connais que professeur McGonagall, parce qu'elle est venue nous présenter la magie.

-Mes parents ne m'ont pas trop parlé des autres, lui explique le blond, je connais juste le professeur Rogue parce que c'est mon parrain. C'est celui tout à droite, avec les cheveux noirs.

-Rogue, comme dans Severus Rogue ?

-T'en as entendu parler ? Faut dire qu'il est connu pour être très strict, surtout envers les autres maisons. C'est le directeur de Serpentard et le professeur de Potions.

-Oui, ça doit être ça, j'ai entendu des élèves s'en plaindre dans le train. » Elle ment, préférant cacher l'existence des journaux intimes de ses parents pour l'instant. Iris ne se rend pas compte que Daphné, assise en face d'elle, n'est pas aussi dupe que le Malefoy et plisse un peu les sourcils, sans en rajouter.

L'orpheline regarde le professeur Rogue, pour le voir jeter un regard de dégoût vers la table Gryffondor. Ces cheveux sont longs et noirs, presque graisseux. Il arbore un nez crochu, et un visage dans l'ensemble très antipathique.

Il se retourne vers la table de vert et d'argent, et croise le regard de la jeune fille. L'espace d'un instant, son visage s'adoucit, se perd, comme s'il se remémorait un lointain souvenir.

Après le repas, chaque maison est rentrée dans son dortoir respectif. Harry avec les autres nouveaux Gryffondor suivait leurs préfets vers la tour, qui leur servait de salle commune. Sur le chemin, il discute un peu avec Hermione :

« Tu n'es pas trop déçu que ta sœur et toi ne soyez pas dans la même maison ?

-Ça fait un moment que je me faisais à l'idée. Dès que j'ai entendu la description de chacune, j'ai su qu'elle serait à Serpentard et pas moi. Et puis c'est pas très grave ! On dormira pas au même endroit mais on pourra se voir pendant la journée. »

Il arrive devant le portrait d'une femme en robe de soirée mondaine. Le préfet, le frère de Ron, d'après ce que lui rouquin lui a dit, leur explique :

« Pour rentrer dans notre salle commune, il faut un mot de passe. Il change chaque semaine, ne l'oubliez pas ! Caput Draconis ! »

La peinture se dérobe pour laisser place à un étroit couloir, qui débouche sur une grande pièce à l'ambiance chaleureuse.

« C'est ici que vous allez passer vos soirées, à étudier, à discuter avec vos amis, les autres membres de la maison. Gryffondor sera pour vous comme une seconde famille. Si jamais vous avez besoin d'aide pour quoi que ce soit, n'hésitez pas à demander à un préfet ou un élève plus âgé. Juste, évitez de demander à mes frères Fred et Georges, vous risquez les mauvaises surprises. Pour ce qui est des dortoirs, les filles sont à droite, et les garçons à gauche. Vous partagerez une chambre avec les élèves de votre âge jusqu'à la fin de votre scolarité, donc c'est mieux de bien s'entendre ! »

Harry connaissait déjà deux des quatre autres garçons de son année, Ron et Neville. Ils avaient l'air tout les deux sympas, même si Neville était un peu timide et l'autre avait une propension à parler sans réfléchir. La maison dégage une bonne ambiance, cela dit, et il pense qu'il va bien s'amuser ici.

Il a une pensée pour sa sœur, et il espère qu'elle aussi se plaira dans sa maison.

Au même moment, dans les sous-sols de Poudlard :

« Notre salle commune se situe près des cachots, mais ne vous inquiétez pas, elle est bien plus confortable. Du moins, pour ceux qui sont sages ... » Le préfet essayait de faire de l'humour, mais n'était pas très bon. Les première-années le suivaient sagement, sans un bruit.

Il fait rentrer tout le monde dans la salle, après leur avoir donné le mot de passe de la semaine.

Ici, le mobilier est plus propre, plus lisse. Plus … impersonnel. La salle à l'air confortable, mais loin d'être joyeuse.

« Serpentard attend de vous l'excellence, d'être des modèles de comportement. Toute personne perdant trop de points à la maison devra s'expliquer avec les préfets, et avec notre directeur, professeur Rogue. Croyez-moi quand je vous dis que vous n'avez pas envie d'en arriver là. Je veux vous voir tous près à sept heures trente, demain matin, pour qu'on aille ensemble à la grande salle. Et pour finir, notre directeur m'a signalé que vous devez lire les deux premiers chapitres du manuel de potion pour demain, et que vous fassiez notamment attention aux ingrédients énoncés. Maintenant, chacun dans son dortoir ! »

Iris va donc dans la chambre qu'elle partage avec les quatre autres filles réparties en Serpentard : Daphné, Tracey, Pansy Parkinson et Millicent Bulstrode.

