Note de l'auteur : Bonjour tout le monde ! Je suis désolé d'avoir uploader ce chapitre aussi tard mais j'ai eu une grosse journée ! En tout cas je suis contente que des nouveaux followers nous rejoignent chaque semaine , d'ailleurs je remercie aussi ceux (et celles) qui ont classé mon histoire comme étant leur favorite cela me touche :) Sur ce ...
Bonne lecture !
Chapitre 3
Ron resta allongé sur le sol pendant la nuit de son arrivée à l'appartement. L'endroit qui allait être son domicile à présent le rendait claustrophobe. Il était constitué de deux pièces un lit et un bureau dans la première pièce et dans la seconde était une salle de bain. La cuisine était absente. Hermione avait nettoyé l'endroit, des draps propres étaient disposés ainsi qu'un matelas moelleux. Ron n'appréciait pas cette attention, cela transpirait la culpabilité. Elle avait poussé le vice en installant un pot de fleurs pour égayer la pièce. Les vêtements avaient été disposés dans une commode parfaitement pliés et rangés. Ron sentit qu'une boule d'amertume lui remontait lorsqu'il constata tout ça : la garce avait prévu cela depuis des jours voire des semaines. Ron fit cependant bonne figure. Après s'être rasé et lavé pour cacher son piteux état, il se présenta devant chez lui dès huit heures et embrassa ses enfants qui pleurèrent, ne comprenant pas pourquoi leur père ne serait plus là lorsqu'ils rentreraient de l'école. Il envoya un hibou à sa soeur et son beau-frère les avertissant de la situation. Il mit son plus beau sourire puis se rendit au travail.
Les farces et attrapes Weasley étaient désormais composées de deux boutiques : une à Pré-au-Lard et la deuxième à Londres. Cette seconde boutique fut ouverte afin de toucher un public plus large, le Londres sorcier tout comme celui moldu accueillaient des visiteurs du monde entier et on venait de loin pour tester les produits de la famille Weasley. Les écoles de Beauxbâtons, Durmstrang et même aux Etats-Unis interdisaient expressément leurs produits dans leurs règlements intérieurs, ce qui pour Georges était une victoire. Ron avait la responsabilité du magasin de Londres car ça lui permettait d'être plus proche d'Hermione qui travaillait au Ministère, Georges était de toute façon plus attaché à celui de Pré au Lard. Ron était en train de ranger dans l'arrière boutique lorsqu'une de ses employés apparut.
"Je ne sais pas si cela vous intéresse mais est présent."
Ron cessa ses activités et se rendit à l'avant. En moins de temps qu'il ne fallait une tornade blonde se précipita dans ses bras.
"M. Weasley ! s'exclama Scorpius.
Ron accueillit l'enfant avec joie. Scorpius était l'un de ses client préférés. Le jeune garçon venait toujours au moins une fois par mois faire une promenade avec sa gouvernante et il prenait toujours le soin de passer par sa boutique. Une journée avec le jeune Scorpius était une bonne journée pour les affaires. Ron se souviendrait toujours de la fois où Georges était venu vérifier deux trois choses à la boutique de Londres, il avait salivé en voyant les sommes que le fils Malfoy dépensait dans le magasin. Ron ne comprenait pas pourquoi le père laissait son fils dépenser autant de gallions dans leurs produits. Mais il n'allait pas se plaindre. La gouvernante, Cassandra Priam, était juste derrière jetant un regard coulant sur le vendeur. Ron essaya de présenter patte blanche.
"M. Weasley, j'espère que votre magasin a quelques nouveautés, il est hors de question que le jeune monsieur rentre les mains vides.
- Malheureusement non, mais vous pouvez faire un tour voir si il y a quelque chose qui pourrait l'intéresser."
Cassandra leva les yeux au ciel en pestant "Vous savez bien que quelque chose va l'intéresser, il aime tout ici ". Ron ne fit pas attention à la gouvernante et les laissa visiter le magasin. Très vite, le jeune Scorpius revint les bras chargés de produits tout comme sa gouvernante .
"Dis moi Scorpius, tu crois que ton père sera d'accord si tu achètes tout ça ? demanda Ron en essayant de garder ses yeux à l'intérieur de son crâne.
- Bah oui, mes tuteurs sont contents de mon travail.
La gouvernante était excédée. Elle détestait les produits depuis qu'elle avait avalé un bonbon qui lui donnait les cheveux d'une couleur violette, qu'elle avait toujours d'ailleurs, ce qui contrastait avec son air sévère. Weasley trouvait qu'elle exagérait car aucun de ses produits ne durent aussi longtemps et qu'elle cachait son excentricité derrière le bonbon avalé. Ron encaissa lui-même la marchandise : cent gallions. Il crut s'évanouir. Non, il ne comprenait pas pourquoi Drago laissait faire.
Wladimir faisait encore des siennes. Il ralentissait Drago sur un investissement juteux et cela le rendait furieux. Le jeune père était sûr qu'il allait exploser. Pris d'une impulsion, il prit des parchemins et les brûla. Drago était sujet à des crises de colère récurrentes, surtout lorsque les choses n'allaient pas dans son sens. Il faillit détruire son bureau lorsqu'il entendit son fils arriver. Il savait que son fils serait capable d'ouvrir la porte par inadvertance. Il se précipita vers la porte et ferma derrière lui. Comme prévu, deux yeux bleus l'attendaient.
"Père, venez voir ce que j'ai amené !"
Il l'emmena dans un des salons des produits Weasley étaient disposés sur la table.
"Je peux tout garder n'est-ce pas ? J'ai été sage."
Drago hocha la tête tout en caressant machinalement la cicatrice sur son poignet. Le jeune Scorpius se précipita sur ses jouets. Drago lui refusait peu de choses malgré la désapprobation de Cassandra. Dans ses moments, il avait l'impression d'être comme Lucius, sauf que son père était peu intéressé par sa personne. Drago était la preuve que celui-ci avait accompli son devoir. Le jeune père savait que la gouvernante reprendrait les produits Weasley et les cacherait d'ici peu avant de ne lui redonner qu'à de rares occasions puisque Scorpius avait l'habitude de faire des expérimentations sur lui ou les elfes. Malfoy se surprit à penser que la vue des farces et attrapes Weasley ne lui avait pas donné la nausée comme habituellement. Sa rencontre avec Ron Weasley y était probablement pour quelque chose.