Très peu de mots sont échangés, jusqu'à ce que Pansy viennent toiser l'orpheline depuis le pied de son lit :

« Alors comme ça tu te retrouves en Serpentard ? La tradition n'est plus ce que c'était … Et tu as Drago dans la poche en plus ?

-Dans la poche, je ne sais pas, mais oui, on se connaît. On habite chez sa tante, après tout.

-Admettons. Tu peux pas être si nulle que ça, si t'as atterri avec nous. Tant que tu nous fais pas honte, y-a pas de soucis.

-Comme je le vois, on a deux choix, déclare Daphné posément. Sois on commence à s'embrouiller, et l'ambiance ici sera horrible pendant sept ans. Ou alors on se tolère et on apprend à vivre ensemble. Je sais pas pour vous, mais l'une des deux a l'air plus intéressante, non ?

-Ok, ok ! Mais j'ai la traître à son sang à l'oeil. » Dit finalement Pansy, en allant dans la salle de bain.

La rousse soupire. Ce n'est pas comme ça qu'elle aurait aimé commencé sa scolarité.

« Te prends pas la tête, la calme Tracey. Pansy est toujours comme ça. Ses parents sont pur-sang comme il y en a plus tant que ça. Depuis que ma mère s'est mariée avec mon père, ils ont arrêtés de la fréquenter. De vrais fous, si tu veux ton avis.

-Trace a raison, ajoute Daphné, Pansy est vraiment pénible. Mieux vaut ne pas la provoquer, sinon elle te lâchera pas. J'espère qu'on est pas obligé d'avoir le même genre de relation, n'est-ce pas ?

-Roh la la, comment est-ce que tu arrives à rendre ennuyeux comme ça, Daph ? Ce qu'elle essaie de te demander, Iris, c'est si tu préfères pas plutôt être notre amie ? De toute façon, on est coincées ensemble pour les sept prochaines années !

-Ça dépend. Est-ce que vous croyez ces histoires de pureté de sang ? Parce qu'il est hors de question que je laisse qui que ce soit insulter mes autres amis.

-T'inquiète, fait Tracey avec un geste de la main. Mon père n'était pas un sang-pur. Les parents de Daphné sont plutôt vieux-jeu, mais pas trop regardant la dessus. Du coup, nous non plus !

-Dans ce cas là, je vois pas de raison contre ! Amies !

-Génial, s'exclame la fille au regard malicieux. Parlons sérieusement, maintenant : t'as des ragots ?

Le lendemain matin, dans la Grande Salle

Tous les enfants étaient descendus pour le petit déjeuner, et étaient en train de contempler leurs emplois du temps respectifs. Tant qu'ils ne partageaient pas l'horaire avec Serdaigle, Iris, Harry et Dora étaient forcément deux sur trois dans un cours.

Iris était en train de déjeuner avec Daphné et Tracey, la dernière déjà très énergétique de bon matin.

Harry était de son côté avec Neville et Hermione, Ron ayant décidé de s'octroyer une grasse-matinée dès le premier-jour. Enfin, Dora était assise avec des filles de Poufsouffle, dont les jumeaux ne connaissaient pas les noms.

Pour le premier cours de la journée, les Gryffondor avaient métamorphose avec les Poufsouffle, tandis que les Serpentard avaient Défense contre les forces du Mal, avec un professeur un peu étrange, qui arborait un turban et des robes mauves de mauvais goût.

Le garçon à lunette était très content d'avoir cours avec McGonagall. Quand ils avait discuté avec elle, au mois d'Août, elle avait été captivante et visiblement très intéressante dans sa matière. De plus, il partageait le cours avec Dora, qui était évidemment plus que fasciné par tout ce qui touchait à la matière.

Ils se rejoignent dans le couloir et discute de leur ressenti sur leurs maisons. Apparemment, les deux filles avec qui était la métamorphomage mangeait s'appelle Susan et Hannah et étaient amies de longue date.

Le cours était exactement ce à quoi s'attendait les élèves : strict, exigeant, mais captivant. McGonagall a commencé son cours en chat noir sur la table, ce qui a épaté Neville et Hermione, mais Dora et Harry connaissait ce tour au travers du journal de Lily Potter.

L'heure d'après, c'est au tour d'Iris de partager une classe de Charmes avec la fille au cheveux violets.

Elle s'installe avec elle sur un banc, vite rejoints par Daphné et Tracey.

« C'est vraiment comme ça que tu essaied de ne pas provoquer Pansy, en t'asseyant avec une Poufsouffle ?

-Je vous présente Dora, ou Tonks, comme vous voulez. Et si vous pensez que je vais vraiment choisir une inconnue au lieu de la cousine chez qui j'habite...

- Daph' disait pas ça méchamment, juste, c'est pas super bien vu de parler avec des gens d'autres maisons.

-Encore une preuve de stupidité flagrante, s'emporte Iris. La maison des ambitieux et des rusés décide de se couper de trois quart des personnes du même âge qu'eux. Vraiment pratique pour se créer des connexions.

-On pas l'intention de suivre cette règle non plus, je te rassure, fait Daphné. De toute façon, ma sœur n'a pas l'esprit Serpentard, elle ne sera jamais avec nous, l'année prochaine. Rien à voir, mais pourquoi les cheveux violets, Dora ? C'est pas très courant, pour dire du jamais vu.

-Ça, les filles, c'est un secret bien gardé ! Je vous le dirais un jour, si vous êtes sages » La métamorphomage déclare cela malicieusement, générant une moue boudeuse de la part de Tracey et un regard suspect de l'autre. Cela ne les choque pas vraiment de ne pas avoir une réponse honnête, si la cause est un secret, mais elles sont quand même un peu déçues.

Derrière eux, à leur insu, Drago observe le groupe avec un regard fermé. Les deux filles avec du sang Black, du sang noble, mais pas du sang-pur. De la famille.

Sa mère ne parlait que très peu de son enfance et de sa scolarité. Il savait juste que la famille Black a longtemps été richissime, et extrêmement influente. Au sommet de sa forme, elle faisait peur à toute la Grande-Bretagne et était respectée par tous. Mais en l'espace d'une décennie, la descente en enfer, si bien qu'aujourd'hui il ne reste qu'une poignée de Black en vie.

Des histoires de sa mère, il ne se rappelle de pas grand chose, si ce n'est d'un don qui expliquerait le physique de la traître à son sang. Mais c'est un trait de sang-pur, qui avait quasiment disparue depuis le début du siècle ! Alors, comment ?

A la sortie du cours, il interpelle l'orpheline, qui avait pris plus de temps pour ranger ses affaires et qui était désormais seule, avec la fille Tonks :

« Iris ! Tu ne me présente pas à ma … cousine ? » La fille se retourne pour voir qui l'avait interpellée.

« Hey Drago ! Dora, voici Drago Malefoy et apparemment, vous êtes cousins !

-On verra, fait le blond. Tu es métamorphomage, n'est-ce pas ? » La fille au cheveux mauves est surprise par la question, le don n'étant pas si connu.

-Oui, exactement. C'est les cheveux qui t'ont mis sur la bonne voie ?

-Comment est-ce possible ? Ton père est un sang-de-bourbe, tu ne devrais pas avoir un don Black !

-Hey ! C'est la dernière fois que tu parles comme ça de mon père si tu ne veux pas que je te jette un sort !

-Tu avais promis, Drago, s'insurge Iris. Tu ne peux pas insulter les gens comme ça !

-Arrêtez de vous prendre pour des sorcières expertes, vous êtes que deux moins que rien ! Vous ne pouvez pas rivaliser avec des gens de nobles familles !

-Vraiment, tu veux prendre ce pari ? N'oublie pas chez qui on vit, et même si Androméda n'est plus Black à proprement parler, ne pense qu'on a pas trouvé un ou deux sorts aux propriétés intéressantes chez elle !

-Tssk, venez Crabbe, Goyle, on a rien à faire à côtoyer ce genre de personne. » Là-dessus, le groupe de Serpentard s'en va, laissant les deux filles choquées de l'altercation.

-Quel enfoiré, s'emporte Dora. La prochaine fois qu'il fait ça, je te jure que je lui jette le sort qui fait avaler ses propres dents !

-Je comprend pas. Hier, il était cordiale, pourquoi il est comme ça aujourd'hui ?

-Tu peux pas changer les gens en une journée, Riri, ça marche pas comme ça.

-Rah, je sens que ça va me prendre la tête. Tant pis, il faut que j'aille à mon cours de potion. D'ailleurs, ne lance jamais le sort d'Aval'dents, s'il te plaît, on ne l'a jamais essayé et j'ai pas envie d'être un dommage collatéral !

-T'inquiète pas, il reste toujours la bonne vieille méthode du coup de poing, pour arriver au même résultat, rétorque l'autre avec un regard presque cruel.

-Mon Dieu, je plains les pauvres Poufsouffle qui vont perdre tous leurs points à cause de toi. »

En Potions, Iris rejoint la classe de son frère. Vu qu'elle arrivée pile à l'heure, son frère est déjà installé entre Ron et Neville, la seule place restante est à côté de Millicent Bulstrode, assise à gauche de Pansy. Cette dernière décoche un regard indéchiffrable à la dernière arrivée, mais n'a pas le temps de parler avant que le professeur déboule dans la salle.

« Ici, il n'y aura pas de futiles mouvements de baguettes, ou autre plaisanteries. Vous apprendrez, si vous êtes prêt à fournir des efforts, le subtil art des Potions. D'une goutte, vous saurez guérir les maladies les plus tenaces... ou au contraire ôter la vie. Malheureusement, certains d'entre vous nous encombrerons pendant cinq ans, malgré leur évidente absence de disposition pour la matière. Ah, Monsieur Potter, notre nouvelle célébrité. » Il fixe d'un œil perçant et impénétrable le garçon. « Qu'obtiendrais-je en ajoutant de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ? »

La main d'Hermione se lève instantanément dans les airs, tandis qu' Harry réajuste ses lunettes, silencieux.

« Je ne sais pas, professeur.

-Tut-tut, je vois que la célébrité ne fait pas tout. Peut-être aurons nous plus de chance avec la sœur. Mademoiselle Potter, même question ! »

Intérieurement, Iris gronde. La réponse est dans les chapitres qu'elle a du lire la veille, comme tous les Serpentard ! Naïvement, elle a cru que toutes les maisons avait reçu le même devoir, mais de toute évidence ce n'était pas le cas, sinon Harry les aurait définitivement lu !

-La Goutte du Mort vivant, professeur, répond-elle les dents serrés.

-Apparemment, Serpentard a fait bonne pioche, déclare l'adulte au nez courbé, sous les ricanements de certains élèves en vert et argent. Donnons une deuxième chance à notre star. Où irais-je chercher un bézoar ?

-Dans... l'estomac d'une chèvre. » Harry respire un coup en répondant, content de connaître cette réponse, même si ce n'était pas grâce au manuel.

Le professeur lève un sourcil, surpris que l'enfant au cheveux noirs réponde, correctement qui plus est.

« Une dernière question : quelle à la différence entre le napel et le tue-loup ? »

La main d'Hermione est toujours dans les airs, en attendant d'être appelée par le professeur. Ce dernier n'a malheureusement pour elle aucune envie de la solliciter, et prend plaisir à voir le garçon Potter penaud, sans réponse.

« Mademoiselle Potter, peut-être pouvez vous éclairez votre frère? »

Iris est en train de bouillir. Qu'est ce qu'essaie de faire ce professeur, de semer la discorde entre-elle et Harry ? Vraiment ? Pourquoi faire ? Pourtant, elle avait lu que c'était un ami de leur mère !

S'il pensait vraiment que ça allait se passer comme ça, il se fourrait le doigt dans l'œil.

Elle soutient son regard en déclarant :

«Non, je ne peux pas, professeur, je n'ai pas la réponse. » Cela provoque une réaction de surprise de ces deux voisines qui la regardent, consternées.

-Hmm. Cinq points de moins pour Gryffondor, fait Rogue, agacé. Et pour votre gouverne, le napel et le tue-loup sont la même plante. Alors, qu'est ce que vous attendez pour prendre des notes ?

« Mademoiselle Potter, je veux vous voir à la fin du cours. » La requête du professeur de potions n'annonçait rien de bon pour la jeune fille.

Pansy à côté d'elle la sermonne discrètement :

« Ca t'apprendra à ne pas répondre au question. La prochaine fois tu laissera ton frère tomber tout seul. »

Iris lui adresse un regard noir puis termine de recopier le tableau. Elle sait qu'elle n'aurait pas du provoquer l'adulte, mais c'était plus fort qu'elle. Personne ne peut se mettre entre elle et Harry !

En sortant de la salle, son frère lui pose une main sur l'épaule pour la calmer et la remercie silencieusement. Il la laisse ensuite seule avec Rogue.

«Je vais être honnête avec vous, mademoiselle. J'attends l'excellence de la part des élèves de Serpentard, et ce matin, vous m'avez déçu. Je sais pourtant de source sûr que vous connaissiez les chapitres à lire pour aujourd'hui. Alors, avez-vous une explication ?

-Je le savais, monsieur. Mais, pourquoi seuls les Serpentard étaient au courant et pas les autres maisons? Ça ne me semble pas juste.

Iris marchait très près de la limite, elle le savait. Cependant, après Draco, les murmures des autres élèves sur son frère et l'heure qu'elle venait de passer, elle commençait à perdre ses filtres.

-J'espère que vous n'essayez pas de m'apprendre à faire mon travail, petite fille insolente. Votre frère est venu comme un prince, dans ma salle, sans même avoir pris la peine de préparer le sujet. Après tout, vous devez être habitués à ce que les portes s'ouvrent devant vous, avec votre popularité …

-Mon frère aurait lu le cours s'il avait su qu'il devait le faire ! S'emporte Iris. Par Morgana, il aurait sûrement lu les dix chapitres d'après ! Il était impatient d'en savoir plus sur les potions, il a lu tout les journaux de notre mère sur le sujet ! Si vous continuer à l'isoler pour vous moquer de lui comme vous l'avez fait aujourd'hui, ça sera entièrement de votre faute si vous perdez un élève passionné ! »

« Merlin, pense la petite rousse. Je vais me faire virer le premier jour pour avoir crié sur un professeur . J'aurais mieux fait de me taire.'

En face d'elle, le professeur Rogue qui avait maintenu son masque impassible pendant l'intégralité du cours était en train de rougir de colère. Cette gamine avait l'impertinence de le reprendre ! Si elle n'était pas Serpentard, elle aurait déjà perdu une centaine de points.

Mais, le visage de Lily, ses cheveux … Son amie.

« Une semaine de détention, tous les soirs ! Allez-vous en, tout de suite ! »

Iris ne se fait pas prier et détale sans demander son reste.

Pendant ce temps, Harry attendait avec ses amis dans le hall devant la Grande Salle, pour pouvoir enfin parler avec sa sœur.

« J'espère qu'elle a pas d'ennui à cause de ça !

-Je sais pas Harry, mais Rogue est pas du genre à punir sa maison, tente de le rassurer Neville.

-N'empêche, il a vraiment l'air de te pas t'aimer, s'étonne Hermione. Il était pas professionnel du tout ! Vous pensez qu'on devrait se plaindre à McGonagall ?

-Laisse tomber, il est comme ça depuis des années, même quand mon grand frère Bill était là, déclare Ron. De toute façon, je vois pas pourquoi tu te fais du soucis pour ta sœur, elle est bien avec les autres vipères, non ? »

L'atmosphère se refroidit d'un coup.

« C'est quoi ton problème, Ron ? Ma sœur a été parfaitement cordiale avec toi jusqu'à maintenant !

-Mais elle est en Serpentard, il y-a bien une raison ! C'est la maison des mages noirs et des criminels !

-Sérieusement, encore ça ? Évidemment qu'elle est en Serpentard, tu lui a parlé ? Elle est calme, réfléchie, ambitieuse ! Mais c'est quoi le problème avec ça ?

-Elle traîne avec Malefoy, c'est un fils de mangemort !

-Et alors ? Et franchement, si t'avais vu les regards qu'ils se lançaient en potions, t'aurais compris qu'ils se sont embrouillés. Mais si tu penses que t'es mieux que lui, revois ton jugement. T'es fermé d'esprit comme lui, mais envers les Serpentard plutôt qu'envers les Gryffondor, c'est tout.

-Hey, retire ce que tu viens de dire ! J'ai rien à voir avec lui !

-Vraiment ? Tu viens pas de me faire une remarque parce que je m'inquiète pour ma sœur, juste parce qu'elle est pas dans la même maison ? Est ce que tu renierais ta sœur, toi, si l'année prochaine elle n'est pas en Gryffondor ?

-Ça n'a rien à voir, tout les Weasley sont en Gryffondor.

-Et tout les Potter y étaient aussi ! Oh tiens, les choses changent ! Je préfère qu'elle soit dans une autre maison où elle se plaira plus plutôt que venir avec nous pour contenter les autres ! »

-Euh Ron, intervient Neville, ça m'étonnerais que le choixpeau n'ai pas au moins proposé d'autres maisons à certains de tes frères. Si Bill est vraiment briseur de maléfice, il devait être studieux et curieux, donc Serdaigle. Percy, du peu que j'ai vu est ambitieux, donc Serpentard. Et les jumeaux ? Serpentard aussi.

-Je pense que tout le monde a un peu des quatre maisons, conclut Hermione. C'est juste une question de laquelle tu valorises le plus ! C'est plus logique comme ça, non ? Je veux dire, sinon tout les élèves en dehors de Serdaigle seraient idiots, les Gryffondor fonceraient tête baissée dans tous les dangers sans réfléchir, les Serpentard des opportunistes sans honneur, et les Poufsouffle des moutons sans personnalité ! »

Le trio de garçon la regarde, bouche-bée.

« Hermione, c'est peut-être la chose la plus sensée que j'ai entendu depuis que j'ai mis les pieds dans cette école. S'il te plaît, reste comme tu es ! » Des mots qui font rougir l'interessée.

Derrière l'angle du couloir, ils ne voient pas une sœur qui essuie des larmes de joie après avoir entendu son frère défendre son honneur.

« Alors, cette première journée, c'était comment ? » Demande la métamorphomage en s'installant.

Le groupe une fois au complet s'était installé à la table des Gryffondor pour manger. Ce choix ne faisait pas l'unanimité, et beaucoup dévisageait les uniformes de couleurs différentes avec appréhension. Ron était un peu plus loin, avec les autres garçons de leur année. Que ce soit à cause de la présence d'une Serpentard, où juste parce qu'il était en froid avec Harry, nul ne le savait vraiment.

« Métamorphose était vraiment bien, déclare ce dernier. Charme aussi, Flitwick est vraiment sympa, j'ai hâte d'apprendre des trucs un peu plus compliqués que Lumos !

-Oui je suis d'accord avec toi, reprend la fille au cheveux violets. Par contre Histoire de la Magie était si ennuyeux ! Binns, le professeur est un fantôme, et il récite le manuel et son cours est... mort. Vraiment aucune vie dans ce qu'il dit.

-J'ai eu Défense contre les Forces du Mal, annonce Iris, et c'est vraiment pas brillant non plus. Le professeur a l'air absolument pas sûr de ce qu'il avance.

-Le pire pour nous, c'était Potions, déclare Hermione. Professeur Rogue est injuste et retire des points aux Gryffondor gratuitement ! Il s'est acharné sur Harry. D'ailleurs à ce propos, qu'est ce qu'il te voulait à la fin du cours, Iris ?

-Hmm, il voulait savoir pourquoi je n'avais pas répondu à une question à laquelle j'avais la réponse. Et... jeluiaicriédessusetreçueunesemainederetenue … » Les yeux de son frère s'écarquillent tandis que les autres ont un regard interrogateur, n'ayant pas compris la fin de la phrase.

« Attends, Riri, tu veux dire que c'est toi de nous tous qui à reçu une détention en première ? Ça, c'est vraiment drôle.

-Tu n'aurais pas du lui crier dessus, la sermonne gentiment Hermione avec une moue désapprobatrice.

-Oui, mais lui n'aurait pas du s'acharner contre Harry comme ça, la défend Dora. Surtout s'il était ami avec votre mère, ça n'a vraiment aucun sens ! Décidément, les Serpentard et les insultes gratuites, aujourd'hui...

-Comment ça, Rogue, un ami de votre mère, questionne le garçon timide.

-Apparemment, ils se connaissaient d'avant Poudlard.

-Comment vous savez ça, demande la fille aux cheveux bouclés. Désolé, c'est juste que … c'est pas le professeur qui va vous dire ça, du coup ça m'étonne que vous en sachiez autant. »

Le trio Potter-Tonks se regarde, pas certain de vouloir révéler l'existence des journaux intimes. Mais après tout, il n'y a pas de raison de les cacher indéfiniment, et Hermione ne semble pas être du genre à le crier sur tout les toits.

« Quand on est allé à Gringotts, on a pu récupérer des journaux écrits par nos parents. C'est là dedans qu'on l'a lu.

-Ouah, c'est génial, s'exclame leur interlocutrice. Comme ça, vous pouvez en apprendre plus sur vos parents ! Ne vous inquiétez pas, je vais rien dire.

-Moi non plus, rajoute Neville. Je vous comprend, vous avez quelque chose qui vous rattache à votre famille.

-Bon, c'est pas tous ça, mais il faut que j'aille en détention, déclare Iris. Je pense pas que Rogue apprécierait que j'arrive en retard !

Le journal de James Potter, 1971, fin de la première semaine.

Cette rentrée était vraiment, vraiment trop bien.

Tout d'abord, les trois autres garçons dans ma chambre ont l'air vraiment cool. Je pensais que Remus allait être le rabat-joie de service, il avait déjà sorti tout ses livres et était en train de réviser la veille de la rentrée. La veille ! Mais au final, il est drôle et il sait lancer des piques au bon moment.

Peter est un peu plus timide, mais il sait être vraiment rusé et il a un sarcasme à toute épreuve.

Sirius, je l'ai croisé dans le train, et c'était le déclic instantané. On pense pareil ! Bon, certes, c'est un Black, du coup parfois il a des réactions un peu vieux jeu, mais sinon qu'est ce qu'il est marrant.

Niveau cours, c'est top. Surtout métamorphose. Je sens que McGonagall va pas trop nous apprécier, si on met à exécution nos plans de blagues. Faut avouer qu'elle s'y connaît sur son sujet.

En Charmes, Flitwick est carrément sympa, mais j'ai feuilleté son manuel et on va rien faire de bien passionnant cette année.

Là où on a tiré le gros lot, c'est en Défense contre les Forces du Mal ! Grandpic est un auror français à la retraite, et il est trop trop bien. Il nous a raconté un ou deux trucs qui lui sont arrivés, il a eu une vie de dingue !

Nouvel objectif à long terme : avoir une vie aussi cool que la sienne.

Il y a une fille, dans ma classe, Lily. J'ai l'impression qu'elle veut être la meilleure partout. Elle est toujours la première à lever la main, tout le temps ! Fallait la voir, en Charmes, une vraie encyclopédie ! Et son pote, un Serpentard tout gris avec des cheveux graisseux, je sais pas comment elle le supporte. A tout les coup il va être fan d'une matière barbante comme les potions.

Elle a quand même des jolis yeux.

Iris arrive à rentrer juste avant le couvre-feu à la salle commune des Serpentard. Elle a pris plus de temps que prévu à récurer les chaudrons, mais par chance, la salle du professeur Rogue n'est pas loin des cachots.

Exténuée, elle se traîne jusqu'à une table pour faire ses devoirs. Elle n'a certes eu que trois cours différents aujourd'hui, et quasiment rien à préparer, mais elle préférait ne pas prendre de retard.

Personne de son année n'est encore dans la salle commune, elle suppose qu'ils ont du tous aller dans les chambres, et ont travaillé pendant qu'elle était en retenu.

Après une petite demi-heure à lire le chapitre suivant du cours de métamorphose, elle considère qu'elle n'arrivera pas à aller plus loin. Elle s'apprête à retourner dans sa chambre quand elle aperçoit du coin de l'œil une petite alcôve, près de la cheminée. A l'intérieur, une peinture d'un homme qu'elle n'arrive pas à identifier, mais ce n'est pas ce qui l'interpelle. C'est plutôt les deux serpents autour de son bras et son sceptre, qui s'enroulent lentement et semble se chamailler.

Elle vérifie autour d'elle que personne ne la regarde. Il n'y a plus qu'une ou deux personnes dans la pièce, et l'alcôve est plutôt discrète. Elle s'approche pour regarder l'œuvre de plus près. La personne au centre a l'air d'être originaire de l'empire ottoman et présente un turban ostentatoire. Ses vêtements sont précieux et détaillés. Il jette un regard aiguisé à la petite fille qui s'approche de lui :

« Une gamine ! Qui es-tu pour venir me déranger ? Même les plus grands que toi ont compris que personne ne venait s'asseoir ici ! »

Iris, sûrement à cause de la fatigue, décide de jouer franc-jeu :

« Honnêtement, je ne sais pas qui vous êtes, j'étais surtout venue pour les deux magnifiqued serpents. »

Et magnifiques, ils l'étaient. L'un était une vipère à corne couleur sable, l'autre un cobra au corps tout noir.

« Ah ah, tu as du répondant, petite ! Et tu as l'air d'avoir du goût pour les reptiles ! Je m'appelle Tarek, tâche de ne pas l'oublier. Et voici Balhut et Zahak.

-Je ne sais pas comment marche ces peintures, mais est-ce qu'ils peuvent parler ? Le fourchelangue, je veux dire.

-Regarde cette humaine, qui croit que nous sommes de simples bêtes de foires, à parler pour son plaisir, fait le cobra, Balhut.

-Dégoûtant. En vie, notre présence aurait suffi à faire se prosterner les plus grandes mages !

-Jamais je ne vous traiterais comme de simples animaux, répond rapidement Iris, ce qui surprend ses trois interlocuteurs.

-Tu parles la langue sacrée, s'exclame l'homme. Cela fait si longtemps que personne entre ces murs est venu nous parler !

-Oui, j'ai moi même rencontré un serpent, qui est actuellement dans ma chambre. Je peux aller le prendre pour que vous fassiez connaissance.

-Un autre ! S'il te plaît, cela fait trop longtemps que je n'ai que la présence de ses deux là, implore Zahak, Je deviens fou !

-Deviens fou ? Tu étais déjà fou bien avant notre mort ! »

La petite fille laisse la peinture à ses disputes pendant qu'elle va dans sa chambre récupérer Bouros.

Les autres élèves était déjà couchées, tous les rideaux étaient tirés.

Ce dernier était confortablement installé sur sa boule, en dessous du lit, d'Iris. Les draps cachaient bien sa présence.

Depuis leur arrivée à Poudlard, elle n'avait pu lui accorder du temps que le soir, dans l'intimité de son lit, derrière les rideaux du baldaquin. Elle s'empresse de les fermer derrière elle puis se penche sous son lit pour récupérer son compagnon :

« Hey Bouros, j'ai trouvé d'autres qui parlent notre langue, des serpents ! Tu veux les voir ?

-J'aimerais bien. Cela m'a manqué de parler à quelqu'un pendant cette journée. J'ai exploré quand je sentais que personne n'était là, mais ce n'est pas pareil sans toi.

-Je suis désolé, mais je ne voulais pas dévoiler tout de suite que j'étais fourchelangue. Viens, je peux prendre ta boule, aussi, mais c'est à côté d'une cheminée donc tu devrais avoir chaud. »

Elle s'exécute en faisant attention à ne pas faire trop de bruit, ne pas réveiller les autres filles.

Quand elle revient dans la salle commune, elle est déserte. Elle pose le serpent devant la peinture, à l'abri de la vue du reste de la pièce.

« Ah, un enfant, constate Zahak, Alors, que penses-tu de ta compagnonne, petit ? Il est important de choisir un humain puissant et intelligent.

-Elle est tout ça, même si elle ne le sait pas encore.

-Arrête Bouros, tu exagères mes qualités.

-Non, je ne pense pas, la contredit Tarek. Tu as eu le courage de venir nous voir, malgré le sortilège de compulsion à nous éviter qu'il y a sur le portrait. Les faibles d'esprits ne viennent pas ici. »

Le compliment fait chaud au cœur de la petite fille, qui en avait bien besoin après cette première journée.

Le groupe continue à discuter pendant un moment, perdant notion du temps.

« Peut-être que Bouros pourrait rester avec vous, dans la journée, quand je suis en cours. Si vous dites qu'il y a un sort sur le tableau qui fait que les gens l'évite, c'est parfait pour lui !

-Zahak, Balhut, qu'est ce que vous en pensez ? On laisse le petit avec nous ? Ça serait bien d'avoir quelqu'un pour être nos yeux dans cette pièce. J'aimerais bien savoir ce qu'il est advenu de la maison de Salazar.

-Vous connaissiez Salazar Serpentard, s'étonne Iris.

-Oui, c'était un ami, que j'ai croisé lors de son voyage à Constantinople. Peut-être je t'en raconterais plus sur lui un jour...

-Iris, je sens la fatigue autour de toi, peut-être devrait tu aller te coucher, interrompt le petit serpent noir.

-Tu ...tu as raison, Bouros. Je vais aller... »

A ce moment, elle entend la porte de la salle commune se refermer. Elle se retourne juste à temps pour voir une petite silhouette émerger.

« Potter ? Qu'est ce que tu fais là ? Et … C'est un serpent sur tes genoux ?